Emmanuel Macron : il est «bouleversé» par la souffrance au travail des soignants hospitaliers

Bonjour

28 octobre 2019. Exercice présidentiel et politique à très haut risque…  Calmera-t-il la colère hospitalière ou amplifiera-t-il au contraire, en les justifiant,  les manifestations à venir ? Emmanuel Macron était ce matin l’invité exceptionnel non pas de France Inter mais bien de RTL (William Galibert. entretien enregistré). Extraits (à partir de 7 ‘) :

« Le problème qu’on a, je vais être très sincère avec vous, on fait une stratégie qui est très intelligente qui va mettre 5 à 10 ans à se déployer. On manque de médecins, par exemple, j’ai ouvert le numerus clausus… il faut dis ans pour former un médecin. Et nous payons aujourd’hui les non-réformes ou les mauvais choix qui ont été faits il y a dix, quinze ou vingt ans…. Et on se retrouve aujourd’hui avec quelque chose qui n’était pas prévisible, une situation où l’on a pas assez de médecins, donc de la désertification dans nos campagnes (…) et de l’autre côté des urgences qui sont saturées…

« Et cette crise elle arrive aujourd’hui. Or je ne peux pas former des médecins en six mois. Et donc ce qu’on est en train de finaliser, sans mauvais jeu de mots, c’est une réponse d’urgence où, soyons clairs, il va falloir qu’on remette des moyens parce qu’il faut qu’on réponde à la souffrance des personnels de santé. Une des choses qui me bouleverse le plus c’est quand je vois nos infirmières et nos infirmiers, nos aides-soignants, nos aides-soignantes, nos médecins qui sont en souffrance au travail alors qu’ils sont d’un dévouement incroyable, qu’ils ne comptent pas leurs heures, leur énergie et qu’ils sont mis dans des situations impossibles.

« Et patatras… »

« Pour moi ce cas , il est emblématique de la difficulté qu’on vit. On a fait un très gros travail pour penser l’hôpital et la santé de demain. Et patatras … ! On arrive au bout d’un modèle qui tirait sur la corde depuis dix, quinze, ans … et ça craque maintenant. Faut pas être injuste avec ceux qui ont construit le modèle futur qu’on a présenté … il faut continuer ce travail, l’accélérer et en même temps avoir, si je puis dire, une réponse d’urgence qui permette de traiter les souffrances immédiates. C’est ça que notre pays vit et que j’avais peut-être sous-estimé. On ne peut pas dire à une infirmière qui n’est pas assez payée, qui est en souffrance au travail, qui n’a pas assez de moyens : ‘’vous savez on va construire quelque chose de formidable ! Vous verrez dans dix ans ce sera super ! Non ! Il faut qu’on lui explique çà et où on va. Et je crois que ce sera beaucoup mieux dans dix ans .. dans cinq ans même, dans cinq ans… Mais il faut aussi qu’aujourd’hui on lui permette de mieux travailler.»

Comment ? Le président de la République ne l’a pas dit. Pas plus que Bruno Lemaire, ministre de l’Economie qui parlait après lui, également sur RTL. On attend ici Agnès Buzyn. Sur quelle chaîne ? A demain @jynau

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