Comment mourir à 20 ans dans un camping breton à l’occasion d’un « week-end d’intégration »

 

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Le dimanche 1er octobre un étudiant rennais était retrouvé mort dans un camping de Pénestin (Morbihan), où il participait à un week-end d’intégration. Agé de 20 ans le jeune homme était inscrit en 2année de chirurgie dentaire à l’université de Rennes-1.  Une enquête avait naturellement été ouverte. « Sa mort est inexpliquée »  alors déclaré le procureur de Vannes, François Touron. « Aucun élément n’indique une piste criminelle, rapportait le quotidien Ouest-France. Sur place, un porte-parole du groupe d’étudiants affirme ‘’qu’il ne s’agit pas d’un bizutage’’réagissant à ce qu’il voyait circuler sur les réseaux sociaux au sujet du décès. »

Le jeune homme faisait partie d’un groupe d’environ 300 étudiants observant un rituel moderne dans cette commune de la côte sud de la Bretagne. Des agents de la sécurité étaient présents à cet événement, organisé par une association étudiante.

Alcoolisation massive

A leur retour à Rennes les étudiants avaient été accueillis par le président de l’université et par la doyenne de la faculté d’odontologie, ainsi que par des enseignants et des parents, écrit Ouest-France. Lors de la reprise des cours, lundi matin, la doyenne était de nouveau présente. Une minute de silence a rassemblé le personnel et les étudiants à la mi-journée.

« C’était un week-end d’intégration classique, comme il en existe plein d’autres, où les premières années font la découverte des autres élèves. On a fait plein d’activités, comme courir avec des palmes ou avec un verre d’eau à la main, c’était très bon enfant, a rapporté une étudiante à 20 Minutes. On a dansé toute la soirée. Certains ont peut-être abusé de l’alcool, mais il y avait des équipes de la sécurité civile pour les prendre en charge. »

Courir avec des palmes et un verre d’eau à la main ? Pas de bizutage. Pas de criminel. « L’autopsie a établi que ce décès était consécutif à un arrêt cardiaque dû à un syndrome asphyxique en lien avec une détresse respiratoire (…) provoquée par une alcoolisation massive », précise aujourd’hui, le communiqué du procureur de la République de Vannes. Où étaient les équipes de la sécurité civile ?

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Rebondissement dans l’affaire Vincent Lambert : nouvelle polémique médicale et scientifique

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L’affaire réunira, une nouvelle fois, ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas. Les uns y verront la providence ou la fatalité ; les autres le simple effet du hasard.  Dans un courrier daté du 22 septembre, le Dr Vincent Sanchez (CHU de Reims) a informé la famille de Vincent Lambert qu’ une nouvelle procédure collégiale médicale allait être engagée à la demande de François Lambert, le neveu du malade favorable à un arrêt des soins qui lui sont prodigués.

Trois jours plus tard une équipe de chercheurs et de médecins lyonnais publiait dans une revue scientifique comment elle était parvenue à faire qu’un homme aujourd’hui âgé de 35 ans plongé depuis quinze ans dans un « état végétatif » (état « d’éveil non répondant ») retrouve un état de « conscience minimale » via la stimulation électrique répétée du nerf vague.

« Cette avancée très importante ouvre une nouvelle piste thérapeutique pour des patients à l’état de conscience altéré », déclarait dans Le Monde le Pr Lionel Naccache, (Institut du cerveau et de la moelle épinière, hôpital de la Pitié-Salpêtrière). « Un vieux dogme voudrait qu’il n’existe aucune chance d’amélioration chez les patients sévèrement cérébrolésés depuis plus d’un an. Mais ce dogme est faux, comme le confirme cette étude. La plasticité cérébrale, cette capacité de remodelage et d’adaptation de notre cerveau, est parfois étonnante. C’est un traitement chirurgical très prometteur » estimait le très mesuré Pr Steven Laureys (Coma Science Group, Liège) l’un des meilleurs experts mondiaux du domaine.

Idéologie et ingéniosité

A l’âge de 20 ans, le patient lyonnais avait été victime d’un accident de la circulation qui avait provoqué de graves lésions cérébrales. Qui établirait le parallèle avec le cas de Vincent Lambert, victime d’un accident de la circulation en 2008 et aujourd’hui âgé de 41 ans ? C’est aujourd’hui chose faire, sur le site Gènéthique, par Me  Me Jean Paillot, avocat des parents de Vincent Lambert : « Vers une 4ème procédure collégiale contre les avancées de la science ? ».

Pour l’avocat la proximité des dates est un « signe » :

« Elle témoigne dans un cas d’une volonté acharnée et en réalité idéologique de faire disparaître Vincent Lambert ; elle témoigne dans l’autre de l’ingéniosité humaine pour venir en aide aux meurtris de la vie. Supprimer celui qu’on n’arrive pas à guérir ? Ou le soigner, le dorloter, le choyer, parce que personne n’est maître de la vie de son patient et qu’une avancée de la science, ou de l’individu lui-même, est toujours possible dans le cas de lésions cérébrales ? C’est en réalité le défi éthique et juridique majeur de l’affaire Vincent Lambert. »

De fait de nouvelles questions ne peuvent pas, selon cet avocat, ne pas être soulevées. Le CHU de Reims, où se trouve Vincent Lambert, est-il capable de reproduire sur ce patient le protocole réalisé à Lyon ? À défaut, ne faudrait-il pas transférer Vincent Lambert dans une unité capable de tenter un protocole similaire ? On peut aussi aujourd’hui raisonnablement s’interroger, à la lumière du résultat lyonnais, sur le jugement prononcé par le Conseil d’Etat saisi de l’affaire Lambert. Selon les hauts magistrats la poursuite de la nutrition et de l’hydratation pouvait, désormais, être considérée comme une «obstination déraisonnable». Est-ce toujours vrai ?

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Incroyable mais vrai : les parents réfractaires aux vaccins ne seront pas condamnés 

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Que ferait le gouvernement sans le célèbre journaliste Jean-Jacques Bourdin ? Deux jours avant la présentation officielle du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, Agnès Buzyn, a dévoilé, mardi 26 septembre, sur RMC BFM-TV, les derniers arbitrages concernant les modalités de l’extension de l’obligation vaccinale ; une annonce faite en accéléré après un long dégagement sur le Levothyrox d’où il ressortait que la ministre de la Santé (à la différence de l’ANSM) avait parfaitement géré la crise.

Onze obligations vaccinales, donc, à compter du 1er janvier prochain. Seuls les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 devront respecter le nouveau calendrier vaccinal rendant obligatoires huit vaccinations jusqu’ici recommandées : coqueluche, hépatite B, Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C, rougeole, oreillons, rubéole. Aucune obligation rétroactive n’est prévue.

Et finalement, après mûre réflexion, le pouvoir exécutif a tranché : ni amende, ni peine de prison pour les parents qui s’opposeront à ces vaccination. « Je veux rendre la confiance par l’obligation » réaffirme la ministre. Soit, en pratique, la disparition de la disposition du code de la santé publique prévoyant une peine de six mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende pour « refus de se soumettre à l’obligation vaccinale ».

Juridiquement intenable

Corollaire : aucune « clause d’exemption » comme l’idée en avait été avancée l’an dernier par le Comité d’orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination présidé par le Pr Alain Fischer. Selon lui, il existait « un doute important sur l’acceptabilité d’une mesure qui consisterait à étendre le statut obligatoire à de nouveaux vaccins sans aucune possibilité de s’y soustraire ».

« Ce n’était juridiquement pas tenable » a expliqué Agnès Buzyn à Jean-Jacques Bourdin. Comment imposer en invoquant un impératif de santé publique et permettre de s’en exempter  ? Mais la ministre a aussi ajouté : « Il n’y aura pas de sanction pénale. Par contre il existe une mesure générale concernant la protection des enfants. C’est la loi : les parents sont censés protéger leurs enfants. Pénalement, légalement, un enfant pourra se retourner un jour contre ses parents parce qu’il a un handicap, parce qu’il n’a pas été vacciné, amputé par exemple à la suite d’une septicémie à pneumocoque. Et là les parents pourront être condamnés à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. »

Que penser de cette contrainte indirecte ? Qu’en sera-t-il de l’entrée des enfants non vaccinés dans les garderies, les crèches et les écoles ? Des sérologies seront-elles demandées ? Jean-Jacques Bourdin n’a pas songé à le demander à la ministre de la Santé.

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Mediator : le procès des Laboratoires Servier et de l’Agence des médicaments ne saurait plus tarder

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C’est l’un des insupportables charmes de la justice : elle va à son rythme. Ainsi l’affaire du Mediator, médicament laissé sur le marché français de 1976 à 2009 .  Près de dix ans après le retrait plus que tardif de cette spécialité (plus que controversée), après un travail (contesté) de l’IGAS et après mille et une polémiques, la perspective d’un procès semble se rapprocher.

Mardi 5 septembre 2017 une source judiciaire a confirmé que les juges d’instruction en charge de ce dossier avaient renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris les laboratoires Servier et l’Agence nationale du médicament dans le volet principal de ce qui a pris (à juste titre) la dimension d’un scandale sanitaire –  confirmant une information de France Inter.

Conformément aux réquisitions du parquet de Paris, les juges d’instruction ont ordonné le 30 août le renvoi en correctionnelle du puissant groupe pharmaceutique français pour « tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires et trafic d’influence ». Et (fort justement) l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est également renvoyée devant le tribunal pour « blessures et homicides involontaires ». Soit, au total, un procès pour onze personnes morales et quatorze personnes physiques.

« Instruction tronquée » ?

Mêmes causes, mêmes effets : les Laboratoires Servier ont aussitôt dénoncé dans un communiqué une instruction « tronquée ». « L’action de l’Agence du médicament, de ses hauts fonctionnaires et de sa tutelle ministérielle a été occultée, alors que le Mediator était sous enquête nationale de pharmacovigilance de 1995 jusqu’en 2009 », ont affirmé les Laboratoires. L’Agence du médicament appréciera.

Me Charles Joseph-Oudin, l’un des avocats des parties civiles, a également réagi : « Dans cette affaire du Mediator, même si Servier indemnise les victimes, les personnes malades et les proches de personnes décédées sont dans l’attente d’un procès pénal de manière à identifier les responsabilités, que ce soit du côté des laboratoires, des agences étatiques, comme l’Agence du médicament, ou des différents experts qui composaient les commissions de contrôle du médicament. »

Dans son réquisitoire, le parquet estimait que les Laboratoires Servier avaient élaboré une « stratégie » pour dissimuler le caractère anorexigène de sa spécialité-phare – et n’avaient pas signalé les risques d’hypertension artérielle pulmonaire, une pathologie rare incurable, et ceux de valvulopathies, graves lésions des valves cardiaques – risques qui pouvaient lui être imputés.

C’est l’un des charmes de la justice : en disant le droit elle parvient, parfois, à dire le vrai.

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Pour tromper son ennui un infirmier allemand aurait tué délibérément entre 90 et 180 patients

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La figure de l’anesthésiste (de l’infirmier) criminel est un classique fort prisé des médias généralistes. On la retrouve aujourd’hui avec Niels Högel. L’affaire a éclaté en 2005, lorsque Niels Högel avait été surpris par une collègue en train de pratiquer une injection non prescrite à un patient dans la clinique de Delmenhorst – ce qui lui avait valu, en 2008, sa première condamnation pour tentative de meurtre à Oldenbourg (Basse-Saxe).

Cet ancien infirmier a, depuis, été condamné à la prison à perpétuité pour l’assassinat de deux patients. Puis, à la suite de cette condamnation, il a confié à son psychiatre être l’auteur d’environ cinquante autres homicides, le plus souvent par surdose médicamenteuse.

Aujourd’hui une commission d’enquête spéciale, mise en place à la suite de ces aveux, estime, à partir d’exhumations effectuées dans le cadre de ses investigations, que le nombre total de patients tués se situe entre 90 et 180.  « Après 134 exhumations, et plusieurs centaines de témoignages, on peut prouver au moins 90 meurtres, et il y en a au moins autant qu’on ne peut pas prouver, a reconnu devant la presse le chef de la commission d’enquête. Ce nombre est exceptionnel, unique, dans l’histoire de la République fédérale [d’Allemagne]. »

Aucune alerte n’a fonctionné

« Ce que nous avons pu apprendre est effrayant et dépasse tout ce que l’on aurait pu imaginer », a indiqué le chef de la police d’Oldenbourg. L’homme a indiqué que son mobile était parfois ‘’l’ennui’’, parfois aussi sa volonté de démontrer à ses collègues sa capacité à ramener à la vie des patients au seuil de la mort. Un cas de figure peut-être moins rare qu’on pourrait le croire.

Ce n’est pas tout : selon la police allemande, cette affaire met aussi en lumière les dysfonctionnements des deux cliniques où travaillait l’infirmier. Alors que le nombre des décès augmentait lorsqu’il était de service, aucun mécanisme interne n’a donné l’alerte. «Ces meurtres auraient pu être empêchés », juge le chef de la police. Pourquoi ne l’ont-ils pas été ? De ce côté-ci du Rhin, et toutes proportions gardées, cette ahurissante affaire n’est pas sans rappeler celle qui à Besançon a vu au début de cette année un anesthésiste soupçonné de sept empoisonnements volontaires.

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Mort d’Adama Traoré : quand « Libération » rectifie les révélations du «Parisien»

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Le fait est trop rare pour ne pas être signalé. Dans son édition du 5 juillet Le Parisien apportait de nouvelles lumières sur les circonstances et la cause de la mort d’Adama Traoré – une affaire complexe à l’origine de nombreuses et vives polémiques 1. Or dans son édition du 6 juillet Libération révèle que les révélations du Parisien étaient, bien malheureusement, incomplètes.

« L’information que révèle le Parisien, sur une nouvelle expertise médicale réalisée à la suite du décès d’Adama Traoré l’année dernière, est en partie simplifiée. Dans son édition du 5 juillet, le quotidien cite une phrase de conclusion du rapport d’expertise en omettant la fin, pourtant essentielle » écrit ainsi Ismaël Halissat. Consultée par Libération, cette nouvelle contre-expertise rejette l’hypothèse (un temps évoquée par le procureur de la République de Pontoise) d’une infection et retient surtout un « syndrome asphyxique aigu » dont la cause n’est pas précisément établie. Libération :

« Voici ce que conclut réellement ce rapport daté du 22 juin : ‘’La mort de monsieur Adama Traoré est secondaire à un état asphyxique aigu, lié à la décompensation – à l’occasion d’un épisode d’effort et de stress.’’ Le Parisien en est resté là. Pourtant la phrase continuait avec ces mots : ‘’d’un état antérieur plurifactoriel associant notamment une cardiomégalie et une granulomatose systémique de type sarcoïdose‘’. Un ‘’état antérieur plurifactoriel ’’ que n’a donc pas mentionné Le Parisien. »

Pourquoi ne pas avoir fait mention de l’existence d’une « cardiomégalie » et d’une « granulomatose systémique de type sarcoïdose » ? Qui y avait (ou pas) intérêt ? « Ce document est une contre-expertise anatomopathologique, pas un rapport médical définitif. Une synthèse va bientôt être réalisée à partir de tous éléments qui sont sur la table » a confié une source judiciaire à Libération. Attendons, prudemment, cette synthèse.

 A demain

1 On lira ici les différents papiers consacrés, sur ce blog, à cette affaire

Mort d’Adama Traoré : le procureur de la République ne semble pas avoir dit la vérité vraie

Bonjour

Il faut avoir confiance dans la médecine légale de son pays. Et faire une croix sur la post-vérité. C’était il y a un an : le 19 juillet 2016 Adama Traoré, 24 ans, mourait à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise). Il avait été « interpellé » par des gendarmes. Les causes exactes de ce décès avaient alors alimenté une longue polémique ; une polémique relancée par les déclarations intenables du procureur de la République de Pontoise Yves Jannier 1. Qualifiée de « bavure » par sa famille, la mort d’Adama Traoré avait entraîné plusieurs nuits de violences à Beaumont-sur-Oise, où il avait été interpellé, et dans les communes voisines.

Un an plus tard on dispose des conclusions d’une contre-expertise datées du 22 juin et signées du Pr Patrick Barbet et du Dr Pierre Validiré. Un document révélé par Le Parisien  (Jean-Michel Décugis) et qui souligne, contrairement aux déclarations initiales du procureur, qu’« aucun signe ne permet d’évoquer un état infectieux antérieur » chez la victime. « Lensemble de ces constations permet de conclure que la mort de Monsieur Adama Traoré est secondaire à un état asphyxique aigu, lié à la décompensation – à l’occasion d’un effort et de stress », écrivent les deux légistes.

« Syndrome asphyxique »

Cette contre-expertise avait été demandée par sa famille. Dès le 21 juillet, le procureur avait déclaré qu’Adama Traoré « avait une infection très grave », « touchant plusieurs organes » ; il ajoutait que son autopsie n’avait pas relevé de « trace de violence significative ». Une seconde autopsie (réalisée à la demande de la famille) avait fait état de « lésions traumatiques très superficielles » – des lésions qui n’auraient joué aucun rôle dans le processus létal. Les légistes soulignaient, comme les premiers, l’existence de plusieurs « abrasions » au niveau du front, du coude, la main gauche et de la poitrine. Ils concluaient que la mort était due à « un syndrome asphyxique » possiblement dû aux pratiques mises en œuvre pour interpeller et immobiliser la victime.

De fait lors de son arrestation, Adama Traoré avait été maintenu au sol sous « le poids des corps » de trois gendarmes. Il aurait alors fait part à cet instant de difficultés respiratoires (selon l’audition d’un des officiers) et aurait été placé en position latérale de sécurité. Une version contredite par le témoignage d’un sapeur-pompier qui a déclaré que, lors de son arrivée sur les lieux il avait trouvé le jeune homme « face contre terre, sur le ventre, mains dans le dos menottées ».

 Mutation de Pontoise à Paris

« Cette contre-expertise médicale réalisée par un collège d’experts est très importante car elle écarte de façon définitive la thèse de l’ancien procureur de Pontoise », a déclaré au Parisien Me Yassine Bouzrou, l’avocat de la famille Traoré très actif dans cette affaire.

Elle renforce selon lui l’hypothèse des violences par compression thoracique. Pour Me Bouzrou les proches de la victime pourraient désormais saisir le conseil de la magistrature « afin qu’Yves Jannier soit sanctionné pour ses déclarations contraires à la vérité ». Est-ce possible ? Peu de temps après l’affaire Yves Jannier avait fait l’objet d’une mutation. Il est aujourd’hui avocat général près de la cour d’appel de Paris

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1 On lira ici les différents papiers consacrés, sur ce blog, à cette affaire