Augmentation des risques : Donald Trump se pique soudain des cigarettes électroniques

Bonjour

Il ne manquait plus que lui : Donald Trump a fait savoir, en ce 11 septembre de sinistre mémoire, qu’il envisageait une interdiction aux Etats-Unis des cigarettes électroniques – du moins les liquides « aromatisés ». « Trump administration moves to ban flavored e-cigarettes » résume CNN (Maegan Vazquez and Betsy Klein) Une annonce qui survient alors que la « maladie sans nom » a été associée à six décès corrélés à des inhalations de THC ou d’autres substances.

« Cela crée plein de problèmes, a -cité par l’AFP– analysé Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche. Les gens pensent que c’est une solution facile aux cigarettes. C’est nouveau et cela s’est développé tellement vite». «Nous allons peut-être devoir décider quelque chose de ferme.» Alex Azar, ancien ponte de Big Pharma, aujourd’hui secrétaire à la Santé, a précisé qu’un texte réglementaire serait publié dans plusieurs semaines.

Mangue, meringue, fruits rouges

« La FDA a déjà engagé de multiples offensives contre les fabricants de cigarettes électroniques accusés de cibler les jeunes dans leur marketing, souligne l’AFP. En août, elle a sommé quatre fabricants de retirer 44 recharges et autres liquides aromatisés de la vente: des goûts à la mangue, à la meringue, aux fruits rouges.. ».

L’AFP ajoute : « ces goûts sont censés attirer les consommateurs les plus jeunes, dans les collèges et les lycées, ce qui a fait plonger selon les autorités sanitaires une nouvelle génération d’Américains dans l’accoutumance à la nicotine. En dehors du problème de la dépendance à la nicotine de jeunes qui ne fumaient pas auparavant, il existe depuis quelques mois une urgence sanitaire liée au vapotage de certains e-liquides vendus sur le marché noir. »

Outre Atlantique les cigarettes électroniques sont (officiellement) interdites à la vente aux mineurs (18 ou 21 ans selon les Etats). Si les autorités interdisaient les cigarettes aromatisées, les liquides standard à la nicotine resteraient vraisemblablement sur le marché. Ils sont actuellement promus comme une méthode permettant de ne pas consommer de tabac carbonisé cancérigène. Une promotion faire au nom de la réduction des risques – et ce dans un pays dont le président semble n’avoir de cesse de les augmenter.

A demain @jynau

Abandonner d’urgence la vape pour le tabac ! Comment en arriver à proférer tant d’absurdités ?

Bonjour

« Le poumon, le poumon vous dis-je ». Qui ne veut pas désespérer des médias ne devait pas, ce 7 septembre, regarder le journal de 13 heures de France 2. On y traitait des morts américains et de la cigarette électronique. Avec sujet en plateau. Absence totale de distance. Confusion générale et conclusion immanquable : détruire sa cigarette électronique, si possible en diffusant les images sur les réseaux sociaux. Puis revenir à la seule nicotine qui vaille : celle du tabac.

Mais comment a-t-on pu en arriver là ? Et comment, en tenant de tels propos, parvenir à faire comprendre que le vapotage n’est en rien une panacée ? Que la cigarette électronique n’est qu’un vecteur ? Que la réduction des risques n’est pas la disparition de ces mêmes risques ? Que le sevrage est un objectif supérieur au vapotage mais que le vapotage est incomparablement favorable à l’esclavage tabagique ?

Tout ceci devrait sans difficulté pouvoir être expliqué dans les journaux télévisés. Par des journalistes ou par des invités spécialisés. Pourquoi n’est-ce pas le cas ? Osera-t-on avancer que « c’était mieux avant » ? Et que les caricatures régressives que ces journaux nous offrent ne sont pas étrangères à la désaffection progressive vis-à-vis de ces mêmes journaux ? Pour l’heure les personnes intéressées par le sujet peuvent aussi, loin de France 2, se pencher sur The New England Journal of Medicine : Pulmonary Illness Related to E-Cigarette Use in Illinois and Wisconsin — Preliminary Report. Conclusion :

« Case patients presented with similar clinical characteristics. Although the features of e-cigarette use that were responsible for injury have not been identified, this cluster of illnesses represents an emerging clinical syndrome or syndromes. Additional work is needed to characterize the pathophysiology and to identify the definitive causes. »

Ils se pencheront ensuite sur le peu banal éditorial qui l’accompagne : Vaping-Induced Lung Injury. Conclusion :

« Until the investigation into the cause of this epidemic of vaping-induced respiratory injury is complete, no conclusions can be drawn as to which compound or compounds are the causes of injury. In light of these cases, however, efforts should be made to increase public awareness of the harmful effect of vaping, and physicians should discourage their patients from vaping. »

IgnorantusignorantaIgnorantum.  On attend toujours, à l’adresse des vapoteurs français, les réflexions-recommandations officielles. Sinon celles de la ministre des Solidarités, du moins du Directeur Général de la Santé.

A demain @jynau

«Aux Etats-Unis, cinq morts liées à la cigarette électronique» Le Monde (7 septembre 2019)

Bonjour

Cinq mille signes. L’Agence France Presse ne fait pas dans la dentelle pour couvrir l’affaire. « Aux Etats-Unis, cinq morts liées à la cigarette électronique » titre Le Monde, qui reprend la dépêche. Cinq morts, près de cinq cents cas et dans le même temps des enquêteurs fédéraux qui ne précisent pas « les marques ou substances susceptibles d’avoir causé les graves difficultés respiratoires ». Et l’affaire commence à se transformer en un équation sanitaire autant que politique : « principe de précaution » versus « réduction des risques tabagiques ».

Vendredi 6 septembre 2019. Les autorités sanitaires américaines font savoir qu’ « au moins » cinq utilisateurs de cigarettes électroniques sont morts, le nombre de malades frappés par de graves difficultés respiratoires a par ailleurs doublé pour atteindre 450 dans le pays. « Outbreak of Lung Illness Associated with Using E-cigarette Products. Investigation Notice. Posted September 6, 2019 at 9:50pm ET ».

Brouillard entretenu quant aux marques ou substancesprésentes  dans les liquides de vapotage, mais un dénominateur commun fréquent : inhalation de produits contenant du THC, substance active du cannabis. Et, parfois des personnes (relativement) âgées et en mauvaise santé. C’était le cas des deux victimes dont les décès annoncés le 6 septembre par les autorités sanitaires locales en Californie et dans le Minnesota.

« Un possible lien a été établi entre certains malades et une huile de vitamine E, qui se consomme normalement en gélule ou en huile pour la peau, précise l’AFP. La vaporisation à haute température de cet additif pourrait avoir endommagé les poumons des vapoteurs. Les responsables sanitaires de l’Etat fédéral ont toutefois appelé à la prudence dans l’attente d’analyses plus complètes. ‘’Aucune substance ou molécule unique, dont l’acétate de vitamine E, n’a été identifiée dans l’ensemble des échantillons analysés’’, a insisté Mitch Zeller, directeur du centre pour le tabac de la Food and Drug Administration, qui teste au niveau national les produits impliqués.

La piste de l’huile de vitamine E

« Nous n’avons pas encore toutes les réponses », reconnaissent les responsables des CDC qui « par mesure de précaution » recommandent « dans l’immédiat » de ne pas utiliser de cigarettes électroniques, quelles qu’elles soient.

Les symptômes respiratoires de « pneumonie lipidique » sont particulièrement frappants quand ils apparaissent souvent subitement, chez des patients  jeunes et sans problème de santé. Dans l’Illinois, la moitié des patients ont moins de 19 ans. « Sean Callahan, pneumologue à l’hôpital de l’université de l’Utah, a traité l’un de ces malades en juillet, âgé de 20 ans. La détresse respiratoire était telle que le jeune homme a dû être placé plus d’une semaine dans une machine qui oxygène le sang du patient hors de son corps, tant ses poumons n’arrivaient plus à fonctionner, rapporte l’AFP. ‘’Je n’avais jamais vu cela auparavant, a raconté le Dr Callahan. Habituellement, les malades qui ont besoin de cette machine ont des formes très avancées de grippe ou de pneumonie, ou bien ils ont des systèmes immunitaires affaiblis à cause d’un cancer ou d’une chimiothérapie’’. » 

La piste de l’huile de vitamine E ? Les autorités de New York ont diffusé des photos des recharges impliquées : elles ont des emballages très colorés sous le nom de Dank Vapes, une « marque » qui ne correspond apparemment à aucune entreprise légitime, mais « se distribue » dans la rue et sur Internet. Le mort de l’Oregon, en revanche, avait acheté son produit dans un dispensaire de « cannabis légal ».

Ces maladies pulmonaires s’ajoutent à la pression sur les fabricants légaux de cigarettes électroniques, accusés par les autorités d’avoir promu leurs produits chez les jeunes comme une alternative saine et cool à la cigarette. « Principe de précaution » versus « réduction des risques tabagiques ».

A demain @jynau

Vapotage et polémique : la Ligue contre le cancer a oublié de se réabonner au Lancet

Bonjour

Revenons un instant sur la  dommageable « MISE AU POINT » majuscule signée d’Axel Kahn, nouveau président (plus qu’hyperactif sur tweeter de La Ligue contre le cancer :

 @laliguecancer dénonce l’industrie du tabac. Sans faille. Elle n’y joint pas la pratique habituelle du vapotage sur lequel elle ne s’exprime pas. Comme sur mille autres sujets. La Ligue dénonce ce dont la pratique est cancérigène. Point final.

Ne pas s’exprimer ! Sur un sujet médical à ce point capital ! C’est peu dire que ces quelques mots passent mal. « Combien de temps la Ligue contre le cancer pourra-t-elle ignorer l’une des pratiques permettant la plus substantielle réduction du risque lié à la combustion du tabac s’interroge l’épidémiologiste franco-suisse Antoine Flahault. Je propose ce slogan: ‘’Vapoter au lieu de fumer c’est gagner des années à la vie et de la vie aux années !’’ ». Slogan retenu, avec les félicitations du jury de la réduction des risques.

Et puis, hasard ou fatalité, au moment où Axel Kahn mettait au point, The Lancet mettait, lui, les points sur les i, avec une prise de position on ne peut plus claire en faveur du vapotage dans la réduction des risques consubstantiels à l’épidémie tabagique :  « Nicotine without smoke: fighting the tobacco epidemic with harm reduction »  The Lancet ( IF 59.102 ) Pub Date : 2019-08-31 , DOI: 10.1016/S0140-6736(19)31884-7 Un papier sans ambiguïté signé de spécialistes : Robert Beaglehole, Clive Bates, Ben Youdan, Ruth Bonita.

La Ligue est centenaire et The Lancet fêtera bientôt ses deux siècles 1. La première ne devrait pas snober le second.

A demain @jynau

1 A lire, si ce n’est déjà fait : « ‘’The Lancet’’, machine à cash à la pointe de la médecine » de David Larousserie (Le Monde du 13 août 2019)

Tchao le tabac et vive la cigarette électronique ? Sur les fonts baptismaux : Super Big Tobacco

Bonjour

Mouvements tectoniques induits par la cigarette électronique. C’est la nouvelle industrielle, capitalistique et addictologique du jour : « Les sociétés mères de Marlboro prêtes à se remarier. Philip Morris International et Altria ont entamé des pourparlers en vue d’une fusion. Le nouvel ensemble atteindrait un chiffres d’affaires de 55 milliards de dollars » (Le Monde, Laurence Girard). « Altria et Philip Morris veulent reformer un géant mondial de la cigarette » (Les Echos, Nicolas Rauline avec Marie-Josée Cougard).

« En fait, l’ancien groupe Philip Morris International s’était scindé en deux, en 2008, entre ses activités aux États Unis (sous le nom Altria) et dans le reste du monde (toujours sous le nom de Philip Morris International / PMI), rappelle le site des buralistes français. Mais à l’époque, de part et d’autre, on ne parlait que de cigarettes et singulièrement de la marque-phare, Marlboro. Aujourd’hui, l’heure est au regroupement. Mais dans un contexte, radicalement changé, de développement d’alternatives à la cigarette traditionnelle. La récente décision de la FDA (Food and Drug Administration, autorité régulatrice américaine) d’autoriser la vente de l’Iqos de PMI sur le marché des États-Unis ayant été, fort probablement, un facteur déclenchant de l’annonce d’aujourd’hui. »

Si elle devait se concrétiser, toutefois, la fusion donnerait naissance à un ensemble de plus de 200 milliards de dollars de capitalisation boursière, Altria pesant 90 milliards de dollars en Bourse et Philip Morris International (PMI) 120 milliards

Tremblements de terre et Révolution des Volutes ? Il faut lire Les Echos :

«Longtemps considérés comme des valeurs refuges en Bourse, les majors du tabac affrontent une vraie crise de confiance depuis des mois. Alors même que le marché mondial est encore estimé à l’équivalent de 470 milliards d’euros. Les cigarettiers ont vu leur capitalisation boursière fondre comme neige au soleil depuis 2017 même si les ventes continuent d’augmenter dans les pays en développement. La perte de confiance des investisseurs est bien réelle, et difficile à résoudre par les seules perspectives d’un essor du vapotage. Le marché de la cigarette électronique n’en est qu’à ses débuts avec 36 millions de vapoteurs contre un milliard de fumeurs. »

Or, de tous les cigarettiers Philip Morris est le seul à croire à ce stade, que le remplacement total de la cigarette classique par l’e-cigarette se fera. Et le géant entend être celui qui conduira cette évolution. « Le produit emblématique de cette révolution est pour lui IQOS, la cigarette électronique à base de tabac à chauffer, soulignent Les Echos. Il permet au fumeur de retrouver des sensations proches de la cigarette classique sans encourir le risque cancérigène de la combustion du papier et du tabac. »

Où l’on comprend que la partie sanitaire est encore loin, bien loin, très loin, d’être gagnée.

A demain @jynau

Cigarette électronique : la «maladie sans nom» progresse et inquiète outre-Atlantique

Bonjour

C’est une nouvelle alerte lancée sur The Verge (Ashley Carman) : « More than 100 vapers have contracted a severe lung disease, per CDC » – er reprise en France sur Slate.fr (Thomas Messias) : « Le vapotage semble à l’origine d’une maladie pulmonaire inédite ». Une alerte dont nous nous étions fait il y a peu l’écho :  « Mystérieuse pathologie pulmonaire américaine: le vapotage est-il le coupable ou la victime ? ».

Aux États-Unis, les organismes de santé publique commencent à s’inquiéter. Entre le 28 juin et le 20 août, on leur a signalé 153 cas d’une mystérieuse maladie pulmonaire qui semble ne toucher que des utilisateurs et utilisatrices de cigarettes électronique. Les CDC dirigent actuellement une enquête dans les seize États où les cas ont été signalés. Cette maladie, qui se développe progressivement, se traduit par des difficultés respiratoires, un souffle court, ou encore des douleurs à la poitrine. Chez une partie des malades, on a aussi signalé une fatigue aiguë, ainsi que des problèmes d’ordre gastro-intestinal (vomissements et diarrhées). À l’heure actuelle, aucun décès n’est à signaler.

Le lien de cause à effet n’a toujours pas été démontré, mais d’après The Verge, toutes les personnes concernées seraient des utilisatrices de cigarettes électroniques. Plus précisément, elles auraient consommé des produits à base de THC/cannabis.

Mains de velours et gants de fer

Le CDC a rapidement publié un communiqué demandant aux membres du corps médical américain de reporter scrupuleusement chacun des nouveaux cas qui pourraient apparaître – et notamment de décrire précisément les symptômes et le type d’utilisation de la cigarette électronique. Quant à la Food & Drug Administration, elle enjoint également les utilisateurs et utilisatrices d’e-cigarettes à faire remonter d’éventuels problèmes de ce type via un formulaire à remplir en ligne.

« Encore dépourvue de nom, cette maladie inédite touche principalement des jeunes adultes et des ados, ce qui n’a rien d’une surprise étant donné la forte consommation de cigarettes électroniques chez les jeunes gens, souligne Slate.fr. Au sein de la population lycéenne, le vapotage a augmenté de 78% entre 2017 et 2018, rappelle The Verge, 27% des lycéens et lycéennes affirmant faire une utilisation régulière de la cigarette électronique. »

Il n’en reste pas moins vrai que rien n’est démontrer quant à la causalité. Et qu’en l’état des connaissances, désigner la « cigarette électronique » comme l’agent pathogène équivaut à confondre, volontairement, l’épée et le fourreau, les mains de fer et les gants de velours, le coupable et la victime.  

A demain @jynau

Mystérieuse pathologie pulmonaire américaine: le vapotage est-il le coupable ou la victime ?

Bonjour

Depuis le 5 juin 1981 certaines alertes sanitaires américaines ne doivent plus être prises à la légère. Aujourd’hui, celle développée dans The Washington Post (Lena H. Sun and Lindsey Bever) : « Mystery lung illness linked to vaping. Health officials investigating nearly 100 possible cases ». Ou, en français, sur Vapingpost.com (Guillaume Bailly) :« Une maladie pulmonaire sévère causée par la vape ? »

Où l’on apprend qu’aux Etats-Unis quelques dizaines de personnes, principalement des adolescents, viennent d’être hospitalisés pour des troubles pulmonaires nécessitant parfois une admission en soins intensifs. Symptômes : toux, gênes respiratoires, douleurs thoraciques troubles digestifs. «Pour l’instant, le vapotage est le seul point commun entre toutes ces affaires, mais nous essayons d’étendre nos recherches pour déterminer avec certitude que nous n’oublions rien», a expliqué à l’AFP Thomas Haupt, spécialiste des problèmes respiratoires du service de Santé du Wisconsin. Cinq États sont plus particulièrement concernés : Californie, Illinois, Indiana, Minnesota et Wisconsin

Pour les CDC il n’existe aucune preuve cohérente que la cause soit d’origine infectieuse – ni même qu’il s’agisse d’une même entité pathologique. Les responsables reconnaissent qu’ils ne savent pas si les dispositifs de cigarette électronique (ou des ingrédients inhalés) sont en cause. Les patients avaient semble-t-il recours au vapotage de diverses substances : nicotine, marijuana, associations diverses. Soulignant l’inquiétude croissante dans l’opinion les responsables du CDC expliquent qu’ils organisent une surveillance spécifique dans l’ensemble du pays.

« La cigarette électronique a gagné en popularité au cours de la dernière décennie en dépit du peu de recherches sur leurs effets à long terme, souligne The Washington Post. Ces dernières années, les autorités sanitaires ont mis en garde contre une épidémie de vapotage chez les adolescents mineurs. La marque leader, Juul, a déclaré qu’elle assurait une veille et qu’elle disposait « des systèmes de surveillance de la sécurité robustes ». »

Beau titre et « putaclic »

Gregory Conley, président de l’American Vaping Association, qui défend les produits de vapotage, a quant à lui déclaré que chaque mois, environ dix millions d’adultes vapent de la nicotine sans problèmes majeurs. « Il semble beaucoup plus probable que les produits causant des dommages aux poumons soient des vapes de fabrication artisanale contenant du THC ou des drogues illégales, et non de la nicotine. » Un hypothèse réfutée par certains membres du corps médical.

« La législation américaine est de plus en plus sévère, orientant des consommateurs vers le marché noir, certains utilisent les e-cigarettes pour consommer de la drogue, ou bien, plus simplement, un lot présentant un problème, observe Vapingpost.com. Il convient de rappeler que les normes américaines en termes de vapotage sont, pour l’heure, beaucoup plus permissives que les européennes, mais qu’elles vont les rattraper, voire les dépasser, rapidement. » Et d’ajouter :

« Le problème est donc, peut être, causé par un produit du vapotage. Un parmi des millions consommés chaque jour par des vapoteurs à travers le monde, sans problèmes. Demander, par exemple, l’interdiction du vapotage en se basant sur cet exemple reviendrait à demander l’interdiction de tous les produits pouvant poser accidentellement des problèmes sanitaires.

« Que les causes soient l’inconscience, l’incompétence, la malhonnêteté, ou un simple accident, c’est possiblement un produit de la vape dans un secteur donné qui est en cause, et pas le secteur entier. Comme cela arrive toutes les semaines pour des produits de consommation courante.  Mais certains ne résistent pas à l’appel d’un beau titre, sans réfléchir aux conséquences pour toute une filière, et, plus grave encore pour ceux qui renonceront à cause de cela à se sevrer du tabac et en mourront. Parce que dans “putaclic”, il n’y a pas que “aclic”… »

A demain @jynau