Coronavirus en croisière : sur le richissime Diamond Princess®, l’agent pathogène prospère

Bonjour

Ubuesque. C’est aussi une situation qui dit beaucoup des impasses de la mise en quarantaine. Soit l’affaire du Diamond Princess®, luxueux autant que monstrueux navire de croisière (découvez-le ici en 3’54’’) transformé en prison flottante. Le « huis-clos de l’angoisse ».

« La croisière ne s’amuse plus, se moquait il y a quelques jours Le Figaro (Régis Arnaud). Partis pour un voyage de rêve, les 3700 passagers à bord du navire Diamond Princess vivent l’enfer depuis que les services d’immigration japonais les ont placés en quarantaine, au large de Yokohama, le 5 février, après qu’un des passagers descendus à Hong Kong, l’escale précédente du navire, avait été diagnostiqué porteur du coronavirus. Les malheureux demeurés à bord et ne présentant pas les symptômes du coronavirus sont confinés dans leur cabine pour la durée maximale d’incubation du virus, soit ‘’au moins quatorze jours’’, ont averti les autorités. »

Fin des innombrables délices des croisiéristes : séances de Tai chi, d’origami, karaoké, casino flottant, bars, restaurants, cocktails, sommeliers, digestifs etc. etc. Nouveau programme : plateaux-repas d’hôpital servis par du personnel médical le visage couvert d’un masque et les mains de gants. Sorties quotidienne sur le pont (90 minutes) en présence d’officiers de quarantaine, en rang d’oignon, à un mètre de distance les uns des autres. Prises itératives de température et usage intensif d’écouvillons nasaux.

De huit cas à cent-trente en une semaine.

Aujourd’hui 10 février les tests régulièrement pratiqués sur le paquebot ont révélé soixante-six nouveaux cas confirmés de contamination au 2019-nCoV : quarante-cinq personnes originaires du Japon, onze des États-Unis, quatre d’Australie, trois des Philippines, une du Royaume-Uni, une du Canada et une dernière d’Ukraine, précise la compagnie qui relaie les informations fournies par les autorités sanitaires nippones. Ces cas portent à cent-trente le nombre de personnes désormais contaminées à bord (décompte des chaînes de télévision TBS et NHK). On est ainsi passé de huit cas à cent-trente en une semaine.

Précision : parti de Yokohama le 20 janvier le Diamond Princess® avait fait escale, après Hongkong, au Vietnam, à Taïwan et Okinawa. Question : combien cette croisière de rêve aura-t-elle provoqué de contaminations ? Et que dire aux passagers qui estiment aujourd’hui que la mise en quarantaine dont il font l’objet les met, précisément, en situation d’être plus aisément contaminés ?

A demain @jynau

1 « Mis à l’eau en 2004, le Diamond Princess est l’un des dix-neuf navires de croisières d’une vaste flotte appartenant à l’opérateur américain Princess Cruises. Ce géant des mers peut accueillir jusqu’à 3.770 personnes, dont 2.670 passagers. Sa zone de navigation est circonscrite à l’Asie et il propose notamment des séjours de plusieurs jours voire plusieurs semaines au cours desquels de nombreuses excursions sont prévues (Shangai, Hong Kong, Taipei et même en Russie). Dans le cas présent, le navire était parti le 31 décembre de Hong Kong, direction le Vietnam, Singapour avant un retour à Hong Kong pour ensuite rallier Taïwan et le Japon. » (CNews)

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