Coronavirus : Marine Le Pen et les premières inquiétantes surenchères à nos frontières

Bonjour

Parce qu’elles nourrissent la peur de l’étranger, les épidémies sont consubstantielles de la droite dans ses franges extrêmes. Marine Le Pen a réclamé mardi 25 février au gouvernement «des mesures plus sérieuses» face au coronavirus, dénonçant une «incohérence totale» de la France dans sa gestion du risque et réclamant de nouveau des contrôles aux frontières. «Les Français ne sont pas des enfants, il faut leur dire la vérité. Ne pas leur dire la vérité c’est en réalité aggraver le sentiment de danger de la population», a accusé la présidente du Rassemblement national lors d’une visite au salon de l’agriculture. Ou encore :

«L’ensemble des mesures de protection n’ont pas été prises puisqu’au moment où nous nous parlons, nous sommes dans une incohérence totale: nous mettons en quarantaine des Français qui reviennent de Chine mais en revanche des avions reviennent de Chine, plusieurs, chaque jour en France, sans qu’il n’y ait aucune mesure en ce qui les concerne»

«Est-ce que pour ça ils ont pris véritablement la mesure du problème ? Je n’en ai pas le sentiment», a-t-elle ajouté, évoquant des «témoignages de gens qui reviennent de Pékin à qui on n’a absolument rien demandé» et à qui «on indique vaguement une affiche scotchée dans un aéroport». «Il faut vraiment évidemment, maintenant que nous sommes confrontés à une épidémie importante en Italie, mais pas seulement, en Iran également (…), qu’on prenne des mesures qui soient des mesures plus sérieuses».

Faut-il instaurer des contrôles aux frontières ? «Bien sûr, mais il faut des contrôles de toute façon: la frontière en réalité est un élément de protection des populations, quelle que soit la situation», a-t-elle affirmé en évoquant «tous les gens qui traversent la frontière sans être du tout contrôlés car ils sont en situation clandestine».

Le carnaval de Nice et la Fête du citron de Menton

Pour sa part le député Eric Ciotti (Les Républicains, Alpes-Maritimes) a réclamé au Premier ministre «la mise en place immédiate d’un plan d’urgence pour le département des Alpes-Maritimes, ainsi que la prise rapide de toutes les mesures sanitaires et de restrictions nécessaires pour enrayer sa propagation.» Il préconise, par ailleurs, «la mobilisation des établissements hospitaliers du département et des mesures renforcées de contrôle à la frontière». 

Selon lui, son département «enregistre des flux quotidiens de dizaines de milliers de personnes avec l’Italie. Les vacances scolaires, le carnaval de Nice ou la Fête du citron de Menton, qui se déroulent en ce moment même, renforcent fortement ces flux et exposent la population azuréenne et française à ce virus.» 

Sans oublier le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan qui, lui aussi, a demandé des contrôles aux frontières. Il propose aussi la remise «dans les aéroports, les trains», d’«un document de traçabilité» où les voyageurs détailleraient leurs déplacements «les 14 jours précédents».

Pour sa part la Commission européenne souligne ne pas souhaiter dans l’immédiat le rétablissement de contrôles aux frontières à l’intérieur de l’UE, une décision qui reste à l’initiative des États membres, et qui doit être «basée sur une évaluation des risques crédible et des preuves scientifiques», être «proportionnée» et «prise en coordination avec les autres».

Où l’on voit, n’en déplaise aux franges extrêmes de la droite, que l’Europe, épidémie ou pas, n’existe pas.

A demain  @jynau

Info RTL. Coronavirus : les contrôleurs SNCF ne vont plus jusqu’en Italie

« Face à l’ampleur de l’épidémie en Italie, la SNCF a pris ses précautions. Selon les informations de RTL, les contrôleurs français travaillant sur la ligne TGV Paris-Milan ne se rendront plus en Italie, à compter de ce mardi 25 février. Ils descendront à la frontière franco-italienne, à Modane. Ce sont leurs collègues italiens qui prendront ensuite le relais. Cette décision est due aux nombres croissants de cas contaminés par le coronavirus en Italie. La Toscane et la Sicile sont désormais touchées alors que dans le Nord, onze villes sont toujours confinées en Lombardie.»

Une réflexion sur “Coronavirus : Marine Le Pen et les premières inquiétantes surenchères à nos frontières

  1. Ils sont répugnants, ils n’y connaissent rien en épidémiologie, mais par contre la basse politicomaguouille ils connaissent.
    Ciotti et Le Pen

    Ils parient sur le bénéfice politique de « je vous l’avais bien dit »

    Moi je ne sais pas mais on lit que les infectiologues, les spécialistes de santé publique, c’est que fermer les frontières, c’est inutile à contre-productif.

    On ne leur tiendra pas rigueur d’avoir hurlé ou hululé en sautant comme des cabris « fermez les frontières ! , fermez les frontières !  »
    Par contre comme on aura des cas et pas fermé les frontières ils pouront se pavaner en sifflant « on vous l’avait bien dit ! « 

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