Alerte: l’étrange impair de Jean Castex sur l’obligation généralisée du masque dans Paris

Bonjour

27/08/2020. Que s’est-il passé ? Comment commettre un tel impair ? Jean Castex, Premier ministre, vient de tenir  une conférence de presse à Matignon sur la reprise de l’épidémie due au nouveau coronavirus et la rentrée des classes. Conférence de presse solennelle accompagné des ministres de la santé, Olivier Véran, et de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, pour cet exercice qui a commencé par un exposé avant des questions-réponses avec les journalistes.

Et le Premier ministre d’annoncer que le préfet de police de Paris « après concertation avec la maire, allait étendre le port du masque à l’ensemble de la capitale ». que désormais dans l’ensemble de la capitale chacun devra porter un masque dans l’espace public.

Puis rétropédalage. L’entourage de Jean Castex est rapidement revenu sur l’affirmation du Premier ministre, Matignon a précisé au Monde, jeudi midi, qu’en réalité la décision n’était pas encore prise. « Le Premier ministre a demandé au préfet de police de se concerter avec les maires des communes concernées. C’est en cours d’étude », assure l’entourage de Jean Castex.

Cette obligation apparaît toutefois très probable, reconnaît-on au sein de l’exécutif, compte tenu de l’accélération de la dynamique épidémique en Île-de-France. Reste à comprendre les raisons de cette précipitation qui, à n’en pas douter, ajoutera quelque peu à la confusion du « tout et son contraire ». A commencer par le prochain départ du Tour de France qui traversera un pays masqué en phase de reconfinement.

A demain @jynau

Le gouvernement français autorisera-t-il les manifestations de militants « anti-masques » ?

Bonjour

27/08/2020. Voici, pour cette rentrée masquée, un bien beau sujet sur la liberté, la démocratie et la santé publique. L’affaire nous vient de Berlin. La ville a décidé mercredi 26 août d’interdire une manifestation d’opposants au port du masque et aux mesures de restrictions contre la pandémie de nouveau coronavirus, suscitant l’indignation de l’extrême droite qui appelle à «résister».

L’AFP nous apprend que les autorités de la capitale ont justifié leur décision d’interdire cette manifestation (prévue le 29 août) « par l’impossibilité de respecter les distances d’au moins 1,5 mètre entre manifestants, dans un contexte de reprise de l’épidémie en Allemagne ». Les organisateurs du rassemblement peuvent encore engager des recours contre cette interdiction.

Déjà, le 1er août, plusieurs rassemblements avaient été observés, à Berlin, Ils avaient réuni quelque 20.000 personnes dans un cortège hétéroclite rassemblant «libres penseurs», militants antivaccins, conspirationnistes ou encore sympathisants d’extrême droite. Tous estimaient que leurs droits fondamentaux étaient bafoués du fait des mesures (démocratiquement) adoptées pour lutter contre la pandémie du coronavirus. Selon eux, ces mesures n’étaient pas nécessaires pour lutter contre un virus que beaucoup considèrent comme inoffensif. Ou presque.

« Socialement et politiquement, on compte dans leurs rangs des complotistes, des libertariens, des loyalistes et des néonazis, rapportait l’AFP. La devise de la manifestation, ‘’Jour de la liberté’’, est également le titre d’un film de propagande de la réalisatrice nazie Leni Riefenstahl (1902-2003) sur la conférence du parti d’Adolf Hitler NSDAP en 1935. » Mille cinq cents agents avaient été déployés afin d’encadrer les manifestants. À l’aide de mégaphones, la police avait appelé à plusieurs reprises les manifestants à respecter les « gestes barrières ». Les autorités ont ensuite annoncé sur Twitter avoir «déposé une plainte» contre l’organisateur de l’événement en raison du «non-respect des règles d’hygiène».

Libertés publiques versus santé collective

Et aujourd’hui ?  «Ce n’est pas une décision contre la liberté de réunion, mais une décision pour la protection contre les infections , justifie Andreas Geisel, chargé de l’Intérieur à la mairie de Berlin. Nous devons donc mettre en balance le droit fondamental de la liberté de réunion et le droit à l’intégrité de la vie. Nous avons choisi la vie.»

Ce choix n’a pas empêché de susciter un tollé dans les rangs de l’extrême droite. «Auriez-vous pris la même décision si les manifs avaient été « CONTRE LA DROITE » ?», s’est indignée sur Twitter Alice Weidel, cheffe de file des députés de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) au Bundestag. Des appels à «résister» et à manifester en dépit de l’interdiction circulent désormais sur les réseaux sociaux.

Mais il y a plus symptomatique, plus paradoxal, comme le souligne l’AFP. Le quotidien populaire Bild (le plus lu d’Allemagne) a pris position dans un éditorial cinglant sur internet de cette interdiction : une «attaque inacceptable contre l’un de nos droits les plus fondamentaux». «Un groupe très peu recommandable, mais surtout (encore) assez restreint, est mis ici en position de défendre notre Loi fondamentale», déplore Bild. Ce dernier rappelle que nombre de rassemblements ont été autorisés ces derniers mois à Berlin en dépit de la pandémie.

Début août, des responsables politiques allemands, comme Saskia Esken, responsable des sociaux-démocrates (parti minoritaire de la coalition gouvernementale avec les conservateurs d’Angela Merkel) avait fustigé ces «Covidiots». «Sans distance, sans masque: ils ne mettent pas seulement en danger notre santé, mais aussi notre succès contre la pandémie et pour la relance de l’économie, de l’éducation et de la société. Irresponsable !», avait-elle twitté. Un mois plus tard, comme nombre de pays européens, l’Allemagne est confrontée ces dernières semaines à une légère reprise de la pandémie de Covid-19, avec plus de 1000 nouveaux cas officiellement déclarés chaque jour et 9280 décès.

On en sait un peu plus aujourd’hui sur les équivalents français des militants anti-masques » allemands. Question : Gérald Darmanin, ministre français de l’Intérieur s’opposera-t-il, demain, comme outre-Rhin, à leur droit constitutionnel à manifester pour faire valoir leurs idées ? Vraiment, un bien beau sujet pour les élèves et les enseignants de cette rentrée masquée.

A demain @jynau

 

Pourquoi la PDG de Radio France a-t-elle le droit de s’opposer au port du masque dans les studios ?

Bonjour

25/08/2020. Jamais on n’a autant parlé du Covid-19 et du port du masque sur les ondes radiophoniques. C’est tout particulièrement vrai sur celles de Radio France qui décline depuis des semaines les innombrables variations sur ce thème. Mais qu’en est-il pour ceux qui sont en studio, derrière les micros ? Sibyle Veil, présidente-directrice générale du groupe radiophonique, vient pour la première fois d’aborder le sujet, comme le rapporte Le Monde (Sandrine Cassini et Aude Dassonville). Et, à la différence de ce dernier, on ne manquera pas de s’étonner.

Conférence de presse de rentrée organisée en ligne. « Autour de la table, tous les patrons des stations – France Inter, France Bleu, Franceinfo… – étaient présents aux côtés de Mme Veil » rapporte Le Monde. Et Mme Veil de saisir l’occasion pour donner son avis sur la question des masques à la radio – ce alors même que la polémique sur ce thème enfle au sein des médias. Pour le moment, « il n’y a pas d’obligation de porter le masque dans les studios. Mais la radio, c’est le métier de la voix et du souffle, sur lequel le port du masque a donc des conséquences. Sans compter que la radio est de plus en plus filmée. C’est important pour les malentendants de pouvoir lire sur les lèvres », a fait valoir la présidente-directrice générale de Radio France.

Où l’on comprend que la radio publique fera exception à la règle dictée par le pouvoir exécutif. Au nom de la voix, du souffle, des images filmées et des malentendants. Qu’en sera-t-il, demain, sur les chaînes, publiques et privées de télévision ?

Visages découverts ou visages masqués

Pour le reste Mme Veil n’a cessé de parler de la crise liée à la pandémie de Covid-19 qui a eu des conséquences sensibles sur les finances de Radio France. Le groupe vit certes essentiellement de la redevance, mais il engrange également des recettes publicitaires – malmenées par la pandémie Pas question donc de tirer un trait sur le plan d’économies. « Les économies décidées avant la crise sont maintenues par l’Etat, qui nous l’a confirmé officiellement. La contribution à l’audiovisuel public va baisser d’ici à 2022. Nous n’avons donc pas d’autres choix que de mettre en œuvre notre plan d’économies et réduire la masse salariale », a-t-elle expliqué.

Avec une réduction de la contribution publique de 20 millions d’euros par an et en tenant compte de la croissance mécanique des charges et d’un redéploiement de 20 millions d’euros des dépenses vers le numérique, l’entreprise publique doit économiser 60 millions par an. Aussi, avec une masse salariale qui représente 60 % de son budget, Radio France avait prévu, en 2019, de supprimer 299 des quelque 4 400 postes du groupe.

Après une grève sans précédent de cinquante-deux jours  des négociations étaient en cours entre la direction et les organisations syndicales début 2020 – avant que la pandémie ne vienne les interrompre. Pourquoi ? « On ne négocie pas à distance », a expliqué Mme Veil. Les discussions doivent ainsi reprendre en septembre. En tête à tête. Visages découverts ou visages masqués ?

A demain @jynau

Masques scolaires = préservatifs : voici pourquoi le pouvoir exécutif entend les faire payer

Bonjour

25/08/2020. Pourquoi cet étrange aveuglement de l’exécutif sur la nécessité de fournir gratuitement des masques protecteurs à tous les enfants des collèges, à tous les adolescents des lycées et des universités ? Comment comprendre que le ministre de l’Education nationale puisse imaginer qu’il ne s’agit là que de simples « fournitures de rentrée » au même titre que la gomme et la règle ? Et que la gratuité ne pourrait être accordée, selon Jean-Michel Blanquer, que pour les familles «en grande difficulté». Les élèves apprécieront au moment de la remise des masques aux nécessiteux. Sans parler des autres comparaisons 1.

L’affaire est plus que jamais politique. Plusieurs dirigeants de toutes les oppositions continuent de réclamer la distribution gratuite de masques dans les établissements scolaires. Jusqu’à des voix courageuses qui se font désormais entendre au sein même du partie présidentiel.

Ce 25 août le président Emmanuel Macron a, ici, raté une occasion sanitaire et politique en n’annonçant pas cette gratuité au terme du Conseil de défense sanitaire qui vient de se tenir. La peur de désavouer Jean-Michel Blanquer ? Une question financière ? Seule annonce présidentielle : des «règles claires» seraient instaurées «partout» en France pour faire face à la reprise de l’épidémie de Covid-19 et «permettre à chacun de reprendre confiance». « Enfin » ose dire le citoyen qi comprend que le chef de l’Etat prononce ici un mea culpa.

« On ne paie pas des préservatifs à tout le monde, alors que le sida tue lui aussi ! »

«Priorité santé», déclare le chef de l’Etat dans un tweet. «J’ai réuni ce matin un Conseil de défense pour organiser la rentrée dans les meilleures conditions possibles au regard de l’évolution épidémique. École, travail, lieux publics: partout des règles claires pour permettre à chacun de reprendre en confiance», ajoute-t-il. «Pour surmonter la crise sanitaire, nous devons apprendre à vivre avec le virus. Il n’y a pas de fatalité: si nous faisons preuve d’unité et de sens des responsabilités, nous réussirons», assure Emmanuel Macron dans un autre tweet.

Que sait-on ? Que ce Conseil de défense a analysé l’évolution de la circulation virale, en particulier en Ile-de-France ou en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Que le président et les ministres ont également fait le point sur les protocoles sanitaires alors que le port du masque sera obligatoire dans les entreprises, les collèges et les lycées à partir du 1er septembre. Que question des célèbres « jauges » dans les manifestations sportives ou culturelles ainsi que celle des contrôles aux frontières ont également été évoquées.

Rien n’est encore acquis : ces mesures seront de nouveau mercredi 26 août au menu du conseil des ministres de rentrée – ce sera après l’intervention médiatique « exceptionnelle » de Jean Castex, invité, après Martin Hirsch et le Pr Raoult, de la matinale de France Inter. Le citoyen aura le droit d’interroger le Premier ministre sur les véritables raisons de son refus de la gratuité. Et sur les limites du parallèle avec le préservatif.

A demain @jynau

1 Cité par Le Monde  (Françoise Fressoz et Cédric Pietralunga) : « Il faut revenir à la notion de prise de responsabilité individuelle, défend un ministre qui a participé au Conseil de défense. On ne paie pas des préservatifs à tout le monde, alors que le sida tue lui aussi ! Ce n’est pas à l’Etat de prendre en charge cette dépense, d’autant plus que la situation est amenée à durer. » « La pandémie concerne tout le monde, il faut responsabiliser les Français, ajoute-t-on au sommet de l’Etat. Aucun pays au monde n’assure la gratuité des masques. »

Martin Hirsch accuse désormais le Pr Raoult d’user des «vieilles ficelles complotistes»

Bonjour

25/08/2020. Rentrée et retour-réflexe des personnalités habituées des médias. Sur France Inter, une nouvelle fois Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP. Promotion d’un nouveau livre au titre botanique énigmatique 1. Avec une précision, de taille : « Ce livre n’est pas celui qui dit que j’ai eu raison et que les autres sont des couillons ». Certes. Mais à bien l’écouter certains seraient plus dangereux que d’autres.  

On a ainsi, selon lui, assisté durant cette épidémie à la jonction du « populisme scientifique » et du « populisme politique » – règlement de compte vis-à-vis du Dr Philippe Douste-Blazy, ancien ministre et grand promoteur médiatique des recommandations-chloroquine du Pr Didier Raoult. Martin Hirsch vaut ici d’être cité qui parle de « scientificiens populistes » comme il en est de certains politiciens :

« Jusqu’à présent la science était une sorte de rationalité contre le populisme. C’est quoi le populisme ? C’est faire croire aux gens que tout est possible n’importe comment, qu’il n’y a pas de contraintes, dictées par le réel. Et quand la science devient elle-même irrationnelle et utilise les recettes du populisme (faire semblant de se différencier par rapport aux autres, à considérer que tous les gens sont pourris sauf soi et ce même quand on a le même type de comportement, à faire croire à des recettes miracles, à penser que quand cent mille personnes signent pour l’usage d’un médicament on devrait l’utiliser plutôt que de regarder en double aveugle ce qui se passe, etc.) – ça c’est quelque chose de nouveau. On avait vu des dérives individuelles, des prix Nobel dire qu’ils pouvaient soigner le pape avec de la papaye quand il avait un Parkinson [Pr Luc Montagnier en juin 2002] Mais on a jamais vu me semble-t-il, comme ce printemps, une pénétration aussi forte sur les comportements de l’attitude de certains scientifiques. »

Pourquoi nous dire tout et son contraire ?

Comment néanmoins expliquer le succès considérable du Pr Didier Raoult auprès du « grand public » ? Pourquoi est-il plus cru que Martin Hirsch ou que les responsables de l’exécutif ? Martin Hirsch :

« J’explique ça d’abord par sa propre attitude. C’est ce qu’il cherche, avec un talent absolument remarquable. Il cherche à le faire et il utilisent de vieilles ficelles, qui sont des ficelles complotistes… C’est très astucieux, c’est très bien fait … La première chose c’est de dire : ‘’attention, tous vendus sauf moi !’’ – et donc de décrédibiliser le système. La deuxième chose c’est de dire ‘’vous allez-voir je suis le seul à penser comme vous ‘’. C’est la pensée par identification…

« Et en période de crise la population est en général réceptive. On a envie de bouc émissaire, de solutions faciles, d’une clef de compréhension. Donc si quelqu’un vous la livre avec en plus l’ambiguïté sur sa légitimité c’est-à-dire face je suis comme les grands scientifiques, j’ai le plus grand nombre de publications etc. Et pile en fait je suis plutôt comme vous, je suis la victime du système … et bien ça marche. Et s’il y a un deuxième Raoult cela marchera aussi bien – sauf si il y a un peu plus de responsabilité dans la parole collective. »

Responsabilité dans la parole collective médiatique ? Hier Karine Lacombe, invitée d’Inter , parlait d’une entrée dans la deuxième vague, et au même moment sur franceinfo le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, contestait ce terme.

On se penche ici sur la crédibilité de la parole scientifique dans les médias, Martin Hirsch estime qu’il y avait bien, hier, « une erreur – mais une erreur difficile à rectifier ».  « Il faut à la fois ne pas censurer – un scientifique peut avoir raison comme les autres et doit avoir la liberté de parole. estime-t-il. Mais ne pas laisser chacun à trop d’individualisme. La solution est d’aider les scientifiques  à faire au micro ce qu’il font dans leur labo ou dans leur colloque : faire du collégial. » Ne pas laisser faire qu’à force d’accumulations médiatiques d’opinions dissidentes on ne s’y retrouve plus… ». Son propos vaut aussi, faudrait-il le rappeler, pour les politiques : « Comment on en vient à nous dire ‘’tout et son contraire’’ sur le Covid-19 ».

A quand la rencontre sur le pré ? A quand le grand débat télévisé entre le directeur général de l’AP-HP et celui de l’IHU Méditerranée ?

A demain @jynau

1 Hirsch M. L’Enigme du nénuphar. Editions Stock. « Ce sont des mots confiés d’un souffle au dictaphone chaque soir, comme un ultime effort après une journée folle. Ce sont des messages d’encouragement adressés chaque matin à ceux-là même que les Français applaudissent à 20 heures. Pour que ces moments ne tombent pas dans l’oubli. Pour qu’il reste une trace. Pour que cela ne soit pas ceux qui étaient loin de l’action qui inventent leurs propres récits, vus de l’extérieur. Pour que les leçons soient tirées. Pour que tout ne redevienne pas comme avant. D’habitude, dans chaque crise, il y a toujours quelqu’un pour dire ce que cela lui rappelle. Là, même les plus expérimentés confiaient que cela ne leur rappelait rien, ni en France, ni ailleurs. Du jamais vu. Martin Hirsch, qui dirige l’AP-HP depuis sept ans, a vécu cette crise aux avant-postes. Il a choisi de restituer brut ce qu’il a ressenti, ce qu’il a affronté, ce qu’il a vécu avec tous ceux qui étaient au front. »

Covid et GPA : et voici pourquoi le Pr Didier Raoult se serait, enfin, montré sur BFM-TV

Bonjour

24/08/2020. Visite-express dans les sombres coulisses des médias. Interrogé dans l’émission «L’Instant M» sur France Inter lundi 24 août, Marc-Olivier Fogiel, directeur général du groupe BFMTV, a fait une révélation (un « scoop »). Il a enfin dit pourquoi le Pr Didier Raoult, microbiologiste, figure médiatique et polémique dans la crise du Covid-19, avait fini par accepter de venir sur le plateau de la chaîne télévisée qu’il dirige. Une venue qui avait suscité de larges audiences et continué à alimenter les polémiques.

Selon Marc-Olivier Fogiel, c’est en découvrant que ce dernier avait eu deux petites filles nées par mères porteuses (GPA, une pratique interdites en France) que le Pr. Raoult se serait décidé. «Il m’a dit, ‘vous savez pourquoi je suis venu ? (…) je ne vous connais pas (…) je vous ai ‘googlisé’ (…) vous avez deux petites filles par GPA (…) je trouve qu’il faut du courage face à un système qui y est opposé quand on est médiatique, de finalement enfreindre les règles. Vous l’avez fait. Puis, la GPA finalement, c’est la vie, c’était la force de la vie, et moi en tant que médecin, c’est ce qui m’anime.’»

Marc-Olivier Fogiel précise que le professeur marseillais est venu trois fois sur la chaîne, après qu’il l’ait «harcelé». «Je suis venu parce que j’en avais marre», lui aurait aussi glissé Raoult. Les autres dirigeants de chaînes télévisées savent désormais comment procéder s’ils souhaitent faire de l’audience. Sauf à imaginer que le Pr Didier Raoult, qui a beaucoup parlé, ne susciterait plus aujourd’hui le même intérêt de la collectivité. Ce qui reste encore, médiatiquement, à démontrer.

A demain @jynau

Masques scolaires payants : le gouvernement s’obstinera-t-il encore très longtemps ?

Bonjour

24/08/2020. C’est la rentrée sur les ondes et tous les spécialistes médiatiques sont de retour, devant micros et caméras. Opinions, informations, cacophonie. Ainsi, une nouvelle fois, sur franceinfo,  le  Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique du gouvernement. «  Il y aura des contaminations à l’école, des enfants vont se contaminer, probablement quelques enseignants aussi mais on va le gérer » assure-t-il.   Il juge malgré tout  « fondamental que l’école reprenne ». «  On ne peut pas laisser cette génération d’enfants sans reprendre » considérant que « l’enseignement à distance a fait le job (sic)  mais partiellement » durant le confinement.

La rentrée scolaire s’accompagnera de contaminations et, selon lui, « d’écoles clusters, peut-être de classes clusters. Dans ce cas, on peut fermer la classe. Fermer l’école, il faudra bien y réfléchir. Cela va dépendre de l’environnement autour de l’école en général », poursuit Jean-François Delfraissy. 

La prophétie de Michel Houellebecq

Le président du Conseil scientifique ne souhaite pas que les enseignants soient testés régulièrement. « On ne va pas tester les enseignants toutes les semaines ou tous les 15 jours, dit-il. Répéter les tests naso-pharyngés n’est pas si évident que ça ». Pour lui, il vaut mieux « garder le bon sens, et tester de façon très large mais à la moindre suspicion ».

En revanche, contrairement au ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui entend toujours réserver (au mieux) la gratuité des masques aux familles en grande difficulté, Jean-François Delfraissy a déclaré :  « Je ne serais pas contre [la gratuité systématique]». Pourquoi ne dit-il pas, simplement, qu’il est totalement, franchement, radicalement, pour ? La peur de montrer qu’il est opposé à un ministre, à un Président de la République ? Précisément, le citoyen aimerait connaître, ici, la position du Conseil scientifique du gouvernement.

Pour l’heure tous les partis politiques réclament cette gratuité. Seul le parti présidentiel se tait. Sommes-nous déjà entrés dans le « monde d’après » selon Michel Houellebecq  (« le même que celui d’avant en un peu pire ») ? Sinon combien de temps encore Emmanuel Macron pourra-t-il ne pas céder à cette légitime revendication de la gratuité d’un objet scolaire à la fois protecteur et imposé ?

A demain @jynau

Covid : Donald Trump victime du méchant complotisme vaccinal et politique de la FDA

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24/08/2010. Plus haut, plus loin, plus vite vers la débâcle ?  Le président américain Donald Trump vient d’accuser les responsables de la puissante FDA (Food and Drug Administration) de retarder le développement de vaccins contre le nouveau coronavirus. Selon lui, ils comploteraient pour qu’aucun vaccin ne soit validé avant l’élection présidentielle américaine du 3 novembre. Pour le faire perdre !

Plus précisément Trump les a accusés, sur Twitter, de compliquer l’inscription de candidats aux essais cliniques. Le Vif précise que cette nouvelle attaque intervient après qu’un haut fonctionnaire de la FDA a déclaré qu’il démissionnerait si un vaccin venait à être approuvé avant qu’il ait été prouvé qu’il était efficace. Traduction trumpienne : « ils espèrent de toute évidence retarder la réponse jusqu’après le 3 novembre. »

Donald Trump attaque régulièrement les agences d’Etat via Twitter, les accusant de vouloir saper son autorité. Aujourd’hui la FDA s’inquiète de la pression du gouvernement Trump pour approuver à tout prix un vaccin avant les élections, même sans preuve tangible de son efficacité. A tout prix et quoiqu’il en coûte.

« Aux Etats-Unis, on peut imaginer que la FDA sera sous pression pour autoriser un vaccin américain avant les élections de novembre, prévenait au même moment dans Libération (Olivier Monot), Marie-Paule Kieny, la présidente du nouveau « Comité vaccin » français. Et il est peu probable de voir Donald Trump autoriser un vaccin chinois. Par ailleurs, les vaccins développés en Chine visent les marchés chinois et africains. S’ils déposaient une demande d’autorisation en Europe, leur dossier serait scruté, puisque les agences sanitaires n’ont pas l’habitude de travailler avec ces laboratoires. »

Tubes à essai et vie réelle

Peu après Donald Trump annonçait, le 23 août, l’autorisation en urgence de la transfusion du plasma sanguin de personnes guéries de l’infection par le SARS-CoV-2. Quelques minutes seulement avant le début de la conférence de presse du président américain, la FDA l’avait devancé en annonçant qu’elle donnait cette autorisation en urgence  – autorisation qui est de son ressort et non de celui du chef de l’Etat. On sait que la transfusion de ce plasma qui contient des anticorps vise à permettre aux malades d’éliminer plus vite le virus et de limiter les dégâts sur l’organisme. Si le traitement a déjà produit des résultats, son efficacité exacte fait encore débat. Et il présente un risque d’effets secondaires et de transmission d’agents infectieux. Donald Trump a qualifié l’annonce de « percée historique » pour le traitement du Covid-19, de nature à « sauver un nombre considérable de vies ».

Dans son annonce dimanche, la FDA a néanmoins rappelé qu’il n’existait pas, pour l’heure, de preuve formelle que l’utilisation de plasma était efficace. « Le plasma de personnes convalescentes marche probablement, même s’il faudrait le confirmer par des essais cliniques, mais pas comme traitement d’urgence pour des patients gravement atteints », prévient le Dr Len Horovitz, interne spécialisé en pneumologie à l’hôpital Lenox Hill de New York. Selon lui, il serait plus efficace s’il était administré aux tout premiers signes de la maladie, ce qui sera désormais possible en vertu de l’autorisation publiée.

Invitée ce 24 août de France Inter Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine (Paris), estime que l’on ne dispose pas de nouvelles données quant à l’efficacité de cette approche plasmatique chez les patients atteints de la forme aigüe de la maladie. Non seulement pas de « nouvelles données » mais « pas de résultats du tout ». Pour l’heure, seules quelques « petites données contradictoires »…

Quant à cette nouvelle rumeur de « l’’histoire d’un virus qui serait moins virulent, moins transmissible, moins grave », elle est selon elle «  complètement construite »» « On ne peut pas transposer dans la vie réelle ce que l’on voit dans les tubes à essai. Il n’a pas perdu de virulence, on verra ce qu’il en est dans les semaines à venir. » Ainsi la vie réelle ne serait pas reproduite à l’identique dans les tubes à essai ? Où l’on en vient, une nouvelle fois, face à tant de propos médicaux, scientifiques et politiques tenus dans les médias, à ne plus savoir que conclure.

A demain @jynau

Covid-métaphore: après la «cocotte-minute», Olivier Véran, la «casserole» et le «couvercle»

Bonjour

23/08/2020. Nous étions à la fin janvier. Sept mois déjà. Tout commençait à évoluer à très grande vitesse sur le front du « corona » (c’était alors la nouvelle abréviation médiatique). On observait alors certains médias interroger avec componction les experts sur le fait de savoir « s’ils en faisaient trop ou pas assez ». On voyait aussi certains hauts responsables commencer à puiser dans le grand sac des métaphores. Ainsi la ministre Agnès Buzyn user de celle de l’incendie qui, comme chacun sait, doit être au plus vite circonscrit.  Ainsi le Pr Arnaud Fontanet (Institut Pasteur de Paris), qui dans Le Monde, avait recours à un outil généralement utilisé en cuisine.

Fin janvier 2020.  Le Monde (Rémi Barroux) lui demande si l’OMS aurait alors dû décréter un « état d’urgence internationale ». «  C’est difficile à dire, répond le pastorien (…) Pour déclarer une ‘’urgence de santé publique de portée internationale’’, il faut que ce soit soudain, grave, d’une ampleur mondiale et que la réponse nécessite une action coordonnée à l’échelle internationale. Or, pour le moment, la dimension mondiale est encore incertaine, puisque dans tous les pays où des cas ont été enregistrés, il n’y a pas eu de cas secondaire, c’est-à-dire pas de personne secondairement infectée dans l’entourage du cas importé. Même si on se rend compte qu’il y a une cocotte-minute en Chine. Qu’en sera-t-il dans quinze jours ? »

On savait ainsi qu’il y avait bien eu, en Chine, une « Cocotte-minute® » (marque déposée depuis soixante-sept ans par SEB, célèbre acronyme de « Société d’Emboutissage de Bourgogne ») ; un objet devenu culte également connue sous le nom d’ « auto-cuiseur » ; ustensile de cuisine constitué d’un récipient en métal épais hermétiquement clos par un couvercle équipé d’une valve de dépressurisation qui permet de cuire les aliments sous haute pression. « Où l’on retrouve incidemment la notion de pression, avec tous les risques et dangers qui y sont associés, écrivions-nous alors. La Chine a-t-elle su manier comme il convenait la petite valve de dépressurisation ? »

Sept mois plus tard. On sait ce qu’il en fut. En France la Dr Agnès Buzyn a été remplacée par le Dr Olivier Véran. « Nous sommes dans une situation à risques » face au Covid-19, met-il  en garde dans un entretien donné au Journal du dimanche (JDD) du 23 août – expliquant redouter qu’une une contamination croissante des plus jeunes conduise à une reprise du phénomène observé ces derniers mois chez les personnes plus âgées et plus fragiles.

Les ponts sont désormais coupés avec le Pr Didier Raoult

Concernant la propagation du coronavirus, Olivier Véran affirme que « la majorité des transmissions se fait désormais dans des situations festives des plus jeunes, où les gestes barrières ne sont pas respectés ». « Le virus circule quatre fois plus chez les moins de 40 ans que chez les plus de 65 ans, explique le ministre des Solidarités et de la Santé. Si la circulation du SARS-CoV-2 s’accélère encore chez les plus jeunes, les personnes âgées, qui contractent plus souvent des formes plus graves de la maladie, pourraient être à leur tour affectée. Il faut à tout prix éviter [un tel scénario] qui mettrait en tension notre système sanitaire et serait extrêmement problématique.»

Dans les Bouches-du-Rhône, un des huit départements où le niveau de vulnérabilité est élevé, et « où on a 188 nouveaux cas pour 100 000 personnes de 20 à 40 ans, on constate depuis trois semaines que les tests positifs augmentent chez les seniors. Le passage entre les publics se fait déjà. Et on constate à nouveau une augmentation des entrées en hospitalisation et réanimation. » Et le Dr Olivier Véran de préciser, à sa façon, que les ponts sont désormais coupés avec le Pr Didier Raoult.

Où l’on voit que l’exécutif sanitaire, quoique largement impuissant à prévenir les contaminations des plus jeunes, demeure arc-bouté contre la proposition du Pr Eric Caumes (Pitié-Salpêtrière) qui, pragmatique, estime qu’une forme de « laisser-faire » conduirait de facto, via les plus jeunes, à une augmentation de l’immunité collective  1.

Autre précision, virologique, de taille : « Aucun argument scientifique ne vient étayer la théorie d’un virus moins dangereux. Le Covid-19 qui se propage est le même que celui qui a coûté la vie à 30 000 Français. Seul le profil des malades a changé ; ils sont plus jeunes et donc moins symptomatiques. »

« L’épidémie ne s’est jamais arrêtée, affirme le ministre. Elle a seulement été contrôlée pendant le confinement puis le déconfinement progressif. Le risque c’est que, après avoir enlevé doucement le couvercle de la casserole, l’eau se remette à bouillir ». C’est certes là une variable ménagère française moins inquiétante que l’autocuiseur chinois. Est-ce pour autant une situation moins redoutable ?

A demain @jynau

1 Après un début de polémique médiatique, pour être clair et bien compris le Pr Eric Caumes nous avait adressé ces quelques lignes :

« Ce qui semble ne pas avoir été compris dans mes propos c’est que de toute façon les jeunes n’en ont rien à faire. Il faut composer avec cette réalité incontournable ou assumer d’envoyer police ou armée pour faire respecter la distanciation ou le port du masque.

« Comme ce n’est pas fait, avec juste raison, je pense qu’il faut composer – c’est à dire relever le positif (immunité dans ce groupe qui s’avérera bien utile au moment de reprendre école, collèges, lycées et universités), tout en avertissant des dangers pour eux (formes rares possibles aussi, même si rares), et pour les autres (respect des anciens). »

Covid-racket : comment Jean-Michel Blanquer peut-il oser faire payer les masques scolaires ?

Bonjour

22/08/2020. Et voici notre pouvoir exécutif une nouvelle fois embarqué dans une affaire-scandale de masques – une étrange plaie politique dont il aurait pu aisément faire l’économie. Car en annonçant, comme il vient de le faire, que les protections masquées des élèves seraient à la charge des familles, le ministre de l’Education a, en un instant, fait l’unanimité contre lui : parents d’élèves, responsables syndicaux et politiques (de gauche comme de droite), qui réclament à l’unisson, et fort justement, leur gratuité.

On croyait connaître le profil rigoureux de Jean-Michel Blanquer. On découvre progressivement, avec le confinement-déconfinement, des incohérences croissantes dans son discours. «Le masque sera une fourniture comme une autre ; comme on vient avec sa trousse ou ses cahiers.» Sous-entendu : c’est aux familles de les procurer à leurs enfants. Le « masque »  rangé au rayon des gommes, équerres et taille-crayons ? Ces propos du ministre de l’Education, tenus sur France 2, ont aussitôt déclenché la colère des enseignants et des parents d’élèves. «C’est un déni de réalité et une confusion des genres. Le masque n’est pas un outil éducatif. Il ne viendrait à personne l’idée de dire que la Ventoline d’un enfant qui souffre d’asthme est une fourniture», s’est indigné Rodrigo Arenas, coprésident de la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE) cité par Libération (Thibaut Ghironi). Et cette fédération de lancer une pétition. Elle réclame que :

« – des masques soient pris en charge gratuitement par la puissance publique, et que des masques FFP2 soient mis à disposition des enfants et personnels fragiles ;

– des personnels soient recrutés pour que les classes fonctionnent en petits effectifs et qu’en cas de fermetures d’établissements les enfants soient pris en charge par ces personnels plutôt que par les parents ;

– des sanitaires mobiles soient installés partout où les équipements sont en nombre insuffisant pour permettre le respect des gestes barrières. »

Voile interdit, masques imposés

Serait-ce trop demander ? En retour, lors de son intervention, Jean-Michel Blanquer a rappelé que l’allocation de rentrée scolaire était augmentée de 100 euros cette année en raison de la crise sanitaire. Comment ne comprend-il pas que l’argument ne pourra pas passer ?  «Les masques représentent 200 euros par mois pour une famille avec deux enfants», estime Rodrigo Arenas. Chez les enseignants, Frédérique Rolet, présidente du Snes-FSU, le syndicat majoritaire dans le secondaire considère que le ministre est hors-sujet : une hausse de l’allocation de rentrée scolaire n’a strictement aucun de rapport avec la question des masques – ne serait-ce que parce que «chaque rentrée voit une augmentation du coût des fournitures et des frais supplémentaires» pour les familles.

Ce n’est pas tout. De plus en plus présent dans les médias le maire EE-LV de Grenoble, Eric Piolle, a estimé sur France Info qu’«aller vers la gratuité et la fourniture de masques dans les collèges et les lycées semble indispensable». Et, cité par Libé,  le député LFI Eric Coquerel a pointé dans un tweet une «faute sanitaire» du ministre de l’Education : «Le principe de l’école est, en théorie, d’être gratuite et obligatoire. Si y aller implique désormais de porter obligatoirement un masque alors il doit être gratuit.» 

L’extrême gauche est ici, une fois n’est pas toujours coutume, dans une certaine logique. Depuis le déconfinement, La France insoumise défend cette position : ses députés avaient déposé une proposition de loi le 28 avril préconisant la fourniture gratuite de masques à tout le monde dans un objectif de santé publique. Depuis l’affaire n’est pas sans convaincre dans les rangs adverses. Valérie Rabault, présidente du groupe PS à l’Assemblée nationale, a demandé la distribution d’un quota de masques gratuits par citoyen le 4 août. Puis le député LR Eric Ciotti a tweeté sur le sujet : «Le coût des masques pénalise les populations les plus précaires. Pour garantir son égal accès à tous, […] j’appelle à sa gratuité.» Sans oublier l’extrême-droite qui s’est elle aussi prononcé pour des masques gratuits.

« Seule la majorité présidentielle reste muette » observe Libé. Sans surprise, comme privée de parole. Une majorité qui se souvient de la métaphore présidentielle sur la situation de « guerre » dans laquelle nous sommes. La France faisait-elle, jadis, payer à ses soldats les guêtres et leurs boutons ?  Sans parler du « verre de lait » offert aux écolier (1954) par Pierre Mendès-France.

Face aux réactions hostiles, Jean-Michel Blanquer a d’ores et déjà – exercice périlleux- tenté de rétropédaler. En déplacement dans une école de l’Oise, nous dit Libé, il s’est dit être «en situation de fournir des masques aux élèves qui en ont le plus besoin» – confirmant une politique au cas par cas. «On regarderait avec l’élève et sa famille la réalité du problème», a-t-il ajouté. On « regarderait » ou on « regardera » ? Dans les deux cas cela donne l’image d’une République à petit bras.

A demain @jynau