Marine nationale (héroïne), Douanes françaises (diazépam) : que deviennent leurs prises ?

Bonjour

Ascension 2019. Un stock de 415 695 de comprimés de diazépam a été saisi par les douanes à Calais, à l’entrée du tunnel sous la Manche. L’information vient d’être donnée par Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics. Extrait du communiqué scénarisé :

« La valeur de ces médicaments transportés en contrebande est estimée à 470 000 euros. Les douaniers du tunnel ont procédé jeudi au contrôle d’un camion immatriculé en Lituanie et s’apprêtant à partir pour la Grande-Bretagne via le tunnel sous la Manche. Les documents présentés par le chauffeur couvraient un groupage de colis en provenance d’Allemagne.

« Lors de l’inspection du chargement, les douaniers ont découvert plusieurs cartons emballés d’un film noir contenant des bidons en plastique scellés supposés contenir des protéines pour la nutrition. A l’ouverture de l’un des pots, ce sont toutefois des tablettes de médicaments en vrac, sans notice ni emballage, qui ont été découvertes. Au total, 44 bidons ont été extraits du chargement pour un total de 415 695 comprimés.

« Le conditionnement de ce médicament, transporté en contrebande depuis la Slovaquie, laisse supposer un usage détourné de sa vocation thérapeutique (sic). Cette molécule est en effet fréquemment utilisée en substitut des opiacés ou de l’alcool. En association avec ce dernier, elle permet de modifier le comportement. Le chauffeur du camion de nationalité biélorusse, mis hors de cause, a été laissé libre. Les médicaments ont été saisis et un échantillon est en cours d’analyse au Service commun des laboratoires douane/DGCCRF de Lille. Le Parquet de Boulogne a été saisi du dossier. »

Que vont devenir les 415 695 de comprimés de diazépam ? Les retrouvera-t-on sur quel marché ? Dans quelles pharmacies ? Rien ne nous est dit à ce sujet.

Et puis ce communiqué de presse scénarisé du ministère des Armées :

« Dans son incessante lutte contre le trafic de drogue en Océan indien, la Marine nationale vient de réaliser une nouvelle saisie de stupéfiants. La ministre des Armées, Florence Parly, félicite l’équipage du Floréal : ‘’leur action réussie permet de continuer un travail de fond dans une zone stratégique pour la France. Les trafics sont des vecteurs de financement d’activités terroristes, les armées remplissent ainsi leur mission de protection de nos ressortissants et nos intérêts’’.  

Le 28 mai, la frégate de surveillance Floréal a de nouveau réalisé une belle performance en saisissant 520 kg d’héroïne. Après la saisie de près de 7,5 tonnes de drogues diverses au début du mois de mai, la frégate de surveillance Floréal avait continué ses patrouilles de lutte contre les trafics liés au terrorisme dans la zone nord de l’Océan Indien.

Lors d’une surveillance maritime de nuit, le Panther, hélicoptère embarqué de la frégate, a détecté un boutre présentant différents critères de suspicion et naviguant dans une zone connue pour être fréquentée par les trafiquants. Après avoir élaboré une route d’interception, dite « route de chasse », le Floréal a détecté à son tour, au moyen de son radar, le boutre suspect et s’en est rapproché dans la nuit ; de nombreuses incohérences dans les propos du capitaine ont confirmé le caractère suspect du boutre. 

Le Floréal a obtenu alors l’autorisation d’effectuer une enquête de pavillon, c’est-à-dire de monter à bord pour lever le doute sur la nationalité du navire inspecté. Une fois la sécurisation du boutre effectuée par l’équipe de visite du Floréal, les documents du bord ne permettant toujours pas d’établir sa nationalité, le navire a été déclaré « sans pavillon ».

Au milieu d’une cargaison de ciment, une première cache d’héroïne a été découverte. Les investigations supplémentaires ont permis de découvrir deux nouvelles caches portant à 434 le nombre de ballots détenus. »

Que vont devenir les « plus de 520 kg d’héroïne qui ont été saisis » ? Au nom du  « principe de dissociation administrative » ils ont été détruits par la frégate de surveillance « Floréal » nous assure-t-on. « Autant de produits stupéfiants qui n’alimenteront pas le financement des activités terroristes » nous dit la ministre Parly. Ni, donc, celui des activités anti-terroristes.

A demain

@jynau

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