Les annonces sanitaires du Premier ministre … et les suites de la rave party de Lozère

Bonjour

11/08/2020. Il y a le discours de l’exécutif. Et puis il y les faits. On peut, parfois, les rapprocher. Et s’étonner. Jean Castex, Premier ministre, en déplacement au CHU de Montpellier, vient de déplorer une « mauvaise nouvelle » sur le front sanitaire : la dégradation de la situation depuis deux semaines. Il a, dans le même temps, dévoilé quelques mesures visant à renforcer le contrôle de la progression de l’épidémie.

Le Premier ministre a donné l’instruction aux préfets « de se rapprocher des élus locaux pour étendre le plus possible l’obligation du port du masque dans les espaces publics ». « Il faut aller au-delà » des arrêtés existants dans plusieurs villes concernant cette obligation, a-t-il noté. Jean Castex a ensuite annoncé la prolongation, jusqu’au 30 octobre, de l’interdiction des événements de plus de 5 000 personnes (qui devait initialement expirer en septembre).

Pas très loin de Montpellier, la Lozère et sa désormais célèbre « rave party ». Au moment où s’exprimait le Premier ministre quelque 2500 personnes étaient toujours sur le site de cette manifestation géante (et interdite) qui a réuni depuis le 8 août plus de 10.000 personnes dans le massif des Cévennes.

Que fait l’exécutif ?  «La présence d’enfants en bas-âge, les conditions sanitaires précaires en lien avec la consommation d’alcool et de stupéfiants, et la diminution rapide du nombre de participants liée aux contrôles conduits par les forces de l’ordre, justifient pleinement à ce stade la décision des services de l’État de ne pas procéder à l’évacuation forcée du site» se défend la préfecture dans un communiqué.

L’évacuation forcée des raveurs-fêtards

La préfecture a dans le même temps dénoncé les actions de treize agriculteurs de la Coordination rurale de la Lozère ( un «syndicat minoritaire») qui ont bloqué plusieurs routes en réclamant l’évacuation forcée des raveurs-fêtards. Ces agriculteurs «ne sont pas concernés par l’occupation du site et ne sont mandatés ni par le propriétaire des lieux ni par la Chambre d’agriculture, qui se désolidarisent totalement de leur action», insiste la préfecture.

Les agriculteurs de la Coordination «ont menacé de bloquer l’autoroute A75 si une évacuation forcée du site …n’était pas immédiatement engagée», rappelle la préfecture. Empêchés de mener cette action, ils ont ensuite bloqué ou ralenti le trafic sur plusieurs routes avant «de se rassembler au centre» de Mende, «où ils ont fait du tapage à partir de 23H30», a regretté la préfecture.

«Il est regrettable que l’action des agriculteurs de la Coordination rurale ait détourné une partie des forces de l’ordre de la mission prioritaire qui leur est assignée sur le site du teknival» (sic), a-t-elle ajouté. On rappellera que le département de la Lozère, le moins peuplé de France, a jusqu’ici été le plus épargné depuis le début de la pandémie. Dix mille personnes… A Montpellier, le Premier ministre n’a pas commenté.

A demain @jynau

Plus de dix mille personnes à la rave party de la Lozère : que font la police et l’exécutif ?

Bonjour

11/08/2020. Pas de hasard sans humour : c’était à Hures-la-Parade (Lozère). Résumé édifiant de l’AFP : « Rave party en Lozère : entre 5000 et 7000 personnes encore sur place le 10 août dans la matinée. L’événement, interdit et illégal, est organisé depuis le 8 août sur un terrain agricole du parc national des Cévennes. » Où l’on en vient à se demander sur ce que fait – sur ce que peut faire – la police face à un tel phénomène. Et, au-delà, sur le regard porté sur un exécutif qui ne peut que laisser faire ce qu’il interdit.

«Deux escadrons de la gendarmerie mobile, soit 120 hommes, ainsi que 50 gendarmes départementaux se relaient sur place pour surveiller le site et éviter que les véhicules ne repartent pour des questions sanitaires, liées au risque de propagation du Covid-19, et aussi de sécurité routière», a indiqué la préfecture à l’AFP. «Beaucoup de personnes ne sont pas en état de conduire», a-t-elle ajouté.

Les gendarmes ont certes procédé à des verbalisations pour alcoolémie et usages de produits stupéfiants. Par ailleurs le rassemblement est situé sur un plateau calcaire, le Causse Méjean, traversé par des gorges, a rappelé la préfecture. Mais il était trop tard : le 8 août vers minuit, plusieurs centaines de véhicules avaient envahi ce terrain agricole sur la commune d’Hures-la-Parade pour installer une rave party géante 1.

Selon les agriculteurs, la mairie et les gendarmes interrogés par l’AFP, plus de 10.000 personnes étaient présentes le 9 août pour cet événement interdit et illégal (faut-il rappeler que les manifestations de plus de 5000 personnes sont toujours interdites en France en raison de l’épidémie de Covid-19 ?)

« Danser libre, quel que soit ton âge, ton genre, ton origine »

«Les Lozériens ont été très sérieux avec le Covid, ils ont respecté les gestes barrières et cette arrivée massive de gens qui ne respectent rien les a profondément choqués», a déclaré, impuissante, la préfète Valérie Hatsch. Seule initiative préventive : des gendarmes avaient barré (bien trop tard) les accès pour empêcher d’autres raveurs de rejoindre le site. De très jeunes enfants sont sur place, avait indiqué la préfète en évoquant le déploiement d’un poste médical avancé et la présence de la Croix-rouge. Magnanimes, les autorités ont distribué quantités de masques et de gel hydro-alcoolique aux raveurs… Ravé masqué et hydro-alcoolisé ?

Comprendre ? «  Free party dans les Cévennes par temps de Covid: ‘’La fête avant nos vies’’ résume Libération (Grégoire Souchay) :

« L’idée d’une grande free party dans le sud se murmurait depuis des semaines. Samedi 8 août, hors réseaux sociaux, c’est un unique point GPS qui circule dans la soirée et dès 23 heures des centaines de camionnettes suivies de la sono débarquent dans un creux de vallon près du hameau de Drigas, commune d’Hures-la-Parade (Lozère), au milieu du causse Méjean. Près de 5 000 personnes vivaient encore ce lundi ‘’la teuf de l’année’’. (…)

« Sur place, Esther s’enthousiasme ainsi de vivre ce ‘’un formidable espace de liberté’’. Le principe des free partys est toujours celui de l’autonomie et de l’autogestion. Chacun fait ce qu’il veut, ‘’dans un esprit de tolérance’’ avec pour seul but de ‘’danser libre, quel que soit ton âge, ton genre, ton origine’’, rappelle la pancarte à proximité des stands de prévention. Libre aussi de consommer les produits qu’il veut, mais avec le matériel mis à disposition pour ‘’limiter les risques’’. »

C’est précisément l’épidémie qui pour les raveurs, justifient  «un gros lâchage», au moment où les clubs et discothèques restent désespérément fermés. Corollaire de cette liberté, le milieu ne vit que dans le respect strict de l’anonymat et du secret. Silence radio donc du côté des initiateurs.  Et colère des éleveurs et des agriculteurs devant les dégradations de leur sol et de l’environnement. Qui paiera ? Que peut la police ? Que fait l’exécutif ? Où sont les épidémiologistes ?

A demain @jynau

1 Une rave party, ou simplement rave, est un rassemblement autour de la musique électronique underground, habituellement organisé en pleine nature, ou dans des lieux déserts (entrepôt désaffecté, usines abandonnées, etc.). Les bases idéologiques de ces rassemblements sont un refus des valeurs mercantiles du système et la recherche de la transcendance au travers de la musique. Une rave party est organisée par un sound system,  collectif d’artistes (musicaux ou visuels), de techniciens, de DJs, et de décorateurs. Ce collectif recherche dans un premier temps le lieu idéal pour organiser l’événement, et une fois ce lieu établi, il en fait circuler les coordonnées, puis installe la logistique nécessaire au bon fonctionnement du son ainsi que les décorations et lumières.

Covid-19: les quatre dérangeantes propositions «pragmatiques » signées de deux spécialistes

Bonjour

10/08/2020. La double peine, tissulaire et thermométrique. Après Bruxelles et Madrid, le port du masque est devenu, depuis ce matin, obligatoire dans certains quartiers très fréquentés de Paris. Berges de la Seine, hauteurs de Montmartre, rue Mouffetard, ses miracles et son Eglise Saint-Médard. La Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et le Val-d’Oise sont aussi concernés.

Prévue pour une durée d’un mois (renouvelable) cette mesure doit permettre, selon les autorités sanitaires, d’enrayer un rebond du virus qui fait craindre une seconde vague de l’épidémie. La tâche s’annonce toutefois délicate en pleine période de canicule. Ces dernières 48 heures, dans plusieurs pays européens, on enregistre des températures dépassant les 35°C – aussi de nombreux habitants et estivants estiment-ils ne plus pouvoir respecter toutes les mesures sanitaires qui leur sont imposées _ à commencer par vivre masqués.

Question-transition  : l’exécutif doit-il se remettre en question dès lors que les mesures qu’il impose ne sont pas appliquées – et que la menace de la sanction financière (difficilement applicable) est sans effet sur le citoyen, touriste ou pas ? Plus généralement le moment n’est-il pas venu de réfléchir à de nouvelles modalités préventives prenant en compte la réalité « de terrain » et le choix éclairé du citoyen.

On vient, dans ce domaine, d’observer l’édifiante controverse lancée par le Pr Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses de La Pitié-Salpêtrière :

« Ce qui semble ne pas avoir été compris dans mes propos c’est que de toute façon les jeunes n’en ont rien à faire. Il faut composer avec cette réalité incontournable ou assumer d’envoyer police ou armée pour faire respecter la distanciation ou le port du masque.

« Comme ce n’est pas fait, avec juste raison, je pense qu’il faut composer – c’est à dire relever le positif (immunité dans ce groupe qui s’avérera bien utile au moment de reprendre école, collèges, lycées et universités), tout en avertissant des dangers pour eux (formes rares possibles aussi, même si rares), et pour les autres (respect des anciens). »

Phosphorer collectivement sur le sujet 

Toujours au nom du pragmatisme, pour mieux avancer dans les prochaines semaines,  nous découvrons aujourd’hui les quatre « propositions schématiques » élaborées par les Prs Antoine Flahault, spécialiste d’épidémiologie (Institut de santé globale, Genève) et  Thomas Hanslik, spécialiste de médecine interne, (Hôpital Ambroise Paré, AP-HP).

« Proposition 1. Chercher un consensus sur l’évaluation du risque Covid-19 selon l’âge : 40 ans : très rarement autre chose qu’une banale infection respiratoire aiguë ; 40-80 ans : parfois une mauvaise grippe qui peut tourner au vinaigre ; après 80 ans, aussi dangereux qu’Ebola.

« Proposition 2. Prioriser la prévention selon le niveau de risque en incitant à se protéger le mieux possible : personnes âgées de plus de 50, 70, 80 ans ; personnes à risque, obèses, hypertendues, diabétiques en particulier de sexe masculin ; personnes socialement précaires.

« Proposition 3. Encourager les familles au format « jeunes enfants et parents quarantenaires » qui le souhaitent à vivre presque normalement (bars, concerts, spectacles …) mais à bien se masquer en dehors du cocon familial et à s’isoler en cas de « PCR + » ou de contacts à risque.

« Proposition 4. Inciter chacun(e) à évaluer la part de risque qu’il (ou elle) est prête à accepter : par exemple, je peux avoir 85 ans et souhaiter continuer à voir régulièrement mes enfants et/ou petits-enfants, ou pas. »

Le temps est-il venu où de telles propositions pourront faire l’objet de débats scientifiques et médicaux, citoyens et démocratiques et d’une analyse transparente des données par l’exécutif ? Faut-il au contraire redouter qu’elles soient regardées de haut par le Conseil scientifique ? Serait-il encore trop tôt pour phosphorer collectivement sur le sujet ?

A demain @jynau

Politique : le Pr Delfraissy aurait-il déjà remplacé Olivier Véran au ministère de la Santé ?

Bonjour

09/08/2020. Il se disait quelque peu lassé des multiples fonctions qu’il occupait. C’est oublié. On retrouve chaque jour ou presque dans les médias le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique chargé d’aider le gouvernement à gérer la crise sanitaire. Aujourd’hui c’est dans Le Journal du Dimanche (Anne Laure Barret).   Il annonce que le Premier ministre « devrait envoyer une note invitant les métropoles à se préparer en associant les Agences régionales de santé, les préfets et les décideurs locaux ». Une annonce et exclusivité on ne peut plus politique.

Sur une éventuelle reprise de l’épidémie «  la situation paraît contenue, mais elle reste très fragile », analyse-t-il. Une population plus jeune est actuellement touchée. « Tout l’enjeu de cet été est de convaincre celle-ci de prendre des précautions pour son entourage et pour elle-même », souligne le Pr Delfraissy opposé sur ce sujet, on le sait, au Pr Eric Caumes.

Mais la grande affaire, c’est le masque – un masque affirme-t-il, « dont le port à l’extérieur va s’imposer ». Où l’on retrouve étrangement le président du Conseil scientifique, en accord avec l’urgentiste médiatique Patrick Pelloux pour « une obligation à l’extérieur » qui « simplifierait la compréhension du message ». Et puisque nos comportements doivent changer, précisons que le Pr Delfraissy « préfère l’incitation, assortie d’un travail d’explication, à la coercition même si celle-ci est parfois nécessaire » (sic).

Transgresser la frontière entre science et politique ? 

Le gouvernement n’a pas suivi l’avis de son Conseil scientifique prônant une quarantaine pour les passagers revenant par avion en France depuis des « zones rouges » …. Il faut comprendre le gouvernement.

Dans son dernier avis le Conseil scientifique critique le manque de clarté de la stratégie gouvernementale en matière de tests ? « Il faut que le gouvernement précise bien les choses sur les objectifs des tests PCR ». Bien séparer ceux à visée diagnostique et ceux à visée de dépistage … Le gouvernement a-t-il trop tardé à rendre le masque obligatoire dans les lieux clos après avoir nié son intérêt ? « Au lieu de polémiquer, je me félicite que  cette décision ait été prise, car elle est rationnelle » répond-il.

Où l’on en vient, une nouvelle fois, à se demander pourquoi le Conseil scientifique n’a pas, déjà, pris la place de l’exécutif. Ou, pour le dire autrement, aux passionnantes questions relatives à la « République des savants » (Christophe Bonneuil) :

« L’histoire et la sociologie des intellectuels conçoivent l’intellectuel comme « un homme ou une femme qui applique à l’ordre politique une notoriété acquise ailleurs » , et l’on peut alors définir l’engagement des chercheurs comme mise en jeu dans l’espace public d’une parole dont l’autorité est liée à sa position dans le champ scientifique. Mais l’engagement public d’un scientifique ne va pas de soi aujourd’hui. Prendre parti publiquement sur un problème, n’est-ce pas déroger à la neutralité scientifique, transgresser la frontière entre science et politique ? »

Qui, sur ce thème organisera un débat entre, par exemple, Jean-François Delfraissy et Olivier Véran ?

A demain @jynau  

Covid: Le Pr Caumes désavoué par le président du Conseil scientifique du gouvernement

Bonjour

05/08/2020. Lancée par le Pr Eric Caumes et rapportée par le menu dans ces colonnes la controverse ne cesse de prospérer. Rappelons la position, sur une question pratique et politique majeure, du chef du service des maladies infectieuses de la Pitié -Salpêtrière :

« Ce qui semble ne pas avoir été compris dans mes propos c’est que de toute façon les jeunes n’en ont rien à faire. Il faut composer avec cette réalité incontournable ou assumer d’envoyer police ou armée pour faire respecter la distanciation ou le port du masque.

« Comme ce n’est pas fait, avec juste raison, je pense qu’il faut composer – c’est à dire relever le positif (immunité dans ce groupe qui s’avérera bien utile au moment de reprendre école, collèges, lycées et universités), tout en avertissant des dangers pour eux (formes rares possibles aussi, même si rares), et pour les autres (respect des anciens). »

Réponse ce matin, sur RTL, (Jérôme Florin) du Pr Jean-François Delfraissy, toujours omniprésident du Conseil scientifique du gouvernement  – et, ici, porte-parole officieux d’un exécutif en semi-vacances.

« L’épidémie de cet été touche beaucoup les sujets jeunes. Reprenons ça autrement : ce sont les jeunes qui prennent le moins de distanciation sociale, qui portent le moins le masque. Les messages de prévention ont du mal à passer. Ce sont eux qui se contaminent », a-t-il souligné. Pour autant, le président du Conseil scientifique se place en total désaccord avec le professeur Eric Caumes qui propose de  laisser les jeunes se contaminer entre eux pour participer à « l’immunité collective ».

« Surtout pas ! », « Surtout pas ! », martelle Jean-François Delfraissy qui explique -euphémisme- être en « léger désaccord » avec son confrère.   « Si on laisse les jeunes se contaminer entre eux avec son idée d’obtenir une immunité collective plus importante, ça a été réalisé en Suède et ça n’a pas marché. Et y a eu une contamination très importante des personnes âgées, plus importante qu’en France. Si on laisse le virus circuler dans cette population jeune, forcément à un moment donné, il va nous échapper » prévient-il. Les mesages de prévention concerne aussi les jeunes. »

Pourquoi ces silences d’Olivier Véran et de Jérôme Salomon (DGS)

Pour le reste le citoyen, submergé par des médias en boucles sanitaires permanentes, peine à s’y retrouver. Il apprend ainsi que  les rassemblements culturels (spectacles, concerts etc.) « de plus de 5000 personnes » pourront être autorisés, à compter du 15 août, par les préfets en respectant «certaines conditions» sanitaires, a indiqué mardi 4 août le ministère de la Culture dans un communiqué. La distanciation d’un siège entre deux personnes ou groupes de personnes est requise ainsi que le port du masque, rappelle le ministère, après la publication d’un décret fin juillet annonçant de possibles dérogations pour tous les rassemblements.

En pratique, à compter du 1er septembre 2020, « les spectacles, festivals, concerts, ainsi que les foires et salons », pourront se tenir, « sans jauge, ni autorisation préfectorale ». De nouvelles informations sur l’évolution des mesures sanitaires seront disponibles aux alentours du 24 août, affirme le ministère, alors que les divers secteurs du spectacle vivant n’ont cessé d’alerter sur la pérennité de leurs activités, du fait de l’interdiction de grands rassemblements avec la crise du coronavirus.

Dans le même temps le même citoyen apprend que le SARS-CoV-2 continue de circuler en France. Deux personnes en sont décédées ces dernières 24 heures, portant à 30.296 le nombre total de victimes depuis le début de l’épidémie, a annoncé le mardi 4 août la Direction Générale de la Santé (DGS) dans son communiqué quotidien. 1039 nouveaux cas ont été dépistés ces dernières 24 heures. 139 nouvelles admissions à l’hôpital ont été recensées, portant à 5162 le nombre total de malades actuellement hospitalisés.

Parmi eux, 21 nouveaux patients graves ont été admis en réanimation depuis hier, portant le solde de patients dans ces unités à 388, contre 384 hier. Les régions «Île de France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Hauts-de-France et Guyane regroupent 70% des malades en réanimation», précise la DGS. A quand les spectacles, festivals, concerts, ainsi que les foires et salons dans ces régions ?

Une DGS qui, pas plus que le ministre Olivier Véran, n’ont encore  répondu de manière circonstanciée et transparente à la dérangeante proposition du Rr Eric Caumes. Le citoyen, spécialiste ou pas, aimerait un jour prochain comprendre pourquoi.

A demain @jynau

Covid-19 : la provocation du Pr Eric Caumes face aux recommandations du Conseil scientifique

Bonjour

04/08/2020. Ainsi donc deux conceptions, deux stratégies s’opposent au grand jour. D’une part celle développée par le Pr Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses (Pitié-Salpêtrière). De l’autre celle, globale, développée par le Conseil scientifique du gouvernement qui vient d’émettre un nouvel avis documenté à l’adresse de l’exécutif. Résumons à très grands traits. Pour être clair et compris le Pr Caumes nous a adressé ces quelques lignes :

« Ce qui semble ne pas avoir été compris dans mes propos c’est que de toute façon les jeunes n’en ont rien à faire. Il faut composer avec cette réalité incontournable ou assumer d’envoyer police ou armée pour faire respecter la distanciation ou le port du masque.

« Comme ce n’est pas fait, avec juste raison, je pense qu’il faut composer – c’est à dire relever le positif (immunité dans ce groupe qui s’avérera bien utile au moment de reprendre école, collèges, lycées et universités), tout en avertissant des dangers pour eux (formes rares possibles aussi, même si rares), et pour les autres (respect des anciens). »

Daté du 27 juillet l’avis du Conseil scientifique est ainsi sous-titré : « Se préparer maintenant pour anticiper un retour du virus à l’automne ». les auteurs expliquent qu’il s’inscrit dans un contexte français où récemment le virus circule de façon plus active, avec une perte accentuée des mesures de distanciation et des mesures barrières. On peut notamment y lire:

«Vu la faible circulation du virus sur le territoire français depuis la fin du confinement, il
est attendu que l’immunité collective reste très inférieure au seuil des 50% à 70% requis
pour empêcher la circulation active du virus. Cette notion est bien sûr à prendre en
compte pour les décisions à prendre lors d’une éventuelle survenue d’une 2ème vague.»

« L’enjeu des ‘’20 grandes métropoles’’ »

« L’équilibre est fragile et nous pouvons basculer à tout moment dans un scénario moins contrôlé comme en Espagne par exemple, ajoutent-ils. A moyen terme, cet avis envisage ce que pourrait être une reprise de la circulation du virus à un haut niveau à l’automne 2020. La réponse à cette probable deuxième vague devra être différente de la réponse à la première vague, car nous disposons d’outils pour y répondre ». Avec cette précision de taille à l’attention de l’exécutif  : la réponse devra s’appuyer « sur un choix politique et sociétal et pas seulement sanitaire (…) Les décisions devront faire l’objet d’une discussion avec la société civile et une nouvelle politique de communication devra être menée.

En écho au Pr Caumes les auteurs de l’avis soulignent qu’au vu de la circulation du virus sur le territoire français depuis le début de l’épidémie, « il est attendu que l’immunité collective reste très inférieure au seuil des 50% à 70% requis pour empêcher la circulation active du virus ».Pour autant il n’en tirent nullement les mêmes conclusions. Et d’ajouter :

«  Il est hautement probable qu’une seconde vague épidémique soit observée à l’automne ou hiver prochain. L’anticipation des autorités sanitaires à mettre en place opérationnellement les plans de prévention, de prise en charge, de suivi et de précaution est un élément majeur. Le Conseil scientifique insiste sur deux points essentiels concernant les tests : – Définir, clarifier et présenter rapidement une nouvelle doctrine d’utilisation des tests : vision de diagnostic d’une part, vision de dépistage et de santé publique d’autre part, par les autorités de santé. – Rendre l’accès aux tests plus accessible au « consommateur ». Tester de façon large. »

« L’enjeu des ‘’20 grandes métropoles’’ 1, dans lesquels les risques de propagation du virus sont important, est essentiel. Un « confinement local » plus ou moins important en fonction de l’épidémie doit faire l’objet d’une préparation dans ces zones à forte densité de population. Le développement de messages de santé publique locaux, combiné à une gestion ciblée de l’épidémie intégrant le soutien aux personnes vulnérables et la prise en compte des inégalités sociales est indispensable. »

Deux stratégies, schématiquement, s’opposent. Il reste à un exécutif (qui semble toujours comme dépassé par les événements) à trancher et agir au plus vite dans la clarté. Et à répondre, publiquement, au Pr Eric Caumes.

A demain @jynau

1 Extraits :

« Le premier pic épidémique de la crise de la COVID-19 a montré la fragilité des métropoles à des risques sanitaires de ce type et ou d’autres comme des risques environnementaux (Rouen /Lubrizol) par exemple. Ainsi la surmortalité liée au COVID-19 a été plus importante dans les zones les plus denses (données INSEE).

« L’évolution actuelle dans différents pays montre que la reprise de l’épidémie se produit sous la forme de clusters critiques soit dans des espaces professionnels à forte promiscuité (abattoirs, foyers de saisonniers, …) soit dans des métropoles (Leicester, Melbourne, etc ). Dans ces zones à fortes densités de population, des actions de confinement localisé sont prises pour contenir et arrêter la propagation du virus et pour sauver des vies. Les enseignements tirés de ces expériences sont importants à prendre en compte pour développer un plan « Métropole » français. On peut noter que des pays comme l’Angleterre ont développé de tels plans sous la conduite de Public Health England (PHE). 

« Il est impératif de mobiliser et solliciter les autorités locales des 20 premières villes de France afin qu’elles conçoivent et opérationnalisent des plans locaux d’intervention en cas de menace sanitaire comme dans le cas de l’épidémie COVID-19 à l’instar de ce qui est fait au Royaume – Uni et en Allemagne. »

Covid-19. Prophétie et soudaine dramatisation : que cherche donc le directeur de l’OMS ?

Bonjour

03/08/2020. Serait-ce pour faire oublier ses coupables atermoiements de janvier et de février ? Depuis quelques jours l’OMS, par la voix de son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus use d’un nouveau registre : dramatique. Le 31 juillet, il déclarait que «cette pandémie est une crise sanitaire comme on n’en voit qu’une par siècle, et ses effets seront ressentis pour les décennies à venir». Rappelons que nous ne sommes qu’en 2020 – et que l’histoire a amplement montré qu’un seul siècle peut être marqué par plusieurs pandémies de taille.

Pourquoi jouer ainsi au prophète en épidémiologie ?

Aujourd’hui 3 août, récidive : Tedros Adhanom Ghebreyesus fait savoir qu’il n’y aurait peut-être jamais de solution définitive contre la pandémie de Covid-19 – et ce en dépit de la course aux vaccins en cours. «Il n’y a pas de panacée et il n’y en aura peut-être jamais», a déclaré le directeur général de l’OMS, au cours d’une conférence de presse en ligne. Avant d’ajouter :  «Les essais cliniques nous donnent de l’espoir. Cela ne veut pas nécessairement dire que nous aurons un vaccin efficace, notamment sur la durée.»

Pourquoi ainsi, anticiper et dramatiser ?

Peut-être, tout simplement pour faire une nouvelle fois la promotion des « gestes barrières », des «bonnes pratiques» et des «engagements politiques». « Le comité d’urgence de l’OMS qui vient de se réunir  a été très clair: quand les dirigeants travaillent de façon très étroite avec les populations, cette maladie peut être maîtrisée, a-t-il souligné. Il faut contenir les flambées, «tester, isoler et traiter les patients, rechercher et mettre en quarantaine leurs contacts. »

Mais il faut aussi «informer», a-t-il ajouté – en pressant les populations de continuer, elles, à respecter les gestes barrières (distances physiques, port du masque, hygiène…) pour rompre les chaînes de transmission du coronavirus. «Le message aux gens et aux gouvernements est: faites tout cela. Et continuez quand c’est sous contrôle !, a-t-il encore lancé. Plusieurs pays qui semblaient avoir passé le plus dur connaissent de nouvelles flambées… ».

Tout cela est vrai. Qui oserait en douter ? Est-il nécessaire, pour autant, de tenir un tel discours à la population planétaire ?

A demain @jynau

Faut-il « laisser les jeunes se contaminer ? » : le Pr Eric Caumes confirme , la polémique enfle

Bonjour

03/08/2020. Pragmatisme ou provocation ? Ce sera donc une nouvelle polémique, médicale autant que politique. Elle a été lancée hier dans les colonnes du Parisien, par le Pr Eric Caumes : laisser les jeunes se contaminer entre eux pour favoriser une « immunité collective ». Après une première « volée de bois vert de ses confrères », le Pr Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière était l’invité de RTL. Il confirme, persiste et signe.

Et il assure « dire tout haut ce que beaucoup de ses confrères pensent tout bas ». « C’était assez réfléchi, je pars du constat que les jeunes ne nous ont pas demandé notre avis, ils se réunissent, font la fête parfois par milliers. À partir du moment où on ne fait rien pour empêcher ça, il faut l’accepter », souligne-t-il.

« Les jeunes sont les premières victimes économiques du virus, il faut les comprendre. Je me pose la question, je pense qu’il n’est pas interdit de se poser la question, je me demande même si on peut encore penser dans ce pays, poursuit le Pr Caumes. Ces jeunes ne sont pas dénués de formes graves, elles sont possibles. Maintenant, si on doit débuter l’immunité collective par une partie de la population la moins à risque, c’est par celle-là ».

Selon le professeur Éric Caumes, le problème aujourd’hui sont les rassemblements des jeunes. « Je constate le laisser faire », explique-t-il. D’où sa volonté de laisser les jeunes se contaminer entre eux. « De toute façon on n’a pas le choix, regardez comment ils se comportent. Vous voulez faire quoi ? Vous voulez envoyer l’armée ? ». Evoquant un « virus intelligent », ce spécialiste, qui reconnaît que sa proposition n’est pas «politiquement correcte », prend par ailleurs soin de bien préciser que cela vaut « à condition qu’ils ne voient pas leurs parents et leurs grands-parents » pour éviter d’être « un réservoir de contamination ».

« Je me demande si on habite le même pays »

« Ces propos sont très dérangeants et surtout à mon avis contre-productifs, nous a déclaré le Pr Antoine Flahault  directeur de l’Institut de Santé Globale de Genève.  Éric Caumes propose une solution à la nord-américaine avec le succès qu’on lui connaît. Je suis d’accord pour dire qu’on n’observe pas de seconde vague en Europe et aussi pour ne pas stigmatiser les jeunes, mais je persiste à penser que nous devons poursuivre sans relâche toutes les mesures qui visent à minimiser la transmission en attendant le vaccin. Cette stratégie reste jusqu’à preuve du contraire le meilleur moyen de prévenir un engorgement des hôpitaux et éviter le chaos que les USA qui ont aussi choisi de laisser faire (au début) ont connu, avant de faire machine arrière. »

Pour l’épidémiologiste Catherine Hill, cette stratégie serait « catastrophique ». Interrogée par LCI, elle rappelle que « les jeunes ne vivent pas sur une planète isolée » et « interagissent avec des personnes plus âgées ». La spécialiste ne croit d’ailleurs pas à la théorie de l’immunité collective, qui nécessiterait selon elle « que les deux tiers de la population aient rencontré le virus. […] Très mauvaise idée, irréaliste ». « Je ne suis pas du tout d’accord avec le professeur Caumes et je me demande si on habite le même pays. Les jeunes travaillent avec des vieux, croisent des vieux tout le temps, ils ne vivent pas dans une bulle», affirme-t-elle sur RTL.

Robert Sebbag, infectiologue : « Ces gens peuvent contaminer des personnes à risque et c’est ce qui nous fait extrêmement peur », a-t-il prévenu sur BFMTV . Une inquiétude partagée sur la même chaîne par le Pr Bruno Mégarbane, chef du service réanimation de l’Hôpital Lariboisière, qui met aussi en doute le bien-fondé des théories sur l’immunité collective. « En Suède, où on a tablé sur la circulation spontanée du virus, rappelle-t-il. L’immunité n’est pas si élevée et le nombre de décès rapporté à la population suédoise est beaucoup plus important que dans d’autres pays européens ».

« Envoyer l’armée » ? Au moment où le Pr Caumes s’exprimait sur RTL le premier ministre, Jean Castex arrivait à Lille pour une visite de quelques heures destinée à faire un point sur la résurgence de l’épidémie dans la métropole, où le port du masque est désormais obligatoire dans certains lieux publics ouverts. Il était accompagné non pas de la ministre des Armées mais de celui de l’intérieur, Gérald Darmanin – ainsi que de Gabriel Attal,  porte-parole du gouvernement. Nul ne sait si la proposition du Pr Caumes sera évoquée.

A demain @jynau

Masques : à Tours le virus ne circulera, à compter du 7 août, qu’entre 18h et le lever du soleil

Bonjour

02/08/2020. Il fut un temps où l’exécutif avait décidé qu’il n’avait pas droit de cité. Aujourd’hui radios et télévisions ne parlent plus que de lui, au point d’en étouffer : le masque. Et, en boucle, d’égrener les mêmes données ainsi que la liste des villes qui imposent désormais son port dans leurs rues et autres espaces publics : plusieurs communes de Mayenne ainsi que Lille, Laval, Biarritz, Bayonne ou Orléans. Et, désormais Tours (on « hyper-centre ») comme l’explique à la Nouvelle République (Jacques Benzakoun), la préfète d’Indre-et-Loire, Corinne Orzechowski

« Nous recevons les chiffres de l’ARS et nous avons consulté les autorités médicales, dit-elle. Le nombre de personnesayant déclaré le Covid-19 est en forte augmentation en Indre-et-LoireNous étions à un taux de reproduction de base (RO) de 0,6 il y a seulement huit jours et nous en sommes aujourd’hui à 2,1. »

Certes, mais il n’y a pas plus d’hospitalisations… « Mais justement, il faut intervenir avant que la situation n’empire notamment dans les zones de forte population et de grande densité comme l’hyper-centre de Tours ou les bords de Loire. Les gestes barrières y sont rarement respectés et le port du masque aléatoire. Il faut donc intervenir pour stopper cette progression. »

Après-demain, dès l’aube...

France Bleu Touraine (Manon Dervenet) précise que cette mesure a également été prise en plein accord avec le nouveau maire militant écologiste de Tours Emmanuel Denis. La zone concernée par le port du masque obligatoire concerne notamment le secteur de la place Plumereau, les rues des Halles, de la Scellerie et du Commerce, les abords de la place de la Résistance et celle, exquise, de Châteauneuf – ainsi que les « bords de Loire ». 

Attention : le port du masque sera obligatoire « à partir de vendredi 7 août à 18 heures et jusqu’au lever du soleil » puis tous les soirs à partir de 18 heures et jusqu’au lever du soleil. Pourquoi ? La préfecture considère que le risque de transmission est moins important pendant la journée.

A partir de quelles données épidémiologiques précises peut-on affirmer que ce risque diminue entre le lever du soleil et 18 heures ? Et pourquoi attendre le 7 août ? Ni la préfète ni le nouveau maire ne le disent. Masqué ou pas, le citoyen du Jardin de la France le regrettera.

A demain @jynau

Covid: complotistes, libertariens, loyalistes et néonazis avancent désormais démasqués

Bonjour

01/08/2020. Retour de flamme. Pourquoi en Allemagne, ce pays devenu un modèle européen ? C’est une dépêche de l’AFP mandée de Berlin – et fort peu reprise par les médias généralistes français. Un phénomène qui n’est pas sans interroger gravement les autorités sanitaires et le pouvoir exécutif – en Allemagne et ailleurs.

Plusieurs rassemblements ont été observés, à Berlin, ce samedi 1er août pour dénoncer les mesures contraignantes employées par le gouvernement dans le but de lutter contre le Covid-19. Ce n’est pas la première fois que l’on assiste à de telles manifestations depuis la fin du confinement. Ce 1er août, ils étaient 15.000 (selon la police) à défiler devant le palais de Brandebourg. 

Tous estiment que leurs droits fondamentaux sont bafoués du fait des mesures (démocratiquement) adoptées pour lutter contre la pandémie du coronavirus. Selon eux, ces mesures n’étaient pas nécessaires pour lutter contre un virus que beaucoup considèrent comme inoffensif. Ou presque.

« Covidiots »

« Socialement et politiquement, on compte dans leurs rangs des complotistes, des libertariens, des loyalistes et des néonazis, rapporte l’AFP. La devise de la manifestation, ‘’Jour de la liberté’’, est également le titre d’un film de propagande de la réalisatrice nazie Leni Riefenstahl (1902-2003) sur la conférence du parti d’Adolf Hitler NSDAP en 1935. »

Sans surprise le port du masque et la « distanciation sociale » (obligatoires) étaient peu respectées. Mille cinq cents agents avaient été déployés afin d’encadrer les manifestants. À l’aide de mégaphones, la police a appelé à plusieurs reprises les manifestants à respecter les « gestes barrières ». Les autorités ont ensuite annoncé sur Twitter avoir «déposé une plainte» contre l’organisateur de l’événement en raison du «non-respect des règles d’hygiène».

Et l’AFP d’ajouter qu’au même moment plusieurs milliers de manifestants se sont aussi rendus dans les rues berlinoises pour témoigner leur soutien au gouvernement et appeler à la justice et à la paix. Des responsables politiques comme Saskia Esken, responsable des sociaux-démocrates, parti minoritaire de la coalition gouvernementale avec les conservateurs d’Angela Merkel, a fustigé ces «Covidiots». «Sans distance, sans masque: ils ne mettent pas seulement en danger notre santé, mais aussi notre succès contre la pandémie et pour la relance de l’économie, de l’éducation et de la société. Irresponsable !», a-t-elle twitté.

Jan Redmann, chef de file de la CDU au parlement du Land de Brandebourg, a quant à lui ajouté : «1.000 nouvelles infections par jour encore et à Berlin il y a des manifestations contre les mesures anti-coronavirus ? Nous ne pouvons plus nous permettre ces dangereuses absurdités». « Absurdités » est-il le bon terme ? Pourquoi en Allemagne ? Demain en France ?

A demain @jynau