Face à l’épidémie de punaises de lit : les bras croisés de la Direction générale de la Santé

Bonjour

C’est un superbe dossier de notre temps, à la frontière de l’exécutif et du sanitaire, de l’entomologie et de l’écologie. C’est aussi une affaire qui, étrangement, voit les services d’Agnès Buzyn rester comme étrangers à un sujet on ne peut plus politique. Comment la ministre des Solidarités et de la Santé ne perçoit-elle pas l’importance qu’elle se doit d’accorder à ce sujet ?  

A lire sur Slate.fr : « Les punaises de lit nous envahissent et le gouvernement ne fait rien »

A demain @jynau

Alcool avec cannabis ? Faute de pouvoir s’abstenir ne serait-il pas plus judicieux de choisir ?

Bonjour

C’est une interrogation contemporaine de première ampleur : dépénaliser/légaliser la consommation de canabis réduit-il celle des boissons alcooliques ? Et qu’en est-il des effets des prises conjointes ? Publiée dans Substance Use & Misuse et reprise par la rédaction de santelog.com une étude fournit des éléments édifiants : « Simultaneous Use of Alcohol and Marijuana: Patterns and Individual Differences ». Elle a été dirigée par Ashley Linden-Carmichael, professeure au the Edna Bennett Pierce Prevention Research Center (Pennsylvania State University).

Ce travail a été conduit auprès de 1.017 participants âgés de 18 à 25 ans ayanf fourni des données quant à leur fréquence de consommation d’alcool, de cannabis et des deux substances combinées. Ils étaient également volontaires pour répondre à des questionnaires visant à évaluer leurs (éventuels) problèmes liés à l’alcool, leurs traits de personnalité et leur perception des habitudes de consommation d’alcool de leurs proches. Résultats, résumés par santelog.com :

  • environ 70% des personnes qui consomment simultanément de l’alcool et du cannabis, sont des usagers très réguliers des 2 substances : c’est le cas au moins une fois par semaine.
  • comparés aux personnes qui ne consomment que de l’alcool, les personnes qui consomment simultanément de l’alcool et du cannabis sont susceptibles de boire plus et plus souvent ; ces personnes sont également plus susceptibles de présenter des problèmes liés à l’alcool dont des troubles du comportement associés, comme l’impulsivité, par exemple ;
  • globalement, les personnes qui consomment simultanément de l’alcool et du cannabis encourent un risque disproportionné de consommation excessive, fréquente et problématique de substances.
  • les personnes qui consomment simultanément de l’alcool et du cannabis sont plus susceptibles d’être en recherche de sensations ; ils pensent également que leurs amis consomment de plus grandes quantités d’alcool, ce qui suggère que cette consommation est favorisée aussi par celle de leurs amis.

Expression d’un moine ermite breton

On peut le dire autrement : « Les personnes qui consomment plus de cannabis sont aussi celles qui consomment plus d’alcool, plus souvent et sur de plus longues périodes. La combinaison simultanée des deux substances est associée à des traits spécifiques de personnalité et à un risque plus élevé de troubles de l’humeur et de la maîtrise de soi. Ainsi, le cannabis semble exacerber les effets dangereux des excès d’alcool ».

Pour Ashley Linden-Carmichael, les programmes de prévention et d’intervention devraient prendre en compte non seulement l’alcool, mais également les autres substances consommées : « Actuellement, de nombreux programmes se concentrent sur l’abus d’alcool, et bien que parfois les patients soient interrogés sur leur consommation d’autres substances, ces substances ne sont pas prises en compte ensuite dans les interventions ».

C’est une autre manière de plaider en faveur d’une conception élargie et pragmatique de la réduction des risques. Et peut-être est-ce aussi une raison de se convaincre que, tout bien pesé, mieux vaudrait en France, autant que faire se peut 1, un cannabis légalisé de préférence à un un cannabis officiellement interdit mais massivement consommé.

A demain @jynau

1 On la retrouve cette expression dès 1486 dans «Le livre des prouffits champestres et rurauls» de Pietro de Crescenzi, sous la forme de «la meilleure apparence que faire se peut». À cette époque «se peut» représente le verbe pouvoir sous sa forme conjuguée. L’expression doit se comprendre comme «si jamais il est possible de faire quelque chose, alors faisons ce qui est en notre pouvoir». Certains érudits la prêtent, à l’ermite et moine breton Robert d’Arbrissel interrogé, à l’approche de sa mort sur sa pratique de la chasteté .

Découvrez le Grand-Duché du Luxembourg, son argent caché, son cannabis bientôt légalisé

Bonjour

Les paradis fiscaux sont-ils incompatibles avec les artificiels ? Au Grand-Duché du Luxembourg, le cannabis médical est déjà autorisé et la possession d’une « certaine quantité » de cannabis récréatif n’est plus pénalisée. En revanche, cultiver, acheter et vendre le cannabis récréatif est toujours prohibé. Jusqu’à quand ?

Dans une interview à Politico.eu (Jillian Deutsch) – entretien édifiant repris par le site des buralistes français – le ministre de l’Economie et de la Santé du Grand-Duché, Étienne Schneider, explique comment il veut que son pays devienne le premier de l’Union européenne à légaliser complètement le cannabis. « Il s’agit d’une question de santé publique » estime le ministre. Selon lui, les jeunes obtiennent déjà de l’herbe sur le marché noir et entrent en contact avec des dealers qui vendent des produits de qualité inconnue. Ils ont ainsi accès à de plus en plus de produits dangereux.

« La législation sur la drogue que nous appliquons depuis cinquante ans n’a pas marché (…) Interdire les produits les a rendus plus attrayants aux yeux des jeunes » fait valoir le ministre. Dès lors quelle autre solution de la légalisation ? Elaborée avec l’aide du ministre de la Justice, la nouvelle réglementation délivrerait des « licences de production », « réglementerait la consommation », interdirait la « culture domestique » et imposerait un âge minimum (18 ans) à l’achat. L’équivalent du tabac, en somme.

Il ne serait pas question, au Luxembourg, de mettre en place des coffee-shops comme aux Pays-Bas (« Oui, mais comment le produit va-t-il être distribué ? » demande, intéressé, le site des buralistes français) et les étrangers n’auraient pas le droit d’acheter pour « limiter le tourisme du cannabis » (« Cela ne se passerait donc pas comme pour le tabac ? » observe, ironique, le même site ).

« Légaliser le cannabis, c’est complexe, ce n’est pas seulement dire que la substance est désormais légale, explique encore le ministre luxembourgeois. Il faut réguler le marché, imposer des taxes, et des contrôles de qualité ». Étienne Schneider ajoute encore qu’il voudrait que d’autres pays européens suivent le Grand-Duché dans cette voie. Certains, en Allemagne, parient ici sur un possible effet domino sur le vaste Vieux Continent. « J’aimerais que nous adoptions tous une plus grande ouverture d’esprit concernant la drogue » confie Etienne Schneider  qui dit avoir des contacts sur le sujet avec d’autres ministres de la Santé. Pour un peu on parierait qu’il n’en a pas avec sa collègue française. Pas encore ?

Longtemps après celle, carolingienne, d’Aix-la-Chapelle, la jeune Europe capitaliste bat méchamment de l’aile. Celle de la réduction des risques reste à construire. Sa première pierre sera-t-elle posée au Grand-Duché  ?

A demain @jynau

Métaphore : combien de temps encore la lumière hospitalière restera-t-elle allumée ?

Bonjour

Collapsologie ? Frédéric Valletoux, ancien journaliste, est un aujourd’hui homme puissant et mesuré – méconnu du grand public quoique maire (LR) de Fontainebleau. Le président de la Fédération Hospitalière de France (FHF) était ce matin l’invité aoûtien de RTL. Actualité : l’entrée dans le sixième mois ( !) du mouvement de grève des services des urgences hospitalières. entre dans son sixième mois. « Du jamais vu, résume RTL Actuellement, un service sur trois est touché par cette mobilisation des personnels soignants. Comme chaque année, l’été est synonyme de lits et de médecins en moins. Demain, 15 août, la situation pourrait être difficile. »

Frédéric Valletoux n’est pas un militant extrémiste. « On saura faire face, mais sûrement avec des temps d’attente dans certains endroits qui vont s’étirer, dit-il. On saura faire face peut-être avec une sollicitation encore plus forte des médecins et de l’ensemble des agents des services d’urgence. »

Mais l’important n’est pas le 15 août. Pas même les seules urgences. « On le sait depuis des années, les tensions sont de plus en plus fortes à l’hôpital, ajoute-t-il. Les conditions de la prise en charge des patients se tendent aussi », déplore-t-il. « Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas une surprise. »

Il faut, avec M. Valletoux, aller plus loin :

« Ce qui se passe aux urgences, ce n’est pas la crise de l’hôpital, c’est la crise du système de santé. Si les services d’urgence sont autant sollicités, c’est parce qu’on a un système de santé qui est malade. On a une médecine de ville qui est très fragile, qui vit aujourd’hui une crise sans précédent. Donc forcément quand on est malade on va où la lumière est allumée et elle est allumée à l’hôpital. »

On voit la lumière métaphorique. On saisit aussi, brutalement, l’impuissance du politique face aux risques de court-circuits. Qui possède la clef des placards électriques ? Et qu’adviendra-t-il en cas de réchauffement climatique ?

A demain @jynau

Osez, malades de l’alcool, dire votre vérité sur le Baclofène à la Haute Autorité de Santé !

Bonjour

En marge de la polémique politique sur les « stades alcoolisés ». Glané sur Twitter :

« Contribuez. Nous évaluons le #médicament Baclocur. Traitement pour réduire la consommation d’#alcool cez les patients adultes ayant une dépendance et une consommation d’alcool à risque élevé. Contribuer à l’évaluation des médicaments ».  

Contribuer ? On se souvient peut-être. Une bien longue histoire que celle du Baclocur®/baclofène, dans la prise en charge des personnes devenues dépendante à l’alcool.  autorisé à la commercialisation (après mille et un atermoiements) depuis la fin 2018 :

« Baclocur® est indiqué dans la réduction de la consommation d’alcool, en complément d’un suivi psychosocial, après échec des autres traitements, chez l’adulte ; prescription par tout médecin ; augmentation progressive des doses pour arriver une posologie optimale adaptée à chaque patient, correspondant à la dose la plus faible, pour une bonne réponse thérapeutique et une tolérance acceptable ; posologie maximale de 80 mg/jour. »

« Un suivi renforcé de la spécialité Baclocur®  est prévu dès sa commercialisation, précisait d’entrée de jeu l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Sur la base de cette surveillance et de l’évolution des données scientifiques disponibles, l’ANSM pourra être amenée à réviser les conditions d’utilisation du baclofène dans cette indication. »

Inacceptable « stades alcoolisés »

Des restrictions de dose jugées inacceptables par de nombreux défenseurs de la molécule. Une menace à peine voilée. Et puis, aujourd’hui, cet appel lancé : contribuer à évaluer le Baclocur®/baclofène :

« Associations de patients et d’usagers, la HAS vous invite à vous exprimer sur la façon dont les patients vivent leurs maladies, leurs traitements actuels et également sur les attentes suscitées par le traitement en cours d’évaluation. Vous contribuerez ainsi à éclairer la Commission de la transparence (CT) pour les médicaments, et le cas échéant, la Commission d’évaluation économique et de santé publique (CEESP) si le médicament fait l’objet d’un avis d’efficience. »

Interrogé au beau milieu de l’été le service de presse de la HAS explique que cet appel a été lancé le 3 mai dernier. Il s’achèvera le 15 septembre prochain. Le recrutement des volontaires ? « Il se fait via Twitter ». Combien de réponses atttendues ? « Le maximum ». De nombreux médicaments ont déjà fait l’objet d’une telle démarche. Et de nombreux autres font l’objet de cett approche. Mais aucun n’est aussi célèbre que le baclofène.

Quel éclairage pour la Comission de la transparence ? Quelles hypothétiques conséquences pour la Commission d’évaluation économique et de santé publique ? Nul ne sait. Comme nul ne sait, aujourd’hui, quel est le nombre de prescripteurs et celui de personnes « sous Baclocur® ».

Les passions médiatiques semblent s’être détachées de ce dossier qui en connut tant. Pour l’heure on ne manquera pas de noter à quel point cette nouvelle sollicitude de la HAS est aux antipodes de l’attitude adoptée (durant de très longues années) par l’ANSM vis-à-vis du baclofène et de ses défenseurs. On peut y voir un progrès. A la différence de la promotion politique des « stades alcoolisés »

A demain @jynau

Alcool, sport et politique: Emmanuel Macron transformera-t-il les stades en loges pour VIP ?

Bonjour

C’est une polémique originale qui aide à lever les voiles. A mieux comprendre qui est qui. A décrypter certains non-dits. La proposition de loi macroniste « stades alcoolisés » vient de susciter une nouvelle prise de position au sein du gouvernement : Roxana Maracineanu, première championne du monde française de natation, aujourd’hui ministre des Sports, vient de s’opposer aux députés marcheurs. Elle l’a fait dans une déclaration-vidéo à 20 minutes (Clément Carpentier) lors d’une visite à Lacanau dans le cadre d’une compétition de surf.

Voici, notable différence, une ministre qui parle clair :

« Je pense que quand on a interdit l’alcool dans les stades, il y avait des raisons et ces raisons-là, elles n’ont pas disparu du jour au lendemain. Ma position est clairement la même que celle de Mme Buzyn. On ne peut pas associer un événement sportif avec de la communication que ce soit pour le tabac ou l’alcool. Ce serait vraiment contre-productif. Dans un lieu, comme un stade, où l’on promeut la santé par le sport et le sport comme entité, je ne peux pas en même temps promouvoir la consommation d’alcool (…) Il n’y a pas lieu de revenir sur la loi Evin ». 

Cette prise de position n’a pas encore été commentée par les leaders du groupe des 105 députés LREM (un tiers du groupe) qui ont déposé fin juillet à l’Assemblée le texte de leur proposition de loi visant « à faire de la France une Nation sportive » (sic). Il faut désormais, à cette liste qui n’a toujours pas été rendue publique de manière exhaustive (et dont nous avons publié une partie) retirer le nom de Michèle Peyron (LREM, Seine-et-Marne). « ‘’Je ne savais pas que l’alcool serait de mise dans une proposition de loi qui veut faire de la France une nation de sport’’ a-t-elle déclaré à Libération (Charles Delouche).Egalement présidente du groupe d’étude sur la lutte contre les addictions, elle a déclaré être ‘’en colère’’ et indiqué qu’elle ne voterait pas la proposition si l’article 18 [ stades alcoolisés] devait être est maintenu. »

De l’alcool et des jeux

« Le lobbying le plus dangereux est celui du sport de haut niveau qui va essayer d’avancer masqué derrière les buvettes des petits clubs amateurs qu’il ne veut plus aider, comme les financiers de l’alcool se sont cachés derrière l’œnologie, analyse Jean-Pierre Couteron, ancien président de Fédération Addiction. La manoeuvre est habile, et le « lobby de l’alcool’’ reste en retrait derrière les touts aussi puissants lobby du sport de haut niveau professionnel (…) Comme es clubs amateurs sont ‘’exsangues’’ et que le sport pro ne veut plus ‘’ partager’’…on va envoyer l’armée des petites buvettes combattre en faveur des pro…et ca risque de marcher!  J’ai vu passer sur Tweeter des échanges intéressants à ce sujet, y compris de collègue très hostiles à l’alcool, mais ‘’gestionnaires’’  de petits clubs et qui connaissent ces problèmes… »

Et maintenant ? D’autres députés signataires de la proposition de loi (des médecins notamment…) vont-ils se désolidariser de l’entreprise ? Où est ici la vision politique ? Les défenseurs de la proposition de loi dénoncent une certaine « forme d’hypocrisie » sur ce sujet. « De l’alcool, on en consomme déjà dans les stades, via les espaces VIP. […] Ceux assis aux places normales ont une offre qui est extrêmement limitée. Il s’agit simplement de se demander comment étoffer l’offre pour le spectateur, au travers de la prévention de l’alcoolisme et de l’éducation à consommer modérément», ne craint pas d’expliquer, dans Libé, le député marcheur et maître d’œuvre François Cormier-Bouligeon.

Aux antipodes du député marcheur du Cher, le Dr William Lowenstein président de SOS addictions. Pour lui l’article « stade alcoolisés » est «l’oxymore des dix-sept premiers. L’Académie nationale de médecine a souligné en mars dernier à quel point la France est en retard dans la prévention face à l’alcoolisme, mais finalement on a l’impression que ça ne sert à rien. Leur vision de l’égalité, c’est cirrhose pour tout le monde.»

Précisément, cet article sera-t-il maintenu ? Dans l’équipe gouvernementale seuls le « Sport » et la « Santé » ont parlé. Pour le reste, silence glacé dans les vestiaires. L’entraîneur Edouard Philippe semble en congé et le président Macron est au fort de Brégançon. Interdire les loges VIP au nom du sport et de la santé ? Faire du stade une immense loge VIP ? De l’alcool et des jeux. Ce sont là deux conceptions du sport, de la santé publique et de la politique.

A demain @jynau

Voici les noms de soixante-et-onze député.e.s favorables aux retour de l’alcool dans les stades

Bonjour

Aider les hydres à vider leurs brouillards … Nous demandions hier pour quelles obscures raisons il n’était pas possible de connaître leur nom ni leur nombre. Nous n’en connaissions que trois :  François-Cormier-Bouligeon député (LREM, Cher), 46 ans ; Cédric Roussel député (LREM, Alpes-Maritimes), 46 ans; Belkhir Belhadad député, (LREM, Moselle, 50 ans). Trois députés à l’origine d’une proposition de loi « sportive » qui alimente depuis peu une violente polémique sanitaire et politique.

Fermement opposée au retour de la consommation d’alcool dans les stades et enceintes sportives l’une des institutions les plus actives dans la lutte contre les addictions vient de nous communiquer une liste des députés, le plus souvent « marcheurs », qui portent aujourd’hui ce texte. Rappelons qu’il s’agit d’une proposition de loi « portant diverses dispositions pour faire de la France une Nation sportive » (sic) enregistrée à la présidence de l’Assemblée nationale le 24 juillet dernier mais qui n’est toujours pas sur le site dédié de cette dernière.

La liste que nous publions est-elle complète et définitive ? Impossible, pour l’heure, de l’affirmer. Pour autant sa consultation aide à saisir la portée politique du mouvement et l’ampleur de la polémique à venir – que l’exécutif soutienne ou pas, demain, les élus militants macronistes dans leur volonté d’user, à nouveau, les ferveurs alcoolisées pour applaudir aux exploits sportifs. Voici ces noms :

«  François Cormier-Bouligeon, Cédric Roussel, Belkhir Belhaddad, Lénaïck Adam, Fanette Charvier, Éric Gerardin,  Pierre Henriet, Alexandre Freschi, Sébastien Cazenove, Bertrand Sorre, 

Caroline Janvier, Cathy Racon-Bouzon, Stéphanie Rist, Bertrand Bouyx, Jean-françois Portarieu,  Hubert Julien-Lafferière, Emmanuelle Fontaine-Domeizel, Stéphane Mazars, Éric Pouillat, Pascal Bois, 

Patricia Mirallès, Danièle Cazarian, Denis Masséglia, Stéphane Buchou, Vincent Thiébau, Yannick Kerlogot, Jean Terlier, Fabienne Colboc, Céline Calvez, Patrick Vignal, 

Yaël Braun-Pivet, Anne Genetet, Christophe Blanchet, Christophe Lejeune, Stéphane Claireaux, Saïd Ahamada, Jean-Marc Zulesi, Jean-Marie Fiévet, Olivier Gaillard, Véronique Riotton, 

Hughes Renson, Carole Bureau Bonnard, Florian Bachelier, Stéphane Testé, Anissa Khedher, Corine Vignon, Philippe Chalumeau, Jean-Michel Mis, Sereine Mauborgne, Francis Chouat, 

Danièle Hérin, Jean-Marie Fiévet, Stéphanie Kerbarh, Jacqueline Dubois, Olivier Damaisin, Guillaume Gouffier-Cha, Martine Wonner, Michèle Peyron, Beatrice Piron, Jacques Marilossian, 

Nicole Dubé Chirac, Jean-Bernard Sempastous, Didier Paris, Cécile Muschotti,  Raphael Gerard, Stephanie Atger, Sandra Marsaud, Jean-Francois Cesarini, Patrice Perrot,  Christine Cloarec-Le Nabour, et François Jolivet. »

A demain @jynau