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24/08/2020. C’est la rentrée sur les ondes et tous les spécialistes médiatiques sont de retour, devant micros et caméras. Opinions, informations, cacophonie. Ainsi, une nouvelle fois, sur franceinfo, le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique du gouvernement. « Il y aura des contaminations à l’école, des enfants vont se contaminer, probablement quelques enseignants aussi mais on va le gérer » assure-t-il. Il juge malgré tout « fondamental que l’école reprenne ». « On ne peut pas laisser cette génération d’enfants sans reprendre » considérant que « l’enseignement à distance a fait le job (sic) mais partiellement » durant le confinement.
La rentrée scolaire s’accompagnera de contaminations et, selon lui, « d’écoles clusters, peut-être de classes clusters. Dans ce cas, on peut fermer la classe. Fermer l’école, il faudra bien y réfléchir. Cela va dépendre de l’environnement autour de l’école en général », poursuit Jean-François Delfraissy.
La prophétie de Michel Houellebecq
Le président du Conseil scientifique ne souhaite pas que les enseignants soient testés régulièrement. « On ne va pas tester les enseignants toutes les semaines ou tous les 15 jours, dit-il. Répéter les tests naso-pharyngés n’est pas si évident que ça ». Pour lui, il vaut mieux « garder le bon sens, et tester de façon très large mais à la moindre suspicion ».
En revanche, contrairement au ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui entend toujours réserver (au mieux) la gratuité des masques aux familles en grande difficulté, Jean-François Delfraissy a déclaré : « Je ne serais pas contre [la gratuité systématique]». Pourquoi ne dit-il pas, simplement, qu’il est totalement, franchement, radicalement, pour ? La peur de montrer qu’il est opposé à un ministre, à un Président de la République ? Précisément, le citoyen aimerait connaître, ici, la position du Conseil scientifique du gouvernement.
Pour l’heure tous les partis politiques réclament cette gratuité. Seul le parti présidentiel se tait. Sommes-nous déjà entrés dans le « monde d’après » selon Michel Houellebecq (« le même que celui d’avant en un peu pire ») ? Sinon combien de temps encore Emmanuel Macron pourra-t-il ne pas céder à cette légitime revendication de la gratuité d’un objet scolaire à la fois protecteur et imposé ?
A demain @jynau