Ventes historiques à Paris : après le Parti socialiste, le siège de l’Assistance Publique

Bonjour

Tout est à vendre au sein du périphérique. Le siège de l’antique Parti socialiste comme celui de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP). C’est acté :  le plus grand CHU de France va vendre son siège social historique, aujourd’hui encore situé avenue Victoria, dans ce qui reste du vieux cœur battant de la capitale.

Destination ? Ce sera une artère coronaire périphérique : un « nouveau bâtiment au sein de l’hôpital Saint-Antoine ».  L’information vient d’être donnée, sous les vieux ors hospitaliers, par le directeur général Martin Hirsch – lors de la présentation de ses vœux pour cette nouvelle année  « J’ai décidé une profonde transformation du siège de l’AP-HP […] dans des locaux plus modernes, avec des effectifs plus resserrés, a-t-il déclaré. Mon choix s’est arrêté sur l’hôpital Saint-Antoine, où nous construirons un nouveau bâtiment. »

Centimètre carré

Où l’on voit que la première personne du singulier n’est toujours pas détrônée. Situé dans l’Est parisien, ce lieu a l’avantage d’être installé « au cœur d’un ensemble hospitalier, qui reste central et bien desservi », a expliqué Martin Hirsch. Voilà qui est heureux.

L’argent ? Le déménagement « prévu en 2021 » sera compensé par la vente du siège actuel. Il est constitué de deux immeubles proches de l’Hôtel de Ville, avec vue sur la Seine et sur l’Hôtel-Dieu, situé en face, sur l’île de la Cité. Qui pourrait ne pas en rêver ?

On n’ose imaginer ce qu’il en est, déjà, du prix du centimètre carré.  Martin Hirsch : « La différence entre le produit de cette vente (…) et la réalisation du nouveau siège sera intégralement réinjectée dans notre plan d’investissement pour les hôpitaux ».  Comment mieux le dire : la réinjection  de liquidités, voilà notre avenir !

A demain

 

Mille et une voix s’élèvent pour dénoncer le garrot posé sur les hôpitaux français

Bonjour

Une tribune et un cri.

La tribune réunit mille signatures de médecins et cadres hospitaliers 1. On la trouvera sur le site de Libération.

Le cri est celui d’une jeune infirmière qui compare l’hôpital à « une usine d’abattage ». Elle vient d’adresser une « lettre ouverte à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé ». Infirmière diplômée depuis un an et demi, Mathilde Basset dresse un bilan très sombre de ses premiers mois de pratique. Employée depuis trois mois au centre hospitalier du Cheylard (Ardèche), la jeune femme de 27 ans achève son contrat « avec dégoût et la boule au ventre ».

« Elle a confié son désarroi dans une lettre ouverte qu’elle a publiée sur son profil Facebook. Depuis le 27 décembre, ce témoignage a été partagé plus de 18 600 fois et suscité plus de 2 200 commentaires, précise Le Quotidien du Médecin (Stéphane Long). Dans ce texte, Mathilde Basset décrit ses conditions de travail, d’abord au sein du service de médecine/SSR/Urgences, où il lui est arrivé de prendre en charge seule 35 patients, puis à l’EHPAD, un étage plus bas. » Des conditions ahurissantes. Combien y a-t-il, en France, de Mathilde Basset ?

La tribune. Pour l’heure ils sont un millier a avoir répondu à l’appel des professeurs André Grimaldi, Jean-Paul Vernant et de la docteure Anne Gervais – un millier à alerter publiquement sur la crise montante de l’hôpitaux français. « Plus de mille médecins et cadres de santé, venant de toutes sortes d’établissements, hôpital local comme centre universitaire, répartis sur toute la France, ont signé un appel s’alarmant de la situation dramatique des hôpitaux français et pointant un système de financement, avec la tarification à l’activité (T2A), à bout de souffle, devenant une menace pour la qualité des soins » écrit Libé (Eric Favereau).  Ecoutons-les :

« Une nouvelle cure de rigueur budgétaire de 1,6 milliard d’euros est imposée aux hôpitaux. Leur budget n’augmentera en 2018 que de 2 % alors que les charges programmées augmenteront de plus de 4 % (les hôpitaux publics utilisent 36 % des dépenses de santé). Pour maintenir l’équilibre budgétaire, les tarifs de la tarification à l’activité (T2A) vont être une nouvelle fois revus à la baisse. Pour essayer d’assurer l’équilibre de leurs comptes, les hôpitaux sont donc condamnés à augmenter sans cesse leur activité tout en réduisant le nombre de leurs personnels. Ce ‘’toujours plus avec toujours moins’’ entraîne une dégradation des conditions de travail, provoquant épuisement et démotivation des soignants et en conséquence, une baisse de la qualité des soins. »

Gauchistes et conditions

Ces médecins hospitaliers, ces cadres de santé, ne sont pas tous des gauchistes de l’extrême. « Au-delà de toute sensibilité syndicale ou politique » ils soutiennent la volonté exprimée par Agnès Buzyn d’améliorer la pertinence des soins en réduisant la disparité injustifiée des pratiques, en supprimant la prescription d’examens inutiles, en améliorant la coordination entre la ville et l’hôpital, en favorisant la prise en charge ambulatoire à chaque fois qu’elle ne compromet pas la qualité des soins, en aidant à la construction d’un véritable service de santé de proximité. Mais selon eux, pour l’hôpital, cela n’est envisageable qu’à cinq conditions :

Limiter la place de la  T2A aux soins standardisés et  programmés. Assurer une stabilité des tarifs correspondant aux coûts réels. Introduire pour les soins non standardisés et non programmés d’autres modes de financement, notamment le financement global d’un épisode de soins et surtout une dotation annuelle modulée en fonction de l’activité.  Maintenir dans chaque unité de soin un taux de soignants présents permettant de garantir la sécurité des patients et la qualité des soins.  Regrouper l’activité quand cela est pertinent par rapport aux besoins de santé des territoires concernés, en gardant la cohérence médicale des différents sites hospitaliers. »

Ils sont un millier à se souvenir que François Hollande avait promis l’abandon du «tout-T2A». Un millier à savoir qu’Emmanuel Macron a fait la même promesse. « Agir vite avant qu’il ne soit trop tard ! » clament-ils. Est-il déjà trop tard au centre hospitalier du Cheylard ?

A demain

1 Lydie Abalea (Brest) ; Jean-Jacques Achache (Castres-Mazamet) ; Nelly Achour Frydman (Clamart Antoine Béclère) ; Catherine Adamsbaum (Kremlin-Bicêtre) ; Frédéric Adnet Bobigny (Avicenne) ; Christian Agard (Nantes) ; Catherine Ajzenman (Versailles) ; Sonia Alamowitch (Paris Saint Antoine) ; Julien Allard (Limoges) ; Patrick Alvarguez (Niort) ; Muriel Alvarez (Toulouse) ; Zahir Amoura (Paris Salpêtrière) ; Thierry André (Paris Saint Antoine) ; Fabrizio Andreelli (Paris Salpêtrière) ; Emmanuel Andres (Strasbourg) ; Anne-Marie Ané (Paris Pitié-Salpêtrière) ; Catherine Anguill (La Rochelle ) ; Françoise Archambeaud (Limoges) ; Jean Yves Artigou (Bobigny Avicenne) ; Pierre Asfar (Angers) ; Patrick Assayag (Bicêtre) ; Safaë Assikar (Limoges) ; Alain Astier (Créteil Mondor) ; Marie Elisabeth Atassi (Paris Pitié Salpêtrière) ; Hélène Aubert (Nantes) ; Magali Aubineau (Lyon) ; Virginie Aubron (Saint Nazaire) ; Karine Aubry (Limoges) ; Yannik Aujard (Paris Robert Debré) ; Marie Luce Auriault (La Rochelle) ; Muriel Avarez (Toulouse) ; Nathalie Avedissian (Saint-Nazaire) ; Antoine Avignon (Montpellier) ; Michel Azizi (Paris HEGP) ; Elie Azoulay (Paris Saint Louis) ; Lynda Azzouz (Roanne) ; Cécile Bachelet-Rousseau (La Rochelle) ; Anne Bachelot (Salpêtrière) ; Xavier Baermann Argenteuil) ; Daniel Bailly (Marseille ) ; Jean Marc Baleyete (Créteil Mondor) ; Eric Ballanger Draveil (Dupuytren) ; Nicolas Ballon (Tours) ; Noémie Banais (Roubaix) ; Firouzé Bani-Sadre (Reims) ; Catherine Barbier (Grenoble) ; Stéphane Barette (Paris Pitié Salpêtrière) ; Raoul Baron (Brest) ; Sabine Baron (Nantes) ; Zina Barrou (Paris Salpêtrière) ; Olivier Barthélémy (Paris Salpêtrière) ; André Baruchel (Paris Robert Debré) ; Sophie Barthier (Clamart Antoine Béclère) ; Audrey Basinko (Brest) ; Thierry Baubet (Bobigny Avicenne) ; Frédéric Baud (Paris Necker) ; Jacques-Olivier Bay (Clermont-Ferrand) ; Franck Baylé (Paris Saint Anne) ; Laurent Beaugerie (Paris Saint Antoine) ; Caroline Beaumont (Paris Bichat) ; Catherine Beauvais-Valeyrie (Paris Saint Antoine) ; Florence Beauvais (Paris Lariboisière) ; Hakim Bécheur (Paris Bichat) ; Jean-Pierre Bedos (Versailles) ; Julien Beguec (La Rochelle) ; Keltoun Belfihadj (Villejuif Paul Brousse) ; Vanérie Belin (Saint Nazaire) ; Franck Bellivier (Paris Fernand Widal) ; Nadia Belmatoug (Beaujon) ; Marie Christine Béné (Nantes) ; Salah Benelhadj (Versailles) ; Pierre-Yves Benhamou (Grenoble) ; Guy Benoït (Paris Trousseau) ; Philippe Bensaïd (Argenteuil) ; Douraied Bensalem (Brest) ; Amine Benyamina (Villejuif Paul Brousse) ; Etienne Berard (Nice) ; Francis Berenbaum (Paris Saint Antoine) ; Jean-François Bergmann (Paris Lariboisière) ; Françoise Bernaudin (Créteil CHIC) ; Jean-Marie Berthelot (Nantes) ; Nicolas Bertho (Saint Nazaire) ; Céline Berthon (Lille) ; Anne Bertrand (Paris Saint Antoine) ; Dominique Besnier (Saint Nazaire) ; Caroline Besson (Versailles) ; Cecile Bétry (Grenoble) ; Marie Charlotte Bezon (Paris Pitié Salpêtrière) ; Mélanie Bidaut-Garnier (Limoges) ; Thierry Billete de Villemeur (Paris Trousseau) ; Marc Olivier Bitker (Paris Pitié) ; Sarah Bizard (Bezons) ; Philippe Bizouarn (Nantes) ; Jacques Blacher (Hôtel Dieu) ; Hervé Blanchard (Paris Broussais) ; Eloi Blanchet (La Rochelle) ; Geneviève Blanchet-Fourcade (Narbonne) ; Antonia Blanié (Bicêtre) ; Alexandre Bleibtreu (Paris Salpêtrière) ; Hugues Blondon (Versailles) ; Séverine Bobillier (Grenoble) ; Laurent Boccon-Gibod (Académie de chirurgie) ; Jacques Boddaert (Paris Salpêtrière) ; Pascale Bodic-Gabillet (Saint Nazaire) ; Eric Boez (Roubaix) ; Philipp Bohme (Nancy) ; André Boibieux (Lyon) ; Catherine Boileau (Paris Bichat) ; Nicolas Boissel (Paris St Louis) ; Frank Bolandard (Narbonne) ; Jean Michel Boles (Brest) ; Marie-Paule Boncoeur-Martel (Limoges) ; Bruno Boniface (Bicêtre) ; Isabelle Bonnaud (Tours) ; Hélène Bonnaure (Narbonne) ; Anne Laure Borel (Grenoble) ; Cecile Borel (Toulouse) ; Marie Bornes (Paris Tenon) ; Kamel Boubagra (Grenoble) ; Clara Bouché Paris Lariboisière) ; François Boue (Clamart Antoine Béclère) ; Adrien Bouglé (Paris Pitié Salpêtrière) ; Laurence Bouillet (Grenoble) ; Guylhème Bourdat-Michel (Grenoble) ; Bénédicte Bourgeois (Lyon) ; Pierre Bourgeois (Paris Pitié) ; Emmanuelle Bourinet (Dax) ; Olivier Bourron (Paris Salpêtrière) ; Didier Bouscary (Paris Cochin) ; Marie Germaine Bousser (Paris Lariboisière) ; David Boutoille (Nantes) ; Frédéric Bosquet (Paris Salpêtrière) ; Alexandre Boyer (Bordeaux) ; Eilen M Boyle (Lille) ; Fabienne Braye (Lyon) ; Luc Bressolette (Brest) ; Camille Brehin (Toulouse) ; Marlène Brémaud (Saint Nazaire) ; Marc Bretemieux (Président du syndicat des psychiatres des hôpitaux) ; Joël Brie (Limoges) ; Karine Brossard (Saint Nazaire) ; Eric Bruckert (Paris Salpêtrière) ; Fabrice Brunell (Versailles) ; Julie Brunelle (Paris Salpêtrière) ; Joelle Bufarull (Saint Nazaire) ; Thierry Buisson (Narbonne) ; Marie Annick Cadeac (La Rochelle) ; Guillaume Cadiot (Reims) ; Jean-Yves Cahn (Grenoble) ; Dominique Cailloce (Limoges) ; Emmanuelle Caldagués (Nantes) ; Lionel Calvière (Toulouse) ; Sylvie Camadro (Paris Pitié Salpêtrière) ; Marie Dominique Cantal-Dupart (Paris Salpêtrière) ; Marie Cantier (Paris Saint Antoine) ; Gilles Caplain (Créteil Albert Cheneviers) ; José Luis Caravias (Argenteuil) ; Jean-Claude Carel (Paris Robert Debré) ; Alain Cariou (Paris Cochin) ; Sylvie Castaigne (Versailles) ; Marina Cavazzana (Paris Necker) ; Eric Caumes (Paris Salpêtrière) ; Beatrice Cavestri (Roubaix) ; Dominique Cazals Hatem (Clichy Beaujon) ; Philippe Célérier (La Rochelle) ; Christophe Cellier (Paris HEGP) ; Nathalie Chabber-Buffet (Paris Saint Antoine) ; Olivier Chabre (Grenoble) ; Hugues Chabriat (Paris Lariboisière) ; Marie Laure Chadenat (Versailles) ; Emmanuelle Chaigneau (Paris Salpêtrière) ; Lucy Chaillous (Nantes) ; Gilles Chaine (Bobigny Avicenne) ; Zeina Chakhtoura (Paris Pitié Salpêtrière) ; Jean-François Champain (Narbonne) ; Philippe Chancrin (Saint Nazaire) ; Noémie Chanson (Bicêtre) ; Philippe Chanson (Bicêtre) ; Christelle Chantalat-Auger (Bicêtre) ; Béatrice Chapin-Bouscarat (Paris Bichat) ; Pierre Charbonneau (Paris Saint Louis) ; Clément Charbonnel (Versailles) ; Sybil Charrière (Lyon) ; Philippe Charru (Colombes Louis Mourier) ; François Chast (Paris Cochin) ; Catherine Chatain (Grenoble) ; Marie Paule Chauveheid (Paris Bichat) ; Olivier Chazouilleres (Paris Saint Antoine) ; Antoine Cheret (Bicêtre) ; Fabienne Chevalier (Paris Pitié Salpêtrière) ; Antoine Chevalier (Paris Salpêtrière) ; Nicolas Chevalier (Nice) ; Patrice Chevallier (Nantes) ; Jean Daniel Chiche (Cochin) ; Marine Choberty-Bakouline (Grenoble) ; Olivier Chosidow (Créteil Henri Mondor) ; Delphine Chrisment (Dax) ; Cécile Ciangura (Paris Salpêtrière) ; Claire Cimadevilla (Paris Bichat) ; Emmanuelle Clappier (Paris Saint Louis) ; Annick Clement (Paris Trousseau) ; Pierre Cochat (Bron) ; Pierre Cocquet (Narbonne) ; Régis Cohen (Saint Denis) ; Laurent Cohen (Paris Salpêtrière) ; Valérie Coiteux (Lille) ; Philippe Colardelle (Versailles) ; Jean-Philippe Collet (Paris Salpêtrière) ; Philippe Colombat (Tours) ; André Colson (Saint Nazaire) ; Alain Combes (Paris Salpêtrière) ; Rosa Conforti (Paris Salpêtrière) ; Angèle Consoli (Paris Salpêtrière) ; Adrien Contejean (Paris Cochin) ; Raphaële Convers-Domart (Versailles) ; Sébastien Corbel (La Rochelle) ; Jill Core (Toulouse) ; Divi Cornec (Brest) ; Corinne Courtillot (Paris Salpêtrière) ; Régis Coustant (Angers) ; Julie Cosserat (Paris IMM) ; Paul Costille (Lyon) ; Françoise Coutureau (Aubervilliers) ; Agnès Cournede (Limoges) ; Charles Cowan (Dax) ; Pascal Crenn (Garches Raymond Poincaré) ; Béatrice Crikx (Paris Bichat) ; Geneviève Crouzeix (Brest) ; Dominique Crozas (La Rochelle) ; Sophie Crozier (Paris Salpêtrière) ; Stéphane Culine Paris Saint Louis) ; Sophie D’Aguanno (Meulan) ; Sylviane Dalenc (La Rochelle) ; Cédric Dananché (Lyon) ; Sabine Danjou (Paris Salpêtrière) ; Françoise Darcel (Saint Nazaire) ; Roland Dardennes (Paris Saint Anne) ; Anne Sophie Darrigade (Bordeaux) ; Cédric Daubin (Caen) ; Eric Daugas (Paris Bichat) ; Stéphane Dauger (Paris Robert Debré) ; Valérie David (Nantes) ; Isabelle Debaty (Grenoble) ; Thomas de Broucher (Saint-Denis) ; Nathalie De Castro (Paris Saint Louis) ; Eric Deconinck (Besançon) ; Renaud Defebvre (Saint Nazaire) ; Christian De Gennes (Paris Pitié Salpêtrière) ; Vincent Degos (Paris Pitié-Salpêtrière) ; Marc De Kerdanet (Rennes) ; Claire Delage (Bichat) ; Noémie Delage (Clermont Ferrand) ; Vioolette Delaruelle (Paris Pitié Salpêtrière) ; Anne De La Tour (Argenteuil) ; Catherine Delattre-Becowe (Roubaix) ; JeanYves Delattre (Paris Salpêtrière) ; Sébastien Delbes (La Rochelle) ; Sylvie Delehaye (Roubaix) ; Brigitte Delemer (Reims) ; Anne Delgendre (Saint Nazaire) ; Stéphen Delorme (Paris Saint Antoine) ; Alain Delmer (Reims) ; Sophie Demeret (Paris Salpêtrière) ; Christian Denier (Bicêtre) ; Florence Denis (Saint Nazaire) ; Pierre Deny (Garches Raymond Poincaré) ; Sandrine De Pamphilis Cadre paramédicale de pôle (Paris Bichat) ; Patrice Desbordes (Dax) ; Virginie Desforges-Bullet (Versailles) ; Philippe Descamps (Angers) ; Magali Descamps (Angers) ; Vincent Descamp (Paris Bichat) ; Lydia Deschamps (Paris Bichat) ; Anne Descotes (Grenoble) ; Hélène Desmurs-Clavel (Lyon) ; Olivier Detante (Grenoble) ; Laurence Detourmignies (Roubaix) ; Bruno Devergie (Creil) ; Nathalie Dhedin (Paris Saint Louis) ; Sandrine Diard (Saint Nazaire) ; Alain Didier (Toulouse) ; François Dieme (Argenteuil) ; Massimo Di Maio (Nimes) ; Elisabeth Dion (Paris Hôtel Dieu) ; Charles Dionisi (La Rochelle) ; Marie Dior (Colombes Louis Mourier) ; Herve Dombret (Paris St Louis) ; Marie Christine Dombret (Paris Bichat) ; Antoine Dossier (Paris Bichat) ; Ludovic Doucet (Paris Saint Louis) ; Sophie Drapier (Reims) ; Didier Dreyfuss (Colombes Louis Mourier) ; Delphine Drui (Nantes) ; Olivier Drunat (Paris Bretonneau) ; Philippe Duberger (Angers) ; Frédéric Dubrana (Brest) ; Christian Ducerf (Lyon) ; Pierre Henri Ducluzeau (Tours) ; Anne Dulioust (EPSN Fresnes) ; Olivier Dunand (La Réunion CHU Felix Guyon) ; Nicolas Dupin (Paris Cochin) ; Jean Michel Dupont (Cochin) ; Sophie Dupont (Paris Salpêtrière) ; Clémentine Dupuis (Grenoble) ; Delphine Dupuis (La Rochelle) ; Jean-Pierre Dupuychaffray (Angoulême) ; Karine Durand (Limoges) ; Sophie Durand-Roger (Narbonne) ;  Cécile Durant (Nantes) ; Sandrine Durault (Saint Nazaire) ; Guillaume Duthoit (Paris Salpêtrière) ; Christophe Duvoux (Créteil Mondor) ; Patrick Ecollan (Paris Salpêtrière) ; Gilles Edan (Rennes) ; Yves Edel (Paris Salpêtrière) ; Thomas Egenod (Limoges) ; Stéphanie Epelbaum (Paris Salpêtrière) ; Marc Espié (Paris Saint Louis) ; Jean Marc Even (Rochefort) ; Thierry Facon (Lille) ; Anne Faisant (Grenoble) ; Muriel Fartoukh (Paris Tenon) ; Marjaneh Fatemi (Brest) ; Nathalie Fauvergue (Roubaix) ; Isabelle Favre-Wiki (Grenoble) ; Alain Faye (Paris HEGP) ; Patrick Fenichel (Nice) ; Catherine Fermon (Roubaix) ; Hervé Fernandez (Bicêtre) ; Ophélie Ferrant-Azoulay (Versailles) ; Christophe Ferron (Nantes) ; Jean-Noël Fiessinger (Paris HEGP) ; Alain Fischer (Paris Necker) ; Emmanuel Flammand-Roze (Paris Salpêtrière) ; Ana Flitan (La Rochelle) ; Bertrand Fontaine (Paris Salpêtrière) ; Eric Fontaine (Grenoble) ; Jean Etudes Fontan (Bondy Jean Verdier) ; Véronique Forin (Paris Trousseau) ; Philippe Fossati (Paris Pitié-Salpêtrière) ; Edouard Fourcade (Bordeaux) ; Frédéric Fourreau (Angers) ; Gérard Fradet (La Roche sur Yon) ; Anne Franceschini-Mandel (Paris Salpêtrière) ; Hélène François-Pradier (Bicêtre) ; Nathalie Franck (Paris Cochin) ; Ghylaine François (Brest) ; Catherine Frantelle (La Rochelle) ; Nicolas Gaillard (Montpellier) ; Marc Gainnier (Marseille) ; Guillaume Galidié (Argenteuil) ; Nathalie Ganne-Carie (Bondy Jean Verdier) ; Noël Garabédian (Paris Necker) ; Frédéric Garban (Grenoble) ; Catherine Garçon (Paris Salpêtrière) ; Catherine Garnero (Argenteuil) ; Anne Garnier (Toulouse) ; Jacques Gasnault (Bicêtre) ; Thomas Gastine (Nantes) ; Joël Gaudelus (Bondy Jean Verdier) ; Julien Gaudric (Paris Salpêtrière) ; Jean-François Gautier (Paris Lariboisière) ; Gaetan Gavazzi (Grenoble) ; Brice Gayet (Paris Salpêtrière) ; Martine Gayraud (Paris Institut Montsouris) ; Jean-François Geay (Versailles) ; Thomas Geeraerts (Toulouse) ; Claire Georges (Paris Saint Louis) ; Anne Gervais (Paris Bichat) ; Pierre Gibelin (Nice) ; Valérie Gillet (Paris Salpêtrière) ; Olivia Gillion-Boyer (Paris Necker) ; Jacques Gilquin (Paris Hôtel Dieu) ; Philippe Girard (Toulouse) ; Violaine Giraud (Boulogne Ambroise Paré) ; Stéphanie Girault (Limoges) ; Sophie Godard (Angers) ; Gaelle Godeneche (La Rochelle) ; François Goffinet (Paris Cochin) ; Bruno Gombert (La Rochelle) ; Dalinda Gori (Argenteuil) ; Philip Gorwood (Paris Saint Anne) ; Mohand Goudjil (Argenteuil) ; Cécile Goujard (Bicêtre) ; Stéphanie Goulenok (Paris Bichat) ; Marie Pierre Gourin (Limoges) ; Adeline Gouronnec (Paris Salpêtrière) ; Régis Goussiel (La Rochelle) ; Jean-Bernard Gouyon (La Réunion) ; Denis Graber (La Rochelle) ; David Grabli (Salpêtrière) ; Emmanuelle Graf (Saint Nazaire) ; Bernard Granger (Paris Cochin) ; Gilles Grateau (Paris Tenon) ; Julie Graveleau (Saint Nazaire) ; Sandrine Greffard (Paris Salpêtrière) ; Valérie Grégoire (Meaux) ; Rémy Gressin (Grenoble) ; André Grimaldi (Paris Salpêtrière) ; Elisabeth Grimont-Rolland (San Salvadour) ; Alexandre Grinea (Paris Salpêtrière) ; Antoine Gros (Versailles) ; Didier Gruson (Bordeaux) ; Malika Gueday (Paris Bichat) ; Antoine Guedeney (Paris Bichat) ; Fabien Guenole (Caen) ; Antoine Guerder (Paris Salpêtrière) ; Ségolène Guesperen (Bicêtre) ; Celine Guichon (Lyon) ; Bertrand Guidet (Paris Saint Antoine) ; Vincent Guigonis (Limoges) ; Frédéric Guillaume (La Rochelle) ; Pierre Jean Guillausseau (Paris Lariboisière) ; Sophie Guillerm (Paris Saint Louis) ; Benoit Guillon (Nantes) ; Rosine Guimbaud (Toulouse) ; Thomas Guincestre (Roubaix) ; José Guiserix (La Réunion) ; Saloua Hachemi (Paris Bichat) ; Rebecca Haddad (Paris Salpêtrière) ; Samy Hadjadj (Angers) ; Corinne Haioun (Créteil Mondor) ; Marine Halbron (Salpêtrière) ; Caroline Halgouet (Paris Bichat) ; Philippe Halimi (HEGP) ; Albane Hamelin (Saint Nazaire) ; Pascal Hammel (Clichy Beaujon) ; Jacob Hannigsberg (Brest) ; Boris Hansel (Paris Bichat) ; Jérôme Harambat (Bordeaux) ; Julien Haroche (Paris Salpêtrière) ; Agnès Hartemann (Paris Salpêtrière) ; Andreas Hartmann (Paris Salpêtrière) ; Georges Ha Van (Paris Salpêtrière) ; Frédérique Hay (Niort) ;  Isabelle Hazart (Nantes) ; Olivier Heck (Grenoble) ; Leila Hemani (Paris Pitié Salpêtrière) ; Véronique Hentgen (Versailles) ; Bénédicte Héron (Paris Trousseau) ; Diane Héron-Mermin (Bordeaux) ; Olivier Herault (Tours) ; Alexandre Herbland (La Rochelle) ; Diane Héron-Mermin (Bordeaux) ; Jean-Yves Herry (Rennes) ; Baptiste Hervier (Paris Pitié) ; Jean-Michel Hervochon La Rochelle) ; Alexandre Heurgué Reims) ; Ghislaine Hibert (Paris Salpêtrière) ; Khe Hoang Xuan (Paris Salpêtrière) ; Gisèle Hoarau (Paris Salpêtrière) ; Jérôme Hoff (Saint Nazaire) ; Christophe Hommel (Strasbourg) ; Emmanuel Houdart (Paris Lariboisière) ; Francoise Huguet (Toulouse) ; Anne Huyn (Toulouse) ; Ahmed Idbaim (Paris Salpêtrière) ; Richard Isnard (Paris Salpêtrière) ; Arnaud Jaccard (Limoges) ; Sophie Jacqueminet (Paris Salpêtrière) ; Paul Jacquin (Paris Robert Debré) ; Marie Jagot (Saint Nazaire) ; Florent Jamard (Saint Nazaire) ; Henri Jarreau (Paris Cochin) ; Stéphane Jaureguiberry (Paris Pitié Salpêtrière) ; Joël Jenvrin (Nantes) ; Julien Jezequel (Brest) ; Maria Jonas (Saint Nazaire) ; Laurence Josselin (Paris Saint Antoine) ; Anne Jossens (Saint Malo) ; Michael Joubert (Caen) ; Charles Jousselin (Paris Bichat) ; Roland Jouvent (Paris Salpêtrière) ; Christel Jublanc (Paris Salpêtrière) ; Catherine Juge (Argenteuil) ; Véronique Julié (Dreux) ; Jocelyne Just (Paris Trousseau) ; Jean-Pierre Kahn (Nancy) ; Christine Katlama (Paris Salpêtrière) ; Marie-Christine Kayal-Becq (Paris Saint Louis) ; Ly Heang Kim (Limoges) ; Isabelle Kazes (Reims) ; Tania Kharitonnoff (Dax) ; Boris Keren (Paris Salpêtrière) ; Xavier Kieffer (Versailles) ; Hlima Kissi (Bobigny Avicenne) ; Karima Koubaa (Castres Mazamet) ; Michel Krempf (Nantes) ; Frédérique Kuttenn (Paris Salpêtrière) ; François Labadie (Saint Nazaire) ; Pierre Labauge (Montpellier) ; Marc Antoine Labeyrie (Paris Lariboisière) ; Sandrine Lablanche (Grenoble) ; Sandrine Laboureau (Angers) ; Sylvie Labrune (Boulogne Ambroise Paré) ; Philippe Labrune (Clamart Antoine Béclère) ; Hélène Lacroix (Paris Saint Anne) ; Pierre Lafay (Bouguenais CH Daumezon) ; Matthieu Lafaurie (Paris Saint Louis) ; Danielle Laforge (Paris Cochin) ; Julien Lagrandeur (Saint Nazaire) ; Amina Lahlou (Ivry Charles Foix) ; Norbert Lainey (Saint Lo) ; Olivier Lambotte (Bicêtre) ; Christophe Lançon (Marseille) ; Nathalie Landgraf (Creil) ; Bruno Landi (Paris HEGP) ; Jerôme Landrin (Saint Nazaire) ; Annie Lang Cadre de santé Versailles) ; Jeanne Languepin (Limoges) ; Hélène Lanic (Rouen) ; Abdelaziz Larbi (Villejuif Paul Brousse) ; Sandra Larcher (Grenoble) ; Liliane Laroche (Bobigny Avicenne) ; Etienne Larger (Paris Cochin) ; Hubert Lathelize (La Rochelle) ; Virginie Lathus-Rousselet (La Rochelle psychologue) ; Valérie Launay (Saint Nazaire) ; Odile Launay (Paris Cochin) ; Carmen Laurent (Grenoble) ; Christian Lavigne (Angers) ; Maurice Laville (Lyon) ; Philippe Laville (Lyon) ; Sandra Léandri (Paris Pitié- Salpêtrière) ; Yann Lebaleur (Créteil Mondor) ; Sylvie Leberre (Saint Nazaire) ; Jean-Louis Le-Bivic (Sainte) ; Véronique Leblond (Paris Salpêtrière) ;Rozenn Le Boursicaud (Paris Saint Antoine) ; Philippe Lebras (Bicêtre) ; Pascal Lebray (Paris Salpêtrière) ; Laurent Lechowski (Paris Sainte Périne) ; Alderic Lecluse (Angers) ; Dominique Lecompte (Saint Nazaire) ; Pierre Lecomte (Tours) ; Philippe Leconte (Nantes) ; Jocelyne Leconte (Paris Pitié Salpêtrière) ; Laurence Leenhardt (Paris Salpêtrière) ; Antoine Leenhardt (Paris Bichat) ; Véronique Lefebvre Limeil-Brévannes Emile Roux) ; Céline Lefebvre (Angers) ; Maeva Lefebvre (Nantes) ; Nadine Leforestier (Paris Salpêtrière) ; Marie Lefort (Paris Bichat) ; Catherine Le Gall (Argenteuil) ; Guillaume Legendre (Angers) ; Anne Léger (Paris Pitié Salpêtrière) ; Thibaut Leguay (Bordeaux) ; Brigitte Leguillou (Narbonne) ; Delphine Le Joliff (Brest) ; Michel Lejoyeux (Paris Bichat) ; Catherine Llerena (Grenoble) ; Christine Lemaignan (Paris Saint Louis) ; Marie Thérèse Le Martelot (Brest) ; Emilie Lemasle (Rouen) ; Olivier Lemenand (Saint Nazaire) ; Fany Lemercier (Saint Nazaire) ; Virginie Lemiale (Paris Saint Louis) ; Emmanuelle Lemoigne (Brest) ; Sylvie Lemozy (Toulouse) ; Marc Lepeut (Roubaix) ; Bruno Lepluart (Dax) ; Michel Leporrier (Caen) ; Pascale Lepors (Saint Malo) ; Xavier Lepoutre (Roubaix) ; Stéphane Lepretre (Amiens) ; Etienne Leroy-Terquem (Mantes-La-Jolie) ; Xavier Lescure (Paris Bichat) ; Guy Leseche (Paris Bichat) ; Anne Le Strat (Saint Nazaire) ; Chantal Letinturier (Saint Nazaire) ; Erwan L’Her (Brest) ; François L’Hériteau (CPias IdF) ; Renan Libère (Nantes) ; Francis Lifermann (Dax) ; Agnès Linglart (Bicêtre) ; Bernard Livarek (Versailles) ; Brice Lodde (Brest) ; Marion Loirat (Nantes) ; Pierre Lombrail (Bobigny Avicenne) ; Pascale Longuet (Argenteuil) ; Francis Louarn (Créteil Albert Chenevier) ; Sarah Louis-Leonard (Paris Salpêtrière) ; Elsa Lorino (Nantes) ; Catherine Lubetzki (Paris Salpêtrière) ; Françoise Lucet Hidden (Paris Salpêtrière) ; Nathalie Machin (Roubaix) ; Pierre Maciejasz (Roubaix) ; Benoit Maitre (Créteil Mondor) ; Elisabeth Maillart (Salpêtrière) ; Jean-Yves Malbrot (Lyon) ; Nathalie Malgogne (Saint Nazaire) ; Jacqueline Mandelbaum (Paris Tenon) ; Emmanuel Mandonnet (Paris Lariboisière) ; Dominique Maraninchi (Marseille) ; Guillaume Marc (Saint Nazaire) ; Rémi Marianowski (Brest) ; Jean-Paul Marie (Rouen) ; Xavier Mariette (Bicêtre) ; Ludovic Marin (Angers) ; Gerald Marit (Bordeaux) ; Sophie Marque (Corbeil CH Sud Francilien) ; Donnata Marra (Paris Salpêtrière) ; Michel Marre (Paris Bichat) ; Eric Marsaudon (Ploermel) ; Philippe Marteau (Paris Saint Antoine) ; Hélène Martelli (Bicêtre) ; Bénédicte Martignac (Saint Nazaire) ; Antoine Martin (Bobigny Avicenne) ; Florence Martinez (Saint Nazaire) ; Jacques Martini (Toulouse) ; Agathe Massen (Nantes) ; Philippe Mateu (Reims) ; Bernard Matharan (Dax) ; Sophie Matheron (Paris Bichat) ; Alexis Mathian (Paris Salpêtière) ; Marie-Bénédicte Matignon (Créteil Mondor) ; Yves Maugars (Nantes) ; Didier Mayeur (Versailles) ; Dominique Mazier (Paris Salpêtrière) ; Bruno Mégarbane (Paris Lariboisière) ; Mathilde de Menthon (Bicêtre) ; Alain Mercat (Angers) ; Philipe Meriot (Brest) ; Hélène Merle-Beral (Paris Salpêtrière) ; Oriane Merot (Saint Nazaire) ; Philippe Merviel (Brest) ; Valérie Mesnage (Paris Saint Antoine) ; Tahar Messaoud (Lyon) ; Jonathan Messika (Colombes Louis Mourier) ; Sylvie Metairie (Nantes) ; Lucie Metzger (Saint Nazaire) ; Stefan Michlovsky (Limoges) ; Maguy Michel (Versailles) ; Laure Michel (Nantes) ; Agnès Michon (Paris Salpêtrière) ; Juliette Mielcarek-Lisak (Saint Nazaire) ; Philippe Mignon (Limoges) ; Antoine Milhem (La Rochelle) ; Olivier Milleron (Paris Bichat) ; Noël Milpied (Bordeaux) ; Fanny Mochel (Paris Salpêtrière) ; Claire Moisan (Saint Nazaire) ; Françoise Monceaux (Orléans) ; Xavier Monnet (Bicêtre) ; Chantal Monzat (Paris Salpêtrière) ; Gilles Montalescot (Paris Salpêtrière) ; Philippe Moreau (Nantes) ; Olivier Moreaud (Grenoble) ; Véronique Morel (Paris Salpêtrière) ; Lylia Morel (Colombes Louis Mourier) ; Julia Morera (Caen) ; Anne Sophie Morin (Bondy Jean Verdier) ; Nadine Morineau (Vendée CHD) ; Julian Moro (Versailles) ; Emmanuel Mortier (Colombes Louis Mourier) ; Philippe Moulin (Lyon) ; Valérie Moulin (La Rochelle) ; Claire Moulinoux (Saint Nazaire) ; Maud Mosset Hovaere (Dax) ; Pierre Etienne Moussot Narbonne) ; Laure Moutard Paris (Trousseau) ; Luc Mouthon (Paris Cochin) ; Séverine Moynat ; Marie Mueller (Grenoble) ; Nathalie Mugnier (Brest) ; Corinne Muguet (Saint Nazaire) ; Caroline Mura (Castres-Mazamet) ; Lucile Musset (Paris Salpêtrière) ; Lynda M’Silti (Villejuif Paul Brousse) ; Aexandra Nadaj-Pakeza (Angers) ; Jean Naudin (Marseille) ; Jean-Philippe Neau (Poitiers) ; Isabelle Nègre (Bicêtre) ; Pascale Nesme-Meyer (Lyon) ; Julien Neumann (Narbonne) ; Patrick Niaudet (Paris Necker) ; Chantal Nifle (Versailles) ; Isabelle Nion (Paris Saint Antoine) ; Israël Nisand (Strasbourg) ; Patrick Nivet (Libourne) ; Sylvie Nivot–Adamiak (Rennes) ; Thai Binh Nguyen (Limoges) ; Stephanie Nguyen (Paris Salpêtrière) ; Michel Nonent (Brest) ; Saad Nseir (Lille) ; Georges Offenstadt (Paris Saint Antoine) ; Jean Marc Olivot (Toulouse) ; Sylvie Ollier (Toulouse) ; Hubert Oro (Argenteuil) ; Stéphane Orsel (Limoges) ; Eric Orvain (Castres Mazamet) ; Samantha Oses (Limoges) ; David Osnau (Bicêtre) ; Francisco Osorio-Perez (Dax) ; Nathalie Osinski (Paris Pitié Salpêtrière) ; Caroline Oudot-Challard (Limoges) ; Abdelamek Ouguergouz (Carcassonne) ; Hervé Outin (Poissy) ; Bernard Page (Boulogne Ambroise Paré) ; Anne Pagnier (Grenoble) ; Sylvain Palat (Limoges) ; Valérie Panier (La Rochelle) ; Caroline Papeix (Paris Salpêtrière) ; Pascal Papillon (Dreux) ; Thomas Papo (Paris Bichat) ; Gerard Partouche (Paris Bichat) ; Florence Pascual (Saint Nazaire) ; Marlène Pasquet (Toulouse) ; Sophie Paulhac (Limoges) ; Rodolphe Paulon (Castres Mazamet) ; Vivien Pautot (Angers) ; Antoine Pelissolo (Créteil Mondor) ; Patrick Pelloux (Paris Necker) ; Alfred Penfornis (Corbeil CH Sud Francilien) ; Jean-Loup Pennaforte (Reims) ; Amélie Penot (Limoges) ; Marine Peres-Legros (Saint Nazaire) ; Thomas Perpoint (Lyon) ; Geoffroy Petit (Castres Mazamet) ; Renaud Péquignot (Saint Maurice président d’Avenir Hospitalier) ; François Perrin (Saint Nazaire) ; Antoine Petit (Paris Saint Louis) ; Fabienne Pham Van (Paris Bichat) ; Robert Philippe (IFCS Lorrain) ; Georges Picherot (Nantes) ; Audrey Pichon (Versailles) ; Fernando Pico (Versailles) ; Christine Piertement (Reims) ; Christophe Piguet (Limoges) ; Isabelle Pin (Grenoble) ; Gaël Piton (Besançon) ; Isabelle Plantier (Roubaix) ; Dominique Plantaz (Grenoble) ; Pierre Plissonneau (Saint Nazaire) ; Catherine Poirot (Paris Saint Louis) ; Julien Poissy (Lille) ; Benoit Polack (Grenoble) ; Michel Polak (Paris Necker) ; Marc Polivka (Paris Lariboisière) ; Loïc de Pontual (Bondy Jean Verdier) ; Marc Popelier (Paris Salpêtrière) ; Lydie Porte (Toulouse) ; Edith Poste Ollitrault (Brest) ; François Pousset (Paris Salpêtrière) ; Thierry Poynard (Paris Salpêtrière) ; Pascal Pradier (Narbonne) ; Coraline Prebet (Paris Tenon) ; Dominique Prindey (Nice) ; Frank Priou (Vendée CHD) ; Luc Prouvoost (Grenoble) ; Laurent Prudhomme (Castres Mazamet) ; Louis Puybasset (Paris Salpêtrière) ; Marie Raffin (Paris Salpêtière) ; Marie Laure Raffin–Sanson (Boulogne Ambroise Paré) ; Emmanuel Raffoux (Paris Saint Louis) ; Victoria Raggueneau (Versailles) ; Bruno Ranchin (Lyon) ; Gérald Raverot (Lyon) ; Agathe Raynaud (Paris Bichat) ; Gérard Reach (Bobigny Avicennes) ; Christian Recher (Toulouse) ; Sandra Redor (Saint Nazaire) ; Nicolas Regenet (Nantes) ; Eric Renard (Montpellier) ; Rachel Reynaud (Marseille) ; Sylvain Renolleau (Paris Necker) ; Yves Reznik (Caen) ; Christian Richard (Bicêtre) ; Odile Richard (Saint Nazaire) ; Caroline Richard (Versailles) ; Hélène Ricordeau (Nantes) ; Edwige Rigal (Lyon) ; Vincent Rigalleau (Bordeaux) ; Aude Rigolet (Paris Salpêtrière) ; Christophe Rioux (Bichat) ; Jean-Pierre Riveline (Paris Lariboisière) ; Emeline Riverain-Gillet (Versailles) ; Michel Robaszkiewicz (Brest) ; Gilberte Robin (Paris Rothschild) ; Claude Roche-Desbordes (Dax) ; Anne Rod (Caen) ; Patrice Rodien (Angers) ; Diana Rodriguez (Paris Trousseau) ; Vincent Rohmer (Angers) ; Delphine Romain (Versailles) ; Nadia Rosencher (Paris Cochin) ; Benjamin Rothiot (Roubaix) ; Tiphaine Rouaud (Nantes) ; Nathalie Roudaut (Brest) ; Florence Roullet (Vannes) ; Dominique Rousseau (Saint Nazaire) ; Sylvaine Rousseau (Roubaix) ; Raphaël Rousseau (Rochefort) ; Ronan Roussel (Paris Bichat) ; Philippe Rousselot (Versailles) ; Daniel Roux (Colombes Louis Mourier) ; Isabelle Roy (Paris Saint Anne) ; Pierre-Marie Roy (Angers) ; Aurélie Rubio (Grenoble) ; David Saadoun (Paris Pitié) ; Denis Sablot (Perpignan) ; Marie Said-Menthon (Thonon Les Bains. Hôpitaux du Leman) ; Olivier Saint Jean (Paris HEGP) ; Thierry Sainte-Marie (Villejuif Paul Brousse) ; François Salachas (Paris Salpêtrière) ; Mohamed Saleh (Limoges) ; Gilles Salles (Lyon) ; Remi Salomon (Paris Necker) ; Marc Samama (Paris Cochin) ; Marc Sanson (Paris Salpêtrière) ; Bruno Sassolas (Brest) ; Anne Séchet (Niort) ; Philippe Seksik (Paris Saint Antoine) ; Nicolas Sellier Bobigny (Avicennes) ; Dominique Seret-Begué (Gonesse) ; Laure Serresse (Paris Salpêtrière) ; Alain Serrie (Paris Lariboisière) ; Jérôme Servan (Versailles) ; Laura Seurin (Roubaix) ; Jean-Pierre Siffrot (Paris Trousseau) ; Vivien Signorotti (La Rochelle) ; Benjamin Silbermann (Paris Olivier) ; Dominique Sitruk (Argenteuil) ; Alain Sobel (Paris Hôtel Dieu) ; Emmanuel Sonnet (Brest) ; Romain Sonneville (Paris Bichat) ; Laetitia Souchet (Paris Salpêtrière) ; Jean Claude Soufir (Paris Cochin) ; Vanessa Soulier (Lyon) ; Mario Speranza (Versailles) ; François Stenhouwer (Roubaix) ; Tanya Stokovic (Paris Salpêtrière) ; Felipe Suarez (Paris Necker) ; Benjamin Subran (Bicêtre) ; Pierre Sujobert (Lyon) ; Antoine Tabarin (Bordeaux) ; Pierre Taboulet (Paris Saint Louis) ; Abdelilah Tahir (Limoges) ; Valérie Talbart (Versailles) ; Corinne Tamames (Paris Pitié Salpêtrière) ; Fabienne Tamion (Rouen) ; Didier Tandé (Brest) ; Manuel Valente Tavares (Reims) ; Christine Terré (Versailles) ; Louis Terriou (Lille) ; Raphaël Tessier (Brest) ; Remy Tessier (Castres Mazamet) ; Louis Texeira (Paris Saint Louis) ; Matthieu Ternois (Roubaix) ; Nicolas Terzi (Grenoble) ; Eric Thervet (Paris HEGP) ; Florence Thibaut (Paris Cochin) ; Myriam Thiébaut (Brest) ; Annick Thirouart (La Rochelle) ; Lionel Thivard (Paris Salpêtrière) ; Daniel Thomas (Paris Salpêtrière) ; Xavier Thomas (Lyon) ; Jean François Thuan (Narbonne) ; Philippe Thuillier ; José Timsit (Paris Cochin) ; Jean François Timsit (Paris Bichat) ; Barbara Tisseron (Orléans) ; Jean Marie Tonnelier (Brest) ; Philippe Touraine (Paris Salpêtrière) ; Florence Travert (Paris Bichat) ; Erwan Treillet (Paris Lariboisière) ; Jacques Trévidic (Président de la Confédération des praticiens des hôpitaux et d’Action praticiens Hôpital) ; Christophe Trivalle (Villejuif Paul Brousse) ; Anne Isabelle Tropéano (Paris HEGP) ; Charlotte Trouillet (La Rochelle) ; Michel Tsimaratos (Marseille) ; Roland Tubiana (Paris Salpêtrière) ; Pascal Turlure (Limoges) ; Thierry Urban (Angers) ; Cédric Urbanczyk (La Rochelle) ; Madalina Uzunov (Paris Salpêtrière) ; Paul Elie Valensi (Bondy Jean Verdier) ; René Valero (Marseille) ; Dominique Valeyre (Bobigny Avicenne) ; Dominique Valla (Paris Bichat) ; Dorothée Vallois (Paris Bichat) ; Clément Vanbaelinghem (Roubaix) ; Xavier Van Damme (La Rochelle) ; Rdu Loan Vanica (Argenteuil) ; Laurent Vautier (Paris Bichat) ; Rachel Verbrugghe (Paris Salpêtrière) ; Jean-Marie Verdier (Saint Nazaire) ; Caroline Vergnes (Saint Nazaire) ; Marc Verin (Rennes) ; Jean-Paul Vernant (Paris Salpêtrière) ; Marc Verny (Paris Salpêtrière) ; Christophe Verny (Angers) ; Virginie Verrier (La Rochelle) ; Séverine Veyrieres (Argenteuil) ; Karine Viala (Paris Salpêtrière) ; Jean-Paul Viard (Paris Hôtel Dieu) ; Tiphaine Vidal-Trécan (Paris Lariboisière) ; Karina Vilhem (Dax) ; Marie Vincent (Nantes) ; Claude Virtos (Dreux) ; Angélique Voisin (Limoges) ; Sophie Voisin (Toulouse) ; Julien Vouillarnet (Lyon) ; Raphaël Wagner (Saint Nazaire) ; Thomas Walter (Lyon) ; David Weisenburger (Paris Saint Antoine) ; Laurence Weiss (Paris HEGP) ; Michel Wesoluch (Saint Nazaire) ; Adeline Wibaux (Roubaix) ; Bernard Willemin (Hagueneau) ; Lise Willems (Paris Cochin) ; Jean-Claude Willer (Paris Salpêtrière) ; Genevieve Wilson-Plat (Toulouse) ; Chantal Wood (Limoges) ; Stéphane Workinen (Lyon) ; Yann Wuthrich (Rochefort) ; Ibrahim Yacoub-Agha (Lille) ; Catherine Yardin (Limoges) ; Alain Yelnik (Paris Lariboisière) ; Marion Yger (Paris Saint Antoine) ; Jacques Yguel (Avesnes sur Helpe) ; Loic Ysebaert (Toulouse) ; Jean Ralph Zahar (Angers) ; Touriya Zaoui (Paris Bichat) ; Anne Céline Zeghoudi (Versailles) ; Ariane Zelinsky (Niort) ; Jean-Marc Zini (Paris Saint Louis) ; Jean Marc Ziza (Paris CH de La Croix Saint Simon) ; Benjamin Zuber (Versailles).

Nouveau «Conseiller Stratégique Santé» de l’Hôpital Américain: Arnold Munnich, généticien

Bonjour

L’avenir est-il à l’ouest ? Nous l’avions connu dans les vieux étages de l’hôpital Necker, derrière Le Monde de la rue Falguière – puis au Palais de l’Elysée (2007-2012). Il faudra dorénavant aller à l’Américain de Paris 1 pour continuer à échanger avec cette personnalité riche et atypique 2 : Arnold Munnich, 67 ans, vient d’y être nommé « Conseiller Stratégique Santé ». « Pédiatre, généticien, il est également le créateur et chef du département de génétique médicale de l’Hôpital Necker-Enfants malades de Paris, ainsi que Président du conseil d’administration de l’Institut des maladies génétiques, Imagine. Il fut également conseiller à la Présidence de la République de 2007 à 2012 pour la recherche biomédicale » souligne son nouvel employeur.

C’est ici la conséquence de changements significatifs au sein du comité de direction de l’Américain, sous l’impulsion du Pr Robert Sigal, nommé Directeur Général en mars dernier, et de son « Conseil des Gouverneurs ». « Des personnalités emblématiques connues et reconnues dans leur domaine, au plus haut niveau médical et technologique,  font leur entrée dans la direction de l’établissement » nous explique-t-on.

Outre Arnold Munnich, notamment : Mario Di Palma, nommé Directeur des Affaires Médicales. « Oncologue, il a créé le département Ambulatoire de l’Institut Gustave Roussy, explique-t-on. Il est également Vice-Président de la commission Scientifique des Essais Thérapeutiques de Gustave Roussy et co-président du réseau territorial de cancérologie, gériatrie et soins palliatifs, Onco04. Enfin, il est membre du Comité d’éthique de la Ligue Nationale contre le cancer.

Loin de Necker, on aimerait d’ores et déjà connaître le point de vue du Pr Munnich sur la politique de diagnostic prénatal mise en œuvre à l’Américain.

A demain

1 Crée en 1906, l’Hôpital Américain de Paris se présente comme « un établissement privé à but non lucratif reconnu d’utilité publique, qui a pour mission de délivrer le meilleur des pratiques médicales françaises et américaines à ses patients français et internationaux ». Il ajoute : « bénéficier d’une double reconnaissance française et américaine en matière de qualité des soins par la Haute Autorité de Santé et par The Joint Commission selon les normes appliquées aux Etats-Unis ». « En janvier 2017, avec l’acquisition du Centre Clinique de la Porte de Saint-Cloud, l’Hôpital Américain de Paris a renforcé son offre pour une prise en charge complète en cancérologie » précise-t-il.

2 « ‘’La génétique est-elle inhumaine ?’’ Voici les réponses d’Arnold Munnich (et du Lévitique) » Journalisme et santé publique » 3 juillet 2014

Vingt minutes par patient et promotion de l’hypnose clinique : étrange médecine helvétique

Bonjour

A quoi tient le charme de la Confédération helvétique ? Vingt minutes par patient, ni plus, ni moins. C’est la durée que doivent désormais respecter les médecins suisses pour leurs consultations. C’est ce que nous explique le quotidien national suisse « Le Matin » repris, de ce côté-ci du Léman, par Le Quotidien du Médecin. Le Matin, qui explique que les médecins se révoltent devant cette « médecine au chronomètre » :

« Depuis le 1er janvier, la consultation médicale de base est en effet limitée à 20 minutes, aussi bien pour les spécialistes que pour les généralistes. Explosion des coûts de la santé oblige, le Conseil fédéral a en effet adopté une série de mesures qui devraient permettre des économies de l’ordre de 470 millions de francs [suisses]par an, soit environ 1,5% des primes d’assurance-maladie. Berne entend ainsi «corriger des prestations surévaluées, réduire les incitations indésirables et augmenter la transparence». Mesures prises unilatéralement par l’exécutif fédéral, faute d’accord sur une révision globale entre les partenaires tarifaires, qui incluent notamment les médecins, les assureurs et les hôpitaux (…)

« Mais le gros morceau que ne parviennent pas à digérer les médecins est la limitation de la consultation de base à 20 minutes, respectivement 30 minutes pour les enfants et personnes âgées (ainsi que pour certains patients «présentant des besoins plus élevés», pour autant que cela soit motivé auprès de l’assureur).

Qui paiera le prix en cas de dépassement du temps? «Soit le médecin devra renoncer à facturer le surplus, soit il débordera et le patient courra le risque que la facture ne soit que partiellement remboursée», anticipe Pierre-Alain Schneider, président de la Société médicale de la Suisse romande (SMSR). Ce qui impliquerait une médecine à deux vitesses, où seuls les nantis peuvent bénéficier de longs entretiens médicaux. Des craintes balayées par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), qui précise que les spécialistes peuvent facturer des prestations supplémentaires pour des conseils médicaux spécifiques allant au-delà de la portée de la consultation de base. »

Et dans le même temps cette invitation adressée à la presse par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) : « L’hypnose clinique hospitalière : présentation du programme des HUG assistez à une séance en direct ». On apprend à cette occasion que les célèbres HUG ont lancé en 2017 un vaste programme de formation à l’hypnose clinique – et ce « à destination de leurs médecins et de leur personnel soignant ». Les premiers professionnels formés au Programme Hypnose HUG (PHH) recevront leur certification le 27 janvier prochain. Ils pourront alors « appliquer dans leur pratique de soin quotidienne l’hypnose clinique hospitalière et la communication thérapeutique ». Les HUG souhaitent désormais promouvoir très largement l’hypnose clinique. Ils estiment  avoir besoin de former 10% de leur personnel médico-soignant des services de soins, d’ici à 2020.

Il n’est pas toujours simple, en France, comprendre la pratique de la médecine dans la Confédération helvétique.

A demain

 

 

Le suicide d’un neurochirurgien. « Au CHU de Grenoble la rumeur circule vite et bien »

Bonjour

Agnès Buzyn a tenu parole. La ministre des Solidarités et de la Santé a rendu public le rapport sur le CHU de Grenoble – rapport demandé à Edouard Couty, médiateur national, après le suicide d’un neurochirurgien, brillant, de cet établissement. On trouvera ici ce document dérangeant autant qu’éclairant.

Nous avions, sur ce blog, traité de ce douloureux dossier le 21 décembre dernier. A l’Assemblée nationale, le médecin et député (LREM, Isère) Olivier Véran venait de poser une question à Agnès Buzyn. Question délicate concernant les tensions et difficultés récurrentes qui prévalent au sein du CHU Grenoble Alpes. Réponse de la ministre :

« Il y a quelques semaines, le CHU de Grenoble a fait face à une situation dramatique : le suicide d’un praticien hospitalier. Dès que j’en ai été informée, j’ai diligenté le médiateur national, Edouard Couty, pour me faire un rapport sur la situation. Ce rapport, que je rendrai public prochainement, a  permis de mettre en lumière des situations de harcèlement au sein de cet établissement. Encore aujourd’hui, des praticiens nous ont fait remontrer des difficultés et des tensions, la pédiatrie étant la dernière en date. Je rencontrerai début janvier la directrice générale du CHU de Grenoble, le président de la commission médicale d’établissement et le doyen de la faculté de médecine. »

Harcèlement et maltraitance

L’association nationale Jean-Louis Mégnien de lutte contre la maltraitance et le harcèlement au sein de l’hôpital public avait alors pleinement saisi la portée de cette déclaration.  Observant qu’Agnès Buzyn confirmait la gravité des faits de maltraitance et de harcèlement survenus dans cet établissement elle ajoutait constater « que la ministre sort du déni manifesté habituellement par les autorités sanitaires et les pouvoirs publics devant de tels faits ». « La ministre a le courage d’appeler ces faits par leur nom, de les dénoncer avec détermination et d’envisager des mesures énergiques pour y faire face » notait-elle encore.

Nous attendions, depuis, la publication du document d’Edouard Couty sur le CHU ainsi visé. Le rapport et les mesures qui suivraient. Voici donc le rapport. Extraits :

«  Le suicide d’un jeune neurochirurgien sur son lieu de travail, au bloc opératoire, au CHU de Grenoble a profondément marqué tous les professionnels de cet établissement. Ce drame a fait émerger les situations d’autres professionnels en difficulté, quelques-unes de ces situations ayant été, par ailleurs, signalées au médiateur national (…)

« Le docteur Laurent S. qui venait de signer, le 25 octobre, son contrat de praticien hospitalier soit quelques jours avant son geste fatal, occupait au sein du service de neuro chirurgie une position exceptionnelle, on dit qu’il « portait la neurochirurgie ». Les tableaux de garde montrent un très fort investissement de sa part en plus de sa présence quotidienne sur des plages horaires étendues, par ailleurs ses activités opératoires étaient très importantes, il assurait le plus gros volume d’activité dans ce service. Il était très apprécié par les patients et les parents de jeunes patients qu’il prenait en charge et par les praticiens des établissements périphériques qui l’appelaient pour des conseils, il était également très aimé de tous les professionnels avec lesquels il travaillait et apprécié de la plupart de ses confrères au CHU. Sa grande disponibilité pour tous et à tout moment est unanimement saluée. Ses obsèques ont été un grand moment d’émotion pour les très nombreux professionnels présents, sa disparition a profondément traumatisé les équipes proches et au-delà tous les jeunes étudiants, internes, CCA et PH de l’établissement. (…)

Choix du lieu

« La lettre qu’il a laissée montre, au dire des personnes qui ont pu en prendre connaissance, qu’il a été poussé par des motifs personnels. Il n’en reste pas moins que le choix du lieu a une signification. Il apparait que les responsables de proximité (service et pôle) ou institutionnels (CME, DG) n’ont pas eu connaissance de signaux ou d’appels de sa part dans les mois et les jours précédant le passage à l’acte. Brillant chirurgien, ce jeune homme de 36 ans avait une ambition universitaire et préparait un passage devant le CNU d’anatomie. Chacun reconnait sa rigueur et son exigence professionnelle, certains disent même que « c’était un perfectionniste ». Il a finalement renoncé à la présentation devant le CNU d’anatomie estimant qu’il était insuffisamment préparé et il a, semble-t-il, renoncé à entrer dans la voix hospitalo-universitaire. On peut raisonnablement penser que l’activité clinique considérable qu’il avait et sa très grande disponibilité pour les autres ne lui ont pas permis de se préparer comme il l’estimait nécessaire à une épreuve difficile. Ce renoncement a certainement été douloureux pour lui. Par ailleurs et sur un plan organisationnel, ce drame a fait ressurgir les difficultés rencontrées lors de la mise en application de la décision de réformer l’organisation du bloc opératoire de l’hôpital nord qui comporte 35 salles dont 4 salles d’urgence (…)

« Le drame et sa forte dimension affective sont arrivés sur un terrain déjà ébranlé par une réforme vécue comme imposée d’en haut. Le traumatisme qui en résulte est profond. Il interroge, pour tous les professionnels concernés par le fonctionnement des blocs opératoires, le thème de la qualité de vie au travail. Pour ces équipes, cette question mérite une attention particulière : écoute, considération, concertation et accompagnement. Les groupes de paroles réunis à l’initiative de la cellule médico psychologique (CUMP) immédiatement après les évènements font ressortir un malaise peut être plus large, les personnels expriment leur souffrance ainsi : « ce drame c’est l’hôpital de Grenoble» (…)

Situation délétère

« Il est clair que ce conflit rejaillit sur la prise en charge des malades et sur l’ensemble des professionnels du service cadres et infirmiers notamment au point de cliver les équipes et de générer de la souffrance au travail. Cette situation délétère n’est pas acceptable et ne peut pas durer. Au cours de la mission d’autres conflits, maltraitance ou cas de souffrance au travail ont été signalés dans d’autres services du CHU sans que ces situations aient pu être explorées afin de s’assurer de la réalité ou de l’acuité des problèmes. Des praticiens hospitaliers en souffrance dans différents secteurs (neurologie, biologie, pharmacie, service qualité, odontologie….) ont fait état de difficultés de communication, d’absence de considération ou de participation voire de harcèlement moral sans que cela ait été formellement établi par la mission faute de temps. (…)

« Cette mauvaise communication induit des incompréhensions et des réactions de perte de confiance ou même de défiance totale par rapport aux responsables institutionnels qui ont ensuite des difficultés à conduire les changements nécessaires. Enfin cette mauvaise communication fait place à la rumeur dont l’effet destructeur et délétère est vérifié, surtout lorsqu’elle est dirigée contre des personnes. Au CHU de Grenoble la rumeur circule vite et bien. »

Mêmes causes, mêmes effets. Ne pas, ne plus, rester dans le confinement de l’entre-soi hospitalier. On attend la suite. A commencer par celle que donnera le pouvoir exécutif. A Grenoble comme partout où les rumeurs circulent – et où on laisse de tels abcès se collecter.

A demain

 

 

« Etat végétatif persistant » au CHRU de Nancy : que dira, cette fois, le Conseil d’Etat ?

Bonjour

Nouveau drame, nouveaux déchirements. L’Agence France Presse nous apprend que le Conseil d’Etat examinait, ce jeudi 28 décembre, le « cas d’Inès ». Inès, âgée de 15 ans et depuis juin 2014 dans un « état végétatif persistant ». Inès au cœur d’une bataille judiciaire opposant ses parents au centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy.

Le 7 décembre, la justice a donné raison au CHRU qui souhaite « laisser mourir la jeune fille ». « Celle-ci souffre d’une maladie neuromusculaire auto-immune et elle est hospitalisée à la suite d’une crise cardiaque » rapporte l’AFP. Or les parents d’Inès s’opposent à la décision du CHU. « Ils veulent qu’on maintienne leur fille en vie, car ils veulent croire en une guérison » explique Me Frédéric Berna, leur avocat. Des parents persuadés que leur fille est encore capable de certains mouvements – volontaires selon eux. Des mouvements réflexes affirment les médecins.

Que peut la justice ? Trois experts, mandatés par le tribunal administratif, ont estimé qu’Inès était plongée « dans un état végétatif persistant » et qu’elle « n’a pas et n’aura plus jamais la capacité d’établir le moindre contact » avec ses proches. Que peut la médecine ? Le CHRU de Nancy a lancé une « procédure collégiale » visant à arrêter les soins. Les parents avaient saisi la justice administrative s’y opposer. Ils avaient quinze jours pour contester la décision du tribunal administratif de Nancy devant le conseil d’Etat, ce qu’ils ont fait.

« Trois juges siègent à l’audience jeudi, une exception qui traduit la sensibilité de l’affaire, un seul juge étant habituellement désigné, nous explique l’AFP. Par ailleurs, le président de la section des contentieux, Bernard Stirn, est présent à l’audience, qui se tient à huis clos. » Au vu de la décision (controversée) du Conseil d’Etat dans l’affaire Vincent Lambert le doute n’est guère permis.

Le CHRU de Nancy « ne prendra aucune décision hâtive » et attendra « évidemment » un éventuel arrêt du Conseil d’Etat avant d’arrêter les soins, avait préalablement déclaré à l’AFP l’avocat de l’hôpital, Me Bertrand Marrion. « Le mieux pour Inès serait d’avoir un consensus général. Peut-être qu’avec toutes ces prises de position, d’experts et de tribunaux, les parents reviendront sur leur opposition », a-t-il espéré. On peut toujours, contre vents et marées, espérer.

A demain

 

La bien troublante histoire de la patiente retrouvée morte dans l’ascenseur du CHRU de Lille

Bonjour

Une enquête vient d’être ouverte pour « recherche des causes de la mort » après la découverte le jour de Noël du corps sans vie d’une patiente de 53 ans – découverte dans un ascenseur du centre hospitalier régional universitaire de Lille.

Comment comprendre ? Cette personne avait « fugué de sa chambre de l’hôpital Claude Huriez dans la soirée de samedi à dimanche en y laissant ses effets personnels et sa disparition a été signalée par les équipes soignantes à la police », a affirmé le service de communication de l’hôpital.

Mais encore ? Cette disparition « a été considérée par l’équipe soignante comme inquiétante puisque cette patiente devait poursuivre son hospitalisation et qu’il y avait un risque pour son état de santé », a ajouté cette source. N’était-ce pas le moins ?

En savoir plus ? « Des recherches ont été menées avec la police et la famille pour retrouver cette dame » qui était hospitalisée dans un service de maladies de l’appareil digestif. La patiente a finalement « été retrouvée à 7 heures lundi matin dans un ascenseur du CHR. Les causes de sa mort sont pour l’heure inconnues », a confié à l’AFP une source policière.

Accepter cette version des faits ? Le CHRU de Lille affirme ignorer depuis combien de temps cette patiente se trouvait dans cet ascenseur réservé au personnel. La Voix du Nord fait état de la détresse extrême de la famille. Cette dernière aurait été « laissée dans l’ignorance durant six heures » – et ce alors même que le corps avait déjà été retrouvé. Selon le parquet de Lille, une autopsie devait être pratiquée au lendemain de Noël.

La patiente se prénommait Fabienne

A demain