Masque et incurie : mais quand le gouvernement apprendra-t-il à l’utiliser correctement ?

Bonjour

13/08/2020. A Noël sera–t-il, sous la neige, imposé à l’échelon national ? Pour l’heure il ne cesse de gagner du terrain dans les rues des communes et des villes françaises. Aux préfets et aux élus locaux de le rendre obligatoire annonce désormais un gouvernement comme fatigué des plaisirs de la centralisation et du jacobinisme.

La fatigue transparaissait dans les propos d’Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé de retour le 12 août à la petite messe du 20 heures de France 2. Un ministre qui prit soin de rappeler aux citoyens qu’il n’y avait «pas forcément besoin d’obligation pour qu’on puisse se protéger».

Et le ministre de faire œuvre d’une pédagogie assez éloignée de Célestin Freinet et Maria Montessori. Appel, donc, au moyen mnémotechnique avec  «la règle A-B-C-D», pour se rappeler à chacun dans à quelles occasions le masque est nécessaire d’être porté.

«A : quand on est À risques,

B : quand on est dans un lieu Bondé,

C : dans les endroits Clos,

D : quand la Distance est impossible à gérer»,

Une règle à rapprocher de celle dite « des 3M», ««3M» : «Mètre, Mains, Masques», élaborée par la Direction générale de la santé.

Où l’on en vient à se demander combien de cerveaux, publiques ou privés, phosphorent en plein été pour en arriver à de tels slogans – la question vaut aussi pour les messages sanitaires publicitaires diffusés en boucle par voie radiophonique. Et sans doute pourrait-on rire de tout ceci si les exhortations récurrentes de l’exécutif à « porter le masque » ne correspondaient pas à un vide sidéral quant aux mesures pratiques à respecter pour que ce port ne soit pas une illusion protectrice.

On peut d’ailleurs déjà voir ici une nouvelle « affaire du masque ». Le sujet est abordé, développé, enrichi, sur ce blog, par notre correspondant Umberto Ucelli qui dénonce avec constance l’incompétence de l’exécutif sanitaire français. Nous le citons:

«Prôner le masque dans les rues mais ne pas le rendre pas obligatoire dans les entreprises, là où se font la majorité des contaminations. Allez comprendre … écrit-il en écho des interrogations sur la « trouille » dont serait victime le Premier ministre Jean Castex. Et je m’abstiens de faire une communication massive efficace pour que les citoyens prennent un masque comme il faut : pas à valve, pas un ersatz (visière, bavoir) et qu’ils l’utilisent comme il faut. »

« Pour ça il faut que ce soit une campagne massive dans les rues, avec des écrans géants, des affiches géantes qui montrent comment faire et ce qu’il ne faut pas faire, clairement. Et de même sur les réseaux dits sociaux. Qu’ils le soient de temps en temps, sociaux.

« On voit de plus en plus en magasin , dans la rue, dans les reportages à la télévision et des gens le masque sous le nez. Il faudrait massivement faire savoir que le virus rentre par le nez aussi – sinon à force d’en voir on va croire que c’est normal et bien. Le citoyen non professionnel de santé ne sait pas manipuler un masque ni l’entreposer en toute sécurité quand il se déplace. Et le gouvernement ne fait rien pour le lui apprendre.

« Pousser au port intermittent du masque au cours d’un déplacement c’est pousser au crime. Le masque ne doit pas être touché une fois mis ou alors après s’être passé les mains à l’alcool. Et on se repasse les mains à l’alcool après.

« En n’arrêtant pas de toucher l’une ou l’autre des faces du masque, en le pliant le roulant en boule, le mettant qui en poche qui en sac: vous contaminez vos mains ; vos mains vont contaminer des personnes ou objets qui seront touchés … et contamineront des personnes. Et quand on enlève son masque parce que ce n’est pas obligatoire mais qu’on le garde pour le remettre plus loin : qu’en fait-on ? Comment ne pas se contaminer sa poche son sac ? (Qui le dira ?)

« Ce n’est certes pas simple. Par contre ce qui est simple c’est : 1 je ne mets jamais de masque je garde les distances ; 2  Je mets mon masque chez moi, je le garde dehors et dans les intérieurs. Je n’y touche plus sauf besoin de le réajuster : alcool avant et après. Je le retire une fois au travail (si possible) ou chez moi. Je n’oublie pas les autres mesures barrières pas de main serrée bise lavage / alcool pour les mains, distance même masqué.

« Tout ceci nécessite d’être expliqué ‘’sons et lumières’’. Que fait le gouvernement ? Que font les media ? »

Fin de la citation.

A demain @jynau

2 réflexions sur “Masque et incurie : mais quand le gouvernement apprendra-t-il à l’utiliser correctement ?

  1. Bonjour à ceux qui suivent,

    Comme nombre de concernés , j’ose le supposer, l’actualité coronavirale offre de bien singuliers traits sociaux…

    Après déjà un mort dans l’exercice de son métier, ( pour avoir osé demandé l’usage public du port du masque dans le cadre de son métier) , un chauffeur de bus y est resté, … suivi de peu par quelque employé d’un lavomatic , puis , d’il y a quelques jours, par une infirmière, molestée mise à terre , et vigoureusement battue … pour avoir PRÉCONISÉ l’usage du masque 😷, dans un lieu collectif public , en l’occurrence, un transport en commun … en … FRANCE …

    Et combien, dont on entend absolument pas parler … ? Pris à parties , ou directement malmenés , y compris dans l’exercice de leur métier ???

    Est-ce un problème d’idéologie politique ???

    L’histoire invraisemblable de l’usage et de la disponibilité des masques , semble vraiment, ne pas aller de soi …

    Mais … Pourquoi ???

    POURQUOI ???

    Et que dire, lorsqu ’aux plus hauts des niveaux d’états , les procédures sont à tels points inouïes … :
    cf: < (…) au 28 mai, Santé publique France avait acheté 3,42 milliards de masques, pour un montant total de 2,55 milliards d’euros (…) * (!!!)

    Alors … combien de combien de fois, un citoyen français va t-il devoir payer le prix de sa citoyenneté ???

    * :
    https://blogs.mediapart.fr/antton-rouget/blog/120820/scandale-des-masques-la-cada-donne-raison-mediapart-contre-sante-publique-france

  2. Erreur au point 2 dans la conclusion : Je RETIRE mon masque chez moi, je le METS dehors et dans les intérieurs.
    Dernière phrase (problème de ponctuation) : Je n’oublie pas les autres mesures barrières : pas de main serrée, ni bises, lavage au savon ou gel hydro-alcoolique des mains, distance physique même masqué.

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