Le «scandale» des masques obligatoires qui ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale

Bonjour

20/07/2020. Une première. La célèbre Fête de L’Humanité (créée en 1930) est annulée. Patrick Le Hyaric, directeur de L’Humanité, a annoncé, lundi 20 juillet, dans les colonnes du quotidien communiste, renoncer à organiser ce « grand rendez-vous de la gauche » à cause des contraintes liées à la Covid-19.

Pour autant le Parti communiste n’est pas inactif ; en témoigne le député Fabien Roussel. Il était il y a peu sur France Inter pour un sujet que l’on peut tenir pour essentiel quand d’autres le qualifieront de superfétatoire : pourquoi le masque, devenu obligatoire n’est-il pas pris en charge par la collectivité ?

L’affaire avait déjà fait l’objet d’une « proposition de résolution »  par le député communiste. Nous étions début mai :

« Il a fallu de longues semaines à la France pour se rendre à l’évidence : oui, le port du masque de protection partout et pour tous est bien indispensable en cas de pandémie grave d’un virus empruntant les voies respiratoires. C’est ce qu’a confirmé l’Académie nationale de médecine dans un communiqué publié le 2 avril.

« Le 28 avril, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre définit les conditions d’obligation du port du masque : « S’il ne sera pas obligatoire dans la rue, par exemple, il le sera dans les transports en commun. On parle là essentiellement des masques en tissu, ceux chirurgicaux et FFP2 restant réservés en priorité aux professionnels de santé. » La machine est lancée. Au‑delà des problèmes d’approvisionnement, la question qui se pose est celle de la santé publique.

« D’un côté, les scientifiques recommandent le port du masque pour rompre la chaîne de circulation du virus et de l’autre, il est obligatoire dans de nombreuses situations, sous peine d’amende. Si le port du masque n’est pas l’unique moyen de lutter contre la propagation du virus, il est donc reconnu comme un outil important et même nécessaire. Ce constat étant posé, l’accès aux masques n’est pas aisé. L’offre n’est pas encore au niveau de la demande et le coût en reste élevé. »

Quel est le point de vue de Nicolas Revel ?

Trois mois plus tard, avec l’obligation faite de le porter dans tous les lieux publics clos, le sujet de la gratuité est plus que jamais d’actualité – étant bien entendu que nous ne sommes pas tous concernés au même chef.

« Le masque est un instrument de santé, faisait observer M . Roussel en mai dernier aux députés. Il doit donc revenir à la sécurité sociale d’assumer la prise en charge des masques à 100 %, pour chacune et chacun de ses assurés. Cela existe déjà pour des matériels et dispositifs médicaux pris en charge à 100 % par la sécurité sociale, comme les appareillages de type béquille, minerve, attelles, les pansements et autres ustensiles de soins, les prothèses…  Une telle décision contribuerait à un renforcement de la lutte contre la circulation de l’épidémie et par là même, au contrôle des dépenses de santé. La diminution du nombre de personnes infectées allégerait automatiquement la charge supportée par la sécurité sociale et serait source, au final, d’importantes économies. »

M. Roussel revient à la charge aujourd’hui., plus déterminé que jamais. « Le coût, c’est vrai, est important mais il l’est d’abord pour les Français. Nous avons calculé que pour un foyer avec deux enfants cela représentait 200 euros par mois, explique-t-il.  Dans la mesure où beaucoup de personnes en ont déjà reçu des collectivités locales ou des entreprises, nous demandons que les masques soient remboursés à partir du mois prochain. Je propose un système de téléchargement de bons sur la plate-forme Internet de la Sécurité sociale, Ameli, puis un retrait des masques auprès des mairies ou des pharmacies. Nous allons déposer une proposition de loi en ce sens à l’Assemblée nationale. C’est un texte que tous les groupes politiques, quelle que soit leur couleur, pourront signer. Cette gratuité est une nécessité aussi pour lutter contre la hausse des prix et le développement de la contrebande. »

Et maintenant ? On attend Olivier Véran au tournant. Et il ne serait pas inintéressant de connaître, ici, le point de vue de Nicolas Revel, ancien directeur de l’Assurance maladie – aujourd’hui directeur de cabinet de Jean Castex, Premier ministre.

A demain @jynau

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