L’invraisemblable affaire du septuagénaire retrouvé mort dans un hôpital de Marseille

Bonjour

Invraisemblables. Il y avait eu la femme retrouvée morte aux urgences de Cochin. Puis celle de Lariboisière. Aujourd’hui c’est un homme septuagénaire retrouvé mort après quinze jours de recherches (oui, quinze jours) à l’hôpital de la Conception de Marseille. Comment est-ce possible ? L’affaire est rapportée dans le détail par l’AFP..

Jean Ligonnet, 73 ans, père de six enfants, entre à l’hôpital de la Conception le 19 août au matin. Depuis près d’un an il a régulièrement rendez-vous en hôpital de jour, pour une séance de chimiothérapie. Aujourd’hui le traitement de ce patient, venu du Var, a pris du retard. L’homme doit patienter. Un plateau-repas lui est fourni. A 14 heures, soit trois heures plus tard, le personnel soignant ne le trouve plus dans la salle d’attente.

Le corps de Jean Ligonnet sera retrouvé « après quinze jours de recherches » deux étages plus haut, dans une unité désaffectée du même établissement. Aujourd’hui l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) assure avoir tout mis en œuvre pour le retrouver : fouilles répétées de tout l’établissement et de ses abords, visionnage de la vidéosurveillance, mobilisation générale des personnels encadrants, soit « des dizaines » de personnes…

Le mardi 3 septembre on apprend à son fils  que le cadavre de son père, « en état de décomposition avancée », a été retrouvé « dans une aile désaffectée ». Le vieil homme est, selon toute vraisemblance, décédé seul. Une autopsie médico-légale effectuée le 4 septembre « n’établit pas l’intervention d’un tiers », a précisé le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux. Mais encore ? Une enquête est toujours en cours pour déterminer les circonstances exactes de la mort.

« Il aurait été préférable qu’il soit accompagné »

Qui est responsable ? La direction de l’AP-HM a lancé une enquête interne. Elle souligne que le patient, qui résidait « en secteur fermé » à la maison de retraite d’Age d’Or, à La Seyne-sur-Mer (Var), était venu « seul », en taxi.

« Il aurait été préférable qu’il soit accompagné, a regretté Sylvia Breton, directrice adjointe de l’AP-HM lors d’une conférence de presse. Il était désorienté et dément. Notre métier est de soigner. Tout le monde se sent responsable. » « Nous n’étions pas au courant d’épisodes récents de fugue, qui s’étaient produits peu avant à l’Ehpad, a précisé le Pr Régis Costello, chef du service d’hématologie. Il était connu pour sa pathologie hématologique, pour sa pathologie neurologique, mais pas pour les fugues, c’est un patient qui ne posait aucun problème. » Interrogée, la directrice de la maison de retraite a refusé de répondre, « par respect du deuil de la famille » et en raison de l’enquête judiciaire en cours.

L’enquête devra notamment répondre à une question essentielle. L’ « unité désaffectée » dans laquelle le cadavre a été retrouvé (à l’intérieur d’une chambre dont la poignée était cassée) avait été fouillée plusieurs fois, « sans qu’aucun bruit ou signe de présence ne soit décelé ».

La famille de Jean Ligonnet avait placardé depuis deux semaines de nombreux avis de recherche dans le quartier marseillais. Avant même la découverte du corps, l’un de ses fils avait porté plainte contre l’hôpital pour « délaissement »d’une personne vulnérable. Selon lui, tout n’a pas été mis en œuvre. « Je suis dégoûté, écœuré, parce que mon père ne méritait pas de mourir dans des circonstances comme ça, dit-il. Ils l’ont fait mourir comme un chien, et ils l’ont oublié. »

A demain @jynau

2 réflexions sur “L’invraisemblable affaire du septuagénaire retrouvé mort dans un hôpital de Marseille

  1. Bonjour,

    Il y a en langue allemande, un verbe, VERSEHEN, qui dit : en faux de faire (‘falsch machen’), là où l’on se méprend ¡ ! C’est aussi négliger, par inadvertances, … être en bévues.

    Mais le deuxième sens, dit aussi, … ne souriez pas : exercer une charge, et remplir une fonction : ‘Ein Dienst, ein Amt versehen’ ¡ !

    Une troisième possibilité, est de munir, pourvoir, quelque chose à quelqu’un, comme on administre un dernier sacrement :’jemanden mit etwas versehen’.

    … En termes de ‘conception’, là non plus, ne souriez pas : ‘eine schwangere Frau versieht sicht an etwas’, lorsqu’elle éprouve un choc défavorable pour son enfant, à la vue de quelque chose …

    Mark TWAIN (1835-1910), que vous connaissez sans doutes pour beaucoup, … n’a jamais revendiqué la paternité d’un de ses derniers ouvrages , de son vivant : ‘What is Man ? » (1906)

    … Parfois, je me dis assez, … qu’il devait avoir de bonnes raisons.
    Respectueuses salutations.

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