Canicule, théâtre et politique : les journalistes invités à «tendre leur micro» à la ministre

Bonjour

Trop en faire/Ne pas en faire assez. Ne pas quitter la scène au risque, demain, d’être accusé. A l’heure où ces lignes sont écrites Agnès Buzyn devait se reposer être en Corse. C’était compter sans une météo que le maître des horloges, en notre fort de Brégançon, ne maîtrise pas. Ce qui donne ce mail réservé à la presse. Intitulé : « Déplacement Canicule » (sic). Texte :

« Rencontre de Madame Agnès Buzyn  avec les professionnels de santé libéraux à la Maison de Santé Pluridisciplinaire de Ménilmontant ». Paris 20ème. Ce sera demain mardi 7 août.»   Moins d’une heure, images en boîte et l’affaire sera pliée. 15 h: arrivée à la MSP de Ménilmontant – 22 rue des Plâtrières Paris 20ème ; 15h05: visite et présentation de la structure par le Dr Antonin Mathieu; 15h45 : Point Presse (micros tendus)

Passons au lendemain: 

« Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé, réunira l’ensemble des acteurs concernés par le dispositif canicule lors de la réunion de sécurité sanitaire. Ce sera le 8 août 2018, à 9h00 (ministère des Solidarités et de la santé – 11 bis avenue Lowendal, 75007 Paris. Cette réunion sera l’occasion de dresser un premier bilan de l’organisation du dispositif caniculaire alors que les températures chutent durablement » fait-on savoir dans l’entourage de la ministre. »

 Et encore, à l’attention des journalistes : «  »Tour image » à la fin de la réunion vers 9h55. Micro-tendu à l’issue, à 10h 00 ».

A demain

 

 

 

 

 

 

 

Canicule : en vacances en Corse, Mme Buzyn fait savoir qu’elle ne «débranchera» pas

Bonjour

« Ministres en repos : silence, ne pas déranger». A la sortie du dernier conseil des ministres de la saison, vendredi 3 août, Emmanuel Macron a expliqué au gouvernement que les vacances sont faites avant tout pour « se reposer ». A condition de rester « en veille permanente pour préparer la rentrée ».

« Après une année de travail intense, le président de la République, son premier ministre, Edouard Philippe, et tous les ministres ont donc pris le chemin des villégiatures, explique Le Monde (Virginie Malingre). Loin de Paris et des derniers soubresauts de l’affaire Benalla. A la merci d’un incendie ravageur ou d’une canicule meurtrière, ils savent néanmoins qu’on peut les rappeler à tout moment, si l’actualité l’exige. »

Où l’on voit que des leçons peuvent être tirées. Et que des images de télévision devraient être gravées aux panthéons de la réduction des risques et des écoles de journalisme. Comme celles diffusées au plus fort de la canicule de 2003 où l’on voit le ministre de la Santé, Jean-François Mattei au journal de TF1. Il répond aux questions, vêtu d’un polo, depuis le jardin rafraîchissant de sa maison de vacances, proche de la Méditerranée. Images voulant rassurer.

Corse, la grande misère hospitalière

Images désastreuses qui précéderont bientôt de violentes polémiques politiques et quelques méchants règlements de compte.

Quinze ans plus tard. Agnès Buzyn,  ministre des Solidarités et de la santé fait savoir qu’elle quittera Paris que lundi 6 août pour gagner son lieu de vacances en Corse.  Un retard « pour veiller sur les Français en ces temps de fortes chaleurs, souligne Le Monde. Son dernier week-end parisien fut studieux, entre les ‘’Gay Games’’, qui rassemblent des sportifs homosexuels dans la capitale, et une visite au service pédiatrique de Necker 1. Mme Buzyn a déjà prévu de visiter un autre hôpital sur son lieu de vacances, en Corse. Elle n’a pas l’intention de débrancher, ‘’bien au contraire’’, précise son entourage. »

L’entourage ministériel ne dit pas quel hôpital corse la ministre visitera – des hôpitaux (Bastia, Ajacccio,  Castelluccio, etc.)  souffrant de grandes misères et de graves dysfonctionnements (Le Monde, Antoine Albertini). Le même entourage ne dit pas, non plus, quel est l’antonyme politique de « débrancher ». Il reste à inventer. Voilà, repos ou pas, un bien beau sujet.

A demain

1 Sur ce thème, lire le commentaire de U. Ucelli

 

 

 

«Bêtises» d’Emmanuel Macron et «fake news» de Donald Trump : de quoi sont-elles le nom ?

Bonjour

Le pouvoir, généralement, n’aime guère la presse qui ne la flatte pas. Une détestation proportionnelle au degré de puissance. Ainsi, à l’aube, une information de l’AFP. Arthur Gregg Sulzberger, 37 ans et directeur du New York Times a déclaré, dimanche 29 juillet, avoir vigoureusement mis en garde Donald Trump sur ses attaques répétées contre la presse lors d’une rencontre à la Maison Blanche. Il qualifie notamment le discours du président américain sur les « fake news » de « dangereux et nuisible ».

C’est M. Trump lui-même qui avait révélé, un peu plus tôt, dans un tweet, avoir discuté de « fausses informations » avec M. Sulzberger. On sait  que Donald Trump qualifie régulièrement de « fake news » (fausses informations) les médias généralistes américains – du moins ceux qui se montrent très critiques sur sa présidence et sur sa personne. « Ce tweet a conduit M. Sulzberger à publier un communiqué sur cette rencontre, qui était supposée rester confidentielle, comme toutes les réunions que les dirigeants des grands médias américains ont régulièrement avec les responsables du gouvernement » précise l’AFP.

 « Mon objectif principal en acceptant cette rencontre était de soulever mes inquiétudes au sujet de la rhétorique anti-presse extrêmement troublante du président, a expliqué celui qui a succédé début 2018 à son père, Arthur Ochs Sulzberger, comme directeur de la publication du Times. J’ai dit franchement au président que je pensais que son discours n’était pas seulement facteur de division mais qu’il était de plus en plus dangereux. »

« Je lui ai dit que bien que l’expression “fake news” soit fausse et nuisible, j’étais beaucoup plus préoccupé par sa façon de caractériser les journalistes comme des “ennemis du peuple”. »

« Je l’ai prévenu que ce langage incendiaire contribuait à une augmentation des menaces contre les journalistes et allait inciter à la violence. C’est particulièrement vrai à l’étranger. La rhétorique du président est utilisée par certains régimes pour justifier des répressions d’ampleur contre les journalistes. »

 « Je l’ai imploré de revenir sur ses vastes attaques contre le journalisme, que je pense être dangereuses et nuisibles pour notre pays. »

Et l’AFP de rappeler que les « diatribes » contre la presse font partie du « cocktail idéologique » de Donald Trump, qui cherche à décrire des élites, dont la presse, éloignées des préoccupations du pays.

Pendant ce temps, en France

Le 25 juillet, en déplacement à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), Emmanuel Macron s’est exprimé pour la première fois devant les journalistes au sujet de l’affaire Benalla. Le président de la République a accusé les médias d’avoir « dit beaucoup de bêtises » sur cette affaire. « Vous avez dit ces derniers jours beaucoup de bêtises sur soi-disant des salaires, des avantages. Tout cela était faux », a déclaré le chef de l’État à deux journalistes, l’un de BFMTV, l’autre de CNEWS.  « Je ne vais pas chercher des fusibles parce que vous avez envie de voir du sang et des larmes dans le tournant de l’été », leur a-t-il encore lancé.

La veille, face aux parlementaires de son parti, le président de la République avait déclaré, dans une anaphore :

‘’Alexandre Benalla n’a jamais détenu de codes nucléaires. Alexandre Benalla n’a jamais occupé un 300 m2 à l’Alma. Alexandre Benalla n’a jamais gagné 10 000 €. Alexandre Benalla, lui non plus, n’a jamais été mon amant. Alexandre Benalla, quoique bagagiste d’un jour, n’a jamais eu ces fonctions dans la durée’’.

La part du vrai, la part du faux ? « Prenons Emmanuel Macron au mot. Tous ces faits n’ont pourtant pas été relayés par les médias traditionnels, souligne, fort justement Le Parisien (Nicolas Berrod). Emmanuel Macron évoque ici, sur un pied d’égalité, des contenus parodiques, des informations contestées par l’Elysée, des faits avérés et des rumeurs de caniveau », soulignait le Monde . Qu’en est-il réellement ? » Et Le Parisien de faire, à son tour le décryptage de la parole présidentielle, qu’il s’agisse de ses contenus parodiques ou des rumeurs infondées. Sans oublier les nombreux éléments concernant Alexandre Benalla qui ont été révélés par plusieurs médias avant d’être confirmés… par le palais de l’Elysée.

Excès et suffisance

Quant à Libération, il règle linguistiquement l’affaire dans un édito réunissant Alexandre Benalla et Emannuel Macron : (Jonathan Bouchet-Petersen) :

«  Pour tacler le travail du «pouvoir médiatique» sur l’affaire Benalla – ce qu’il fait dès qu’il en a l’occasion (…) , Emmanuel Macron a affirmé que les journalistes avaient raconté beaucoup de «bêtises». Autrement appelées «fadaises» dans la langue un peu surannée dont le chef de l’Etat use aussi naturellement que la novlangue managériale d’anglicismes. On notera que, parmi les «bêtises» que la presse aurait diffusées ces derniers jours – Macron prenant un malin plaisir à mélanger fake news virales et articles journalistiques -, bien des informations auraient été plus précises si l’Elysée avait réellement privilégié la transparence à l’opacité.

 Chez Alexandre Benalla, le terme «bêtise» vient euphémiser, dans l’interview fleuve qu’il a accordée au Monde, ses actes du 1er Mai. Dans ce cas-là, bêtise signifie «action ou parole sotte ou maladroite», quand Macron convoque, lui, une autre définition : un «manque d’intelligence et de jugement». Dans les deux cas, le terme est inapproprié. Excessif chez Macron, insuffisant chez Benalla. »

 De l’excès à la suffisance. Où l’on perçoit que, tout bien pesé, la langue française demeure plus riche que la novlangue ( le néoparler) qui, outre Atlantique, ne cesse de gagner du terrain.

A demain

 

 

Cannabis thérapeutique : voici trois minutes trente-sept gratuites de bonheur pédagogique

Bonjour

C’est un nouveau média baptisé « vidéo d’information virale ». Dans le meilleur des cas un nouveau journalisme. Du rapide, du clair, du brutal. Nous avions, ici, évoqué la sortie sous ce format du journaliste Patrick Chêne rendant hommage aux soignants hospitaliers étouffés par une administration inhumaine  (Brut).

Voici aujourd’hui, via Loopsider : « Pour ou contre le cannabis thérapeutique en France? » Johan Hufnagel (ancien de Slate.fr et de Libé) a posé la question à William Lowenstein, qui y est favorable. Et le président de SOS Addictions nous explique pourquoi. Regardez le résultat : 3’37’’. Un petit bijou de pédagogie médicale et de mise en cause argumentée des politiques.

Regarder. Comprendre. Partager. C’est fait. Un seul regret : l’absence du dossier Sativex®, mis il y a peu sous le tapis par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. On attend la suite.

A demain

 

 

Bourdin-Plenel : Emmanuel Macron face à un «duo d’hommes blancs de plus de 60 ans»

Bonjour

C’est un symptôme doublé d’une mise en abyme. Qui aurait, hier encore, imaginé que le président de la République puisse choisir d’être interrogé, à sa convenance, par deux personnalités aussi éloignées que Jean-Jacques Bourdin, (68 ans, RMC/BFM-TV) et Edwy Plenel (65 ans, Mediapart). Et, mieux encore, que le second accepterait. Ce sera pourtant le cas : dimanche soir 15 avril, à partir de 20h 35 (à suivre, au choix, sur BFM ou sur MediapartLive).

On imagine sans mal RMC/BFM se réjouir de l’aubaine – et les responsables et journalistes de la télévision publique enrager. Le poisson est nettement plus difficile à avaler du côté de Mediapart – un modèle journalistique aux antipodes économiques et idéologiques du co-invité. Cela donne un étrange texte de justification de la rédaction dirigée depuis sa création par Edwy Plenel. Un texte à lire (gratuitement) sur le site de Mediapart . Extrait :

« Deux intervieweurs, donc : Edwy Plenel (président et directeur de la publication de Mediapart) et Jean-Jacques Bourdin (rédacteur en chef de RMC et animateur de « Bourdin Direct » sur BFM-TV). Et pas dans nos locaux, mais à l’Élysée ou dans un lieu culturel.

« Autrement dit, Mediapart n’est plus la puissance invitante, et la rédaction n’est pas conviée à la table de l’entretien. Le collectif journalistique cède la place à un duo d’hommes blancs de plus de 60 ans, désigné par le président : zéro parité, zéro diversité, personnalisation poussée à l’extrême (sic). »

Qu’allait faire Mediapart face à ce dilemme médiatique, journalistique, idéologique et économique ?

« Pour toutes ces raisons, cette invitation ne va pas de soi. Et pour une autre encore : comment un journal comme Mediapart, qui dénonce avec constance le présidentialisme et le fonctionnement de la VRépublique, peut-il se plier à cet exercice convenu de l’interview présidentielle, symbole par excellence de la dérive monarchique du pouvoir ? Tout le monde a en tête quelques-uns des pires entretiens réalisés depuis soixante ans. Comment subvertir ce dispositif anti-démocratique, et toutes ses contraintes ? »

Petit bijou dialectique

Au final, en toute transparence mais pas sans contorsions qui font songer aux anciens jésuites, l’équipe de Mediapart a, « après en avoir longuement discuté collectivement » décidé d’accepter la proposition élyséenne.

 « Après plusieurs échanges préalables, nous avons aussi considéré qu’une association avec Jean-Jacques Bourdin, questionneur offensif et lui aussi déterminé à briser les codes du sacro-saint entretien présidentiel, pouvait autoriser cette tentative de rompre avec six décennies de ronronnement et de pompe présidentielle. »

Avec, en prime, ce petit bijou de rhétorique et de dialectique :

« Il ne fait de doute pour personne que les lignes éditoriales et les modèles économiques de Mediapart et du groupe BFM-TV/RMC ne sont pas les mêmes : cette différence, par respect du pluralisme, ne doit pas nous interdire de collaborer avec d’autres. Être ouverts dans le cadre d’une relation loyale et respectueuse est le meilleur moyen d’être nous-mêmes, à l’image de notre fil conducteur, au cœur du Festival de nos dix ans : produire quotidiennement un journalisme sans concession à la rencontre de la société. »

En une phrase : comment des journalistes, fussent-ils des hommes blancs âgés de plus de 60 ans, pourraient-ils laisser passer une occasion de faire tout simplement le métier qui est le leur ? Ce sera oui. On applaudit. Et l’on peut, ce soir, imaginer le président Macron heureux.

A demain

Mort de Philippe Boucher. Journaliste atypique, il marqua l’histoire du Monde de 1970 à 1991

Bonjour

Aucun mouchoir. C’est un bien beau papier que signe, dans Le Monde, notre consœur Pascale Robert-Diard. L’exacte mise en abyme que l’homme méritait. Le papier qu’il eût volontiers corrigé avant la descente au marbre. Philippe Boucher ? Un homme complexe, un homme en avance, un homme que nous eûmes la chance de croiser dans les sombres étages illuminants du 5-7 rue des Italiens. Dans l’ombre éclairante de Jean-Pierre Quélin, autre plume acérée d’un Monde alors puissant, en noir et blanc.  Un Monde tourmenté par Philipe Boucher – et réciproquement. Pascale Robert-Diard :

« Voilà un papier dont on ne redoute pas qu’il soit lu et commenté par Philippe Boucher, soulevant là une approximation, ici une virgule superfétatoire, convoquant Racine, Bossuet ou Stendhal comme témoins et rappelant sur le sujet l’intégralité de la jurisprudence de la Cour de cassation ou du Conseil d’Etat, sans oublier de se citer lui-même.

 « L’ancien journaliste et éditorialiste du Monde est mort à Paris, mardi 3 avril, à l’âge de 76 ans. Après avoir été l’une de ses plumes les plus acérées, Philippe Boucher avait quitté le journal en 1991 pour entrer au Conseil d’Etat. Mais pour tous ceux qui, après lui, ont eu à écrire sur la justice dans ces colonnes, il n’en était jamais parti. Il n’y a qu’une façon de tenir une rubrique, c’est de coucher avec’’ disait celui qui fut l’observateur, ou plus justement dit le contrôleur, de l’institution judiciaire pendant plus de vingt ans. »

On songe, ici, au Dr Claudine Escoffier-Lambiotte.

Pascale Robert-Diard : « Après une licence de droit public et un passage par la banque, Philippe Boucher était entré au Monde en 1970. Il avait 31 ans, des cheveux longs – il se flattait d’être le premier à les avoir imposés dans cette rédaction masculine et austère –, une allure de dandy proustien et s’amusait de la gêne que suscitait son homosexualité chez ses confrères. (..) Sous son impulsion, la rubrique justice du journal occupe une place de plus en plus large dans les colonnes. Il y tient aussi le compte méticuleux des suicides en milieu carcéral, se moquant comme d’une guigne du règlement qui, à l’époque, interdisait de les évoquer. »

 Rue des Italiens, siège du Monde, Philippe Boucher est cependant loin (euphémisme) de faire l’unanimité. Pascale Robert-Diard,  trente ans plus tard : « On s’inquiète de la fascination de plus en plus grande qu’il exerce sur le directeur, Jacques Fauvet, auquel il fait découvrir dîners mondains et nuits parisiennes et qu’il encourage dans un face-à-face tendu avec le giscardisme finissant. On lui prête même l’ambition, mollement démentie, de lui succéder à la tête du journal ».

Un Monde en noir et blanc qui ose monter en Une un ensemble de cinq papiers non signés, consacrés à l’affaire des diamants de Bokassa révélée par Le Canard enchaîné. Le temps, déjà, commence à passer. Jacques Fauvet doit partir, remplacé par André Laurens, puis André Fontaine. « L’étoile de Boucher décline, écrit Robert-Diard. Il rejoint chaque jour le petit cagibi du deuxième étage qui lui tient désormais lieu de bureau et songe à présenter sa démission, qu’André Fontaine retient en lui proposant une chronique. Chaque semaine, pendant cinq ans, du 29 juin 1985 au 14 juin 1991, Philippe Boucher livre son ‘’ Journal d’un amateur’’. »

Puis l’homme rejoindra le Conseil d’Etat – sur nomination de François Mitterrand. Nous nous croisâmes, il y a peu, gare Montparnasse. Même écharpe, même regard, même curiosité. ‘’Alors, docteur, vous écrivez sur le Slate de Jean-Marie désormais ? Parfait. Continuez ! ‘’»

A demain

 

La sidérante vidéo virale de Patrick Chêne, journaliste soutenant les soignants hospitaliers

Bonjour

Faire court. Assises du Journalisme à Tours. Quatre jours. Thème inquiétant : « Un journalisme utile ? ». Parmie les débats les plus alléchants :  « A la poursuite des millennials : les Vidéos d’Information Virales »

« Avec Emmanuel CHAIN, co-gérant de Éléphant et fondateur de Monkey ; Louis DABOUSSY, directeur éditorial de Konbini ; Johan HUFNAGEL, co-fondateur et directeur de la rédaction de Loopsider ; Guillaume LACROIX, co-fondateur et président directeur général de Brut. Animé par Chloé WOITIER, journaliste médias au Figaro. »

Faire court. Voici cinq exemples ce que peuvent apporter ces nouvelles productions de vidéos aux frontières du journalisme, insérées dans les réseaux sociaux, certaines étant vues (nous assure-t–on) des centaines de milliers voire des millions de fois :

1 La petite voix du journaliste Patrick Chêne en hommage aux soignants hospitaliers étouffés par une administration inhumaine  (Brut) https://www.facebook.com/pg/brutofficiel/videos/

2 Conseil de Jack Parker aux adolescentes qui ont envie de mourir (Loopsider) : https://www.facebook.com/Loopsider/videos/486147258453872/

3 Un vélo pour enfant autistes (Loopsider) https://www.facebook.com/Loopsider/videos/486107375124527/

4 Une vision des Ehpad (Monkey) https://www.youtube.com/watch?v=P2SnlCZmHAI

5 Regard sur l’ addiction aux réseaux sociaux (Konbini) : http://www.konbini.com/fr/tendances-2/addiction-reseaux-sociaux-resumee-video/

A demain