Big Pharma prie les médias de ne plus confondre les «cadeaux» et les «avantages» médicaux

Bonjour

Big Pharma vient d’apprendre qu’une étude publiée dans leBritish Medical Journal, (largement relayée par les médias) ose émettre une hypothèse : les médecins qui percevraient des « cadeaux » de la part des entreprises du médicament (Leem) auraient tendance à effectuer des « prescriptions plus chères et de moindre qualité ». Elle tient à préciser que ces entreprises du médicament « font de leurs relations avec les médecins généralistes une priorité absolue » (sic). Aussi émettent-elles « les plus vives réserves sur les conclusions tirées de cette étude et souhaitent apporter des précisions essentielles à sa bonne lecture ».

Tout d’abord que la base www.transparence.sante.gouv.fr inclut « des données composites émanant de plusieurs secteurs d’activité » et qu’elle regroupe sous le terme générique « d’avantages », des invitations à des événements scientifiques ou de formation, des frais d’hébergement, de déplacement ou de restauration… Exemple :

« Un médecin généraliste invité à un congrès orthopédique par une entreprise de dispositif médical et qui n’atteint pas les objectifs de prescription de génériques de l’Assurance maladie, va, selon la méthodologie de l’étude, être considéré exposé à l’influence des laboratoires pharmaceutiques. Pour mémoire, 219 382 avantages ont été accordés par les entreprises du médicament aux médecins généralistes en 2016. Sur ce nombre, seuls 306 dépassent 1 000 euros, ce qui relativise fortement la portée des conclusions de l’étude. »

Restauration de la confiance, alimentation de la suspicion.

Plus généralement le Leem estime que « l’étude ainsi que ses commentateurs entretiennent volontairement une confusion ». Confusion entre la notion de cadeaux [qui sont interdits par la loi depuis 1993] et celle d’avantages [qui sont autorisés, mais strictement encadrés par cette même loi et largement soumis à l’avis des ordres professionnels].

L’étude établit une corrélation entre la perception d’avantages par certains médecins généralistes et leur comportement de prescription ?  Mais comment ne pas souligner (comme les auteurs de l’étude) que cette corrélation n’est pas un lien de causalité – puisque « les données disponibles ne permettent en aucun cas d’établir une relation directe entre la perception d’avantages de la part d’un industriel et la prescription de médicaments proposés par cette même entreprise ». Pour finir :

« Le Leem dénonce fermement ce nouveau dénigrement d’une industrie dont la vocation première est d’apporter aux patients des solutions thérapeutiques toujours plus sûres et toujours plus efficaces. Il souligne que les relations de travail entre les médecins et les entreprises du médicament sont indispensables à une meilleure prise en charge des patients et invite à abandonner les caricatures. Le Leem regrette la vision simpliste et infantilisante des médecins généralistes projetée par certains commentateurs de l’étude. »

Et Big Pharma de souhaiter une restauration de la confiance de préférence à une alimentation de la suspicion.

 A demain @jynau

Une réflexion sur “Big Pharma prie les médias de ne plus confondre les «cadeaux» et les «avantages» médicaux

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s