Coronavirus : après avoir été séquencé l’agent pathogène est désormais cultivé à Paris

Bonjour

Après le séquençage complet, la mise en culture et de nouvelles perspectives scientifiques et médicales. Deux prouesses de laboratoires réalisées en quelques jours par un petit groupe de chercheurs de l’Institut Pasteur de Paris. Ils sont parvenus à isoler et à mettre en culture des souches du nouveau coronavirus, une première en Europe qui représente «une avancée majeure» dans la recherche d’un vaccin et d’un traitement. 

«Toute une gamme de recherches sont rendues possibles par le franchissement de cette étape, a expliqué Arnaud Fontanet, directeur du département de Santé globale de l’Institut Pasteur, au cours d’une conférence de presse. Il s’agit d’un virus très difficile à isoler. Les Chinois ont réussi à isoler une souche, une équipe australienne y est parvenue cette semaine et nous sommes les premiers en Europe. » Le service de presse de l’Institut rapporte la chronologie des événements récents.

Au même endroit, il y aura bientôt quarante ans ….

« L’Institut Pasteur a pu, dès le vendredi 24 janvier 2020, soit le jour même de la confirmation des cas, mettre en culture sur ces cellules (Vero E6) les prélèvements trouvés positifs pour ce virus. « A l’aide des méthodes de détection, nous avions repéré une charge virale importante dans les échantillons prélevés chez les patients hospitalisés à Paris, ce qui nous a permis d’identifier ceux à mettre en culture en priorité », raconte Sylvie Behillil, responsable adjointe du Centre National de Référence à l’Institut Pasteur. « La culture des virus s’est poursuivie durant le week-end (25-26 janvier 2020). Lundi 27 janvier matin, la culture avait fonctionné ! « On ne pensait pas que ça pousserait si vite », ajoute -t-elle. Une telle rapidité peut s’expliquer par la charge virale importante et la qualité des prélèvements.

 Et c’est ainsi qu’à Paris le 2019-nCoV, cultivé, est désormais disponible pour la recherche ; une étape essentielle pour améliorer les connaissances scientifiques. Quatre grands domaines de recherche vont ainsi pouvoir être explorés : la sérologie, ledéveloppement de traitements spécifiques, la vaccination et la pathogenèse virale (comprendre le fonctionnement du virus, sa réplication et ses interactions avec la cellule et l’organisme hôte, de façon à mieux cerner son caractère pathogène).

Nous sommes en 2020. Il y aura bientôt quarante ans, au même endroit, un minuscule groupe de chercheurs parvenaient à cultiver un nouveau virus. Celui d’une maladie qui ne se nommaient pas encore le sida. On connaît la suite. Quarante ans ? Un siècle.

A demain @jynau

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s