SAMU : le directeur du CHU de Strasbourg ne laisse aucune chance à l’opératrice. A quel titre ?

Bonjour

Trois enquêtes en cours mais – déjà- le méchant bruit du couperet tombé. Christophe Gautier, directeur général des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, a choisi de s’exprimer sur l’affaire éclairante désormais célèbre qui, tardivement, le rattrape : celle des  conditions de prise en charge de l’appel de détresse de Naomi Musenga, décédée le 29 décembre dernier. M. Gautier vient de s’exprimer dans un entretien au Quotidien du Médecin. Echange prématuré ? Echange qui vaut, ici,  d’être rapporté. Extraits :

Le Quotidien :  En savez-vous maintenant davantage sur le déroulé des événements du 29 décembre, et sur les erreurs commises ce jour-là ?

Christophe Gautier :  Nous avons acquis la forte présomption d’un manquement aux procédures de la part de l’opératrice du SAMU. Outre son ton, qui ne correspond pas à l’empathie que l’on doit attendre de la part d’un personnel hospitalier, l’opératrice aurait dû transférer l’appel à un médecin régulateur, or elle ne l’a pas fait. Ce jour-là, l’activité était certes soutenue, mais pas exceptionnelle. Par ailleurs, l’opératrice en était à son 2e jour de travail consécutif après une période de 15 jours de congés. Dans le cadre de l’enquête administrative, j’ai prononcé le 9 mai la suspension à titre conservatoire de l’opératrice (…)

Le Quotidien :  La famille de Naomi a obtenu la bande magnétique de l’enregistrement de l’appel, diffusée plusieurs semaines plus tard. Une procédure de signalement d’événement indésirable n’aurait-elle pas dû être lancée immédiatement ?

Christophe Gautier : Cette procédure aurait dû être lancée, et ne l’a pas été ! Il était normal que la famille obtienne la bande, mais pas de cette manière. La question des conditions de transmission de cette bande à la famille est d’ailleurs au cœur des trois enquêtes qui sont actuellement en cours. La procédure de signalement de l’événement indésirable grave aurait quant à elle dû porter sur les conditions de traitement de l’appel. Une procédure de signalement aurait dû être enclenchée lors de la remise de la bande enregistrée à la famille de Naomi Musenga. La remise de cette bande aurait également dû faire l’objet d’un accompagnement auprès de la famille. »

Voilà qui est dit. M. Gautier est-il en partie impliqué ? Où sont les responsables ? Quels seront, in fine, les noms des coupables ? A quel titre M. Gautier parle-t-il ? Et ce méchant bruit du couperet, déjà, tombé.

A demain

A Montbazens, deux enfants tués par un tracteur conduit par un pompier en état d’ivresse

Bonjour

Lendemain de Pentecôte, journée de Solidarité. La France radiophonique se réveille avec ce que la presse range dans la catégorie des faits divers. Un « fait divers » qui, ici, a le visage du tragique. A Montbazens, dans l’Aveyron un garçon et une fille de sept et huit ans, qui faisaient du vélo, sont morts après avoir été percutés dans une rue par un tracteur conduit par un homme en état d’ivresse.

L’accident s’est produit le 19 mai peu avant 18 h. Les deux enfants, qui ont été percutés par ce tracteur équipé d’une remorque. Les décès ont été déclarés par les médecins du SMUR après de longues tentatives de réanimation, a précisé le chef de salle du centre opérationnel des pompiers du département. Un hélicoptère venu de Rodez avait été dépêché sur place, en vain. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie. Le conducteur a été interpellé et placé en garde à vue et entendu « après dégrisement » a précisé le vice-procureur Chérif Chabbi.

Prévenir la tragédie

 On apprend aujourd’hui que ce conducteur est un pompier professionnel et avait « près de 2 g d’alcool dans le sang » au moment de l’accident. C’était après « un banquet familial ».  La garde à vue de cet homme de 27 ans, pompier dans une caserne parisienne, a été prolongée de 24 heures. Il sera « déféré le 21 mai devant la justice ».

Selon les premiers éléments de l’enquête, cet homme avait déjà été condamné, en 2011 et dans le département de l’Aveyron pour conduite en état alcoolique, a indiqué le vice-procureur.

Une cellule médico-psychologique a été mise en place le lendemain de l’accident dans les locaux de la mairie de Montbazens. Deux autres cellules seront ouvertes, demain 22 mai. L’une dans l’école de Montbazens où était scolarisée la fillette et  l’autre dans l’établissement scolaire du garçonnet, dans le département du Lot.

Faudrait-il, tragédie, ne voir ici que le destin et la fatalité ?

A demain

 

« L’atteinte sexuelle avec pénétration » va-t-elle être jugée comme un simple délit ?

Bonjour

Les temps, en France, sont aux tribunes, aux pétitions, aux polémiques médiatisées. On peut voir là une conséquence de l’extinction progressive, réelle ou fantasmée, des contre-pouvoirs – extinction programmée dans l’ombre de l’omniprésence du chef de l’Etat. La dernière polémique en date est, de ce point de vue, symptomatique et riche d’enseignement : plus de deux cent cinquante personnalités (dont l’actrice Karin Viard et la militante féministe Caroline De Haas) viennent de lancer un appel à Emmanuel Macron pour que ce dernier pèse de tout son poids jupitérien sur le pouvoir législatif.

En pratique il s’agit de demander au président de la République de retirer l’article 2 du projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, porté par Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes – et, en même temps, militante féministe. Officiellement ce projet de loi est présenté comme « le fruit d’un long travail de concertation ayant pour ambition d’améliorer la répression de ces violences, dont les femmes et les enfants sont encore aujourd’hui trop massivement victimes ».

Après plusieurs affaires récentes (où des fillettes avaient été considérées comme sexuellement consentantes par la justice) l’article prévoit de « renforcer la répression des infractions sexuelles sur mineurs ». Toutefois les signataires – militants d’associations, médecins, sages-femmes, universitaires -estiment que l’effet produit sera, paradoxalement, l’inverse de l’objectif affiché.

Extraits de l’appel :

« L’article 2 du projet de loi sur les violences sexuelles change la loi. Votre gouvernement crée un nouveau délit, c’est “l’atteinte sexuelle avec pénétration”. Vous avez bien lu. “Atteinte sexuelle avec pénétration”. On parle donc d’un viol. Pour votre gouvernement, ce n’est pas un crime, c’est un délit.

« Monsieur le Président, nous avons été bouleversés par le “verdict de Pontoise », qui avait requalifié en atteinte sexuelle et non jugé comme viol une relation sexuelle entre Sarah, 11 ans et un homme de 28 ans au prétexte que la relation sexuelle aurait eu lieu « sans violence, ni contrainte, ni menace, ni surprise ». Sarah tétanisée, avait simplement suivi le violeur.  Puis ce fut le tour de Justine, dont le violeur avait été acquitté faute de pouvoir prouver, encore une fois, que Justine n’était pas consentants. Puis de Susie, puis d’autres…

« Les procès qui requalifient des viols sur mineur.e.s en “atteinte sexuelle” sont courants. C’est justement ce type de jugement que nous voulions empêcher. Le gouvernement a choisi l’option inverse. Il valide le verdict de Pontoise. C’est une régression inacceptable pour la protection des enfants. Monsieur le Président, demain, combien de Sarah, de Justine, de Susie verront le viol qu’elles ont subi qualifié “d’atteinte sexuelle” ?

« Monsieur le Président, nous vous demandons de supprimer cet article du projet de loi : il minimise la gravité du viol, il ouvre la voie à une déqualification massive des viols de mineur.e.s, il met en danger les enfants. Monsieur le Président, vous ne pouvez pas faire du viol un délit. Supprimez l’article 2. »

 Ce projet de loi est examiné les 14 et 15 mai, en première lecture, par l’Assemblée nationale. Où l’on verra s’il faut, désormais en France, s’adresser directement au président de la République pour modifier le texte d’une proposition de loi.

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Emmanuel Macron donnera-t-il son feu vert pour épargner entre 300 et 400 vies chaque année?

Bonjour

Lundi 14 mai, journée de grève annoncée comme « noire » sur l’ensemble des rails de France. Et publication, dans Le Monde d’une tribune percutante. Un texte signé par un collectif rassemblant les anciens délégués interministériels à la sécurité routière 1 ayant exercé entre 1972 et 2015. Un texte de « santé publique » et de « réduction des risques » visant à peser sur le président de la République. Un texte qui n’est pas sans faire songer à tous ceux que le quotidien vespéral a publié, dans les années 1980 et 1990, signés alors par un groupe des « cinq sages » emmenés par le redoutable Pr Claude Got.

Aujourd’hui les dix signataires rappellent, à juste titre, que la sécurité routière est souvent citée comme un modèle de politique publique : reposant sur des connaissances scientifiques, elle aura permis, depuis 1972 (où près de 50 personnes étaient tuées chaque jour sur nos routes), d’éviter que 400 000 personnes soient tuées et que 4 millions deviennent impotentes, estropiées, incontinentes, paralysées, brûlées, cérébro-lésées ou aveugles dans les quelques dixièmes de secondes d’un accident de la route.

« Depuis 1954, près de 850 000 personnes ont été tuées sur nos routes, et environ 8 500 000 gravement blessées, mais cette cause a progressé pas à pas, écrivent-ils. Quand des femmes et des hommes politiques courageux, de tous bords politiques, ont pris les décisions qu’au nom de la science et de la connaissance, et avec l’aide d’associations de victimes, nous leur avons proposées à tour de rôle : limitations de vitesse, taux d’alcoolémie maximal autorisé pour conduire, obligation du port de la ceinture de sécurité, du casque pour les motards, permis à points, installation de radars automatiques, etc. »

Libertés individuelles

Or toutes ces décisions, ou presque, ont été critiquées, vilipendées, attaquées, avec les mêmes arguments invoquant une atteinte à la liberté individuelle. Des polémiques souvent violentes qui ne sont pas sans rappeler celles, actuelles, sur la liberté de pouvoir disposer d’armes à feu.

« La décision de baisser la vitesse maximale à 80 kilomètres/heure sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central s’inscrit totalement dans cette lignée de grandes décisions, expliquent les auteurs de la tribune du Monde. C’est d’abord une mesure guidée par la réalité des faits et attestée par la science. Près de 500 cas d’abaissement de la vitesse moyenne dans le monde occidental ont été étudiés et analysés par des scientifiques. Ils ont démontré qu’en baissant de 1 % la vitesse moyenne pratiquée sur une route, on diminue mécaniquement de 4,6 % le nombre des tués (…) Elle conforte les données qui ont conduit les accidentologues du Conseil national de la sécurité routière à préconiser une mesure qui permettra d’épargner tous les ans entre 300 et 400 vies et de réduire notablement le nombre des blessés graves. »

Pour ces dix spécialistes l’affaire est éminemment politique. Et tous connaissent ici le poids et les lourdeurs du pouvoir exécutif. Les dix soutiennent clairement, haut et fort, la décision du Premier ministre Edouard Philippe qui veut cette réduction à 80 kilomètres/heure. Une décision qui, selon eux, « va dans le sens de l’histoire de la Sécurité routière », c’est-à-dire « d’une belle réussite collective ». Et ce alors même que l’Elysée laisse entendre qu’Emmanuel Macron, fort inquiet de la montée des multiples oppositions sur le sujet, hésiterait encore à soutenir pleinement son chef de gouvernement.

A demain

1 Christian Gerondeau, Pierre Mayet, Pierre Denizet, Jean-Michel Bérard, Isabelle Massin, Rémy Heitz, Cécile Petit, Michèle Merli, Jean-Luc Nevache, Jean-Robert Lopez, anciens délégués interministériels à la sécurité routière entre 1972 (année de création de la fonction) et 2015.

 

Affaire Vincent Lambert : les juges désavouent ses médecins et demandent une expertise

Bonjour

On entend déjà les silences et les commentaires. Mais pour le factuel tout est dit ici : « Le tribunal administratif de Châlons-en Champagne ordonne une expertise du tableau clinique de M. Vincent Lambert ». Ou encore mieux ici : « Au nom du peuple français … ».

On se souvient de l’essentiel du dernier chapitre de cette tragédie vieille de dix ans. Le 17 avril 2018, les parents de M. Vincent Lambert, un de ses frères et une de ses sœurs ont saisi le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne d’un référé-liberté visant à suspendre la décision du 9 avril 2018 prise par le Dr Sanchez, médecin au centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims, à l’issue d’une procédure collégiale, « d’arrêter les traitements de maintien en vie de M. Vincent Lambert, en l’espèce la nutrition et l’hydratation artificielles, en assortissant cet arrêt de la mise en œuvre préalable d’une sédation profonde et continue ».

Or, à l’issue de l’audience tenue le 19 avril 2018, le tribunal administratif « a estimé nécessaire de recourir à une expertise en vue de déterminer le tableau clinique de M. Vincent Lambert ». Cette expertise « devra déterminer si le tableau clinique que présente M. Vincent Lambert a évolué depuis 2014, date de la dernière expertise réalisée par le Conseil d’État ». Les experts qui seront comis devront également dire, dans l’hypothèse où ils constateraient une évolution, si cette dernière est positive ou négative. Puis, à l’issue de cette procédure, les parties seront de nouveau convoquées à une audience du tribunal administratif afin qu’il soit statué définitivement sur la requête.

Le Dr Vincent Sanchez, spécialiste de gériatrie et de soins palliatif au CHU de Reims avait considéré le 9 avril dernier que son patient âgé de 41 ans faisait l’objet d’une « obstination déraisonnable ». Comme le permet la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, il s’était prononcé en faveur d’un « arrêt des traitements », c’est-à-dire d’un arrêt de la nutrition et de l’hydratation artificielles – une décision, prise à l’issue d’une « procédure collégiale ». Les motivations de cette décision n’ont pas été suffisants pour les juges administratifs qui réclament donc un nouvel avis d’experts.

Capacités de déglutition

« Un des examens clinique sera effectué, s’ils en font la demande au collège d’experts, en présence de M. Pierre Lambert,Mme Viviane Lambert, M. David Philippon et Mme Anne Lambert, précise Le Figaro. (Delphine de Mallevoüe).  Un autre examen clinique pourra être organisé, en présence cette fois de Mme Rachel Lambert et de M. François Lambert, si ces derniers en font la demande au collège d’experts ». La justice demande aussi d’organiser ces examens, selon des modalités permettant la meilleure appréciation de l’état clinique de M. Vincent Lambert, notamment au regard des horaires où ils seront effectués. L’appréciation de ces modalités est du ressort des experts».

Les experts devront notamment «se prononcer sur la capacité de déglutition de M. Vincent Lambert ; de dire si elle est susceptible de permettre, à terme, et éventuellement après une rééducation, une alimentation et une hydratation fonctionnelles, et de fournir au juge des référés toute information qui serait utile à la solution du litige».

Par ailleurs, le tribunal – et c’est un point d’une importance considérable – a reconnu la légitimité, dans ce dossier, de l’intervention de l’Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et de cérébro-lésés. En revanche, «les conclusions de la requête tendant au transfert de M. Vincent Lambert dans un autre établissement de soins, ou un autre service du centre hospitalier universitaire de Reims, sont rejetées».

On aimerait, simplement, comprendre pourquoi.

A demain

Combien de temps avant que ce poisson d’avril médical ne vole de ses propres ailes ?

Bonjour

« L’annonce est presque passée inaperçue et pourtant, elle pourrait radicalement changer le paysage médical en France. C’est le mathématicien et député de l’Essonne (LREM) Cédric Villani qui l’a dévoilée ce 29 mars, en marge de la présentation de son rapport sur l’intelligence artificielle (IA) : un système expert médical est expérimenté depuis plusieurs mois auprès des patients, « avec des résultats encourageants », affirme Cédric Villani. »

Poursuivons :

« L’IA était déjà utilisée dans l’aide à la décision en oncologie, en imagerie médicale ou en dermatologie où les systèmes experts ont montré leur supériorité pour détecter les taches bénignes sur la peau. Mais c’est la première fois qu’elle est exploitée à cette échelle, en consultation de médecine générale. C’est une version optimisée du logiciel Watson, développé par IBM, qui remplace le médecin au cours des consultations. Le projet est copiloté par l’AP-HP et une unité du CNRS de l’université Pierre-et-Marie-Curie, qui a notamment développé l’interface homme-machine indispensable à l’interaction avec les patients. »

On lira la suite ici, grâce au Quotidien du Médecin (papier non signé). Où l’on découvre que, n’en déplaise au transhumaniste Alexandre Laurent, « l’humain n’est jamais bien loin » : ici les prescriptions se limitent à des traitements homéopathiques.  Qu’en pensent les médecins ? Le Quotidien a interrogé le Dr Bernard Lomafour, généraliste qui participe au projet depuis le début. Ce dernier est ravi. « Je suis enfin dégagé des obligations médicales et je peux me consacrer aux tâches administratives, se réjouit le praticien. Le métier est en train de changer, il faut l’accepter ! ».

On ne saura rien des commentaires administratifs de Hirsch Martin ni de ceux, politiques de Buzyn Agnès. On relit et on s’interroge : à partir de quelle ligne ai-je ici saisi que nous venions de quitter le mois de mars ? Puis on relit encore et, soudain, le vertige prophétique sans nul besoin de la falaise ni du précipice : combien de temps encore avant cette nouvelle émergence de la technique dans l’humain ?

A demain

Tragique : la crêpe offerte par une maîtresse à un enfant allergique aux produits lactés

Bonjour

Tous les éléments d’une tragédie moderne peuvent résider dans quelques lignes de l’AFP. La France vient de découvrir, à la veille de Pâques, qu’un enfant de six ans allergique aux produits lactés est mort dans le Beaujolais. Le garçonnet, en grande section de maternelle à l’école Fernand-Gayot de Limas, fêtait le carnaval avec ses camarades. Après les festivités, le personnel avait confectionné et proposé des crêpes à l’ensemble des élèves. Selon Le Progrès l’enfant avait l’habitude de manger des crêpes à l’eau chez lui – il a donc accepté celle qu’on lui offrait. Il en est mort.

L’autopsie a en effet très vite confirmé que l’enfant avait succombé à un choc anaphylactique. L’information a été donnée par le procureur de Villefranche-sur-Saône, Sylvain Cordesse, confirmant une information de la presse régionale. Il ressort de l’enquête que « c’est la maîtresse qui a proposé à la crêpe à l’enfant » alors que « son régime alimentaire était connu » du personnel de l’école : allergie aux produits lactés.

Après avoir ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort, le parquet entre désormais dans une autre phase : celle de déterminer les responsabilités personnelles et notamment celle de l’enseignante. Cette dernière a déjà été entendue. Tous les éléments d’une tragédie.

A demain