Argent, hôpitaux, psychiatrie: que peut répondre Agnès Buzyn à l’accusation d’«infamie» ?

Bonjour

 « Arrachons l’hôpital public des mains de l’infamie ! ». C’est le titre d’un texte de l’Union Syndicale de la Psychiatrie (USP) qui appelle à la grève nationale du 14 novembre. « Infamie », vraiment ? Extraits :

« Nous vivons aujourd’hui la conséquence des politiques de santé des dernières décennies et aggravées par le gouvernement actuel. C’est au nom de la ‘’maîtrise comptable des dépenses’’ que sont menées ces politiques insensées.

La psychiatrie est particulièrement délabrée. Sous-dotée depuis plus de 15 ans, elle est abandonnée par les pouvoirs publics 1. Les hôpitaux psychiatriques se vident de leurs psychiatres, les unités ferment. Face à cette situation, depuis des mois, dans toute la France, des collectifs soignants font grève pour dire leur impossibilité à continuer à travailler dans ces conditions.

« Et devant ce constat partagé, que fait ce gouvernement ? Il propose encore une baisse de l’enveloppe attribuée à l’hôpital public en proposant un ONDAM à 2,1 %, alors même que les charges de l’hôpital augmentent de 4 % annuellement ! Que veulent donc Madame Buzyn et ses amis ? C’est « un virage massif vers l’ambulatoire », la fin de la politique de secteur et le partage entre privé et public de l’offre de soins. Leur recette est classique : appauvrir le service public, qui forcément finit par dysfonctionner… puis appeler au sauvetage du service public par le privé.

« C’est un véritable transfert de l’hospitalisation publique vers le secteur privé et son management en entreprise concurrentielle qu’organise le gouvernement. Leur objectif est clair : soins au moindre coût, tout pour les bénéfices des actionnaires. Nous devons briser cette logique infernale ! La psychiatrie n’est pas à vendre ! Les hôpitaux ne sont pas des marchandises ! Ce sont des biens communs. L’USP exige des moyens pour soigner les patients accueillis en psychiatrie. Nous voulons simplement pouvoir proposer un accueil digne de ce nom, par des équipes pluriprofessionnelles, en ambulatoire et à l’hôpital. »

Délabrement, sûrement. Infamie, vraiment ? « Infamie » : 1 Flétrissure morale infligée par la loi ou par l’opinion publique et portant atteinte à la réputation, à l’honneur d’une personne. 2. Caractère, condition, état d’une personne ou d’une action infâme. 3 Action ou parole vile, honteuse. 4. Tout ce qui cause de la répugnance par sa laideur, sa saleté. 5. Paroles injurieuses pouvant porter atteinte à la réputation, à l’honneur d’une personne. 

A demain @jynau

1 « Dans une psychiatrie ‘’paupérisée’’ les budgets sont … ‘’à préserver’’ (Agnès Buzyn) » (Journalisme et santé publique, 26 janvier 2018)

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