Endométriose : pourquoi ce désintérêt de l’Inserm avant qu’Agnès Buzyn ne le saisisse ?

Bonjour

Ainsi donc, enfin, un grand « Plan d’action pour renforcer la prise en charge de l’endométriose ». Un Plan annoncé le 8 mars 2019 à l’occasion de la « Journée des droits des femmes ». Un Plan qui n’aurait sans doute pas vu le jour sans la mobilisation associative et médiatique croissante pour dire que cette pathologie existait, qu’elle était sous-estimée, mal comprise et – corollaire- que celles qui en souffraient étaient le plus souvent mal-traitées.

Un Plan d’action construit autour de trois axes : faciliter la détection précoce de la maladie ; améliorer l’accompagnement des femmes concernées ainsi que sur l’information sur « cette maladie encore trop souvent méconnue du grand public, des femmes et des professionnels de santé ». Artillerie lourde et jargon habituel. Chaque région devra identifier sa « filière endométriose » pour  « éviter les parcours de soins erratiques » et « renforcer l’égal accès aux soins dans tous les territoires ». Un « groupe de travail national »sera mis en place pour « définir le contour de ces filières » qui devront être ensuite « formalisées par les ARS ».  devront ensuite formaliser ces « filières endométriose », en lien avec les représentants des professionnels de santé et les associations spécialisées de patientes, d’ici la fin de l’année 2019.

Cigarette électronique

Ce n’est pas tout. Il s’agira aussi d’ « encourager à faire de l’endométriose un champ de recherche à part entière ». Aussi la ministre des Solidarités et de la Santé a-t-elle demandé à l’Institut national de la santé et de la recherche médical (Inserm) « de renforcer la communication scientifique vers la communauté des professionnels et chercheurs pour la valoriser la recherche dans ce domaine ». Et de renforcer cette communication « avec des outils de pédagogie à destination du grand public pour que les nouvelles connaissances sur la maladie soient partagées ».

Où l’on voit tout l’intérêt qu’Agnès Buzyn ait pu retrouver son autonomie ministérielle pleine et entière vis-à-vis de l’Inserm. Où l’on en vient aussi à se demander pourquoi le même Inserm ne s’était pas, de lui-même, plus tôt largement investi dans la recherche sur cette pathologie. Où l’on en viendrait presque à espérer que, dans le champ du tabagisme de la santé publique et de la réduction des risques, la ministre demande un jour à l’Inserm de se pencher sur les vertus de la cigarette électronique.

A demain

@jynau

Une réflexion sur “Endométriose : pourquoi ce désintérêt de l’Inserm avant qu’Agnès Buzyn ne le saisisse ?

  1. Bien que ce soit sans doute apocryphe, c’est comme pour Mozart.
    Trop de mots.

    Quel jargon en effet. « Définir le contour des filières » quel est le diplôme qui aboutit à ce voissement linguistique ?

    N’empêche qu’il semble vrai que la maladie soit méconnue et que l’on sait les femmes ont la malchance d’être peu prises au sérieux. Surtout pour des règles douloureuses.

    Cela mérite que ce sabir se transfome en actes.
    La gynécologue de Bordeaux (je crois) qui a pris l’initiative d’aller former bénévolement les infirmières scolaires , elle, mérite considération.

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