Embarras croissant du gouvernement concernant le plan  «alcool, tabac, drogues, écrans» 

Bonjour

L’information devait rester confidentielle. Las. C’était compter sans Le Journal du Dimanche et son indiscrétion : « Le plan addiction reporté ». « Il devait être présenté ce lundi [22 octobre 2018] par le Premier ministre. Mais après une ultime réunion vendredi soir, le plan de la Mission interministérielle contre les drogues et les conduites addictives est une nouvelle fois reporté ». Ce sujet ( «Le plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022 ») est aujourd’hui devenu une arlésienne gouvernementale.

Sa publication était prévue pour mars, avant d’être reportée à juin. « Le plan de lutte contre les addictions 2018-2022 devrait être in fine dévoilé courant septembre par le président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), le Dr Nicolas Prisse, écrivait Le Quotidien du Médecin début septembre. Dans la continuité du précédent (et premier) plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017, la nouvelle mouture devrait concentrer son action sur les jeunes et balayer un large spectre d’addictions. » Le Quotidien ajoutait :

« Ce plan arrive dans un climat pour le moins inflammable. Les mesures sur l’alcool sont plus qu’attendues : leur absence  dans le Plan national de santé publique publié en mars (« Priorité prévention ») n’a fait qu’accroître l’impatience des acteurs sanitaires. Avant que le désaveu qu’infligea Emmanuel Macron à Agnès Buzyn, qui soutenait que le vin est un alcool comme un autre vu du foie, ne suscite leur indignation. La présentation  d’un « plan prévention » à l’Élysée en juin dernier, par la filière des boissons alcoolisées doté de 5 millions d’euros, n’a pas apaisé leurs inquiétudes quant à la volonté du gouvernement de protéger la santé, et non les lobbies. 

Le volet cannabis devrait également être scruté avec attention par les acteurs de terrain, qui réclament une réforme de la loi de 1970 et souhaiteraient que le ministère de la Santé reprenne la main sur le dossier, au détriment de l’Intérieur, pour promouvoir une politique pragmatique de dépénalisation et régulation. » 

Dans le long entretien qu’il accorde au Journal du Dimanche, Christophe Castaner, nouveau ministre de l’Intérieur, oublie d’évoquer la question du « cannabis-contravention » avant-hier traitée par Gérard Collomb. Et l’hebdomadaire dominical croit savoir que l’idée d’un « prix de vente minimum pour l’alcool « est pour l’heure écartée » par le gouvernement. Resterait d’actualité, ciblant les femmes enceintes, « l’agrandissement du logo apposé sur les étiquettes ». Quant à la taille exacte du logo (aujourd’hui invisible) elle ferait toujours débat sous les ors de l’Elysée.

A demain

Une réflexion sur “Embarras croissant du gouvernement concernant le plan  «alcool, tabac, drogues, écrans» 

  1. Que le plan reste en plan est une très bonne nouvelle.
    Oui, c’est paradoxal. Et d’une logique imparable.
    Le diagnostic d’addiction est un diagnostic purement clinique, donc descriptif. L’épidémiologie, on connait.
    Nous ne disposons d’aucune connaissance fiable sur l’étiologie de ce drôle de truc qui pousse certains d’entre nous à recourir aux substances/comportements qualifiés d’addictifs.
    Tout traitement sans diagnostic demeure hautement discutable en médecine simplement ordinaire..

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