Soupçonné de neuf empoisonnements mortels : non, le Dr Péchier ne passera pas Noël à Besançon

Bonjour

C’est un petit soubresaut dans une affaire dont les médias peinent à prendre la mesure ; l’affaire Frédéric Péchier, anesthésiste soupçonné de vingt-quatre empoisonnements dont neuf mortels. La cour d’appel de Besançon a, le 18 décembre, rejeté une requête du Dr Péchier qui demandait à passer Noël chez lui, près de Besançon.

La défense de l’anesthésiste avait plaidé devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel la modification temporaire du contrôle judiciaire du praticien, interdit de séjour dans le secteur de Besançon, afin de lui permettre de passer une semaine avec sa famille pendant les fêtes de Noël, a précisé la même source.

 « C’est inadmissible qu’il demande ça, il faut respecter les familles », a déclaré à l’AFP le père du petit Teddy, l’une des victimes. Opéré des amygdales en 2016 alors qu’il avait 4 ans, l’enfant avait survécu à deux arrêts cardiaques. « Les neuf morts, on sait où ils passeront Noël », a ajouté le père.

« S’il existait la moindre preuve matérielle je ne serais pas là »

Le Dr Péchier a été mis en examen pour vingt-quatre empoisonnements de patients entre 2008 et fin 2016 – neuf sont décédés. Il est soupçonné d’avoir « pollué » les poches de perfusion de ces patients (âgés de 4 à 80 ans), pour provoquer des arrêts cardiaques puis démontrer ses talents de réanimateur et discréditer des collègues de cliniques de Besançon avec lesquels il était en conflit.  Ce qu’il « conteste farouchement ». L’anesthésiste a été maintenu en liberté sous contrôle judiciaire, avec obligation de quitter Besançon. Il réside désormais chez ses parents à Poitiers.

Il y a six mois il avait donné un entretien en exclusivité à La Nouvelle République (Emmanuel Coupaye). « Depuis deux ans, je clame mon innocence, et je la clame toujours, affirmait-t-il. Moi, je connais le fond du dossier, je ne suis donc pas surpris de cette situation. Mais je comprends que ça choque les gens avec toutes les accusations lancées contre moi. Ce que je retiens, c’est que le dossier n’est pas si clair que ça et qu’il n’y a pas de preuves de ma culpabilité. Vous pensez bien que sinon, je serais en détention. Sur les vingt-quatre cas que l’on me reproche, s’il existait la moindre preuve matérielle ou le moindre témoignage, je ne serais pas là. »

Son avenir ? « Il est catastrophique. Je sais que ma carrière est finie, disait-il. Je ne ferai plus d’anesthésie, c’est impossible. Comment voulez-vous que je sois serein en endormant un patient, vous allez repenser à tout, au moindre pépin, on va venir me voir. Ma vie professionnelle est foutue, quinze ans d’études pour rien. J’ai le bac en poche pour retravailler, voilà ! »

A demain @jynau

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