Covid-19 : finalement, le port du masque ne devrait pas être imposé aux chanteurs d’opéra

Bonjour

31/08/2020. Mais comment a-t-on pu en arriver à un tel chantier ? Les contradictions, suspicions, controverses et polémiques relatives au masque resteront, en France, comme la grande affaire d’un exécutif dépassé par l’épidémie de Covid-19. Une affaire qui reste à comprendre et dans laquelle la justice sera, un jour, amenée à se prononcer.  Pour l’heure c’est la « rentrée » avec « port du masque généralisé » et les plus grandes confusions demeurent quant aux obligations, interdictions, dérogations.

Contexte : selon un sondage « Odoxa-Dentsu Consulting » 8 Français sur 10 sont inquiets de la situation sanitaire du pays. Un niveau presque aussi élevé que ceux relevés au plus fort de l’épidémie, en plein confinement. L’angoisse des Français en cette rentrée est aussi économique. Plus de 8 sondés sur 10 sont également pessimistes sur l’évolution de la croissance et du pouvoir d’achat.

Enceintes scolaires et universitaires : masque généralisé partout et tout le temps. Mais le port du masque dans les crèches, chez les assistantes maternelles ou pour la garde de petits enfants à domicile ne sera «pas obligatoire en présence des enfants». Pourquoi ?  Le ministère de la Santé et le secrétariat d’État chargé de l’Enfance ne le dit pas. Le masque sera cependant obligatoire pour les parents à l’intérieur des structures et au domicile de l’assistant maternel, ainsi que lors de «toute interaction» entre adultes. Toutefois, «un nouvel avis scientifique a été sollicité pour évaluer l’opportunité de faire évoluer» les règles concernant le port du masque «dans les prochains jours», préviennent les services d’Olivier Véran et d’Adrien Taquet. Comprenne qui pourra.

Entreprises. À partir de demain, mardi 1er septembre, le port du masque sera obligatoire dans «tous les espaces de travail clos et partagés». Sont concernés les salles de réunion, les open-spaces, les couloirs, les vestiaires et les bureaux partagés. Les personnes disposant d’un bureau fermé ne seront pas tenues de porter leur masque (lorsqu’elles y seront seules). Attention toutefois Elisabeth Borne, ministre du travail, évoque des exceptions de « bon sens » (sic). On attend une nouvelle version du protocole sanitaire.

En pratique la mesure pourra être aménagée en fonction des secteurs d’activité et des situations. C’est ce qu’a affirmé dimanche 30 août sur BFM-TV Elisabeth Borne, passant en revue différents cas. Essayons de suivre les grandes lignes des explications de la ministre

1 Le port du masque est la « règle de base » en lieu clos « C’est très important que tous les Français qui vont reprendre le travail soient rassurés sur le fait que sur le lieu de travail on applique les bonnes règles pour protéger leur santé », a estimé Elisabeth Borne. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) avait préconisé dans un avis publié à la mi-août de systématiser le port du masque dans tous les espaces de travail clos et partagés. C’est sur cette base que le gouvernement tranché en faveur de l’obligation du port.

« Vraiment, porter le masque systématiquement en entreprise quand on est à plusieurs, c’est très important pour se protéger, protéger ses collègues et protéger ses proches », a développé la ministre. Ce sera selon elle la « règle de base », « très simple ».

2 Le masque pourra parfois être retiré. L’obligation pourra cependant avoir des exceptions en fonction des situations, a nuancé la ministre, sur la base du « bon sens ». « Evidemment, si vous êtes tout seul dans votre bureau, vous n’êtes pas obligé de mettre un masque », a-t-elle assuré. Autres exemples : « Quand vous êtes dans un open space, vous avez envie de souffler, vous pouvez retirer votre masque dix minutes » ou lorsque « vos collègues sont partis à la cantine, vous êtes quelques-uns à être restés, là vous pouvez retirer votre masque ».

Mieux encore : contrairement à ce que le gouvernement avait laissé entendre Elisabeth Borne a ajouté que dans les entreprises qui ont « toutes les bonnes règles », on pourra « avoir des assouplissements au caractère systématique du port du masque ». Elle a évoqué par exemple des locaux avec « une très bonne ventilation » ou « dans des grands volumes ». La mise en place de protections comme des parois en Plexiglas, ainsi que la densité d’occupation des locaux et la distance entre les salariés, pourraient également entrer en compte.

3 Des assouplissements pourront être autorisés. Soudainement pragmatique, la ministre pense ici aux activités professionnelles qui « par nature sont difficilement compatibles avec le port du masque. On va les recenser avec les partenaires sociaux et on verra les réponses qu’on peut apporter », a par ailleurs dit Elisabeth Borne. Il y a notamment « les ateliers », comme « les garages », où « vous êtes amenés à faire des efforts physiques » et où les salariés pourront être « dispensés du port du masque » si « l’atelier est bien ventilé », avec « les collègues [qui] sont loin », a-t-elle détaillé. « Loin » ?

La ministre a ainsi fait savoir qu’un décret (re-sic) permettrait de dispenser « les chanteurs d’opéra » du port du masque. Ces derniers pourront ainsi, après-demain, pleinement s’exprimer – quand les opéras ne seront plus fermés.

A demain @jynau

2 réflexions sur “Covid-19 : finalement, le port du masque ne devrait pas être imposé aux chanteurs d’opéra

  1. Votre présentation est quelque peu orientée, j’en veux pour preuve le paragraphe suivant :  »
    Intitulé «fête de la liberté et de la paix», l’événement rassemblait «libres penseurs», militants anti-vaccins, conspirationnistes ou encore sympathisants d’extrême droite. C’est le deuxième de ce type en un mois, un phénomène qui inquiète les autorités. « La foule était très mélangée, de toutes classes d’âge, y compris des familles avec des enfants en bas âge, rapporte l’AFP.  Les drapeaux de la paix arc-en-ciel et de l’Allemagne se côtoyaient, les manifestants ont aussi à plusieurs reprise crié «Merkel doit partir!», le mot d’ordre du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne. »
    Vous auriez pu commencer par la citation de l’AFP et compléter par le fait que s’y trouvaient également les libres penseurs (que vous mettez entre guillemets comme si cela était anormal dans une société démocratique), anti ceci cela et autres extrémistes. Évidemment, il aurait alors été plus difficile d’évoquer l’inquiétude des autorités… Ces dernières sont elles inquiètes de cette expression démocratique ou de sa possible conséquence pour les dirigeants, savoir celle de s’effacer pour laisser la place à d’autres. Mutti étant en place depuis 15 ans, une alternance ne serait pas aberrant. Je suis surpris que vous n’évoquiez jamais les articles publiés sur le site de FranceSoir ou ceux de Jean Dominique MICHEL sur son blog : https://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/08/31/appel-du-collectif-soignant-pour-une-politique-sanitaire-cov-308661.html
    Vos lecteurs auraient alors une vision moins angoissée de la situation. Au risque de froisser les bilieux : Vive la Liberté

  2. Le commentaire concerne l’article portant sur la manifestation berlinoise. Merci de bien vouloir transférer au bon endroit.

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