Autisme et politique : Sophie Cluzel regrette-t-elle vraiment d’avoir insulté les psychiatres ?

Bonjour ?

Sophie Cluzel, 58 ans, est depuis près de deux ans, secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées. Le 1er avril, sur les ondes de RMC   elle déclenchait une violente polémique en succombant avec délice à l’invite « anti-psy » de Jean-Jacques Bourdin. C’était le début d’une affaire sans précédent connu, affaire qui est loin d’être terminée.

Dix jours plus tard, ce communiqué : « Pédopsychiatres et psychiatres du service public exigent des excuses à la suite des propos outranciers de Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat au Handicap ». Un texte adressé à Sophie Cluzel avec copie « à Monsieur le président de la République à Madame la ministre des Solidarités et de la Santé ». Ire comparable au sein du Syndicat national des psychiatres privés – ainsi que du Conseil national professionnel de psychiatrie (qui regroupe l’ensemble des sociétés savantes et syndicats de psychiatrie) « condamnant à l’unanimité et avec la plus grande fermeté les propos irresponsables et scandaleux de la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées .»

 Qui allait pouvoir effacer l’outrage ? Agnès Buzyn vient de faire un premier pas. La ministre des Solidarités et de la Santé visitait, le 12 avril, l’Établissement de santé mentale de l’agglomération lilloise (EPSM-AL). Elle y a rencontré, le Dr Patricia Do Dang, cheffe de pôle du secteur 59I04 et de la Clinique intersectorielle de l’adolescent. Cette soignante lui a déclaré que, comme nombre de pédopsychiatres, elle avait été très heurtée par les propos de la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées.

Totale confiance dans la psychiatrie et les psychiatres

Des propos « disqualifiants voire insultants » qui démontraient, selon la pédopsychiatre, une ignorance des réalités de terrain. Des paroles, rapporte Le Quotidien du Médecin (Géraldine Langlois), qui  révélaient également selon elle le « manque de soutien du plus haut sommet de l’Etat » envers les professionnels.

Réponse d’Agnès Buzyn, les propos de Mme Cluzel faisaient référence « à un vieux reproche fait par des familles sur la prise en charge des enfants autistes dans les années 1980, qui culpabilisaient les familles ». Et, selon la ministre, la secrétaire d’État « doit regretter d’avoir heurté » les pédopsychiatres. « Nous avons totalement confiance dans la psychiatrie et les psychiatres dans la prise en charge » de ces enfants, a assuré la ministre des Solidarités et de la Santé.

Ce « nous » ministériel, en toute logique républicaine, s’impose désormais à Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat. Cette dernière, désormais n’a plus le choix si elle entend continuer à assumer ses responsabilités : il lui revient, au plus vite, de présenter ses regrets à la communauté des soignants qu’elle a « heurtés » Et de s’expliquer.

A demain

@jynau

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