A CentraleSupélec la mort d’Hugo, 21 ans et la question de l’alcoolisation massive des étudiants

 

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C’est un fait divers sociétal. Une tragédie familiale révélée et développée par RTL. Nous sommes à CentraleSupélec, prestigieuse école de formation d’ingénieurs.  Dans la nuit du 12 au 13 octobre dernier Hugo, 21 ans, enchaîne les « pré-soirées » dans les appartements du campus avant une « grande fête » à l’intérieur des locaux de l’école.

« Visiblement trop ivre pour rentrer dans la soirée, Hugo est raccompagné par des camarades de promotion à son appartement. Resté seul, c’est à ce moment-là que, pour une raison encore inconnue, il tombe du balcon de son logement au deuxième étage, rapporte RTL.  Une chute de 7 mètres 50 qui lui a été fatale. »

Open bar

Hugo était en deuxième année à CentraleSupélec. Son frère jumeau Enzo et ses parents expliquent l’avoir vu vu peu à peu entrer  dans une « spirale infernale » faite de « jeux d’alcool » et de « soirées à répétition ». Absences du jeune homme à certains cours. Le tout sans réaction de la direction de l’école. Sa famille a décidé de porter plainte.  Elle entend que la mort d’Hugo soit utile et que l’école ainsi que les autres parents réagissent.

« Ce que je dénonce, c’est comment on en arrive là, a déclaré le père du jeune homme au micro de RTL. On écrase les élèves pendant les classes préparatoires pour préparer les concours. Ils travaillent jour et nuit, ils n’ont plus de vie sociale. Vous mettez quelqu’un en prison pendant trois ans et un jour, vous l’amenez au Club Med et c’est open bar. »

La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé jeudi 18 octobre avoir demandé l’ouverture une enquête administrative. Le directeur de Centrale Supélec se dit aujourd’hui « révolté par ce drame ». Il entend désormais mettre tout en œuvre pour éviter une nouvelle tragédie sur son campus. La plainte est déposée pour « non-assistance à personne en danger ». Qui sera condamné ?

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Cabines à bronzer cancérogènes: Agnès Buzyn aura-t-elle le courage de les faire fermer ?

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Au-delà de la cancérologie c’est un avis éminemment politique que vient de rendre l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) :  « Cabines de bronzage : l’Anses rappelle le risque avéré de cancer de la peau ». Elle demande en effet  « aux pouvoirs publics de prendre toute mesure de nature à faire cesser l’exposition de la population aux UV artificiels » devant le risque « avéré » de cancer. Ancienne spécialiste de cancérologie, ancienne présidente de l’Institut national du cancer, aujourd’hui ministre des Solidarités et de la santé, Agnès Buzyn ne peut cette fois, reculer : elle se doit de trancher.

On peut le dire autrement. Comme l’a fait Olivier Merckel, chef de l’unité d’évaluation des risques aux agents physiques à l’Anses  à l’Agence France-Presse (AFP) : recommander  « l’arrêt de l’activité liée au bronzage artificiel, et aussi l’arrêt de la vente d’appareils délivrant des UV à visée esthétique notamment aux particuliers ».

Marisol Touraine

Depuis 2009 le Centre international de recherche sur le cancer qualifie de « cancérogènes certains » les rayonnements artificiels. L’Anses, dans un précédent avis de 2014, conseillait déjà « la cessation à terme de tout usage commercial du bronzage par UV artificiels » et jugeait que la dernière réglementation en date (2013) « constituait une réponse partielle et insuffisante au regard du risque avéré de cancers cutanés pour les utilisateurs ».  Puis les dermatologues et l’Académie nationale de médecine étaient montés en première ligne. C’était en février 2015. Puis Marisol Touraine, ministre de la Santé, avait fait preuve d’une étrange mansuétude.

« On ne peut plus attendre », déclare aujourd’hui , Olivier Merckel. Les données scientifiques s’accumulent, il n’y a plus de doute, on a des preuves solides. » « Les personnes ayant eu recours au moins une fois aux cabines de bronzage avant l’âge de 35 ans augmentent de 59 % le risque de développer un mélanome cutané. En France, il a été estimé que 43 % des mélanomes chez les jeunes pouvaient être attribués à une utilisation de ces cabines avant l’âge de 30 ans », résume l’Anses. Et Olivier Merckel de rappeler que la réglementation interdit la pratique du bronzage en cabines aux mineurs, – « alors que  les contrôles montrent qu’il y a encore une fraction non négligeable des moins de 18 ans qui le pratiquent ».

382 cas de mélanome en 2016

En 2016, 63 % des 982 cabines contrôlées par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) se sont révélées non conformes (manquements à la sécurité ou de non-respect de la réglementation, qui interdit la publicité et les promotions). Certains appareils n’avaient fait l’objet d’aucun contrôle technique depuis sept ans, ou étaient opérés par des personnels sans aucune formation ni aucun diplôme d’esthétique. Que fait la police sanitaire ?

Selon un calcul récent publié par l’Agence, en France en 2015, chez les adultes de plus de 30 ans, 10 340 cas de mélanomes pouvaient être attribués à l’exposition solaire et 382 cas de mélanomes à l’exposition aux appareils de bronzage (1,5 % des cas de mélanomes chez les hommes et 4,6 % chez les femmes). Outre le risque de cancer, les rayonnements artificiels non seulement « ne préparent pas la peau » au bronzage, « ne protègent pas des coups de soleil », « ne permettent pas un apport significatif de vitamine D » mais provoquent un vieillissement de la peau « quatre fois plus rapide avec les lampes de bronzage qu’avec le soleil ».

Pourquoi, dès lors, attendre ? Pourquoi ne pas faire comme le Brésil et l’Australie qui ont interdit les cabines de bronzage ?  « Ce n’est pas à nous de décider mais aux pouvoirs publics », observe M. Merckel. Contacté par l’AFP, le ministère de la santé dit ne pas avoir encore « défini sa décision ». L’avis ne lui a été transmis qu’il y a « quelques jours ». La lettre a-t-elle été ouverte ? De qui se moque-t-on ?

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Nouveau: comment arrêter le tabac en trois minutes seulement, par Santé Publique France

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A la veille de #MoisSansTabac c’est un film officiel de trente secondes. Il est censé inciter les fumeurs à arrêter de fumer. On peut le découvrir ici :  « Découvrez votre 1er jour sans cigarette ! ».

Où il est montré que l’addiction au tabac n’est pas aussi difficile à vaincre que ce racontent à l’envi addicts et tabacologues : chez un fumeur en manque « l’envie de cigarette s’arrête au bout de trois minutes ».

Ainsi suffit-il au fumeur de patienter cent quatre-vingt secondes. Dès lors pourquoi diable faudrait-il s’inscrire sur tabac-info-service.fr ? Ou avoir recours à la cigarette électronique ?

A demain

 

Sevrage : l’efficacité de la e-cigarette peut-elle être démontrée par un marchand de tabac ?

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Une étude, une confirmation et une question.

L’étude a été commanditée par Fontem Ventures (groupe Imperial Brands) – et a été publiée le 3 septembre dans le Journal of Environmental Research and Public Health : The Value of Providing Smokers with Free E-Cigarettes: Smoking Reduction and Cessation Associated with the Three-Month Provision to Smokers of a Refillable Tank-Style E-Cigarette. Elle est signée par le Pr  Neil McKeganey (Centre for Substance Use Research, West of Scotland Science Park, Glasgow).

Réalisée à l’aide de 72 fumeurs adultes elle a permis aux scientifiques l’ayant conduit d’affirmer que 36,5 % des fumeurs ayant eu à disposition une cigarette électronique de la marque « blu Pro» (ainsi que tous les arômes commercialisés qui vont avec) ont totalement cessé de fumer après 90 jours. La moyenne du nombre de cigarettes consommées quotidiennement est passée de 14,38 à 3,19. Une diminution du nombre moyen de jours par mois pendant lesquels les participants fumaient a été enregistrée, passant de 27,87/30 au départ à 9,22/30 jours après un mois et demi. La majorité des fumeurs ont affiché une réelle préférence pour les e-liquides  aromatisés (fruités, gourmands etc…). Tous les participants ont trouvé que les saveurs utilisées étaient importantes pour les aider à changer ou à réduire leur consommation de tabac,

A la suite de cette étude, 92 % des fumeurs pensaient que la cigarette électronique les avait aidés à réduire leur consommation de tabac, ou à s’en passer complètement. « Cette recherche, bien que financée par un industriel du tabac et limitée à une courte durée d’observation, renforce le rôle positif de la vape dans la lutte contre le tabagisme » résume le site vapingpost.com (Alistair Servet).

Changer de comportement

 « Nos données montrent qu’il est possible de faciliter un changement de comportement significatif de la part des fumeurs en leur donnant accès à des produits de cigarettes électroniques de haute qualité, au moins pour une courte période de temps » résume le Pr McKeganey. Et pour le Dr Grant O’Connell, directeur des affaires générales de Fontem Ventures ces résultats dépassent de loin ceux obtenus avec les traitements substitutifs à la nicotine.

Interrogé par vapingpost.com le Pr Bertrand Dautzenberg a fait ces commentaires :

« Cette étude a été réalisée sur un petit effectif (71 personnes dont 8 perdues en cours de route qui ne sont pas comptabilisées, alors qu’il faudrait les compter comme des échecs (le vrai chiffre à 90 Jours serait donc de 32,4 % et non 37 (63/72).  Il est également bon de savoir que les fumeurs sont payés en plus de se voir offrir le matériel et le remboursement des liquides qu’ils consomment. Les résultats sont donc seulement déclaratifs.

 « Finalement ceci n’apporte rien (« étude exploratoire » » disent les auteurs). Cependant, ses résultats restent plausibles puisqu’un tiers des fumeurs intéressés par la vape que l’on aide un peu ne fument en effet plus à 3 mois.  Une étude bien faite, indépendante de l’industrie du tabac, avec un groupe de contrôle ainsi qu’une vérification de l’abstinence, serait quand même la bienvenue ».

 Pour finir, la question : comment comprendre qu’aucun des organismes publics français en charge de la santé et de la recherche médicale n’ait encore conduit les travaux qui permettraient, en toute indépendance, de trancher ? Comment le justifier ?

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Corbeaux, tabac et politique : l’humour de Christophe Castaner, ministre de la République 

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Tout commence sur franceinfo. On y apprend, le 10 août, que six corbeaux, spécialement dressés pour le ramassage des mégots de cigarettes et des déchets, participeront bientôt au nettoyage du parc de loisirs du Puy du Fou. Information donnée par son président, Nicolas de Villiers, fils de Philippe de Villiers. Explications données à l’AFP :

« L’objectif n’est pas simplement de nettoyer, car les visiteurs sont globalement respectueux de la propreté, mais aussi de mener une action pédagogique montrant que la nature elle-même peut nous apprendre à faire attention à l’environnement. L’idée a germéil y a plusieurs années, dans l’esprit de l’un des fauconniers du parc, à partir de l’observation des oiseaux. Le Corbeau freux, est un oiseau particulièrement intelligent, qui lorsqu’il est dans une atmosphère affective porteuse, aime communiquer avec l’homme et établir une relation avec lui par le jeu. »

C’est ainsi que Christophe Gaborit, spécialiste de l’« affaitage » des rapaces, a inventé un récipient contenant d’un côté des croquettes, « dont raffolent les corbeaux » et, de l’autre, un espace vide, destiné à « accueillir des mégots, ou autres petits déchets ». Et lorsque le corbeau dépose un mégot dans la boîte, un mécanisme se déclenche, et une croquette lui est délivrée. « Motivés par la récompense », les corbeaux ont « vite compris comment fonctionnait le jeu » se réjouit M. de Villiers.

 Et c’est ainsi qu’au célèbre Puy du Fou on a installé une seule boîte, « de la taille d’une brouette », permettant à tous les oiseaux de déposer le fruit de leur récolte – et à Christophe Gaborit de jouer les « chefs d’orchestre »En  moins de trois quarts d’heure, un corbeau est capable « de remplir un seau ».

Fumeurs, parias et croquettes  

L’affaire a beaucoup plu à Christophe Castaner, 52 ans, ancien responsable socialiste devenu un fidèle d’Emmanuel Macron.  Un homme de poids : délégué général de de La République en marche il est aussi, en même temps, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement. Et M. Castaner de se gausser sur Twitter :

« Christophe Castaner‏Compte certifié @CCastaner Suivre @CCastaner

Et si on essayait avec les fumeurs: un mégot pas jeté par terre, une croquette! #Education Un mégot recyclé, deux croquettes? »

Le corbeau, freux ou pas n’est jamais très loin de l’augure.  « Depuis longtemps je m’indigne de cette opprobre constante sur les fumeurs, et de l’adoption de mesures stigmatisantes, plutôt que de chercher à les aider » nous fait observer Yvon Rolland :

« Je râle aussi de plus en plus sur cette étiquette que l’on colle aux fumeurs de ‘’nouveaux parias’’, sur lesquels on peut tout se permettre… Et l’actualité nous en propose une nouvelle démonstration. Comme par prémonition, j’avais senti le coup venir, avec cette histoire de corbeaux ramasseurs de mégots. Rabaisser les fumeurs, plutôt que de les aider et à leur permettre de relever la tête, est-ce donc la politique du gouvernement en matière de lutte contre le tabagisme qu’exprime là M. Castaner ? »

Ancien responsable socialiste le ministre Castaner goûte l’humour froid. Prochain sujet, sur Twitter:  comparer les hommes politiques à des corbeaux « friands de croquettes », des oiseaux motivés par la « récompense », et comprenant somme toute assez vite comment « fonctionne le jeu ». Succès assuré.

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Pragmatisme: pourquoi le Gérard Collomb britannique dit OK au cannabis thérapeutique

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Qui, en France, chantera les vertus du pragmatisme d’outre-Manche ? C’est un communiqué médical du ministre de l’Intérieur britannique : « Cannabis-derived medicinal products to be made available on prescription ». L’équivalent, outre-Manche, de Gérard Collomb, Sajid Javid, a annoncé, le 26 juillet, que le cannabis thérapeutique allait être autorisé au Royaume-Uni – sur ordonnance et à partir de cet automne.

« Rendre le cannabis thérapeutique disponible sur ordonnance va améliorer la vie des patients qui souffrent actuellement en silence. Il n’y a rien de plus difficile que de voir ses proches souffrir, c’est pourquoi j’ai pris cette décision », explique le ministre sur Twitter. Précision : « Cela aidera les patients avec des besoins médicaux spécifiques mais cela ne constitue en aucun cas un premier pas vers la légalisation du cannabis à usage récréatif »

Deux groupes d’experts indépendants s’étaient préalablement penchés sur la question. Le premier a conclu qu’il était suffisamment prouvé que le cannabis médical avait des intérêts thérapeutiques. Le second a estimé que les médecins britanniques devraient être en mesure de prescrire du cannabis thérapeutique.

Ancien Nouveau Monde

« Le Département des soins de santé et sociaux (DHSC) et l’Agence de réglementation des médicaments et produits de santé (MHRA) vont maintenant définir clairement ce qui constitue un médicament dérivé du cannabis. Les autres formes de cannabis seront strictement contrôlées et ne seront pas disponibles sur ordonnance » précise, en France, le site Pourquoi docteur ? (Mathilde Debry).

Précisément, pourquoi le Royaume-Uni et pas la France ? L’Allemagne, l’Autriche, la Finlande et l’Italie ont déjà légalisé le cannabis thérapeutique. La France ? Elle ne cesse de s’interroger – tout en refusant de trouver un accord sur le prix du Sativex – médicament auquel elle a donné, il y a quelques années, une autorisation de mise sur le marché. Depuis quelques mois Agnès Buzyn fait mine de l’oublier – et use du mode conditionnel pour évoquer la suite du dossier. Nous sommes ici aux prises avec l’idéologie et la politique, aux antipodes du pragmatisme de nos vieux ennemis britanniques.

Oublions un instant Agnès Buzyn. Imagine-t-on Gérard Collomb tweeter : « Rendre le cannabis thérapeutique disponible sur ordonnance va améliorer la vie des patients qui souffrent actuellement en silence. Il n’y a rien de plus difficile que de voir ses proches souffrir, c’est pourquoi j’ai pris cette décision » ?  Pour le coup nous serions bien, avec Emmanuel Macron et ses dévoués, entrés dans le Nouveau Monde. Mais, tout bien ramé, il semble que nous en soyons toujours assez éloigné.

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Etat, drogues et mafias : le ministre Darmanin rappelle l’existence des bureaux de tabac

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Sous les orages politiques de  l’affaire Benalla les travaux législatifs continuent. La réforme de la Constitution est certes reportée aux vendanges, mais le « projet de loi relatif à la lutte contre la fraude » est examiné par les commissions des Lois et des Finances de l’Assemblée nationale.

« Nous nous intéressons à ce projet puisqu’il inclut désormais les deux amendements gouvernementaux de Gérald Darmanin fixant une limite claire et sans ambiguïté au transport de tabac par les particuliers. Soit, pas plus de quatre cartouches pour les cigarettes, par exemple, peut-on lire sur le site des buralistes. Avec un renforcement des amendes. »

Et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics était, ce 24 juillet à l’heure des croissants au beurre, l’invité de France Inter. Extraits croustillants concernant la fraude au tabac :

 « La fraude au tabac est une fraude très importante. C’est des recettes en moins pour l’Etat. C’est tuer le réseau des buralistes qui est le seul, je voudrais le répéter ici,  où on peut acheter du tabac. Et c’est contraire à la politique de santé publique du gouvernement qui augmente le prix du tabac.

 « Nous devons lutter  contre toute forme de trafic. Et nous constatons de plus en plus que ces trafics de cigarettes ne servent seulement ‘’à la papa’’ – à avoir quelques cartouches quand on passe une frontière- mais, souvent, financent des réseaux qui étaient auparavant des réseaux de la drogue – parce c’est apparemment moins risqué et plus rémunéré de faire du trafic de cigarettes.

 « Et parfois ce trafic paye des réseaux criminels voire d’autres réseaux qui sont tout à fait inquiétants du point de vue de la sécurité nationale. Il est hors de question désormais de laisser prospérer une contrebande de tabac ! »

Le même jour, les services de Bercy annonçaient qu’en moins d’une semaine les brigades des douanes d’Hendaye, Arcachon, Narbonne et Perpignan avaient réalisé plusieurs saisies majeures de cannabis sur l’autoroute et les axes secondaires. Soit, au total,  5,2 tonnes de cannabis interceptées (3,9 tonnes de résine et 1,2 d’herbe de cannabis) par les agents des douanes dans divers véhicules en provenance d’Espagne.

La valeur totale de la marchandise saisie est estimée à près de 42 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiant – en dehors du réseau des buralistes.

A demain