A l’Ehpad de « La Maison du Grand Cèdre », l’aide-soignant explique avoir « pété un câble »

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15 février 2019. Ainsi donc nous en sommes là. Confronté à ce que diffusent en boucles les médias radiophoniques. Face à ces violences résumées en quelques lignes de l’Agence France Presse. Un aide-soignant d’un Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) d’Arcueil (Val-de-Marne) doit être présenté devant le tribunal de Créteil. Il est accusé d’avoir maltraité et violenté une pensionnaire de l’établissement âgée de 98 ans.

Cet homme âgé de 57 ans est en garde à vue depuis deux jours. Il avait été interpellé à la suite d’une plainte déposée par la famille de la nonagénaire. Soupçonnant des maltraitances, les enfants de la vieille dame avaient installé, début février, une caméra dans sa chambre, dans l’Ehpad « La Maison du Grand Cèdre » (groupe ADEF résidences) 1. Un établissement qui explique par ailleurs développer une « démarche éthique » (« Bientraitance »).

Salarié mis à pied

Sur les vidéos, on voit l’aide-soignant tirer par les jambes la nonagénaire au sol pour la remettre dans son lit, lui donner des coups de pied, des gifles, la tirer par les cheveux. « Tu me fais chier, espèce de vieille salope  !»« Ferme ta gueule ! », lui dit-il à plusieurs reprises, selon une source proche du dossier. « Comment tu veux que je fasse ? »« Pitié pour moi ! », le supplie la vieille dame.

L’homme a nié les faits – jusqu’à la confrontation avec les images vidéos. Il a alors évoqué des « actes isolés », déclaré avoir « pété un câble ». D’autres familles de pensionnaires ont été entendues dans le cadre de l’enquête, notamment celles résidant au même étage, mais personne n’a, pour l’instant, fait état d’autres violences. ADEF résidences (34 Ehpad) déplore un « acte de violence insoutenable » et a mis à pied son salarié « dès connaissance des faits ». 15 février 2019.

A demain

@jynau

1 Cet établissement se présente ainsi :

« La Maison du Grand Cèdre, située sur la commune d’Arcueil dans le Val-de-Marne (94), est un Établissement associatif à but non lucratif d’hébergement pour personnes âgées dépendantes à qui l’on propose une aide pour effectuer les actes de la vie quotidienne et des soins médicaux et paramédicaux si l’état de santé le nécessite.

Lieu d’accueil et d’accompagnement médicalisé, la Maison du Grand Cèdre est également un lieu de vie et centre son action sur la qualité d’accueil du résident et son bien-être au quotidien, le maintien de son autonomie et de sa vie sociale.

La Résidence est de dernière génération et totalement adaptée à la perte d’autonomie. Entièrement médicalisée, elle accueille des personnes de 60 ans et plus. Véritable lieu de vie, les espaces et les aménagements y sont fonctionnels. La Maison du Grand Cèdre est aussi le lieu d’une vie sociale, affective, culturelle…  Balnéothérapie, ateliers thérapeutiques, activités quotidiennes, restauration sur place, rencontres inter-générationnelles, salons des familles : tout est mis en œuvre pour favoriser le maintien de la vie sociale, mais aussi l’autonomie de la personne.

Bouleversant l’équilibre familial et les repères de la personne accueillie, l’entrée dans un Établissement médico-social est une étape importante pour le Résident comme pour ses proches. Il est essentiel pour l’Association de veiller à ce que l’environnement soit parfaitement adapté car il représente l’une des premières sources de bien-être et de réassurance. Chacun y bénéficie d’un accompagnement personnalisé qui garantit le respect de ses désirs et de ses choix de vie. Également, les actions menées dans les Établissements Adef Résidences le sont selon les critères de la qualité de l’accompagnement (avec une modélisation très fine pour une forte structuration de toutes les activités), ainsi que de la démarche éthique de l’Association. »

 

 

Rougeole : fake news, anti-vax et vraie flambée mondiale. Au moins 136 000 morts en 2018.

Bonjour

Dépassons Val Thorens, la Savoie, et gagnons Genève. On entend déjà les oukases des anti-vax radicaux. Mais, raisonnablement, quelle autre solution que la vaccination ?

Jeudi 14 février, l’Organisation Mondiale de la Santé a alerté : flambée de rougeole dans le monde – bond d’environ 50 % des cas signalés l’an dernier par rapport à 2017. « Quand nous voyons les cas signalés augmenter de 50 %, nous savons que nous nous dirigeons dans la mauvaise direction », a déclaré la Pr Katherine O’Brien, directrice du département « Vaccination et produits biologiques » à l’OMS ».  « Nos données montrent qu’il y a une augmentation substantielle [du nombre] des cas de rougeole, précise-t-elle. Nous le constatons dans toutes les régions. Nous observons des épidémies qui se prolongent et qui prennent de l’ampleur. »

L’AFP rapporte ces données. A la mi-janvier, près de 229 000 cas de rougeole (chiffre provisoire) avaient été signalés dans le monde pour 2018, contre environ 170 000 en 2017.  « Toutes les régions ont vu une hausse des cas l’an dernier », a souligné la Dr Katrina Kretsinger, responsable médicale du Programme élargi de vaccination de l’OMS. Epidémies en Ukraine, à Madagascar, en République démocratique du Congo, au Tchad et en Sierra Leone. « Dans la région Europe, environ 83 000 cas ont été signalés en 2018 jusqu’à présent, dont 53 000 en Ukraine » précise-t-elle.

Et la Dr Kretsinger de rappeler que la rougeole, infection virale hautement contagieuse et pouvant être gravissime dans les pays sous-développés. Elle peut, depuis quelques décennies, être efficacement prévenue à l’aide de deux doses d’un vaccin « sûr et efficace ». Et l’OMS de déplorer « la diffusion de fausses informations sur le vaccin » – « notamment dans les pays riches ».

Démocratie et contraintes

Est-ce là un retour vers l’ancien monde ? Selon l’OMS le nombre des cas de rougeole recensés dans le monde avait diminué jusqu’en 2016. « Nous reculons par rapport aux progrès réalisés et nous ne reculons pas parce que nous n’avons pas les outils pour empêcher cela, nous avons les outils pour éviter la rougeole. Nous reculons, car nous n’arrivons pas à vaccinerles enfants » déplore la Pr O’Brien.

Pour cette spécialiste la principale raison de cet échec dans la vaccination des enfants est que ceux « qui en ont le plus besoin n’ont pas accès au vaccin ».  De ce point de vue les chiffres de l’OMS sont le triste reflet de l’augmentation du nombre des « Etats fragiles, des urgences sanitaires et des réfugiés ». « Les enfants qui ne sont pas vaccinés sont les plus pauvres, ceux qui vivent dans les communautés les plus marginalisées, cela peut être des enfants de réfugiés, de migrants » dit-elle.

Il est aussi, d’autres enfants, dans les pays riches et démocratiques, dont les parents sont opposés à la vaccination. Des pays où les pouvoirs publics estiment ne pas avoir d’autres outils que le recours à l’obligation. Et où les fausses nouvelles galopent sur les réseaux sociaux.

A demain

@demain

Smartphones : si, d’autorité, le son n’est pas baissé une part de l’humanité souffrira de surdité

Bonjour

On a connu l’OMS nettement moins réactive. Aujourd’hui, mandé depuis Genève, un communiqué de l’organisation onusienne prend les devants. Elle nous annonce que près de 50% des personnes âgées de 12 à 35 ans (soit 1,1 milliard de personnes) risquent fort de souffrir d’une  « déficience auditive » due à une exposition prolongée et excessive à des sons trop forts – à commencer par « la musique écoutée au moyen des appareils audio personnels ».

Mais rien n’est encore perdu À l’approche de la Journée mondiale de l’audition, l’OMS et l’Union internationale des télécommunications (UIT) viennent de publier une nouvelle norme internationale pour la fabrication et l’utilisation de ces appareils (dont les smartphones et les lecteurs audio) afin de sécuriser leur écoute.

Quand le bât blessera

« Du fait que nous avons le savoir-faire technique pour éviter la déficience auditive, on ne devrait pas voir tant de jeunes continuer de détériorer leur audition en écoutant de la musique, estime  le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. Ils doivent comprendre que s’ils perdent l’audition, elle ne reviendra plus. Cette nouvelle norme OMS-UIT permettra de bien mieux préserver ces jeunes consommateurs pendant qu’ils profitent de quelque-chose qu’ils aiment beaucoup.»

Cette norme 1 a été mise au point dans le cadre de l’initiative de l’OMS « Écouter sans risque » – initiative « qui vise à améliorer les habitudes d’écoute particulièrement chez les jeunes, à la fois quand ils sont exposés à la musique et à d’autres sons dans des salles de spectacle bruyantes et quand ils écoutent de la musique au moyen de leurs appareils audio personnels ». L’OMS recommande aux gouvernements et aux fabricants d’appliquer la norme OMS-UIT « sur la base du volontariat ». Sans doute est-ce là que le bât, en silence, blessera. 

A demain

@jynau

1 La norme OMS-UIT recommande différentes caractéristiques pour les appareils audio personnels : fonction de « tolérance sonore » ; information personnalisée (profil d’écoute individualisé, basé sur les pratiques d’écoute) ; options pour la limitation du volume (avec réduction automatique de celui-ci et le contrôle parental.

Comment s’y prendre pour faire fuir tous les SDF du centre de nos villes. Soyonshumains.fr

Bonjour

Autocentrés sur le Grand Débat National et sur les Gilets Jaunes seuls quelques médias généralistes se sont penchés sur l’initiative « Pics d’or » Abbé-Pierre. Parmi eux Le Monde (Pierre Bouvier). Une initiative édifiante qui, loin des « ronds-points » nous conduit à nous intéresser aux évolutions du « mobilier urbain », celui-là même qui, les samedis, devient la cible des « casseurs ».

« Il y a les grilles, les picots, les rochers, les poteaux, les bancs et sièges inconfortables, les grillages,… En matière de mobilier anti-SDF, l’imagination ne trouve aucune limite, rapporte le quotidien vespéral. Une série d’aménagements installés à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), Paris, Toulouse, ou des arrêtés municipaux pris à Besançon ou Eskilstuna, en Suède, se sont vus remettre, mercredi 13 février, les premiers « Pics d’or » de la Fondation Abbé-Pierre.

A ces grilles, picots, rochers, poteaux, bancs et sièges inutilisables et autres grillages il faut ajouter les arrêtés anti-mendicité, comme ceux pris à Besançon, La Roche-sur-Yon et Nice – et autres mesurettes comme la fermeture de points d’eau en libre-service, à Marseille notamment.

 « L’objectif de ces dispositifs – mis en place par les municipalités, les architectes, les urbanistes, etc. – est d’éloigner les SDF des centres-villes, de les rendre invisibles ou de les criminaliser, de manière plus ou moins insidieuse », explique Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre. Quant à Marie Loison-Leruste, sociologue, interprète ces éléments du mobilier urbain, reflet de l’ambivalence des habitants des villes vis-à-vis des SDF. « Parfois ils nous émeuvent, parfois ils nous dégoûtent : les pauvres suscitent la peur, d’où cette tentative de criminalisation » dit-elle

Faire fuir ou accueillir

Emouvoir ou dégoûter ? En 2017, la Fondation a lancé un site collaboratif, – Soyonshumains.fr – qui a permis de répertorier plus de 300 équipements installés aux abords d’immeubles, de commerces et autres infrastructures publiques, pour empêcher les 150 000 personnes sans abri recensées en France de s’installer.

On peut, ici, désespérer. Ou, au contraire, parier sur la bonté humaine. « Christian Page ancien SDF a remis le prix du dispositif « le plus fourbe » (il évoque alors une jardinière de 200 kg apparue là où il avait l’habitude de dormir) estime qu’il est possible de faire bouger les municipalités, rapporte Le Monde. En décembre 2017, il avait alerté la mairie de Paris en dénonçant des ‘’barrières anti-SDF’’ ­installées dans le 19e arrondissement qui couvraient plusieurs grilles d’aération d’où s’échappait de l’air chaud, empêchant les sans-abri de s’y allonger. Le centre de santé parisien a l’intention d’enlever ses dispositifs anti-SDF. » On espère qu’Anne Hidalgo, maire de Paris et François Dagnaud, maire du XIXème ne sont pas insensibles à ces doléances.

Espérer ?  La Fondation Abbé-Pierre évoque des initiatives (médiatiquement largement ignorées) comme celle du Carillon. Ce réseau groupe 800 commerçants dans sept grandes villes de France (Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Lille et Strasbourg) – commerçants qui permettent aux SDF d’accéder à des toilettes, de charger leur téléphone ou de prendre un repas payé par un client. « Cela permet de retrouver confiance en soi et de sortir des circuits spécialisés », explique Laura Gruarin, codirectrice de l’association La Cloche.

Pour commencer à espérer on peut les retrouver ici : « Soutenez Le Carillon et son association La Cloche ».

A demain

@jynau

 

 

Rougeoles savoyardes : avant de partir vers les neiges, prière de vérifier votre état vaccinal.  

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C’est une « bouffée épidémique », un cluster rougeoleux qui fait tache, information virale peu banale. 8 février : 18 cas enregistrés. Le 12 février ont était passé à 26 cas. Et l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne Rhône-Alpes de sonner une nouvelle fois l’alerte. Une alerte reprise en chaîne par de nombreux médias : les vacances scolaires d’hiver viennent de débuter pour la zone B et Val Thorens va, comme chaque année accueillir de nombreux touristes skieurs, français et étrangers.

Comment agir, comment prévenir sans déséquilibrer les recettes commerciales de la célèbre station – la plus haute d’Europe, 31 223 lits touristiques répartis dans 3 614 établissements ? L’ARS s’explique via un communiqué envoyé par l’intermédiaire de la mairie :

« L’objectif était de prévenir la population et les nombreux touristes, mais sans les inquiéter. La rougeole est une maladie très contagieuse, une personne contaminée par la rougeole peut en contaminer vingt autres, nous risquons d’autres nouveaux cas très rapidement. Nous avons expliqué la recrudescence des cas de rougeole et que la vaccination était le meilleur moyen de s’en protéger. Nous avons aussi rappelé qu’il faut être vigilant dès qu’il y a un cas suspect de rougeole : il est recommandé de porter un masque et de respecter les règles d’hygiène, en particulier le lavage des mains ».

De 85 % dans l’Ain à 71 % en Ardèche

« À ce jour, nous avons un foyer de 26 cas de rougeole sur la station de Val Thorens, indique le Dr Anne-Sophie Ronnaux-Baron, médecin responsable du pôle régional de veille sanitaire Auvergne Rhône-Alpes. Cette concentration de cas est préoccupante. L’épidémie touche essentiellement des professionnels saisonniers, qui ont entre 20 et 30 ans et qui côtoient des structures identiques (cafés, restaurants, hôtels), voire qui vivent dans la promiscuité. Un enfant est également concerné. Vendredi, nous en étions à 18 cas et ce mardi 12 février nous avons 8 cas supplémentaires. Nous expliquons que la maladie peut être grave, notamment chez les jeunes enfants de moins d’un an qui n’ont pas encore pu recevoir les vaccins, ainsi que chez les personnes fragiles immunodéprimées. Elle peut occasionner des atteintes respiratoires et neurologiques sévères pouvant être à l’origine de séquelles irréversible.s »

L’affaire à dire vrai dépasse Val Thorens, la Tarentaise et la Savoie. Au risque d’irriter les anti-vax on sait que la couverture vaccinale idéale est de  de 95 % – un objectif lointain, presqeu inaccessible en ces temps de méfiance généralisée. En région Auvergne Rhône-Alpes, elle varie de 85 % dans l’Ain à 71 % en Ardèche. Et les mêmes causes causant,, en altitude comme en plaine, les mêmes effets, la majorité des cas déclarés actuellement sont soit non vaccinés, soit vaccinés avec une dose seulement. « Nous recommandons à la population de vérifier sa vaccination et, si les personnes n’ont eu qu’une seule dose, elles doivent rapidement consulter leur médecin pour se faire vacciner pour la deuxième dose. Se faire vacciner dans les trois jours qui suivent le contact avec une personne ayant la rougeole permet encore de s’en protéger » assure l’ARS.

« Nous sommes également en train d’organiser une communication en anglais pour tous les touristes étrangers, annonce le Dr Ronnaux-Baron. Plus globalement, nous incitons toutes les personnes de la grande région Auvergne Rhône-Alpes à vérifier leur statut vaccinal et nous préconisons aux médecins de le vérifier systématiquement pour toutes les personnes qui consultent chez eux. »

En Ardèche tout particulièrement.

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@jynau

«Fake vaccine» : alerte contre des vaccins antirabiques falsifiés attribués à Sanofi Pasteur

Bonjour

A qui se fier désormais au pays de Louis Pasteur ? L’OMS vient de lancer une alerte internationale concernant deux lots de vaccins antirabiques falsifiés de marque Verorab®. Une alerte relayée par l’Agence française de sécurité du médicament (ANSM).

Le Verorab® (Sanofi Pasteur), bien que disposant d’une autorisation de mise sur le marché, n’est pas commercialisé en  France car il est uniquement destiné à l’exportation. Ce vaccin n’est donc pas présent dans le circuit de distribution des médicaments sur le territoire français. Le vaccin contre la rage disponible sur le marché français s’appelle Vaccin Rabique Pasteur® (de Sanofi-Pasteur). L’ANSM ne le dit pas mais ce vaccin est en rupture de stock.

Le Verorab® est utilisé pour la prévention de la rage chez les enfants et les adultes. Il peut être utilisé pour protéger les personnes à risque d’exposition à la rage (vaccination préexposition) ou pour prévenir le développement de la rage après une exposition, généralement à la suite d’une morsure d’un animal chez lequel on suspecte une rage (prophylaxie post-exposition).

Deux lots de vaccins falsifiés ont été découverts à ce jour aux Philippines : Verorab vaccin antirabique à usage humain, préparé sur cultures cellulaires (inactivé) Lot n° NIE35 – péremption 04-2019. Verorab vaccin antirabique à usage humain, préparé sur cultures cellulaires (inactivé) Lot n°H1833 – péremption 10-2020

Au pays de Louis Pasteur

« Des enquêtes et des analyses sont en cours pour mieux évaluer le risque potentiel pour la santé, précise l’ANSM. Les personnes qui auraient reçu une vaccination antirabique au cours d’un séjour récent aux Philippines, à titre préventif ou suite à une exposition, sont invitées à prendre contact avec le Centre Antirabique de leur région. En effet, dans l’attente des résultats d’analyse de ces vaccins falsifiés actuellement en cours, et compte tenu du fait que ces deux numéros de lot ne correspondent à aucun lot produit, il doit être considéré que les vaccins reçus à cette occasion ne permettent pas avec certitude d’obtenir la protection souhaitée contre la rage. Une évaluation du risque résiduel de la rage suite à cette vaccination est alors nécessaire, et dans certains cas, une revaccination pourrait être recommandée. »

En décembre 2018, la Food and Drug Administration (FDA) des Philippines avait émis un avertissement de santé publique concernant des vaccins Verorab® falsifiés circulant dans le pays. Depuis, un nouveau lot de vaccins Verorab® falsifiés a été signalé. Des enquêtes et des analyses de laboratoire sont en cours pour mieux évaluer le risque potentiel pour la santé publique. L’OMS précise que fabricant déclaré, Sanofi Pasteur, a confirmé qu’il n’avait pas fabriqué ces vaccins. De fait les données variables (numéros de lot etc.) indiquées dans cette alerte ne correspondent pas aux archives authentiques de fabrication.

Reste à expliquer les véritables raisons des tensions d’approvisionnement du Vaccin Rabique Pasteur®. Et à préciser quelle est, le cas échéant, la meilleure conduite à tenir au pays de Louis Pasteur.

A demain

@jynau

 

 

 

Justice: le Dr Jérôme Cahuzac sera-t-il autorisé à exercer la médecine au fond de sa prison ?

Bonjour

Pour l’exemple. Le Dr Jérôme Cahuzac, 66 ans, ancien ministre du Budget, condamné (en mai 2018) à un an de prison, 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, a été autorisé à purger sa peine sous bracelet électronique par la justice. Mais cette décision a aussitôt été contesté par le procureur de la République d’Ajaccio qui a déposé un appel suspensif.

Lors des débats (le 31 janvier) Eric Bouillard, le procureur, s’était déjà opposé à la demande de port de bracelet électronique pour ce célèbre condamné (fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale).

« Je me suis opposé, pas parce que c’était Jérôme Cahuzac, mais parce que le projet me paraissait insuffisamment étayé, avait expliqué M. Bouillard. L’aménagement de peine est possible pour répondre à une obligation personnelle ou une obligation professionnelle, j’ai considéré qu’il n’avait pas d’obligation particulière ni d’un côté ni de l’autre. »

Raisons obscures

Des arguments bien fragiles : ils n’ont pas été retenus par le juge ajaccien de l’application des peines (Jérôme Cahuzac a déclaré sa résidence principale en Corse-du-Sud). La loi permet pour toute peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement, et en l’absence de récidive, la possibilité d’un aménagement immédiat. Cette demande peut être acceptée ou rejetée par le juge.

Ce n’est pas tout. Pour d’obscures raisons le Jérôme Cahuzac (jadis chirurgien brillant) doit être prochainement entendu par le Conseil national de l’Ordre des médecins qui décidera de son aptitude à exerxer en tant que médecin généraliste.  Retraité depuis l’an dernier l’ancien ministre n’a plus besoin de travailler pour gagner sa vie . Il aimerait toutefois exercer à l’hôpital de Bonifacio « où les candidats font défaut ».

Ainsi donc, au temps de l’électronique, comme jadis, la lie et le calice.

A demain

@jynau