Peut-on dignement fêter l’Halloween 2019 sans avoir le droit de pouvoir s’alcooliser ?

Bonjour

31 octobre 2019. Halloween n’est plus ce qu’il était. Partout la sécurité sanitaire réduit le plein champ de nos libertés. Ce matin, avant l’aube, c’est une alerte officielle de toxicovigilance « sur les risques de confusion entre les courges alimentaires et les courges toxiques ».

« En effet, à l’approche d’Halloween et en pleine saison des citrouilles, potirons, potimarrons, pâtissons et autres cucurbitacées qui égaient les recettes d’automne, il est important de rappeler que toutes les « courges » ne sont pas comestibles. Certaines courges amères peuvent être à l’origine d’intoxication alimentaire parfois grave. »

Courges sucrées

Amertume nocturne, le même jour, avec la découverte de rideaux commerçants subitement baissés à Tours et dans les communes voisines. Affiché : un arrêté daté du 24 octobre signé de Corinne Orzechewski, Préfète d’Indre-et-Loire. Où l’on comprend que, sur la base de débordements précédents « la vente à emporter, le transport et la consommation sur la voie publique et dans les espaces publics de boissons alcooliques sont interdites du jeudi 31 octobre 17 heures jusqu’au vendredi 1er novembre à 9 heures ».

« Merci la préfète ! Merci Halloween ! » a tagué le client désappointé sur la vitrine d’un caviste réputé qui précise qu’il ouvrira demain à 9 heures sonnantes. On peut comprendre le client. On peut bien évidemment comprendre la préfète. Mais on comprend moins quand cette dernière nous précise que son interdiction « ne s’applique pas aux débits de boissons à consommer sur place légalement installé ainsi qu’à leurs terrasses qui sont considérées comme des extensions du débit de boissons ».

Est-ce dire que les débordements sont différents en fonction de l’origine spatiale des alcoolémies trop élevées ?  Ou que nous sommes ici dans la stricte déclinaison, par l’exécutif déconcentré, du concept de réduction des risques ? Corinne Orzechewski, Préfète d’Indre-et-Loire, ne nous le dit pas. Pour l’heure, dans les rues et avant les courges trop amères, de gentiles et bien polis enfants grimés quêtent des bonbons trop sucrés. S’inquiéter ?

A demain @jynau

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