Publicité pour la cigarette électronique : jusqu’à quand la France pourra-t-elle l’interdire ?

Bonjour

C’est un information sanitaire de taille. Elle est relayée en France par le site des buralistes et la précieuse association #sovape. Au Québec un juge de la Cour supérieure vient d’invalider une disposition législative qui interdisait toute publicité extérieure en faveur du vapotage ; sur les vitrine des « vaporistes » ou via tout média s’adressant au grand public. Et ce juge donne six mois au gouvernement pour changer la loi dans le sens de son jugement.

« Au Québec, certaines limites ont une portée excessive. La loi actuelle viole la liberté d’expression en muselant les commerçants, fait valoir ce juge. Il existe des solutions moins drastiques : soit autoriser la publicité pour la cigarette électronique pourvu qu’elle cible clairement et uniquement les fumeurs et qu’on la présente comme un moyen de cessation tabagique. Rien d’autre. »

« C’est une grande victoire pour les acteurs du vapotage et de la réduction des risques du monde entier, fait valoir #sovape.  En effet, la Cour a estimé qu’il est d’intérêt de santé publique que la publicité sur le vapotage soit autorisée pour faciliter l’accès à l’information et à une solution reconnue pour aider les fumeurs à sortir du tabagisme. Elle a donc invalidé plusieurs articles de la loi de 2015 qui interdisaient la publicité, ainsi que d’autres restrictions contre le vapotage, notamment l’interdiction d’essayer les produits en magasins ou dans les centres d’aide à l’arrêt tabagique. »

Extraits édifiants de la décision de justice :

 « Que la publicité – interdite par les articles 24 (4), (8) et (9) – soit autorisée en autant qu’elle cible, clairement et uniquement, les fumeurs et qu’on la présente comme moyen de cessation tabagique. Rien d’autre.

Autrement dit, qu’on la décrive et qu’on en fasse la promotion à une seule fin soit celle d’alternative à la cigarette ordinaire et au tabac qui tue. Bien évidemment, cette publicité pourra être lue et vue par des non-fumeurs, le tribunal en convient. Mais ceux-ci sauront que c’est une solution pour arrêter de fumer et pourront faire la part des choses. Des fumeurs pourront être informés qu’il existe une méthode de cessation tabagique qui mérite d’être mieux connue. Les non-fumeurs sauront que le produit est destiné aux fumeurs. Tous sauront à quoi s’en tenir.

Parallèlement à cela, les interdictions de publicité destinée aux mineurs, de type style de vie, etc. demeurent. On est loin d’une absence de limites où tout est permis. », Cour Supérieure du Québec, extrait [367-369] du jugement du 3 mai 2019 – affaires n° 200-17-023732-167 et n° 500-17-093397-167. »

Vapotage juvénile

L’association #sovape observe ce procès québécois mené suite à des requêtes de l’Association Québécoise des Vapoteries et l’Association Canadienne du Vapotage n’est pas sans rappeler l’action qui avait été entamée par cinq associations françaises (SOVAPE, Fédération Addiction, SOS addictions, Respadd et Tabac & Liberté) auprès du Conseil d’Etat.

Mais rien n’est encore acquis de l’autre côté de l’Atlantique – où prévalent les mêmes radicalisations sectaires que de ce côté-ci. Ainsi la « Coalition québécoise pour le contrôle du tabac » estime qu’il «y a non seulement matière à aller en appel de ce jugement, mais urgence d’intervenir à tous les niveaux pour contrer le phénomène du vapotage juvénile». Et ce alors que plus le temps passe et moins la cigarette électronique apparaît être une porte d’entrée dans l’enfer tabagique.

En France la publicité en faveur du vapotage est interdite : les contrevenants s’exposent à une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 euros. Où l’on en revient à la question centrale, médicale sinon psychiatrique : pourquoi notre pouvoir exécutif (à la différence notable du britannique) est-il à ce point immunisé contre le concept de réduction des risques ?

A demain

@jynau

Une réflexion sur “Publicité pour la cigarette électronique : jusqu’à quand la France pourra-t-elle l’interdire ?

  1. la réponse est on ne peut plus simple : la vape ça ne rapporte pas de taxe alors que le tabac en rapporte 400%. Il ne faut surtout pas que des millions de fumeurs soient au courant de cette alternative au risque de voir tous ces revenus disparaître (bien que le coût des soins soit bien supérieur aux revenus engendrés). Et comme tout le monde le sait, les lobbys du tabac et les anti-tabac ont tout intérêt à ce que le vapotage ne soit pas mis en avant au risque de voir leur business disparaître!

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