« De l’air » ! Agnès Buzyn entend, désormais, «réenchanter» l’hôpital public français

Bonjour

Qu’allait-elle pouvoir répondre aux six cent soixante médecins hospitaliers menacent de démissionner si le gouvernement n’ouvrait « pas de réelles négociations pour desserrer la contrainte imposée à l’hôpital public » ? Agnès Buzyn, ministre fragilisée, s’est exprimée sur le sujet en usant d’une métaphore atmosphérique.  Après avoir usé du « trésor national » elle souhaite « redonner de l’air à l’hôpital public » – en prenant soin de dresser un bilan flatteur de  son bilan dans l’émission BFM Politique

« L’année dernière pour la première fois depuis dix ans le budget de l’hôpital public était en hausse[…] J’ai réalloué des centaines de millions d’euros qui n’avaient pas été dépensés par la sécurité sociale à l’hôpital. Les annonces que j’ai faites vont redonner de l’air, a-t-elle martelé. Je souhaite réenchanter l’hôpital et faire en sorte que les personnels aient envie d’y travailler, envie d’y rester. »

Et dans le même temps la ministre des Solidarités et de la Santé a déclaré comprendre le ras-le-bol des médecins. « Ils ne voient pas encore la concrétisation immédiate des annonces, a-t-elle observé. Pourquoi les hôpitaux n’ont plus d’argent pour embaucher et ouvrir de nouveaux lits ? Dès que l’hôpital public gagne de l’argent, il est utilisé pour rembourser une dette qui s’est creusée au fil du temps. » Et de rappeler que le gouvernement s’était engagé à reprendre la dette de l’hôpital pour donner du « souffle aux finances ».

 « Réenchanter » : enchanter à nouveau, ravir encore une fois, charmer par des opérations prétendues magiques. Exemple : « Et alors que la princesse revenait de son sommeil, la sorcière, à l’aide de son bâton tortueux, la réenchanta ».

A noter : « Comment réenchanter le monde. La décroissance et le sacré » de Serge Latouche (12 euros ; Editions Rivages)

« La décroissance entend nous libérer de l’aliénation de l’idolâtrie de la croissance et du marché. Désacraliser la croissance consiste à dévoiler la manière dont a été bricolée sa sacralisation : l’hypostase de l’argent, la théologisation de l’économie, et la création des idoles du progrès, de la science et de la technique. Le projet d’une société alternative soutenable et conviviale, porté par la décroissance, vise à sortir du cauchemar du productivisme et du consumérisme, mais aussi à réenchanter le monde. Il contient donc une dimension éthique et même spirituelle essentielle. Cela en fait-il pour autant une nouvelle religion ? »

A demain @jyau

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