Et voici comment le cannabis, plus ou moins légal, s’installe dans le Jardin de la France

Bonjour

Pour un peu cela serait de la publicité non déguisée. « La Franchise Bestown Shop, qui ouvrira en juillet, va commercialiser des produits à base de CBD, dérivé légal du cannabis. L’ouverture à Tours, début juillet dans le quartier des Halles, au 3, rue Jules-Charpentier, risque de ne pas passer inaperçue » nous révèle La Nouvelle République de ce jour.  Déjà présente dans une dizaine de villes, cette franchise, dont la première boutique a ouvert à Besançon en octobre dernier, est en effet spécialisée dans les produits au cannabidiol, dérivé légal du cannabis également appelé CBD. » Mieux encore :

« A chaque fois, Bestown Shop, qui commercialise une large gamme de produits (infusions, e-liquides pour cigarettes, soins pour le corps, miel, etc.) rencontre un énorme succès, que ce soit dans des petites villes de province ou dans la capitale. Par exemple, l’ouverture de Bestown, la semaine dernière à Paris, dans le XIe arrondissement, a entraîné une véritable ruée, avec une file d’attente de près de 500 acheteurs le premier jour. « Des jeunes, comme des très vieux de 90 ans, des ouvriers, des CSP +, on a même eu des policiers qui sont repartis avec leur sachet », confiait le jeune patron de ce cofyshop, à un journaliste du quotidien Le Monde. »

Drogue ou pas, le CBD ? Le quotidien régional souligne qu’en France le statut juridique du cannabidiol « reste flou ».

« En France, l’un des pays occidentaux les plus restrictifs en matière de drogues douces, des cofyshops proposant ce dérivé du cannabis sont de plus en plus nombreux, les commerçants s’engouffrant dans la brèche de la légalité (sic). Ceci dans un contexte général de moins en moins hostile au cannabis, quelles que soient ses formes, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, ayant d’ailleurs récemment déclaré que le cannabis à usage thérapeutique pourrait arriver en France. »

Et La Nouvelle République de rappeler qu’une autre boutique vend la gamme de produits CDB (cannabidiol) en Indre-et-Loire : la maison des graines installée à Saint-Pierre-des-Corps.  Précision du responsable du magasin : « Le CDB (cannabidiol) est un des cannabinoïdes les plus abondants du chanvre, mais qui ne doit pas être confondu avec son cousin le célèbre THC. Il a des vertus thérapeutiques et aide à se détendre ». Egalement dans les rayons : des semences issues de l’agriculture biologique du label Sainte-Marthe et, bientôt des produits français du label Ecocert. « De quoi donner beaucoup de perspectives à l’enseigne, qui vend déjà à l’étranger ».

A demain

C’est presque trop beau pour être véridique: «baisse historique du tabagisme en France» 

 

Bonjour

31 mai 2018 : « Un million de fumeurs quotidiens en moins en 2017 » révèle Santé publique France dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié à l’occasion de la Journée Mondiale sans Tabac. Comment parvient-on à un tel résultat ? Via une « enquête aléatoire représentative de la population des 18-75 ans menée auprès de 25 319 individus entre janvier et juillet 2017 ». Au final cela donne le « Baromètre santé 2017 de Santé publique France ». Nous sommes là dans l’entre-soi.

Traduction officielle : la prévalence du tabagisme quotidien passe de 29,4% en 2016 à 26,9% en 2017, soit une baisse de 2,5 points. « Cela représente un million de fumeurs quotidiens de moins en un an » nous dit-on.  Ce constat serait plus particulièrement marqué chez « les hommes de 18 à 24 ans » (44% en 2016 vs 35% en 2017) et les femmes de 55 à 64 ans (21% vs 18%). Suivraient, selon ce baromètre, de fortes disparités régionales : l’Ile-de-France et les Pays-de Loire sont les régions où l’on fume le moins en 2017 avec des prévalences respectives de 21,3% et de 23%. A l’inverse, dans quatre régions les prévalences étaient plus élevées que dans le reste de la métropole : Paca (32,1%), Hauts-de-France (30,5%), Occitanie (30,3%) et Grand Est (30,1%).

Cigarette électronique: silence politique

Mieux encore l’un des objectifs du Programme National de Réduction du Tabagisme initié en 2014 commencerait à être atteint : le tabagisme quotidien diminuerait également chez les fumeurs les plus défavorisés (39% en 2016 vs 34% en 2017 parmi les personnes à bas revenus), (50% vs 44% parmi les personnes au chômage). « En conséquence, pour la première fois depuis le début des années 2000, les inégalités sociales en matière de tabagisme cesseraient de croître. Faut-il le croire ?

« Nous nous sommes engagés chaque année à mesurer la prévalence du tabagisme, indicateur clef pour évaluer l’efficacité des politiques de prévention, assure pour sa part, François Bourdillon, directeur général de Santé publique France. Aujourd’hui, cette baisse historique prouve à chacun qu’il est possible de lutter contre le tabagisme grâce à des actions cohérentes et intégrées.»

Sans doute. Et pourtant, on insiste, presque trop beau pour être vrai. Au-delà de ce « baromètre », où sont les chiffres officiels de vente du tabac ? Sans parler des estimations des volumes de contrebande. Et, pour finir, pourquoi, toujours pesant, ce silence politique sur la cigarette électronique ?

A demain

Whisky et perversité : les publicitaires du «Monkey Shoulder» peuvent aller se rhabiller

Bonjour

N’est pas Mad Men qui veut.  Le 7 décembre 2017, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la publicité incitant à consommer le whisky Monkey Shoulder. Cette décision de justice est désormais définitive. Et c’est heureux. Une vieille histoire, déjà, que celle de ce singe alcoolique : « Journalisme et santé publique du 18 octobre 2015 ».

Résumons ce dossier exemplaire. Le 7 septembre 2015, l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) engageait une action à l’encontre de la société Lixir (sic) qui commercialisait cette boisson alcoolique. Elle estimait que plusieurs éléments ne respectaient pas le cadre fixé par la loi Evin : le slogan “out of the cage” ; la photo du packaging (bouteille dans une cage dont certains barreaux sont écartés) ;  une illustration de barreaux écartés avec trois singes situés à l’ouverture.

Blondin Antoine

En clair : l’ensemble de ces éléments publicitaires évoquaient, à l’envi, un sentiment d’émancipation ou d’évasion, laissent penser que la consommation d’alcool pouvait être  « un moyen de s’affranchir du carcan social de la vie quotidienne ». Or voici que dans sa décision, le juge a confirmé l’analyse de l’ANPAA.

« Ces références vont en effet bien au-delà de ce qu’autorise la loi Evin en matière de publicité pour des boissons alcooliques, qui permet uniquement d’évoquer les caractéristiques objectives du produit. Les arguments mis en avant reflètent d’ailleurs la volonté à peine cachée du producteur de contourner la loi Evin. La marque s’est ainsi prévalu d’avoir fait référence au mode de consommation : la nécessité de ‘’ libérer ‘’  la bouteille de la cage dans laquelle elle est emballée pour pouvoir la consommer. »

Mais encore ? La société Lixir (re-sic) a été condamnée à une amende de 2500 euros au titre des dommages et intérêts. Une plaisanterie. Pour l’ANPAA, cette sanction est bien faible pour être réellement dissuasive. « Bien trop faible » est un euphémisme. Une morale ?  Le jour du triste rétropédalage d’Agnès Buzyn, revenir au singe hivernal d’Antoine Blondin.

A demain

 

Médicaments et « fantaisie » : Big Pharma est invité à ne plus faire tout et n’importe quoi

Bonjour

Hormis les vitrines fleuries des officines on ne connait rien, ou presque, des liens qui unissent publicité et pharmacie. Une fenêtre est aujourd’hui entrouverte sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) : « L’ANSM publie ses recommandations sur les noms des médicaments – Point d’Information ».  Il s’agit de « prévenir les risques potentiels liés au choix du nom des médicaments ».

L’Agence rappelle à ceux qui ne le savaient pas que le choix du nom d’un médicament « n’est pas anodin », et qu’il peut entraîner des risques pour les patients ou les professionnels de santé : confusion avec un autre médicament ou produit, erreur sur la population cible, les indications, la composition ou les modalités d’utilisation… C’est pourquoi elle a élaboré des « Recommandations à l’usage des demandeurs et titulaires d’autorisations de mise sur le marché et d’enregistrements relatives aux noms de médicaments ».

La lecture de ce document technique, disponible sur le site de l’ANSM, est particulièrement indigeste à qui n’est pas du métier. Un chapitre mérite toutefois l’attention : celui des « noms de fantaisie » donnés aux médicaments. Désormais lorsque la firme pharmaceutique proposera un nom de fantaisie pour un médicament il « sera invité » (sic)  à tenir compte de nouvelles recommandations. Extraits du document officiel :

« Le nom de fantaisie proposé doit être choisi de façon à éviter toute confusion avec d’autres médicaments, lors de la prescription, de la délivrance ou de l’administration ; il doit en outre être choisi de façon à éviter toute confusion avec d’autres produits à finalité sanitaire tels que les dispositifs médicaux, avec les produits à finalité cosmétique ou avec les denrées alimentaires et en particulier les compléments alimentaires (…)

Messages promotionnels

« A l’écrit, il convient d’éviter toute éventuelle ressemblance avec un autre nom de médicament concernant notamment : * la position des lettres ; * les premières lettres ; * le risque de confusion lié à l’écriture manuscrite des prescriptions ; * le nombre de lettres en commun par rapport à l’ensemble des lettres composant le nom proposé. A l’oral, il convient également d’éviter toute ressemblance phonétique avec un autre nom de médicament (…)

« Le nom de fantaisie ne doit pas induire en erreur sur les qualités, les propriétés ou la composition du médicament, tant en écriture que phonétiquement. L’utilisation de noms trop proches de termes désignant des pathologies, par exemple, ne doit pas être trompeuse par rapport à l’indication thérapeutique ni présenter un risque de confusion préjudiciable pour la santé publique.

« Le nom de fantaisie ne doit pas véhiculer de message promotionnel au regard des propriétés thérapeutiques et/ou pharmaceutiques ou de la composition du médicament, tant en écriture que phonétiquement. Des segments tels que : FORT, FAIBLE, PLUS, MOINS, ULTRA, VITE, HYPER, VITAL, FLASH, CONTROL, STOP, ANTI, BIO…, ne doivent pas être utilisés, dans la mesure où ils sont susceptibles de véhiculer un message promotionnel relatif à l’utilisation du médicament.  De même, un nom ou une syllabe mettant en évidence un superlatif, même orthographié différemment, ne doit pas non plus être utilisé : exemple (X…FOR). Il est recommandé de ne pas utiliser d’anglicismes, ayant une connotation promotionnelle, tels que : STRONG, NEW,…(…)

« Marques ombrelles »

« Il est recommandé qu’un même nom de fantaisie ne soit pas utilisé à la fois pour un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (PMO) et pour un médicament de prescription médicale facultative (PMF). En effet, il est important d’éviter des confusions préjudiciables aux patients dans la mesure où ces médicaments peuvent être très différents, notamment en termes d’indications, de dosage, de posologie, de surveillance médicale ou de durée de traitement.

Les recommandations de l’ANSM proposent également un encadrement plus strict de la mention de l’arôme dans le nom, ainsi que l’arrêt de l’utilisation des « marques ombrelles » pour des produits de statuts différents ou pour des médicaments en prescription médicale facultative (PMF) ayant des compositions et/ou des indications différentes.

Pourquoi use-t-on, dans le champ du médicament, de ces formules que sont « nom de fantaisie » ou « marque ombrelle » ? L’ANSM ne nous le dit pas.

A demain

 

 

 

 

Alcool et médicament : faire une croix sur les pictogrammes de M. Touraine et X. Bertrand ?

Bonjour

« Une intention louable, des conséquences incertaines ». C’est en ces termes peu flatteurs que l’Académie nationale de médecine règle le compte des « pictogrammes grossesse » imposés sur les conditionnements des médicaments (68 voix pour, 1 voix contre et 3 abstentions ; aucun lien d’intérêts).

Signé de Marisol Touraine un décret du 14 avril 2017 (complété par deux arrêtés ) impose aux titulaires d’autorisations de mise sur le marché (AMM) d’apposer un pictogramme spécifique sur le conditionnement extérieur des médicaments tératogènes ou foetotoxiques. Deux modèles sont prévus : un modèle « Médicament + Grossesse = Danger. À ne pas utiliser sauf en l’absence d’alternative thérapeutique » et un modèle « Médicament + Grossesse = Interdit » pour les médicaments « formellement contre-indiqués en cas de grossesse, même s’il n’existe pas d’alternative thérapeutique ».

Près d’un an plus tard l’Académie nationale de médecine considère que la mise en œuvre de cette mesure, si elle résulte de la juste nécessité de mieux alerter prescripteurs et patientes sur les médicaments dangereux en cours de grossesse, nécessite plus ample réflexion. « En effet, explique-t-elle, alors qu’une quinzaine seulement de substances sont connues comme tératogènes chez l’humain (en dehors des antimitotiques) et une quarantaine comme foetotoxiques, 60 à 70 % des spécialités pharmaceutiques pourraient, dans les faits, se voir apposer un pictogramme ‘’Interdit ‘’ ou ‘’Danger’’ ». Et, selon les Académiciens de la rue Bonaparte, « une telle discordance pose problème »:

« L’absence de précision, dans ces textes, sur un certain nombre de points cruciaux introduit une difficulté d’interprétation et une confusion qui inciteront les firmes à élargir le champ de l’apposition des pictogrammes dans une optique de protection médico-légale. »  

Préjudices

Aussi ces dispositions sont-elles susceptibles, pour l’Académie, d’avoir des effets préjudiciables et contre-productifs : une vague d’inquiétude infondée (puisque ce sont 60 à 70 % des spécialités qui pourraient être concernées au lieu de 10 %) ; un bruit de fond qui ne permettra pas de claire distinction entre les niveaux de risque des substances et diluera l’objectif initial ; une perte de chances pour les patientes qui pourraient préférer s’abstenir de tout traitement, même indispensable; une situation difficile à gérer pour les professionnels de santé, dans l’obligation d’expliquer aux patientes les motifs des pictogrammes, sans concertation préalable avec les sociétés savantes et professionnelles et sans communication sur le fond ; une source inutile de répercussions médico-légales.

Au final on en viendrait à « un report de la responsabilité du choix thérapeutique sur les patientes à partir des pictogrammes apposés ». Pragmatique l’Académie considère que seules les substances pharmaceutique ayant fait la preuve de leur effet délétère pour la grossesse humaine devraient être visées par une action de communication de cette nature, avec apposition d’un pictogramme « Interdit » Pour les autres médicaments, aucun pictogramme ne devrait être apposé : « des échanges entre prescripteurs, pharmaciens et patientes sur la base des informations médicales disponibles et de la notice des conditionnements devraient suffire, évitant de surcroît des effets d’alerte inutiles et contre-productifs ».

Alcoolisme

Ce dossier refermé, et ces conclusions adressées à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, l’Académie pourrait se pencher sur les dispositions d’un arrêté du 2 octobre 2006 signé de Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé et des Solidarités. Ce texte impose, depuis plus de dix ans,  la présence sur toutes les bouteilles de boissons alcooliques, d’un pictogramme représentant une femme enceinte, un verre à la main, barrée d’un trait rouge, ou d’un message ainsi rédigé: «La consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant.»

Des dispositions ignorées du plus grand nombre – à commencer par les premières intéressées comme vient de le reconnaître Agnès Buzyn sur France Inter : « J’ai un devoir de prévention vis-à-vis de l’alcoolisme (…) et notamment auprès des femmes enceintes qui ne savent pas aujourd’hui en France qu’il ne faut absolument pas boire pendant la grossesse 1. C’est une information que les femmes enceintes ne connaissent pas ». Comment mieux dire que ce pictogramme ne sert strictement à rien. On attend, sur ce point, les propositions d’Agnès Buzyn.

A demain

1 Sur ce thème : « Alcool et grossesse: est-ce bien déraisonnable ? » Slate.fr 10 mai 2013

« La prochaine pharmacie est à 61 kilomètres ! ». Cour des comptes, argent et publicité

Bonjour

« Vous imaginez six pharmacies en Lozère ? ». C’est une campagne publicitaire qui marquera les esprits : agiter la menace des déserts pharmaceutiques après celle, avérée, des médicaux. La Fédération des pharmaciens d’officine tente de mobiliser l’opinion sous la banderole  « Une pharmacie sur deux va mourir ».

« Un courrier sera envoyé aux maires de France, aux députés et aux sénateurs pour leur montrer les conséquences de la disparition des pharmacies de proximité, résume Le Quotidien du Médecin. Les 22 000 pharmacies qui maillent le territoire national vivent des heures économiques difficiles. L’an passé, le réseau a perdu 237 pharmacies. »

Le syndicat explique que dans son dernier rapport, la Cour des comptes « souhaite la suppression de 10 435 pharmacies ». C’est, à dire vrai, un peu plus compliqué comme le montre la lecture du rapport de la Cour (pages 52- 58 ).

« En maintenant des modes  de  rémunération et un environnement réglementaire très protecteurs, les  pouvoirs publics font obstacle à une rationalisation d’un réseau officinal surdimensionné. Si ce réseau rend un service apprécié tant dans son activité de dispensation que dans son rôle de conseil, c’est au prix de coûts élevés et sous- estimés . Des gains d’efficience apparaissent indispensables, tout en veillant à préserver un maillage territorial qui garantisse un accès de proximité au médicament. »

Ce que ne dit pas vraiment la publicité.

A demain

 

« Libération » condamné pour avoir montré Catherine Deneuve dans des volutes de fumée ?

Bonjour

I C’est un hymne historique à l’addiction tabagique (quatre minutes). Une tentation bleutée chantée par un couple que l’on eût pu dire iconique. Une chanson interprétée par Serge Gainsbourg et Catherine Deneuve. Écrite et composée par le premier pour le film de Claude Berri Je vous aime.

C’était peu avant l’arrivée de la gauche au pouvoir. Des volutes que l’on ne percevait pas pleinement toxiques et, déjà, des larmes aux yeux. « En 1980, la vie privée de Serge Gainsbourg connaît un bouleversement majeur, nous dit Wikipédia qui sait tout sur tout. Jane Birkin le quitte au mois d’août, lassée par ses ‘’excès’’». Pour lui ‘’changer les idées’’ Claude Berri  lui propose de composer la bande originale de son prochain film et d’y jouer un second rôle. Dans le film, Catherine Deneuve interprète le rôle d’une parolière. Dieu fumeur de havanes est l’une des chansons que son personnage aurait écrites. Sous l’apparence d’une chanson d’amour ce titre révèle en réalité l’attachement indéfectible que ressent l’homme envers le tabac et surtout les gitanes‘’ (…) »

II C’est une observation politique de Sébastien Beziau, vice-président de SOVAPE : la Une de Libération du lundi 15 janvier 2018. Qui voit-on ? Catherine Deneuve, l’icône « Je suis une femme libre et je le demeurerai ». Et la figure iconique montrée prisonnière du tabac. Un oxymore parmi tant d’autres. « Voici la une de Libé aujourd’hui. Pour parler de liberté. Les éléments de langage icono ont la vue dure… nous dit M. Béziau. Il y a là de quoi ‘’ philosopher’’ entre l’image et la réalité. »

III C’est un texte glané sur le site des buralistes français. « La Une du quotidien du lundi 15 janvier a fait sortir de ses gonds l’ex-députée PS et ex-présidente d’Alliance contre le Tabac. Catherine Deneuve y apparaît exhalant ostensiblement la fumée d’une cigarette. La photo, datant de 2013, est volontairement politiquement incorrecte. Elle annonce les explications de l’actrice sur sa signature, avec une centaine de femmes, d’une tribune dans Le Monde anti #MeToo » et #BalanceTonPorc. »

Michèle Delaunay ; twittant :  « Cette Une de @libe associant acte de fumer, affirmation de liberté et personnalité féminine de renom vient en violation complète de la loi Evin. Le Gouvernement ne peut demeurer en se taisant. »

Et de brandir les dispositions pénales de l’article L 3515-3 du livre V du Code de la Santé publique qui punit « de 100 000 euros toute propagande ou publicité directe, ou indirecte, du tabac ou produit du tabac ».

Dieu fume-t-il toujours des havanes?

A demain