Déconfinement : les héros hospitaliers en blouse blanche sont à nouveau victimes de violence

Bonjour

23/06/2020. Le monde d’après ? Hier les applaudissements, aujourd’hui, après le déconfinement, le retour des violences. C’est à lire dans L’Union (Hervé Marti) : « Nouvelle agression de soignants à l’hôpital de Soissons ».

Où l’on apprend que dans la nuit du 20 au 21 juin, un homme âgé de 66 ans, a agressé trois personnels soignants aux urgences de l’hôpital de Soissons. Il venait d’être transporté par les sapeurs-pompiers, car il errait dangereusement sur la voie publique, après avoir consommé trop d’alcool. Vers 2 h 15 que le sexagénaire a donné un coup de poing à une infirmière. Il a également menacé de mort une ambulancière et proféré des injures racistes à l’encontre du médecin de garde présent sur les lieux.

« Les policiers du commissariat de la cité du Vase sont donc intervenus dans la foulée pour interpeller l’agresseur, rapporte le quotidien régional. Celui-ci, déjà défavorablement connu des forces de l’ordre, a aussitôt été placé en garde à vue. L’auteur des faits a ensuite refusé que les fonctionnaires testent son alcoolémie. Sa garde à vue a été prolongée jusqu’à la fin du week-end et il devait s’expliquer d-s le lendemain devant le tribunal correctionnel de Soissons dans le cadre d’une comparution immédiate. »

L’Union souligne que cette agression s’inscrit dans le cadre d’une longue liste de faits similaires survenus dans les urgences soissonnaises. Jérôme Casola, représentant de la CFDT  : « Ce n’est pas la première fois que cela arrive et je trouve cela honteux et lamentable. Pendant trois mois, on a encensé les personnels soignants qui luttaient contre l’épidémie de coronavirus, et nous sommes à nouveau agressés. On a déjà installé des caméras de surveillance il y a environ huit mois, mais à un moment, il va falloir se poser la question d’avoir un agent de sécurité aux urgences. »

En décembre 2016, deux jeunes filles alcoolisées ont frappé une infirmière après avoir été refoulées de boîte de nuit. Au mois de janvier 2017, un médecin a été blessé à l’oreille par un patient qui lui avait assené une gifle. La victime a eu le tympan perforé. En  février 2017, un jeune homme a agressé un médecin. L’individu, jugé depuis, avait donné un coup de poing et surtout un coup de pied violent au praticien. Jambe cassée et 45 jours d’ITT.

Le même médecin a été victime d’une deuxième agression fin juillet 2018, un mois seulement après avoir repris son travail, avec cette fois des insultes racistes. Toujours sur fond d’alcool. L’urgentiste a été menacé de mort et on a craché sur une infirmière.

« Pour remédier à cette situation diverses dispositions ont été adoptées. Une porte anti-intrusion, située entre la salle d’attente et le service de soins des urgences, a été mise en place en 2017, puis six caméras de vidéosurveillance ont ensuite été installées fin 2019, rappelle L’Union. La police et l’hôpital ont aussi actualisé, en octobre 2018, un partenariat datant de 2009 facilitant le travail des forces de l’ordre sur place. Il semblerait que ce ne soit pas suffisant… »

« La semaine dernière, au CHU de Saint Étienne, c’est un agent de sécurité qui a été frappé par un père de famille, rapporte Le Quotidien du Médecin (Loan Tranthimy). En colère contre le médecin qui avait voulu garder son enfant à l’hôpital, l’homme était allé chercher un démonte-pneu dans sa voiture. De retour dans le service, il avait frappé l’agent de sécurité avec cet outil. Blessé aux bras, l’agent s’était vu prescrire cinq jours d’ITT. Le père de famille, arrêté par la police, a passé deux jours en garde à vue et a été présenté au parquet de Saint-Étienne.

En 2019 l’Observatoire national des violences en milieu de santé avait recensé, pour 2018,  23 360 signalements effectués par 426 établissements Un bilan à la hausse d’un peu plus de 1 000 cas d’agressions ; 80 % d’atteintes à la personne et 20 % d’atteintes aux biens. Les victimes sont majoritairement (82 %) les personnels des établissements. Parmi celles-ci, on compte 9 % de médecins et 47 % d’infirmières diplômées d’État. Les patients représentent 10 % des cas signalés à l’ONVS et les agents de sécurité 5 %. Le monde d’avant ?

A demain @jynau

Une réflexion sur “Déconfinement : les héros hospitaliers en blouse blanche sont à nouveau victimes de violence

  1. Je ne comprends pas bien ce qu’apporte cet article.
    J’ai 40 ans d’exercice de la médecine derrière moi, et, me semble-t’il, les raptus violents de patients alcoolisés aux Urgences ne datent pas d’aujourd’hui…pourquoi ces pleur(nicherie)s sur les « héros en blouse blanche » à nouveau « victimes »?…ça devient lourd.
    Ce genre de situation, me semble-t’il, fait partie des évènements qu’on peut rencontrer quand on est soignant.
    Peut-être serait-il intéressant de s’interroger sur la façon de gérer les situations de violence, d’autant plus si l’on constate que les mêmes professionnels sont en butte au même problème à plusieurs reprises…
    Peut-être serait-il pertinent de sensibiliser les professionnels à l’intérêt de la Communication Non violente, de l’Entretien Motivationnel?
    Peut-être, quand une relation dysfonctionne, peut-on s’interroger sur la façon de modifier notre interaction?
    Peut-être éviter le style directif, la confrontation, voire le jugement?
    Ce qui n’exclut évidemment pas le recours aux mesures de sécurité décrites dans l’article et demandées par les syndicats.

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