Pour votre cocaïne, vous avez enfin le choix: Snapchat ou WhatsApp ? Chronopost ou scooter ?

Bonjour

C’est un papier du vieux Figaro (Angélique Négroni) qui nous dit à quel point le temps passe vite dans la société ubérisée : « La cocaïne, ce dangereux compagnon des métiers pénibles. La drogue circule chez les marins-pêcheurs, les agriculteurs ou les chauffeurs routiers de façon de plus en plus préoccupante. »

« Fin novembre, des gendarmes ont poussé la porte du comité de pêche des Côtes-d’Armor en Bretagne pour parler de la drogue. Elle circule chez les marins-pêcheurs de façon de plus en plus préoccupante. Bien qu’encore tabou, ce sujet est abordé par certains responsables de la profession. «La cocaïne est davantage consommée», admet sans détour Sophie Leroy-Lebarbanchon, vice-présidente du comité régional des pêches de Normandie.

Les matelots, qui disposent d’un pouvoir d’achat confortable, ont les moyens d’y recourir. «Un jeune qui sort de l’école gagne bien sa vie. C’est un métier dur mais rémunérateur», poursuit la responsable. Via les réseaux sociaux, les commandes auprès des dealers se font discrètement. «Le problème, c’est qu’on se procure trop facilement ces produits», s’agace Alain Coudray, président du comité des pêches des Côtes-d’Armor. «Avant il fallait se soucier du vin, maintenant c’est la drogue.»

Sans parler de la politique. Ni du journalisme

D’autres métiers sont touchés par l’usage des drogues. Alors qu’elles ne circulaient que dans les « milieux intellectuels », elles concernent désormais les agriculteurs, les chauffeurs routiers, le milieu de la restauration ou du bâtiment. Sans pour autant que les intellectuels en soient désormais indemnes.

« Certains tombent dans une spirale infernale. Pour prolonger les effets de la cocaïne, ils consomment de l’alcool, puis, pour déstresser, du cannabis. Sous la pression, le plus souvent de leurs proches, ils finissent parfois par demander de l’aide. «Ils sont pris au piège, victimes de pertes de contrôle dont ils ne se rendent même pas compte. Ce sont les familles qui tirent la sonnette d’alarme», décrit le Dr Guillaume Airagnes, psychiatre addictologue à l’hôpital Georges-Pompidou. »

Où l’on retrouve le couple infernal de l’offre et de la demande. «Tout passe par les messageries comme Snapchat, WhatsApp. Puis c’est la livraison express par Chronopost ou par scooter», décrit le docteur Laurent Karila, psychiatre-addictologue à l’hôpital Paul-Brousse et porte-parole de SOS Addictions. Ceux qui consomment pendant leurs activités professionnelles ne sont pas tous naïfs. Ils avaient commencé dans les soirées puis se sont dit : pourquoi ne pas continuer en travaillant ? »

Mais les marins-pêcheurs, les agriculteurs et les chauffeurs routiers ? Ont-ils « commencé dans les soirées » ? Et la police, est-elle touchée ? Sans parler de la politique. Ni du journalisme.

A demain @jynau

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