Rugby : la mort du joueur- espoir Nicolas Chauvin, 19 ans, relance la polémique sur la violence

Bonjour

Usons de la formule consacrée : « le monde du rugby est en deuil ». Le Stade Français a annoncé, mercredi 12 décembre, la mort de Nicolas Chauvin. Ce joueur espoir de 19 ans avait été victime d’un arrêt cardiaque après un double et violent placage lors d’un match contre les espoirs de Bègles-Bordeaux le 9 décembre. « Un nouvel « accident grave » après placage » écrivions-nous alors.

Ce troisième ligne d’avenir avait été placé en réanimation avoir « été victime d’un traumatisme cervical qui a occasionné un arrêt cardiaque et une anoxie cérébrale ». Il ne s’était pas relevé après un plaquage intervenu à la 5e minute du match – que l’arbitre avait immédiatement arrêté.

Graver dans la mémoire

Le monde du rugby est à nouveau en deuil. Cette mort fait suite à celle, survenue le 10 août de Louis Fajfrowski, 21 ans, joueur d’Aurillac (Pro D2) après un plaquage lors d’un match amical contre Rodez. La justice avait conclu, en novembre, que cette mort était due à « un traumatisme thoracique précordial, responsable d’une commotion cardiaque létale sur un cœur pathologique ».

Cette mort avait relancé, au sein du rugby français, un très vif débat sur la réduction des risques auxquels sont exposés les  joueurs de rugby – risques sans cesse plus élevés du fait de l’évolution du jeu, de la violence croissante et des règles qui demeurent en vigueur. La mort de Nicolas Chauvin soulève, à nouveau et de manière tragique, les mêmes questions – à commencer par celles de la modification de la hauteur maximale autorisées pour les placages.

« C’est avec une immense tristessque le Stade Français Paris fait part du décès de Nicolas Chauvin, jeune Espoir du club, qui s’est éteint ce soir au CHU Pellegrin de Bordeaux » a indiqué son club dans un communiqué. Toutes nos pensées vont à la famille de Nicolas à laquelle tous les membres du club adressent leurs plus sincères condoléances. Le Stade Français Paris est en deuil. »

« Effondré face à ce terrible drame. Toutes mes pensées vont à la famille et aux proches de Nicolas Chauvin » écrit  Paul Goze, président de la Ligue nationale de rugby (LNR).

« J’adresse toutes mes plus sincères et profondes condoléances à la famille de Nicolas. Il restera à jamais gravé dans la mémoire du rugby français. Solidarité de la Fédération et de l’ensemble de la famille du rugby » a écrit sur son compte Twitter le président de la Fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte.

« Graver dans la mémoire » ? Si rien ne change, combien de fois encore les responsables du rugby français devront-ils adresser leurs plus sincères et profondes condoléances ? Le monde du rugby est en deuil.

A demain

@jynau

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