Emmanuel Macron aura gagné: la puissance publique laisse tomber «Janvier sobriété »

Bonjour

De profundis clamavi ad te, Domine. Ils le redoutaient. C’est fait. L’édition 2020 du « Dry January » à la française (Janvier sobriété) devait être soutenue par Santé publique France. Le Dr Nicolas Prisse, président de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) l’avait annoncé en juin dernier lors du congrès de la Fédération Addiction. Une promesse non tenue : Emmanuel Macron a, depuis Epernay, été entendu et la puissance sanitaire publique se retire de cette opération de prévention dynamique et innovante. L’Etat, une nouvelle fois, se dérobe. Le Dr Prisse et  Geneviève Chêne, directrice générale de Santé publique France auront-ils, ici, le courage de s’expliquer publiquement ? On aimerait pouvoir l’espérer.

Pour l’heure, la réaction de la Fédération Addiction :

« Confondue par les uns avec le Mois Sans Tabac, au risque d’accentuer les craintes d’imposer une « abstinence générale » ; critiquée par d’autres qui nient les bénéfices de ce défi collectif proposant de faire l’expérience d’une simple PAUSE des consommations, l’opération envisagée restera une année de plus dans les tiroirs des pouvoirs publics. Les problèmes liés aux alcoolisations massives des jeunes ou les 40 000 morts prématurées liées à l’alcool méritaient autre chose qu’une dérobade.

« L’incapacité à ouvrir un dialogue, comme c’est le cas dans d’autres pays, associant les acteurs concernés, simples consommateurs de boissons alcoolisées, malades et anciens malades, professionnels de santé, ou acteurs économiques, aura conduit à un triste immobilisme dont la santé des français-es continuera de pâtir. »

Et la Fédération Addiction de condamner, une fois encore, l’absence d’une concertation organisée qui a favorisé l’influence de lobbys qui ont conduit à cet abandon. « Il serait temps de réapprendre à se parler, sans diabolisation partisane ou petites lâchetés politiciennes qui produisent de l’inertie, déclare-t-elle. L’immobilité reste une spécialité française alors que dans une société qui promeut toujours plus une consommation sans limites, la question essentielle d’une évolution de nos politiques de régulation des substances addictives se pose avec toujours plus d’acuité, qu’il s’agisse de tabac, d’alcool ou de cannabis… »

Ils avaient, naïvement, espéré « faire une pause en Janvier » avec le soutien des pouvoirs publics. Ils inviterons quoi qu’il en soit la population à s’y essayer et s’y engager, mobiliserons une nouvelle fois leurs deux cents associations, sur tout le territoire métropolitain et ultra-marin. 

A demain @jynau

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