La femme morte aux urgences de Lariboisière : premières explications de Martin Hirsch

Bonjour

Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP s’est pour la première fois publiquement expliqué quant à l’affaire de la femme retrouvée morte aux urgences de l’hôpital de Lariboisière. Il est désormais acquis que cette femme était considérée comme « sortie » (qu’elle « avait fugué ») avant d’être retrouvée décédée, sur un brancard, douze heures après avoir été admise dans le service et sans avoir été examinée. Pour l’heure l’AP-HP parle d’un décès « inexpliqué » :

« Suite au décès inexpliqué d’une patiente de 55 ans constaté mardi 18 décembre 2018 à 6h20 au sein du service d’accueil des urgences de l’hôpital Lariboisière, dans le 10ème arrondissement de Paris, l’AP-HP et l’Agence Régionale de Santé Ile de France ont diligenté une enquête. Celle-ci sera co-dirigée par le Pr Dominique Pateron, président de la collégiale des urgences de l’AP-HP et chef de service des urgences de l’hôpital Saint-Antoine et le Dr Pierre Charestan, chef de service des urgences de l’hôpital d’Aulnay-Sous-Bois. »

Episode d’alcool ou de toxicomanie

Cette enquête a pour objectif premier de reconstituer la chronologie précise des faits, de connaître les circonstances et les causes de ce décès. Plus précisément, elle devra analyser le processus de prise en charge de cette patiente, sa conformité aux bonnes pratiques et aux recommandations et notamment celles diffusées à l’issue du décès survenu dans des circonstances proches au sein du service des urgences de l’hôpital Cochin en 2014, ainsi que les mesures correctrices pouvant être mises en place.

Et l’AP-HP de rappeler que le service d’accueil des urgences de l’hôpital Lariboisière est celui où le nombre de passages est le plus important de l’AP-HP avec près de 85 000 passages annuels et une progression de plus 5% depuis 2017. Et d’ajouter : « les équipes y sont régulièrement confrontées à la grande précarité et aux incivilités ».

 

Martin Hirsch, sur France Inter : « C’est un service qui a l’habitude d’héberger des personnes la nuit, soit après un épisode d’alcool ou de toxicomanie ou juste sans abri (…) Quelque chose qui est à la frontière du soin et du social, qui est très compliqué à gérer dans le service et d’ailleurs c’est peut-être un des éléments de confusion qui a pu avoir lieu cette nuit là mais moi je n’en connais pas beaucoup plus sans avoir vu l’enquête et je m’exprime avec prudence… »

Il y aura bientôt cinq ans, dans « l’affaire de la femme morte aux urgences de Cochin » 1 – (une femme âgée de 61 ans retrouvée morte le 15 février 2014 dans des circonstances similaires) – avant même les conclusions de l’enquête interne Martin Hirsch, déjà directeur général de l’AP-HP  avait déclaré, sur France Inter, qu’en toute hypothèse cette femme « ne pouvait pas être sauvée ».

Au lendemain de la mort de Lariboisière et « compte tenu du contexte particulier du service qui accueille toutes les nuits de nombreuses personnes dans une situation sociale complexe et qui ne relève pas uniquement du soin » il a été décidé de mettre en place une « mission de médiation sociale ».

A demain

1 Tous les articles de ce blog sur cette affaire sont disponible à cette adresse : « L’affaire de la femme morte aux urgences de Cochin ». Egalement : « Urgences de Cochin: faute d’autopsie, on ne saura jamais la vérité » (Slate.fr, 1er mars 2014)

 

 

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