Voici pourquoi, au temps revenu des châtaignes, mieux vaut ne plus tirer les marrons du feu

Bonjour

La France est un pays riche. On y trouve notamment une Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Une Anses qui trouve les hommes, le temps et l’argent pour nous parler des marrons en automne. Tout ceci pour prévenir les confusion et réduire les risques devant l’âtre.

« Dès le début de l’automne, nous apprend l’Anses en ces temps de vendanges, les confusions de marrons d’Inde, qui poussent et tombent du marronnier, avec des châtaignes que l’on ramasse du châtaignier, sont fréquentes. » Or dans une étude de l’Anses sur les « confusions des plantes » (centres antipoison de 2012 à 2018) les confusions marrons-châtaignes représentaient 11% des confusions (toutes saisons confondues) et étaient les plus fréquentes (du moins après les confusions de plantes à bulbes, 12%).

« En effet, même si on parle couramment de ‘’ marrons’’, de ‘’marrons glacés’’, ou encore de ‘’crème’’ ou ‘’purée de marrons’’, il s’agit en fait d’une variété de grosses châtaignes cultivées pour leur consommation, nous raconte la précieuse Anses.  Si les châtaignes, cultivées ou sauvages, sont comestibles, les marrons d’Inde sont eux toxiques, et peuvent entraîner des troubles digestifs tels que des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, ou des irritations de la gorge…

Soyez vigilants et bonne dégustation !

Mais comment, direz-vous, distinguer les marrons d’Inde des châtaignes ? L’Anses vous répond : observez leur forme, et celle de la « capsule » qui les renferme : celle des châtaignes, appelée « bogue », est brune, hérissée de nombreux et longs piquants, et contient 2 à 3 châtaignes à la fois, plutôt petites, aplaties et triangulaires ; celle des marrons d’Inde est épaisse, verte, pourvue de petits pics espacés et courts, et contient généralement un seul marron, plus gros et arrondi.

Vous êtes en ville ou dans les bois ? Regardez où sont implantés les arbres et comment sont leurs feuilles : les marronniers sont dans les villes, les parcs, les allées et les cours d’école… tandis que les châtaigniers sont dans les bois, les forêts ou les vergers ; les feuilles du marronnier sont composées chacune de plusieurs « petites feuilles » (folioles) de forme ovale, qui donnent à l’ensemble de la feuille un aspect palmé, alors que les feuilles du châtaignier sont simples sans foliole et allongées.

Voici pourquoi, au temps des châtaignes, vous ne devez plus tirer les marrons du feu (possible lecture politique contemporaine). « Soyez vigilants et bonne dégustation ! » nous dit encore l’Anses. Sans oublier, esprit d’escalier : conserver les restes de repas ou une photographie de la récolte pour faciliter l’identification en cas d’intoxication. En cas d’urgence médicale, appeler le 15 ou consulter aux urgences. En cas de signes d’intoxication (troubles digestifs…), appeler un centre antipoison ou consulter un médecin.

A demain @jynau  

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