Deuil d’un enfant: volte-face du gouvernement. Quel crédit accorder désormais à Mme Pénicaud ?

Bonjour

Si l’affaire n’était pas symboliquement tragique, on en rirait peut-être. Nous écrivions ce matin qu’à la demande de Muriel Pénicaud, ministre macronienne du Travail le gouvernement et les députés godillots s’étaient opposés à l’allongement du congé qui suit la perte d’un enfant – tel que proposé par le groupe UDI à l’Assemblée nationale.

Muriel Pénicaud, ministre macronienne du Travail , ancienne dirigeante d’entreprise, expliquait alors que le texte tel qu’il était rédigé ne reposait pas sur la solidarité nationale, mais sur un congé « payé à 100 % par l’entreprise ». Entendre qu’il ne revenait pas à l’entreprise de supporter cette nouvelle charge. Et Mme Pénicaud de se dire « blessée » des mille et une critiques dont elle faisait l’objet.

Moins de douze heures plus tard (et à la suite d’un solide « recadrage » du président Emmanuel Macron dénonçant « l’inhumanité » de son gouvernement) notre ministre du Travail annonce dans Le Parisien (Bénédicte Alaniou)que la majorité va finalement défendre cette extension de cinq à douze jour de congé lors de la prochaine lecture du texte au Sénat :

« La décision prise collectivement n’était pas la bonne. Sur les bancs de l’hémicycle jeudi, tout le monde était concerné par ce sujet extrêmement grave et la nécessité d’améliorer les choses. Concrètement, l’allongement à douze jours va revenir au Sénat sous la forme d’un amendement gouvernemental. La date n’est pas encore fixée.

« Ce n’est pas une question d’argent mais de solidarité et de compassion de la Nation. La mesure pourra être financée par la solidarité nationale, autrement dit la Sécurité sociale. Est-ce que les entreprises en prendront une part ? Nous allons en parler, toutes les options sont possibles, mais cette mesure sera financée. Et on garde les mesures adoptées jeudi [30 janvier] qui permettent le don de RTT entre salariés et facilitent la prise de congés pour les milliers de parents concernés chaque année. Mais nous voulons aller plus loin :

« Après la perte d’un enfant, qui est le pire drame auquel on peut être confronté, on ne se reconstruit pas en quelques jours. Il faut des mois et des années. Actuellement, il existe des aides, notamment de la CAF, mais elles sont mal connues. Nous allons travailler à un accompagnement psychologique sur la durée. Nous voulons aussi regarder la question des frais d’obsèques qui ne doivent pas être un poids supplémentaire. Enfin, nous allons ouvrir ces mesures aux fonctionnaires. »

Chaque année en France, 4 500 enfants meurent avant d’avoir atteint leur majorité. Combien de temps Muriel Pénicaud restera-t-elle au sein du gouvernement ?

A demain @jynau

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