Jactance et Gilets Jaunes : voici soudain venu, pour le pouvoir, le temps du renoncement

Bonjour

Une maille à l’envers. Une maille à l’envers. Poursuite du détricotage. Jusqu’à quels lambeaux ? Edouard Philippe, Premier ministre, devant le Sénat, le 6 décembre 2018

« Les tensions nous ont conduit à la conclusion qu’aucune taxe ne méritait de mettre en danger la paix civile. Comme je l’ai dit hier à l’Assemblée nationale, nous avons décidé avec le président de la République de renoncer aux mesures fiscales concernant le prix des carburants et le prix de l’énergie qui devaient entrer en vigueur le 1er janvier 2019. Le Sénat ayant voté la suppression de la hausse des taxes [sur le carburant] dans le budget 2019, elles ne seront pas réintroduites. »

Et déjà les médias de jaser sur l’usage de ce douloureux verbe du groupe premier.

« Renoncer » : Cesser de revendiquer, de faire valoir la possession ou la jouissance de, abandonner son droit sur.

Accepter que quelque chose ne se fasse pas, n’ait pas lieu, n’existe plus. Se résigner à ne pas faire ce que l’on projetait ou espérait. Ne plus espérer, ne plus compter sur.

« Renoncer à » Cesser de vouloir, de prétendre à. Abandonner volontairement ce que l’on a. Ne plus se faire le défenseur de ce que l’on pense, de ce que l’on croit, de ce à quoi l’on tient. Exclure de sa vie ce à quoi l’on est attaché. Cesser volontairement de poursuivre un effort.

 Fins lettrés le président de la République et le Premier ministre apprécieront :

« Si elle [la révolutionne renonce pas à ses principes faux pour retourner aux sources de la révolte, elle signifie seulement le maintien (…) d’une dictature totale sur des centaines de millions d’hommes » (Camus, Homme rév., 1951, p. 290).

 « Les autorités françaises qui (…) ont renoncé à la guerre et empêchent ceux qui dépendent d’elles d’y participer, sont dans l’erreur et hors du devoir » (De Gaulle, Mém. guerre, 1954, p. 674).

A demain

@jynau

 

La fumée sortant du flanc droit de Poelvoorde ; Anne Hidalgo et le tout Paris sans mégots

Bonjour

9 juillet 2018. Le tabac brûlé nous rapproche parfois de l’étrange. C’est le cas avec un film que ne goûtent guère les critiques bien pensant.e.s : « Au poste ! » de Quentin Dupieux. Une décalque surréaliste du « Garde à vue » de Claude Miller (1981). Une comédie au-delà des normes, une mise en abyme comme le cinéma n’en montre pas. Ou si peu.

Ventura et Serrault ne sont plus. Voici Benoît Poelvoorde (commissaire Buron) et Grégoire Ludig (suspect Fugain). Marc Fraize (Philippe) prend la place de Guy Marchand dans le placard. On ne gobe pas, ici. On croque. Le temps ne sait plus passer. Magritte. Bouffées de tragique et de rires. L’absurdité s’ouvre sous nos pieds. Les équerres servent à tuer au carré. (On peut ne pas aimer).

Interdiction étant faite de spoiler on taira, ici, la trouvaille qui permet à la cigarette de prendre toute la nouvelle place qui est la sienne, dans les corps malades comme dans la psyché collective. Une trouvaille qui vaut mille publicités sanitaires gouvernementales. Et qui vient incidemment ruiner le récent discours d’une ministre de la Santé voulant censurer la vision du tabac au cinéma.

Hors des salles obscures, la politique ne perd jamais ses droits. Le Conseil de Paris vient d’adopter un vœu, (déposé par le groupe radical de gauche, centre et indépendants) visant à expérimenter l’interdiction pendant quatre mois de la cigarette dans quatre parcs et jardins de la capitale.

Abattoirs de Vaugirard

C’est ici la décalque expérimentale de l’interdiction mise en place depuis le 1er juillet à Strasbourg dans tous les parcs et jardins publics de la ville. C’est aussi la poursuite d’une logique sans faille : elle fait suite à celle instaurée en France dans les lieux de travail et les lieux publics (centres commerciaux, aéroports, gares, hôpitaux et écoles) en février 2007, étendue en 2008 aux cafés, bars, restaurants, hôtels et discothèques.

Le Monde rappelle que la cigarette est déjà interdite dans les 500 aires de jeux des parcs parisiens depuis 2015. Quant à l’interdiction de la cigarette dans les parcs publics, elle est déjà en vigueur en Finlande, en Islande, au Royaume-Uni ou dans certaines villes des Etats-Unis. A Paris il s’agit de « lutter contre la banalisation de la cigarette chez les plus jeunes », de donner de « l’air frais » aux promeneurs et de lutter contre la pollution qu’entraînent les jets de mégots par terre.

Dès aujourd’hui il est interdit d’allumer une cigarette dans l’un des six parcs ou jardins choisis par la Ville de Paris pour être des espaces sans tabac : Jardin Anne-Franck (3e) ; Jardin Yilmaz-Güney (10e) ; Square Trousseau (12e) ; Square Henri-Cadiou (13e) ; Parc Georges-Brassens (15e) ; Square des Batignolles (17e). Pas de verbalisation durant les quatre mois de l’expérimentation. Les agents des parcs et jardins rappelleront les fumeurs à l’ordre.

Ne plus jamais fumer dans le parc qui porte le nom de Georges Brassens aménagé à la place du marché aux chevaux de Vaugirard et de ses abattoirs. Entrons dans une salle obscure. Dans le commissariat le fumée de tabac sort du flanc droit du commissaire Buron. Qui nous dira pourquoi ?

A demain

Le Président, le soft power, la poésie : Emmanuel Macron dans « Les Loups et les Brebis »

 

Bonjour

« Pierre et le Loup ». Ainsi donc Emmanuel Macron, président de la République a fait le récitant du célèbre conte musical de Prokofiev joué par l’orchestre de la Garde républicaine, C’était hier 1er mars. Public : « le personnel de l’Elysée et leurs enfants ainsi que des enfants de milieu défavorisé qui n’ont pas l’occasion d’aller voir des spectacles ou d’avoir accès à la culture de manière aussi simple que d’autres »  avait, la veille, expliqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux  à l’issue du Conseil des ministres.

« Dans cet esprit de transmission de la culture, le président prend toute sa part, a ajouté M. Griveaux en réponse à une question de journaliste. La transformation du pays ne se résume pas à la réforme structurelle, nécessaire, indispensable d’un grand service public, comme nous sommes en train de le faire pour la SNCF. » Et d’ajouter : « C’est aussi par ce « soft power » que se fait la transformation du pays et que se gagnera la bataille culturelle. C’est parfaitement sa place. Chacun peut s’en réjouir. » Réjouissons-nous.

« Ennemis sans foi »

« L’expression « soft power » peut se comprendre par « pouvoir d’influence, de persuasion » ou « manière douce », explique l’AFP.  Depuis son entrée à l’Elysée, Emmanuel Macron et son épouse Brigitte organisent régulièrement le jeudi à l’Elysée des soirées musicales privées, dont le premier invité a été le violoniste Renaud Capuçon. « Pierre et le Loup » sera joué par l’orchestre de la Garde républicaine, selon l’Elysée.

Réjouissons-nous. Demain 3 mars commencera la 20ème édition du Printemps des Poètes. Thème : « L’Ardeur ». On songe au président de la République récitant,  Jean de La Fontaine et en même temps nous faisant réfléchir à son action politique. Soft power. Avec, par exemple, « Les Loups et les Brebis » :

« Après mille ans et plus de guerre déclarée,
Les Loups firent la paix avecque les Brebis.
C’était apparemment le bien des deux partis :
Car, si les Loups mangeaient mainte bête égarée,
Les Bergers de leur peau se faisaient maints habits.
Jamais de liberté, ni pour les pâturages,
Ni d’autre part pour les carnages :
Ils ne pouvaient jouir,  qu’en tremblant,  de leurs biens.
La paix se conclut donc ; on donne des otages :
Les Loups, leurs Louveteaux ; et les Brebis leurs Chiens.
L’échange en étant fait aux formes ordinaires,
Et réglé par des Commissaires,
Au bout de quelque temps que Messieurs les Louvats
Se virent Loups parfaits et friands de tuerie,
Ils vous prennent le temps que dans la bergerie
Messieurs les Bergers n’étaient pas,
Étranglent la moitié des Agneaux les plus gras,
Les emportent aux dents, dans les bois se retirent.
Ils avaient averti leurs gens secrètement.
Les Chiens, qui sur leur foi, reposaient sûrement,
Furent étranglés en dormant :
Cela fut sitôt fait qu’à peine ils le sentirent.
Tout fut mis en morceaux ; un seul n’en échappa.
Nous pouvons conclure de là
Qu’il faut faire aux méchants guerre continuelle.
La paix est fort bonne de soi :
J’en conviens ; mais de quoi sert-elle
Avec des ennemis sans foi ? »

A demain

«Un hôpital sans personnel, ça n’existe pas…» (François Hollande, 22 décembre 2016)

 

Bonjour

Poésie. « Une fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête… une fourmi parlant français, parlant latin et javanais… ça n’existe pas… ça n’existe pas…  » (Robert Desnos, Joseph Kosma, Juliette Gréco). Que pèse encore la parole politique ? Quel poids pour les phrases du président de la République ? On moquait, jadis, celui qui inaugurait les chrysanthèmes. François Hollande était, jeudi 22 décembre, en déplacement au Centre Hospitalier de Chambéry. Pas de chrysanthèmes, mais l’inauguration d’un nouveau bâtiment en service depuis … septembre 2015.

François Fillon

Sourires, humour présidentiel, ronds de jambes, petits sous-entendus, lieux communs … Une petite heure de visites et de discours. L’hôpital  représente « le service public par excellence », ce qui n’enlève rien au secteur privé, indispensable complémentarité. Le président défend l’accès aux soins pour tous et salue, immortelle antienne, « le dévouement des personnels de santé ». Rien sur le harcèlement hospitalier, la quête d’identité.

Et puis ce mot: « Il n’y a pas un hôpital qui fonctionne sans personnel, ça n’existe pas », a glissé le chef de l’État. « Je voudrais que certains se le mettent dans l’esprit » (allusion aux propositions de François Fillon).

 Et pourquoi pas ?

Pour le reste des chiffres, des chiffres qui masquent tant et tant de plaies : « Les dépenses totales d’assurance-maladie concernant l’hôpital ont progressé de 10 milliards d’euros depuis 2012, la dette des hôpitaux qui avait triplé de 2003 à 2012 pour atteindre 30 milliards d’euros a été stabilisée et, depuis 5 ans, 31 000 soignants ont été recrutés dans les hôpitaux ».

François Hollande avait auparavant visité l’ancienne maison de Jean-Jacques Rousseau, sur les hauteurs de la ville de Chambéry. Le chef de l’État y avait célébré le « contrat social, un des fondements de la République », « au moment où il y a la montée de l’individualisme, le repli vers l’égoïsme et un manque de solidarité ». Le « contrat »?  Le lien était tout trouvé : « L’hôpital public symbolise le contrat qui lie chaque Français au système de santé et qui le rend accessible à tous ».

« Une fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête… une fourmi parlant français, parlant latin et javanais… ça n’existe pas… ça n’existe pas… Et pourquoi pas ? Et pourquoi et pourquoi pas ? »

A demain

Trois femmes ministres ouvrent la chasse à la «communication avec stéréotype de sexe»

 

Bonjour

Il est des jargons nouveaux, équitables, dont on ne se lasse pas. Les femmes en usent autant que les hommes. Parfois plus. Ainsi, aujourd’hui, trois femmes ministres de l’actuel gouvernement socialiste. Elles nous font savoir qu’elles viennent de parapher « la Convention d’engagement pour une communication sans stéréotype de sexe ».

Trois femmes ? Entendre (prendre son souffle) : Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes. De quoi s’agit-il ? D’une Convention reconnaît et engage. Elle « reconnaît  l’importance de prévenir et faire reculer les stéréotypes de sexe dans la communication publique, en interne comme en externe ». Elle  « engage les ministres à diffuser le guide aux administrations sur lesquelles elles ont autorité et à en promouvoir les recommandations ».

Vous ne saisissez pas?  Mmes Marisol Touraine, Myriam El Khomri et Laurence Rossignol « entendent diffuser les bonnes pratiques et favoriser l’acquisition de réflexes qui permettront de faire de la communication un nouveau levier pour faire progresser l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ». De ce point de vue vous leur accorderez que la signature de la Convention d’engagement est à « un acte politique fort ». Peut-être même plus encore.

Stylos républicains

Après avoir rangé son stylos républicain, Laurence Rossignol a parlé : « Aucun mot n’est, par nature, rebelle au féminin. Ce ne sont pas nos oreilles qui sont sensibles à certains mots ou expressions : c’est la société qui est encore récalcitrante à reconnaître aux femmes toute leur place dans l’espace public. »

Puis Marisol Touraine : « Nous devons lutter sans relâche contre les stéréotypes. Agir fermement, avec détermination et cohérence. Parce que sans ces stéréotypes de sexe, chaque individu – femme ou homme – serait un peu plus libre. »

Et Myriam El Khomri a conclu :  « Il n’y a pas d’espace pour le stéréotype de genre dans le monde de l’entreprise. Chacun  doit y avoir sa place dans le respect des valeurs qui forgent notre vie collective. L’égalité entre les femmes et les hommes doit trouver en toute circonstance sa pleine expression au sein de la sphère professionnelle. »

A savoir, pour finir, que le « guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes » sera prochainement et largement disponible dans toutes les bonnes librairies.  Le prix n’a pas été communiqué. A titre exceptionnel vous pouvez le téléchargez : cliquez ici.

Prendre garde

On peut ainsi s’enrichir et prendre garde pour la suite. On y lit, par exemple, ceci :

« Il est important de dissocier « la Femme » (le fantasme, le mythe, qui correspondent à des images stéréotypées et réductrices telles que la figure de « l’Arabe » ou « du Juif ») et « les femmes », qui sont des personnes réelles, aux identités plurielles, et représentatives d’un groupe hétérogène. « La Femme » est une représentation mentale produite par la société : l’expression suggère que toutes les femmes partagent nécessairement des qualités propres à leur sexe (douceur, dévouement, charme, maternité…).

« Or, dans la réalité, les femmes se distinguent par la pluralité de personnalités, de leurs goûts, de leurs couleurs de peau, de leurs activités professionnelles, dépassant largement les représentations que la société leur impose. De la même manière : parler de « femmes entrepreneures » ou de « création d’entreprises par des femmes » plutôt que d’entreprenariat au féminin ».  

A demain

Vous aviez perdu votre smartphone ? Saviez-vous où était conservée votre «mémoire externe» ?

 

Bonjour

L’essentiel en peu de mots. Se souvenir que Francis Eustache, 60 ans, est un chercheur qui devrait être nettement plus présent dans les médias généralistes.  Ce neuropsychologue  dirige, à Caen, une unité de recherche (Inserm) unique en France totalement dédiée à l’étude de la « mémoire humaine ». Spécialisé dans les entrelacs mnésiques  il se passionne notamment pour le diagnostic précoce des maladies neurodégénératives.

Plus généralement Francis Eustache s’intéresse aux relations entre le cerveau et le comportement. Ses travaux ont conduit au développement de modèles théoriques de la mémoire humaine et à différentes méthodologies. Sa biographie officielle souligne aussi qu’il a été l’un des premiers chercheurs à comprendre l’intérêt des techniques d’imagerie cérébrale pour l’étude du fonctionnement cognitif humaine.

En parler dans les écoles

Francis Eustache  vient d’accorder un petit entretien au Figaro (Pascale Senk) : « L’hypersollicitation cérébrale est un problème ». Entendre l’hypersollicitation par les « nouvelles technologies ». Peut-être même, et sans céder au catastrophisme,  est-ce un là « problème » dont nous ne mesurons pas encore l’ampleur. Ecoutons un instant ce spécialiste :

« Pour mémoriser, il faut traiter l’information en profondeur, lui donner du sens, ce qui implique de consacrer du temps à ce traitement. Nous, êtres humains, ne sommes pas multitâches. Donc il faut savoir que nous ne pouvons encoder des éléments, en faire des souvenirs, s’ils sont pris dans une pléthore d’informations.

 «  L’hypersollicitation cérébrale engendrée par l’usage excessif des nouvelles technologies est un problème dont on devrait notamment parler dans les écoles. Difficile de réviser et de mémoriser des connaissances tout en jouant sur son ordinateur…

Où est mon smartphone ?

 Certes, dit Le Figaro, mais de plus en plus d’informations sont conservées dans nos smartphones ou ordinateurs…

« Il y a toujours eu un équilibre à conserver entre ma mémoire interne (ce que je sais moi) et la mémoire externe (le savoir qu’il y a dans une bibliothèque). Mais aujourd’hui, nous sommes dans un changement de relation au savoir majeur. Un risque nouveau apparaît, celui de trop faire confiance à ces mémoires externes puissantes qui sont si faciles d’accès. Ma «mémoire», c’est ce dont je suis capable de faire la synthèse et qui me donne mon identité singulière. Si cette mémoire n’est plus peu à peu qu’un contenu disparate, c’est ma position dans le monde, ma présence, qui va s’en trouver profondément bouleversée.

 « Il faudrait enseigner l’utilisation de l’outil informatique. Expliquer que se concentrer demande du temps, et que mémoriser nécessite d’intégrer des informations nouvelles à ce qu’on sait déjà, ce qui implique de préserver une certaine cohérence. Le problème de nombreux utilisateurs du Web aujourd’hui, c’est qu’ils reçoivent en masse des informations de qualité diverses, au risque de tout gober. Aussi, ils se retrouvent toujours en posture de réaction à une information. Dans la majorité des cas, ce n’est pas eux qui proposent, dissertent, trient, d’où une perte progressive de discernement.

Le Cloud

Et Francis Eustache de conclure : « Paradoxalement, on sait que mettre son cerveau au repos, en se laissant aller à la rêverie sans objet d’attention, est un moyen puissant de préserver son équilibre cognitif, et donc ses capacités de mémoire. »

On peut le dire autrement : pourquoi ne nous laissons plus aller à la rêverie créatrice ? Et pourquoi entraînons-nous nos enfants dans un monde remplis de smartphones et débarrassés de rêves. Un monde où les souvenirs seraient, nous dit-on, stockés dans des nuages numérisés. Souvenons-nous. Des nuages qui ne passent plus… là-bas, là-bas… Des nuages qui n’ont et n’auront plus jamais rien de merveilleux ! Il faudra songer à en parler aux candidats des primaires.

A demain