Prière de ne surtout pas ébruiter : grâce à elle 700 000 Français ont arrêté de fumer

Bonjour

On prend quoi coco ? San Francisco ou le baromètre français ?

Le baromètre c’est celui de Santé publique France cont nous venons de parler et qui met à mal le déni gouvernemental. Sans Francisco c’est la première ville américaine à interdire la vente de cigarettes électroniques dans les magasins.

« L’ordonnance, adoptée à l’unanimité des onze élus, bannit aussi leur distribution à une adresse locale et leur fabrication, rapporte Corine Lesnes, correspondante du Monde. Elle entrera en application début 2020. Il ne s’agit pour l’instant que d’un moratoire, dans l’attente des conclusions de la Food and Drug Administration (FDA), l’agence de réglementation des médicaments et des aliments, sur les conséquences de la cigarette électronique pour la santé. « Nous avons passé les années 1990 à lutter contre les géants du tabac, et nous les voyons réapparaître aujourd’hui avec les e-cigarettes », a expliqué le conseiller municipal Shamann Walton. De fait, en décembre 2018, la maison mère du géant Marlboro, Altria Group, a pris 35 % du capital de Juul, le fabriquant de cigarettes électroniques jugé qui contrôle 75 % du marché.

« Alors que la consommation de tabac a considérablement diminué en vingt ans aux Etats-Unis, les responsables de la santé publique ont vu la mode du vapotage s’emparer des jeunes, séduits par la forme techno des produits de Juul et par les saveurs fruitées des recharges. Entre 2017 et 2018, selon les autorités sanitaires, le vaping a augmenté de 78 % chez les lycéens, rapporte encore la correspondante du Monde. Sous la pression de la FDA, le fabriquant a accepté de cesser de vendre les recharges parfumées dans les magasins. Mais Juul continue à faire face à une enquête du Congrès et des poursuites en Caroline du Sud et en Floride pour son marketing agressif en direction des adolescents. »

Confusion du public qui profite au tabagisme

Le baromètre français ? Résumé des buralistes : « Sous certaines conditions, l’e-cigarette pourrait être considérée comme une aide au sevrage tabagique, note – enfin – Santé publique France dans son baromètre 2017, publié ce mercredi 26 juin. » Selon Santé publique France « le nombre d’ex‑fumeurs quotidiens ayant arrêté de fumer depuis plus de six mois et qui pensent que vapoter les a aidés à arrêter de fumer est estimé à environ 700 000 personnes depuis l’arrivée de l’e‑cigarette sur le marché en France ». Et dans le même temps : « la cigarette électronique est perçue comme aussi ou plus nocive que la cigarette ordinaire par la moitié de la population ». (sic).

 « Le rapport publié par Santé Publique France (SpF) confirme le succès et l’efficacité du vapotage pour aider les fumeurs à sortir du tabagisme. Cela concerne 2,6% de la population [soit 1,2 million de personnes] depuis 2011. Parmi eux, près de 870 000 ex-fumeurs attribuent leur succès au vapotage, dont 700 000 fumeurs quotidiens. Plus de 40% ont arrêté de vapoter après leur arrêt tabagique » observe l’association #sovape. Par ailleurs, le rapport de SpF montre que la proportion de vapoteurs ex-fumeurs a progressé significativement. De leur côté, plus de 80% des vapoteurs-fumeurs ont réduit leur consommation de plus de dix cigarettes par jour en moyenne.

Mais comment ne pas s’aalrmer du fait qu’en contradiction totale avec les connaissances scientifiques et médicales accumulées depuis une décennie, le rapport SPF montre qu’entre 2014 et 2017 la méfiance envers le vapotage s’est fortement aggravée. Comment comprendre qu’en 2017, en France, plus d’une personne sur deux estime à tort que le vapotage est autant voire plus nocif que la cigarette – soit 10 points de plus qu’en 2014 ? Cette proportion atteint même 70% chez les fumeurs défavorisés. 

 « Que penser de l’absence de communication claire sinon équivoque des autorités de santé, demande#sovape. Que penser du travail de sape des adeptes d’une approche exclusivement coercitive, qui s’opposent aux approches de réduction des risques ? Cette confusion du public profite au tabagisme qui tue prématurément 75.000 fumeurs en France chaque année. »

Et toujours selon #sovape les données de SpF forcent à s’interroger sur la responsabilité des médias dans la perception dramatiquement erronée du risque de vapoter comparé à celui de fumer. Et #sovape d’appeller les autorités sanitaires à prendre leurs responsabilités. « Il est grand temps d’informer et communiquer sans détours sur la réduction radicale des risques pour qui arrête de fumer à l’aide du vapotage » souligne-t-elle. Et #sovape d’appeller également les médias « à traiter les informations avec l’exigence attachée à leur responsabilité, et à cesser de contribuer par sensationnalisme à un climat anxiogène, contre productif pour la santé publique ».

Bon coco, on prend San Francisco !

A demain @jynau

Une réflexion sur “Prière de ne surtout pas ébruiter : grâce à elle 700 000 Français ont arrêté de fumer

  1. Oui mais reste le spasme vasculaire de la nicotine dans les electrocigarettes.

    CE qui pourrait expliquer ce mauvais résultat:
    https://www.ahajournals.org/doi/full/10.1161/JAHA.119.012317?url_ver=Z39.88-2003&rfr_id=ori%3Arid%3Acrossref.org&rfr_dat=cr_pub%3Dpubmed
    Abstract
    Background

    E‐cigarettes are popular for smoking cessation and as an alternative to combustible cigarettes. We assess the association between e‐cigarette use and having had a myocardial infarction (MI) and whether reverse causality can explain the observed cross‐sectional association between e‐cigarette use and MI.
    Methods and Results

    Cross‐sectional analysis of the Population Assessment of Tobacco and Health Wave 1 for association between e‐cigarette use and having had and MI. Longitudinal analysis of Population Assessment of Tobacco and Health Waves 1 and 2 for reverse causality analysis. Logistic regression was performed to determine the associations between e‐cigarette initiation and MI, adjusting for cigarette smoking, demographic and clinical variables. Every‐day (adjusted odds ratio, 2.25, 95% CI: 1.23–4.11) and some‐day (1.99, 95% CI: 1.11–3.58) e‐cigarette use were independently associated with increased odds of having had an MI with a significant dose‐response (P0.62), suggesting that reverse causality cannot explain the cross‐sectional association between e‐cigarette use and MI observed at Wave 1.
    Conclusions

    Some‐day and every‐day e‐cigarette use are associated with increased risk of having had a myocardial infarction, adjusted for combustible cigarette smoking. Effect of e‐cigarettes are similar as conventional cigarette and dual use of e‐cigarettes and conventional cigarettes at the same time is risker than using either product alone.

    Donc c’est bien de remplacer la cigarette par la vape, mais après faut arrêter la vape …

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