E-cigarette : «Soyez moderne, restez branché, avec votre Juul C1 connectée» (publicité)

Bonjour

La libre Révolution des Volutes Libres (RVL) ne sera-t-elle bientôt qu’un tendre appendice de l’ogre capitaliste ? Pour l’heure la « Juul C1 » n’est disponible qu’au Royaume-Uni et au Canada. Et demain ? Nous parlons ici d’une « e-cigarette connectée ». Son utilisateur se branche, via Bluetooth, à une application (uniquement disponible sous Android), qui lui permet d’obtenir des données de consommation (le nombre de fois où ils ont vapoté dans la journée, la quantité de bouffées etc.) de  verrouiller sa cigarette ou encore de « localiser cette dernière » (sic) fait savoir le site des buralistes français. À l’avenir, une fonctionnalité permettant de verrouiller la cigarette dans certains espaces comme les écoles, pourrait être commercialisées.

Le géant californien (qui a créé un site français)  ajoute que toute personne souhaitant acheter une « Juul C1 » (et/ou ses produits dérivés) doit envoyer une photo et une pièce d’identité à l’entreprise. Que le vapoteur se rassure : un porte-parole de l’entreprise explique qu’« aucune donnée GPS n’est partagée avec Juul. « Les données de localisation GPS, utilisées pour la fonction de localisation de l’appareil, ne sont contenues que sur le smartphone du client » promet-il.

Promis – juré – craché

Les données récoltées (numéro de téléphone, date de naissance, habitudes de « vape ») ?  Juul jure qu’elles sont dépersonnalisées, c’est à dire « stockées de façon sécuritaire et privée à l’aide d’un identificateur aléatoire attribué au téléphone. » Promis, craché : ces données ne sont pas vendues ni partagées. Et le géant Juul de s’expliquer :

 « Alors que nous continuons d’innover et d’améliorer les caractéristiques et les fonctionnalités de l’application, nous voulons donner aux fumeurs adultes la possibilité de gérer leur consommation de nicotine, en leur offrant des options et des outils pour contrôler leur consommation s’ils le souhaitent. En même temps, nous nous engageons à restreindre l’accès des jeunes à nos produits. »

Où l’on comprend que la capitalisme peut, aussi, aller jusqu’à se donner l’apparence, sinon de l’éthique, du moins du vertueux anti-tabagique. Avec, en toile de fond, le beau paysage réformiste de la Réduction des Risques.

A demain @jynau

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