Non, il n’y aura pas de «certificat d’immunité» qui vous autoriserait à être totalement déconfiné

Bonjour

02/05/2020. Ceux qui en rêvaient doivent déchanter : la Haute Autorité de santé (HAS) a rendu, samedi 2 mai, un avis  quant à l’usage débridé des tests sérologiques dans la gestion de la pandémie de Covid-19. Chacun sait désormais que ces tests  diffèrent des « tests virologiques » qui détectent la présence du virus lui-même, généralement après un prélèvement dans le nasopharynx : les « sérologiques » permettent en théorie de savoir si une personne a déjà été en contact avec le virus. Qu’elle ait ou non manifesté des symptômes.

Après avoir défini les critères de performance auxquels doivent répondre ces tests sérologiques, la HAS publie aujourd’hui une première série d’indications pour lesquelles ces tests « peuvent contribuer à lutter contre l’épidémie de Covid-19 ». Ils complètent certes les tests virologiques (RT-PCR) indiqués en diagnostic précoce de la maladie. Mais « face au manque de connaissances sur l’immunité développée par les personnes ayant eu le Covid-19 », la HAS « préconise de rester prudent dans l’utilisation des tests sérologiques ». Elle ne les recommande que pour les enquêtes épidémiologiques, les diagnostics de rattrapage et la prévention de la circulation du virus dans les structures d’hébergement collectif.

Les données globales qu’ils fourniront permettront notamment « d’alimenter des modèles mathématiques dont un des objectifs est d’anticiper la trajectoire de l’épidémie dans les semaines qui viennent ». Elles guideront ainsi les pouvoirs publics pour gérer au mieux la lutte contre l’épidémie. 

Mais, pour le dire autrement, on ne sait rien ou presque de la protection conférée par la réponse immunitaire à ce nouveau coronavirus. Corollaire : aucun des tests sérologiques aujourd’hui disponibles n’est de nature à permettre de délivrer le « passeport immunitaire » – ce Graal immunologique dont tout le monde aimerait disposer pour identifier les personnes pouvant être prioritairement déconfinées et celles condamnées à la poursuite du confinement.

Pour la HAS, il est « primordial » que ces tests sérologiques ne soient utilisés « qu’à des fins médicales », dans le cadre d’une prise en charge individuelle. « Des utilisations à des fins collectives, telles que l’organisation du travail au sein d’une entreprise ou l’aide au déconfinement, ne sont pas envisageables prévient-elle. Mal utilisés, les tests pourraient induire en erreur les patients sur leur immunité. Un relâchement sur les mesures barrières et la distanciation sociale pourrait ainsi augmenter le risque d’une nouvelle vague épidémique. Ce qu’il faut à tout prix éviter. C’est pourquoi, à ce jour, la HAS ne recommande pas de recourir aux tests sérologiques chez certaines populations comme les professionnels qui ont continué d’être en contact avec le public ou chez les professionnels qui ont été confinés et vont reprendre une activité en présentiel. »

A demain @jynau

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