Suicide du Pr Christophe Barrat à Avicenne : le point de vue de l’Association Jean-Louis Mégnien

Bonjour

C’est une nouvelle pièce à verser au dossier. Un communiqué de l’Association Jean-Louis Mégnien – communiqué « après le suicide du Pr Christophe Barrat, chirurgien à l’hôpital Avicenne ». Cette association avait été créée à la suite du suicide du Pr Jean-Louis Mégnien sur son lieu de travail (l’Hôpital européen Georges-Pompidou) le 17 décembre 2015 par plusieurs de ses amis et collègues.

Cette association a pour but : de défendre la mémoire de Jean-Louis Mégnien ; de faire mieux connaître et de contribuer, par tous moyens, à combattre les diverses formes de maltraitances et de harcèlements au sein de l’hôpital public, y compris en apportant aide et assistance à ceux qui peuvent en être victimes ou , le cas échéant, en menant des actions judiciaires ; de se proposer comme interlocuteur privilégié auprès de différents organismes, appareils, institutions, pour tout ce qui touche aux diverses formes de maltraitances et de harcèlements au sein de l’hôpital public.

Voici son communiqué, dont le contenu modère les premières lectures qui ont été faites de ce drame :

« Il ressort de nos informations que des facteurs personnels sont probablement au premier plan pour expliquer le geste de Christophe Barrat. Nous sommes bien entendu intrigués par le fait qu’il se soit suicidé dans son hôpital après avoir revêtu sa blouse, alors que, à ce stade, les raisons professionnelles ne paraissent pas essentielles.

La prudence s’impose face à un tel drame. Il serait moralement indéfendable de mettre a priori et d’emblée ce suicide sur le compte d’un management délétère alors que les éléments dont nous disposons à ce jour contredisent cette hypothèse. Certes, il devient de plus en plus difficile d’exercer son métier de chirurgien sereinement, et Christophe Barrat devait, comme beaucoup d’autres, subir la pression administrative et de nombreux dysfonctionnements au quotidien (conditions de travail, vétusté des locaux, personnel infirmier en nombre insuffisant ou insuffisamment spécialisé, accès limités aux blocs opératoires, manque d’anesthésistes, etc.).

Indépendamment du cas de Christophe Barrat, il faut rappeler que les soignants continuent de payer un lourd tribut. Notre profession reste fortement exposée au risque suicidaire, par la nature même de notre métier et de ses conditions d’exercice, notamment à l’hôpital public.

Nous assurons la famille de Christophe Barrat, en particulier son épouse et ses deux enfants, de tout notre soutien et de notre profonde sympathie dans l’épreuve qu’elle traverse. »

A demain

@jynau

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