Coronavirus: après la contagion via les postillons les affres de la transmission fécale

Bonjour

Ce n’est qu’une hypothèse naissante mais elle doit désormais être impérativement prise en compte. Elle a officiellement émergé le 7 février dans les colonnes du Journal of the American Medical Association : « Clinical Characteristics of 138 Hospitalized Patients With 2019 Novel Coronavirus–Infected Pneumonia in Wuhan, China ». Les auteurs (tous travaillent au Zhongnan Hospital of Wuhan University) ont observé  sur 138 patients étudiés 14 souffraient de diarrhées et de nausées un ou deux jours avant de présenter les symptômes caractéristiques de l’infection par le 2019-nCoV (fièvre et problèmes respiratoires).

La voie bien connue de contamination (via les gouttelettes émanant de la toux d’une personne infectée, par contact de surfaces contaminées) n’est pas à remettre en question. Toutefois une seconde voie, digestive (diarrhéique et fécale) ne peut plus être exclue. On ajoutera que le premier malade américain infecté avec le 2019-nCoV avait également aussi eu des selles liquides pendant deux jours et que le nouveau virus avait ensuite été détecté dans ses selles. Des cas similaires ont également été récemment rapportés dans The Lancet « A familial cluster of pneumonia associated with the 2019 novel coronavirus indicating person-to-person transmission: a study of a family cluster »

« Il est important de noter que la présence du 2019-nCoV a été rapportée ailleurs dans les matières fécales de patients avec des symptômes abdominaux atypiques, similaires au SRAS qui se trouvait aussi dans l’urine, suggérant une voie de transmission fécale », explique William Keevil (Université de Southampton) sur le site du Science Media Centre  (Royaume-Uni).

Et l’AFP de rappeler que la transmission par voie fécale du virus du SRAS a contaminé des centaines de personnes dans un complexe résidentiel de Hongkong en 2003. ‘«Le 2019-nCoV retrouvé dans les selles pourrait se transmettre par voie fécale, estime Jiayu Liao, bioingénieur à l’Université de Californie. Mais nous ne savons pas encore combien de temps ce virus peut survivre en dehors du corps (…) et à quelle échelle de température le 2019-nCoV est sensible »

Voie fécale ? Elle pourrait amplement compliquer la lutte contre la diffusion de l’épidémie. Elle pourrait aussi constituer une redoutable menace au sein des établissements hospitaliers qui, loin de la contenir, pourraient faciliter et amplifier la dissémination virale au sein des organismes humains.

A demain @jynau

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