Cannabis : une possible «mise à disposition» durant le second quinquennat Macron ?

Bonjour

Sans doute existe-t-il, au sein de notre vaste Agence nationale du médicament, un bureau spécialisé chargé du trébuchet des mots et des phrases. C’est un bureau à féliciter. Ainsi ce petit chef d’œuvre que vient de diffuser l’ANSM annonçant la création d’un Comité Scientifique Spécialisé Temporaire (CSST). Ce dernier a été dénommé « Évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France ». Une lecture attentive s’impose :

« Ce CSST, créé pour un an, aura pour missions d’évaluer la pertinence de développer en France l’utilisation thérapeutique du cannabis pour certaines indications et de proposer le cas échéant, les modalités de sa mise à disposition.

« Les propositions qui émaneront des travaux de ce Comité seront basées notamment sur l’analyse de l’ensemble des données scientifiques disponibles et l’expérience d’autres pays l’ayant déjà mis en place, en prenant en compte le point de vue des patients. Ainsi, des représentants associatifs, des professionnels en santé et en sciences humaines seront étroitement associés aux travaux de ce Comité, soit en qualité de membres, soit en étant auditionnés. »

Antiques polémiques

On lira, pour en savoir plus et mieux, le texte publié aujourd’hui même sur The Conversation par le Dr Nicolas Authier,  psychiatre, professeur de pharmacologie médicale, directeur de l’Observatoire Français des Médicaments Antalgiques et président de la Commission des stupéfiants et psychotropes de l’ANSM : « Usage thérapeutique du cannabis : la France engage officiellement la réflexion ».

Ainsi donc la France va, enfin, « s’interroger sur l’usage médical du cannabis dans des pathologies chroniques mal soulagées par les traitements conventionnels ». Cette même France qui avait, il y a quelques années, donné une autorisation pour le marché à un médicament à base de cannabis (le Sativex®) mais qui a, depuis, toujours refusé le prix à payer.

Pour l’heure rien ne semble presser. Les membres de ce nouveau comité seront nommés « dans les prochaines semaines ». Une première réunion « se tiendra courant octobre » et le CSST remettra ses premières conclusions « d’ici la fin de l’année ».

Puis des conclusions à attendre dans un an. Puis des arbitrages par un pouvoir exécutif français comme toujours tétanisé par le sujet et qui botte ici une nouvelle fois en touche 1. Puis, sans doute des modifications législatives pour autoriser la dispensation de préparations magistrales de cannabis à usage médical, sans statut de médicament. Et l’on pressent, déjà, la résurgence d’antiques polémiques.

Et si tout va bien, dans le meilleur des mondes politiques possible, une décision pratique pourrait être prise avant la fin du quinquennat. Ou durant le suivant. Ou plus tard encore.

A demain

1 « Cannabis et thérapeutique : pourquoi Agnès Buzyn fuit-elle ses responsabilités politiques ? » 11 juin 2018

Les Gros Pardessus, ou la descente aux enfers programmée des joueurs de rugby français 

Bonjour

Hier L’Equipe résumait en deux mots l’objectif de la saison rugbystique 2018-2019 : préserver « l’intégrité physique » (sic). Message repris à l’envi, ruissellement de bonnes intentions officielles insufflées aux arbitres et claironnées aux entraîneurs. Du vent, en somme. Une manière pour les Gros Pardessus de se protéger : il en va de l’avenir du sport sur lequel ils prospèrent et qui, pour l’heure engrange de substantielles recettes. Tout fait ventre en Ovalie. Jusqu’à quand ?

« Intégrité physique ». Il faut voir là une conséquence du décès, le 10 août dernier de Louis Fajfrowski, 21 ans joueur d’Aurillac, disparu après un match amical. Conséquenc paradoxale puisque rien n’est encore établi quant au lien de causalité entre sa mort et le placage magistral qui l’a précédée. Mais conséquence éclairante quant au malalaise qui gagne au vu de la violence croissante qui, désormais, caractérise un jeu qui semble n’avoir jamais connu les grâces de la légèreté. Pour la première journée du Top 14, samedi 25 et dimanche 26 août, une minute d’applaudissements précédera chaque match. Applaudir ? « Une forme d’hommage » dit-on. Et ensuite ?

Applaudir ? La vérité est que rien n’est prévu pour agir en amont des fameuses « commotions cérébrales » qui commencent à terroriser les joueurs. Rien et surtout pas une refonte radicale du règlement concernant les placages – aucun ne devrait plus être autorisé au dessus de la ceinture abdominale. Aucune mesure, non plus, pour réduire les violences inhérentes aux invraisemblables déblayages. Aucune amorce, en somme, d’une prise de conscience de la nécessité d’une politique de réduction des risques. Aucune anticipation quant au fait que cette dernière, loin de lui nuire, ajouterait à la beauté du spectacle.

On entend déjà les plus férus des Gros Pardessus réciter leur rugby. Et de citer, comme pour s’exonérer, la mort de l’Agenais Michel Pradié, 18 ans, des suites d’un placage en 1930. « Mais le drame actuel s’inscrit dans l’évolution du rugby, où les professionnels courent de plus en plus vite, tapent de plus en plus fort, façonnés au rythme de leurs séances de musculation, rapporte Le Monde.  Il y a un mois, l’un des meilleurs joueurs au monde lançait déjà l’alerte sur ce rugby moderne : le capitaine gallois Sam Warburton a préféré prendre sa retraite dès l’âge de 29 ans. « Une décision devenue évidente » à force d’endurer blessures et opérations, selon l’homme de Cardiff, qui désire maintenant préserver ‘’sa santé’’ et ‘’son bien-être’’ ».

Nimier, Lalanne, Lacouture, Georges, Cormier, Blondin …

Et puis ce courage de Jefferson Poirot (Union Bordeaux-Bègles, XV de France) : « Pour être honnête, je ne suis pas totalement sûr de vouloir que mon fils de 9 mois fasse du rugby… ». Ce pilier ose avouer qu’il attend « des mesures pour améliorer les choses » : « Cette question de la santé des joueurs, on doit se la poser toute l’année ». Comme dans un métier. Sauf à imaginer, sous son pardesssus, que le spectacle passe avant la santé. Et que l’argent des retransmissions télévisées prime tout. Jefferson Poirot :

 « A la télé, on voit le ralenti d’un gros choc trois ou quatre fois, alors qu’un cadrage-débordement, ça peut être bien plus efficaceMon fils, s’il fait du rugby, je l’encouragerai à pratiquer ce rugby d’évitement qu’on ne voit plus assez. »

Rien de plus beau que l’absurde beauté de la mêlée quand elle porte en gestation l’intelligence à venir de l’évitement-cadrage-débordement.  Rien de plus suave qu’une entreprise de déménageurs qui permettra, demain, d’entendre pianoter sur l’ensemble de la gamme. A condition que personne ne meure dans l’affaire. Une affaire qui, égoïsme bien compris, concerne aussi l’écriture et le journalisme. Pour ne citer qu’eux:  Denis Lalanne, Jean Lacouture, Pierre Georges et Jean Cormier.

Roger Nimier (Arts, 13 avril 1960), rapportant un France-Irlande joué à Colombes « où un public de hasard, groupé sur un stade misérable, vient se livrer à son sport favori, le chauvinisme » :

« L’homme naît mauvais, la société le déprave, mais le rugby le sanctifie. Aussi un paradis toujours verdoyant attend-il les âmes de Cahors, de Pau, de Cork, de Brive, d’Edimbourg ou de Lourdes. C’est pourquoi -il est intéressant de le savoir- un joueur de rugby ne meurt pas. A la touche, il saute directement au ciel. A moins qu’il ne soit directement talonné par saint Pierre, qui recueille le bon et le mauvais de nos mêlées humaines et sauve tout ce qu’il peut des ballons – souvent ingrats – que nous lui fournissons ».

Applaudissements.

A demain

Nimier R. « Variétés » Arléa éditions (mars 1999)

Samu de Strasbourg : le scandale prend une dimension politique, syndicale et nationale

Bonjour

« Quand le Samu ne répond plus ». L’injustiable affaire de Strasbourg, ce matin, est sur toutes les ondes radiophoniques et France Inter donne des extraits de cetinvraisemblable échange orwellien :

« Allo ne quittez pas le permanencier du samu 67 va vous répondre…. Allo ne quittez pas le permanencier du samu 67 va vous répondre… »

Beaucoup oublient que les faits remontent à la fin du mois de décembre – et que la France ne saurait rien sans un « micro-média » strasbourgeois : le lanceur d’alerte alsacien Heb’di, C’est bien sa révélation de l’affaire (et de l’enregistrement de l’échange entre la malade et la permanencière du Samu)  qui a conduit à l’ouverture de plusieurs enquêtes et à l’indignation d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Comment ne pas s’interroger sur le caractère tardif de la réaction de la ministre ?

« C’est une histoire stupéfiante et incompréhensible, commente le Dr François Braun, président de l’association Samu-Urgences de France. Il est fréquent qu’une personne appelle pour des maux de ventre. Cela peut être très banal. Mais un assistant de régulation ne doit pas, de lui-même, orienter le patient vers SOS médecins. Il doit passer l’appel à un médecin du Samu. »

 « Visiblement, il y a eu une erreur individuelle sur laquelle l’administration ou la justice devront statuer, souligne le Pr Patrick Goldstein, responsable du Samu de Lille. Mais il ne faudrait pas, à partir de cette erreur qu’on tire à boulets rouge sur le Samu, comme c’est actuellement le cas sur les réseaux sociaux.»

 « Elle a de la fièvre et elle va mourir »

Autre lecture, politique, du Dr Patrick Pelloux, président de l’association des médecins urgentistes de France (AMUF). Et, sur France Info, des propos qui feront crépiter les réseaux sociaux :

« Il faut éviter la banalisation, le burn out et tout ce qui correspond à une saturation du travail. Dans ce drame absolu, on entend la souffrance de la malade, et on entend une banalisation de l’urgence de la part de ceux qui répondent au téléphone et ce n’est pas convenable. C’est cela qu’il faut analyser pour ne pas que cela se reproduise.

 « On ne peut pas dire que c’est normal d’avoir le même nombre de personnes qui répond au téléphone au Samu quand on avait 10 millions d’appels et quand on en a 30 millions aujourd’hui. Ce n’est pas possible. Il faut moderniser le système avec un objectif de dire que chaque appel doit être pris en charge. On doit avoir les moyens de notre ambition qui est de répondre correctement à toute personne qui nous appelle. »

 Prévenir le « burn out » ? Avoir les « moyens de ses ambitions » ? Sans aucun doute. Pour autant il faut écouter et réécouter la totalité de l’échange orwellien (3’ 04’) pour comprendre que la grille syndicale du président de l’AMUF n’est pas, ici, pleinement opérante :

« Allo ne quittez pas le permanencier du samu 67 va vous répondre…. Allo ne quittez pas le permanencier du samu 67 va vous répondre… »

A demain

 

 

Subsys® (fentanyl en spray) : le trop beau succès financier d’un dealer pharmaceutique

Bonjour

« Ils ne valent pas mieux que des dealers de rue ». Formule lapidaire, citée dans Le Monde (Chloé Hecketsweiler), un agent du FBI membre de l’enquête ayant conduit aux accusations contre John Kapoor, cofondateur du laboratoire pharmaceutique Insys. Une belle affaire, avec vices et sans vertus, qui s’inscrit dans le cadre général de la dépendance massive aux opiacés dont les Etats-Unis, grande victime, commencent à prendre publiquement conscience.

La grande trouvaille de la firme Insys Therapeutics c’était Subsys®, son spray au fentanyl dont la publicité était plus que parfaite : « The First and Only Sublingual Spray for Breakthrough Cancer Pain ». Les souffrances les plus rebelles évaporées en cinq minutes.

L’histoire, édifiante, du fentanyl reste à écrire. Elle dira comment cet  analgésique opioïde, synthétisé il y a plus d’un demi-siècle, près de cent fois plus puissant que la morphine, est progressivement sorti de ses indications médicales; comment il a commencé à tuer faute de soigner. Le phénomène a pris une ampleur d’une particulière gravité en Amérique du nord où l’épidémie de l’addiction aux opiacés est devenue une affaire de santé publique de première grandeur (voir la vidéo du New York Times). Une affaire commerciale aussi tant il est vrai que les substances addictives ne sont jamais éloignées des marchands et des marchés.

Corruptions généralisées

« La justice américaine accuse John Kapoor, d’avoir corrompu médecins, pharmaciens et infirmières » raconte Le Monde ; une corruption larga manu pour doper les ventes de son spray sublingual miracle. « Très addictif, il est en principe réservé aux patients atteints d’un cancer dont la douleur n’a pas pu être soulagée avec un autre traitement, ajoute le dernier quotidien vespéral. Mais des professionnels de santé, avec l’aide du laboratoire, sont parvenus à contourner cette restriction pour le prescrire bien plus largement. Des patients à qui il aurait dû être totalement contre-indiqué en ont consommé. Certains sont morts d’une overdose, comme l’a révélé un rapport de la sénatrice démocrate du Missouri, Claire McCaskill. »

Insys a été l’un des premiers acteurs bénéficiaires de cette épidémie. Son Subsys® a été autorisé par la FDA, l’agence de santé américaine, en 2012. Un coût ahurissant (un mois de traitement allant jusqu’à 20 000 dollars)  et un succès massif immédiat : un pic à 330 millions dollars en 2015, avec une marge supérieure à 90 %. Le vent a commencé à tourner en 2016, avec les premières révélations sur les conditions de prescription du Subsys : les ventes ont chuté de 26 % et l’année s’est achevée par une première arrestation, à Boston, de six dirigeants de l’entreprise.

L’enquête menée par les autorités a révélé que la majorité des prescriptions concernaient des personnes qui ne souffraient pas de cancer. Sans parler du reste, air connu. « Pour convaincre les médecins d’inscrire ce médicament sur leurs ordonnances, les employés d’Insys leur versaient des dessous-de-table ou les rémunéraient généreusement pour des interventions dans des conférences, résume Le Monde. Les pharmacies agréées pour distribuer le Subsys étaient elles aussi incitées financièrement à fermer les yeux sur les pratiques douteuses du laboratoire. Derniers maillons de la chaîne, les assureurs étaient délibérément induits en erreur par les commerciaux d’Insys qui leur faisaient croire qu’ils avaient affaire à des patients souffrant de cancer quand il n’en était rien. »

Pavé capitalistique

Et ensuite ? Arrêté à Phoenix et entendu par une cour fédérale, John Kapoor a pu repartir libre moyennant une caution d’un million de dollars. Son passeport a été confisqué. Plusieurs Etats ont engagé des poursuites contre des fabricants de médicaments à base d’opiacés.

« Dans leur ligne de mire, on trouve notamment Purdue Pharmaceutical, qui commercialise l’OxyContin, Endo Pharmaceuticals qui vend le Percocet, et Johnson & Johnson, le producteur du Duragesic, souligne Le Monde. En 2007, Purdue avait mis fin à une première série de poursuites en transigeant avec le département de la justice moyennant une somme de 634 millions de dollars. Insys serait en discussion pour parvenir à un arrangement financier comparable. »

Où l’on voit, in fine, que loin d’être de pauvres dealers de rue, les labos pharmaceutiques tiennent toujours, outre-Atlantique, le haut du pavé capitaliste 1. Avec le soutien, actif ou tacite, des responsables politiques.

A demain

1 « En France, la majorité des problème d’addiction au fentanyl sont majoritairement  observés (2/3) chez des patients traités hors cancer (donc hors AMM) avec ces fentanyls transmuqueux – qui plus est prescrits seuls dans 15% de ces cas, c’est à dire sans forme à libération prolongée » nous a précisé le Pr Nicolas Authier (Observatoire français des médicaments antalgiques;  UMR INSERM 1107, Université Clermont Auvergne, CHU Clermont-Ferrand)

 

Douleurs : soigner, aussi, celles qui font que les patients « ressentent l’envie de mourir »

 

Bonjour

Nul religieux ne revendique plus le caractère rédempteur de la douleur. Pour autant le combat est loin d’être gagné. La Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD) vient de publier un document médical et politique que l’on peut tenir pour essentiel : le « Livre blanc de la douleur 2017 ».

« La douleur est un défi majeur pour le système de santé du 21e siècle, un défi pour notre démocratie sanitaire, peut-on lire en introduction. Ce livre blanc veut montrer la réalité de la douleur en France, les forces, les faiblesses de la prise en charge, de la formation et de la recherche, pour proposer les améliorations qui s’imposent. »

« La douleur est universelle, elle peut toucher chacun d’entre nous, quel que soit notre âge, notre condition, notre état de santé. En santé, elle est transversale, les défis qu’elle soulève sont emblématiques et concernent l’ensemble du système de santé, mais aussi de l’enseignement et de la formation, de la protection sociale ou de l’organisation du travail. »

Qui sait qu’au moins 12 millions de Français souffrent de douleurs chroniques mais que 70% d’entre eux ne reçoivent pas un traitement approprié pour leur douleur ? Que la douleur constitue le premier motif de consultation, dans les services d’urgences et chez le médecin généraliste ? Qu’elle touche en particulier les populations les plus vulnérables, notamment les personnes à des âges avancés ? Que moins de 3 % des « patients douloureux » bénéficient d’une prise en charge dans un des centres spécialisés (lesquels manquent cruellement de moyens) ?

« Si rien n’est fait, au moins 30 % de ces structures disparaîtront au cours des trois prochaines années » préviennent les auteurs. Quel directeur d’hôpital, quelle ARS, quel ministre, quel Président s’en soucie ?

Séduire ceux qui nous gouvernent

Qui sait que plus de 60 % des patients admis aux urgences ont une douleur modérée à sévère et que moins de la moitié reçoit un traitement antalgique à l’admission ? Que les douleurs du cancer restent encore insuffisamment traitées et qu’il existe encore des réticences à utiliser les médicaments morphiniques dans ce domaine ? Que les douleurs aiguës, trop souvent peu ou mal prises en charge, font le lit de la douleur chronique, laquelle devrait enfin être reconnue comme une maladie à part entière ? Que près de 20 % des patients opérés gardent des séquelles douloureuses après une opération chirurgicale ?

Et faudrait-il, pour séduire ceux qui nous gouvernent, ajouter que c’est là un enjeu économique puisque la douleur chronique, en particulier post-chirurgicale, induit une forte consommation de soins ainsi qu’un important absentéisme professionnel ? On lira les déclinaisons de tout cela dans ce « Livre blanc ». Avec cette conclusion des auteurs pour qui la bonne prise en charge d’une douleur qui n’est plus rédemptrice est une obligation éthique :

« C’est, enfin, un enjeu moral car la douleur est aussi synonyme de souffrance, qu’elle soit psychique, sociale, et existentielle : près d’un patient douloureux sur trois estime que la douleur est parfois tellement forte qu’il ressent l’envie de mourir. »

A demain