Acidité volatile : 100 000 signatures au secours d’un vigneron de Bourgueil attaqué par l’Etat

Bonjour

C’était un conflit départemental rapporté par La Nouvelle République du Centre Ouest (Malo Richard). Cela devient une affaire nationale amplifiée par de nombreux médias comme, ce jour, par le journal de 19 heures de France Inter. Soit l’histoire d’un vigneron « bio » de Saint-Nicolas-de-Bourgueil, Sébastien David à qui la préfète d’Indre-et-Loire impose de détruire 2.000 bouteilles millésimée 2016.

« Sébastien David conduit un vignoble de 15 hectares en Agrobiologie et Biodynamie certifié DEMETER. 4 cuvées de Cabernet Franc sont proposées tout au fil de l’année. Sébastien David : ‘’Mon plaisir, expérimenter pour donner le meilleur du cabernet franc, un cépage que j’aime et unique cépage de mon domaine’’. Avec un 1 cépage, j’élève 4 cuvées toutes plus hurluberlu les unes que les autres. Des cuves béton aux barriques en passant par les œufs ou les amphores, mes 4 cuvées suivent toutes le même chemin de l’agriculture biologique et biodynamique. Je foule mon raisin au pied, fais des macérations carboniques, grappes entières en jarres vinaires. Il n’y a aucun intrant ni dans mon vin, ni dans mes vignes. Dans le roc mes amphores et barriques sont en symbioses avec la terre, la terre en symbiose avec mon vin. »

 Depuis quelques mois ce président des vignerons bio du Val de Loire,  livre à un véritable combat juridique contre l’État après : la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a décelé une teneur en acidité volatile au-dessus de la norme dans sa cuvée « Coef », millésime 2016, « vinifiée naturellement et élevée en amphore ».

« Malgré les résultats des deux contre-analyses effectuées (à ses frais), contredisant ceux de la DGCCRF et le jugement favorable du tribunal de grande instance de Tours qui libère le lot, le couperet tombe le 12 avril. Sébastien David reçoit un arrêté de la préfecture d’Indre-et-Loire lui demandant de faire détruire avant le 13 mai ce fameux lot, l’équivalent d’un tiers de sa production de 2016 et une perte sèche de 50.000 € » rapporte La Nouvelle République.

L’affaire arrivera demain 10 mai 2019 devant le juge des référés au tribunal administratif d’Orléans – audience publique qui ne manquera pas, elle aussi, d’être médiatisée. Et un vigneron porté par une pétition en ligne  qui, à cette heure, a reçu plus de 95 000 signatures. Où l’on pressent, acidité volatile ou pas, l’existence de quelques uns des courants inconscients et souterrains qui agitent la France d’aujourd’hui.

A demain

@jynau

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