Coronavirus à Bethléem : «L’Armée israélienne, en accord avec l’Autorité palestinienne (…)»

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07/03/2020. Officiel : Ce samedi 7 mars 2020, d’après les dernières données validées, on dénombre, en France, 716 cas confirmés. Deux décès supplémentaires ont été confirmés, en Hauts-de-France et en Normandie, portant désormais à onze le nombre de personnes décédées.

Les fidèles, innombrables, de la théorie du complot en feront leur miel : il y eut ce prêtre revenu de Rome qui, contaminé, conduisit Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, a prendre des mesures drastiques au sein des Eglises et durant les offices. Fin du serrage des mains et bénitiers vidés d’autorité. Puis la France découvrit le « cluster de Mulhouse » centré sur une église évangélique dont les autorités sanitaires laïques mesurent jour après jour la puissance disséminatrice sur le territoire national.

Vint ensuite la première contamination au sein du Vatican et les interrogations récurrentes sur la santé de Pape François (lire « Le Coronavirus au Vatican » –Slate.fr). Comme une traînée de poudre remontant l’histoire voici, aujourd’hui Béthléem où depuis quelques heures « l’entrée et la sortie de touristes » est interdite. Bethléem, principale ville touristique dans les Territoires palestiniens qui souffre de la découverte de seize cas de coronavirus en Cisjordanie, où l’état d’urgence sanitaire a été déclaré.

Selon un journaliste de l’AFP présent sur place, une vingtaine de cars de touristes sont restés bloqués plusieurs heures au check-point à l’entrée de Bethléem, ville où se trouve la basilique de la Nativité et située à moins d’une dizaine de kilomètres de Jérusalem. D’autres touristes, présents dans la ville palestinienne et pris de court par l’interdiction d’entrée et de sortie, cherchaient à en sortir pour rejoindre Jérusalem en contournant le barrage militaire, ont rapporté des témoins.

« Je confirme que les bus de touristes ne peuvent plus entrer à Bethléem, a déclaré à l’AFP Micky Rosenfeld, porte-parole de la police israélienne, qui contrôle ce point d’entrée à l’entrée de Bethléem. A la suite de découverte de coronavirus à Bethléem, une décision a été prise hier par le ministère israélien de la Défense en coordination avec l’Autorité palestinienne pour empêcher tout mouvement vers (et depuis) cette ville par les touristes et les habitants. »

Selon le bilan dressé par la ministre de la Santé Mai al-Kaila et l’agence palestinienne Wafa, neuf des seize personnes qui ont contracté le nouveau coronavirus en Cisjordanie  sont localisées dans la ville de Bethléem. Les autorités palestiniennes avaient décrété l’état d’urgence sanitaire de 30 jours, la fermeture de la basilique de la Nativité et l’interdiction pendant deux semaines des séjours de touristes dans ce territoire occupé par Israël.

« Des personnes contaminées ont visité la basilique » de la Nativité, a indiqué à l’AFP le Père Asbed Balian, de l’Eglise arménienne, qui gère en partie cette église, l’une des plus vieilles et les plus connues au monde « érigée sur le lieu de naissance de Jésus selon la tradition chrétienne ».

L‘esplanade entourant la Kaaba, au coeur de la Grande mosquée de La Mecque, est vide

 Le virus ne connaissant ni les frontières ni les occupations de territoire, côté israélien, vingt-et-un cas du nouveau coronavirus ont à ce jour été confirmés – ce qui a conduit les autorités à interdire dès le 6 mars l’entrée dans le pays –sauf rares exceptions– aux voyageurs en provenance de nombreux pays asiatiques et européens, notamment la France et l’Allemagne. Dès la veille la compagnie aérienne allemande Lufthansa avait annoncé l’annulation de tous ses vols à destination d’Israël. Les vols de la compagnie israélienne El Al en provenance de Zurich, Barcelone et Berlin ont aussi été annulés, ainsi que les trois vols d’Air France en provenance de Paris, et les vols des compagnies américaines United Airlines et Delta au départ de France et d’Allemagne.

Les fidèles de la théorie du complot doivent aussi savoir que, de même que les frontières, le virus ne fait guère de distinction entre les religions. Ainsi l’esplanade entourant la Kaaba, lieu le plus saint de l’islam situé au coeur de la Grande mosquée de La Mecque, est vide depuis le  jeudi 5 mars après avoir été désertée par les fidèles suite à la décision des autorités saoudiennes de la fermer «temporairement».   

Le royaume avait déjà décidé cette semaine de suspendre «temporairement» la Omra, le petit pèlerinage que les fidèles peuvent effectuer à tout moment de l’année, dans les villes saintes de La Mecque et Médine. Les fidèles étaient néanmoins toujours autorisés à s’y rendre pour leurs prières quotidiennes. Ces décisions sont intervenues dans le cadre des mesures prises dans les pays du Golfe, qui ont annulé plusieurs rassemblements, festivals ou événements sportifs. Les chaînes de télévision saoudiennes et des internautes ont diffusé des images d’un sol blanc immaculé autour de la Kaaba, structure cubique drapée dans une étoffe noire brodée d’or, un lieu généralement noir de fidèles.

Aujourd’hui 7 mars 2020  les autorités iraniennes ont fait état de vingt-et-un nouveaux décès dus au nouveau coronavirus et de 1076 cas d’infection détectés au cours des dernières 24 heures portant, officiellement, à 145 le nombre de morts et à 5823 celui des personnes contaminées dans le pays.

A demain @jynau

Coronavirus : Pékin interdit «Plague Inc», le jeu vidéo qui permet de créer ses pandémies

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Magique. C’est la vieille histoire, toujours réinventée, du chien et de la rage. Ou celle, chinoise, du doigt montrant la Lune. Qui, aujourd’hui, ignore l’existence de  «Plague Inc», jeu vidéo qui permet de créer un virus pathogène pour le répandre ensuite à travers la planète. Une production hautement rentable de Ndemic Creations. Elle vient, en Chine, d’être bannie de la boutique d’applications en ligne du géant informatique Apple. Les usagers basés dans ce pays ne peuvent plus la télécharger sur l’App Store. Son retrait a été ordonné par  l’autorité de régulation de l’internet : contenu jugé «illégal», a indiqué Ndemic Creations

La société, basée au Royaume-Uni, a indiqué qu’elle essayait de contacter l’Administration chinoise du cyberespace «afin de comprendre ses préoccupations et de travailler avec elle pour trouver une solution». Cette puissante autorité gouvernementale n’a pas, ce 28 février, aux sollicitations de l’AFP. Egalement contacté, Apple n’a pas réagi. Ndemic dit ignorer si cette éviction est en rapport avec l’épidémie du nouveau coronavirus. Nul ne sait si c’est, ici, une forme d’humour britannique.

Agé de huit ans, «Plague -Epidémie-Inc» revendique désormais quelque 130 millions de joueurs dans le monde. L’objectif du jeu: créer de nouveaux types d’épidémie en infectant un «patient zéro» avec un virus, qu’il faut ensuite répandre le plus possible pour détruire la planète. A chaque apparition d’épidémies « véritables » comme Ebola (ou désormais celle de la Covid-19) le nombre de téléchargements explose. C’est ainsi, depuis peu, le jeu payant le plus téléchargé sur les boutiques d’applications en France. Jusqu’à quand ?

A demain @jynau

Fin de la plaisanterie : l’Ordre sévit contre sept médecins ayant osé dénigrer l’homéopathie

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C’était il y a deux ans. Loin de lorgner sur Paris, Agnès Buzyn était alors ministre des Solidarités et de la Santé. Deux ans déjà et une  virulente tribune publiée dans Le Figaro : « 124 professionnels de la santé contre les ‘’médecine alternatives’’ ». Où l’on retrouvait des mots que l’on croyait oubliés – à commencer par celui de « charlatans » appliqués notamment à ceux qui professent et exercent la pratique homéopathique. Puis vinrent deux ans marqués par des polémiques et atermoiements multiples, par une invraisemblable volte-face ministérielle et, pour finir, par un déremboursement des spécialités concernées.

Dernier prolongement en date de l’affaire : les condamnations prononcées mercredi 19 février par la chambre disciplinaire de première instance (CDPI) de l’Ordre des médecins d’Ile-de-France. Six médecins ont écopé d’un blâme de la part de l’Ordre, nous apprend Le Quotidien du Médecin (Marie Foult) On trouve parmi eux le Dr Mathias Wargon, chef de service des urgences de l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis – observons que le Dr Wargon est l’époux d’Emmanuelle Wargon, aujourd’hui secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Le Dr Wargon a plaisanté de sa sanction sur Twitter

Mathias Wargon@wargonm

« Non mais on deconne mais la sanction elle est tellement grave que …(je mets pas le nom des juges, je sais pas si on a le droit). Ayé je suis un voyou ».

Grave atteinte à la liberté de pensée et d’expression

Un autre médecin, jeune généraliste exerçsnt dans les Hauts-de-Seine et trésorier du « collectif Fake Med », a par ailleurs été sanctionné plus lourdement d’une suspension d’exercice de trois mois avec sursis. Ce praticien militant était visé par deux plaintes, l’une du Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF), l’autre de l’Union collégiale, à laquelle l’Ordre départemental s’était associé.

« D’autres médecins attendaient encore leur condamnation par lettre recommandée avec accusé de réception, ou ne nous en ont pas encore fait part », indique au Quotidien du Médecin Cyril Vidal, président du collectif. En tout, une quarantaine de plaintes avaient été déposées contre ces médecins signataires. Le collectif Fake Med exprime, sa « colère » et son « incompréhension » devant la sévérité de ces sanctions et dénonce une atteinte « inadmissible » à la liberté d’expression.

Il en appelle l’Ordre national, l’exhorte à prendre une décision « de droit », « au-delà des intérêts personnels et corporatistes, au-delà des croisades locales » et à laver l’honneur de l’institution ordinale en annulant ces décisions prises « dans un contexte d’audiences entachées d’irrégularités ». « Lors d’une audience, une médecin homéopathe siégeait dans le jury, indique Cyril Vidal. Or on ne peut pas être à la fois juge et partie ! »

Deux jours plus tard  le président du Conseil national de l’instance ordinale, le Dr Patrick Bouet, a finalement indiqué qu’il allait « faire appel à titre conservatoire » de ces affaires jugées par la CDPI d’Ile-de-France. « Il s’agit d’appels sur la forme, compte-tenu de la composition de la formation du jugement », a-t-il précisé. Hypocrisie ou non, on ne sait donc toujours pas, malheureusement, ce que l’Ordre national pense, sur le fond, de l’homéopathie et des homéopraticiens.

A demain @jynau

Débat politique : MM Christophe Castaner et Olivier Faure se font la guerre sur France Inter

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19 février 2020. Jusqu’où descendra-t-on sous la ligne de flottaison ? Les citoyens-auditeurs de France Inter ont, ce matin, dressé l’oreille à la fin de l’échange entre les journalistes et Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur. Tout avait été presque parfait : le ministre expliquait ce qu’avait dit la veille le Président sur les mosquées, l’islam, la laïcité menacée …. Colères et menaces rentrées… Puis, soudain, la fin, explosive, quand on aborda l’affaire Griveaux des vidéos-intimes-à-caractère-sexuel-mises-sur-les-réseaux-sociaux. Politique et morale, morale personnelle et vie publique, intimité et liberté … Erreur ou faute …  Et puis, soudain, cette sortie ministérielle concernant Olivier Faure, premier secrétaire du Part socialiste :

 « Les politiques doivent rester des femmes et des hommes, sinon ils se coupent de la réalité. Je suis un père de famile. (…) J’ai été surpris d’entendre à votre micro Olivier Faure, que je connais bien et que j’ai accompagné dans ses divorces, dans ses séparations … J’ai été assez étonné de ses leçons de morale. ».

Rappel, sur cette même antenne, début février, M. Faure s’était tristement illustré en comparant certains de ses anciens amis politiques socialistes à des « alcooliques anonymes ». Ce n’est pas cette comparaison qui avait semble-t-il heurté l’actuel ministre de l’Intérieur. Mais celle-ci, au même micro matinal, le 17 février, à propos de la vidéo de l’ancien candidat à la mairie de Paris :

« Quand vous êtes un décideur public, un ministre, vous devez prendre toutes les précautions d’usage, pour ne jamais être à portée des maîtres chanteurs. Imaginez une vidéo qui ne serait pas diffusée, et un maître chanteur qui en permanence revient vous voir pour vous faire prendre des décisions sous menace de la diffuser. Il ne faut jamais se rendre vulnérable. »  

Rancœur et ligne de flottaison

Olivier Faure avait alors précisé toutefois qu’il ne souhaiterait pas une telle mésaventure « à son pire ennemi ». Et aussitôt, ce matin, M. Faure de convoquer une conférence de presse pour réagir à la saillie de Christophe Castaner. « L’affaire est trop grave », fait-on remarquer au cabinet du premier secrétaire du Parti socialiste. « Le député de Seine-et-Marne estime qu’une attaque sur la vie privée d’un opposant mérite une riposte et veut ainsi rappeler solennellement quelques principes du débat public » rapporte Le Monde (Sylvia Zappi). Et notre consœur de se souvenir :

« MM. Castaner et Faure se connaissent bien. Avec Benoît Hamon, ils ont tous les deux fait leurs classes chez les jeunes rocardiens et sont restés longtemps proches au sein du PS. Membres des mêmes courants et partageant la même approche sociale-démocrate. Jusqu’à ce que le maire de Forcalquier rompe avec le PS et rejoigne le mouvement En marche d’Emmanuel Macron. Depuis, la rancœur s’est installée. »

Christophe Castaner avait été ciblé par M. Faure après le « moment de détente » que le ministre de l’Intérieur s’était octroyé dans une boîte de nuit parisienne en mars 2019, en plein mouvement des « gilets jaunes ». « Quand on est ministre de l’intérieur, on est 24 heures sur 24 au service de la République. Imaginez qu’à l’heure où il était en boîte de nuit, il y ait eu un attentat. Imaginez qu’on l’ait retrouvé à moitié saoul. Il y a quand même une dignité à assumer jour et nuit », avait-il déclaré.

Aujourd’hui M. Castaner rappelle qu’il a passé la dernière nuit de la Saint-Sylvestre avec les gendarmes, les pompiers et les policiers. Depuis quelques heures de nombreuses personnalités ont critiqué les propos de Christophe Castaner. « Ministre de l’intérieur de la cour de recréation. Franchement, on savait que ça volait pas très haut, mais là on atteint un niveau… », a tweeté Raphaël Glucksmann, député européen élu apparenté PS. « On savait que c’était un mauvais ministre, c’est aussi un mauvais pote ! Et puis sur la morale d’un autre siècle », a enchaîné Elsa Faucillon, députée PCF des Hauts-de-Seine.

Jusqu’à la droite où la saillie a choqué. Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat.

 « Olivier Faure a rappelé une évidence : Benjamin Griveaux a manqué de prudence et a commis une faute. En attaquant Olivier Faure sur sa vie privée, Christophe Castaner fait la preuve de la bassesse dont est capable ce pouvoir qui dégrade chaque jour davantage le climat politique ».

Pour sa part Olivier Faure a tenu une conférence presse le même jour à l’Assemblée nationale. «Christophe Castaner a commis une faute grave, a-t-il dénoncé. Dès lors, il appartient au président de la République, garant de nos institutions, de convoquer le ministre de l’Intérieur dans les meilleurs délais et d’en tirer les conséquences.»

Est-ce une nouvelle menace ? Qui nous dira où se situe la ligne de flottaison ? Et qui, le moment venu, écopera ?

A demain @jynau

Coronavirus politique : «Debout la France !», la Russie et la Mongolie se claquemurent

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Jendi 30 janvier : La Russie vient d’annoncer son intention de fermer ses 4 250 km de frontière avec la Chine pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. « Un ordre a été signé aujourd’hui et il est entré en vigueur. Nous informerons aujourd’hui tout le monde des mesures prises pour fermer la frontière en Extrême-Orient », a annoncé le Premier ministre Mikhail Michoustine, cité par les agences russes. Des restrictions sur la délivrance de visas aux Chinois ont aussi été introduites. La Mongolie et le Kazakhstan ont déjà fermé leur frontière avec la Chine.

La présidente du Rassemblement national et le président de « Debout la France !» viennent, la main dans la main, de dénoncer  le manque de réaction du gouvernement français face au coronavirus. « Les pays, les uns après les autres, ferment leur frontières terrestres avec la Chine ou suspendent les vols vers ou en provenance de la Chine. Et nous on continue à ne prendre aucune décision ? C’est incompréhensible », écrit Marine Le Pen sur Twitter. 

Dans le même temps Nicolas Dupont-Aignan appelle  les autorités françaises à prendre des mesures et à mettre en place un plan de précaution. « Alors que la Chine confine des dizaines de millions d’habitants et que de plus en plus de pays adoptent des mesures de précaution drastiques, le Gouvernement français mène une politique d’affiches d’information dans les aéroports et se vante de la seule présence d’une équipe médicale à Roissy. Ces dispositions sont-elles à la hauteur des enjeux ?, interroge celui qui a listé « six mesures de bon sens » .   

Outre le « contrôle thermique » dans les avions, il préconise le « confinement de précaution à domicile pendant 14 jours correspondant à la période d’incubation, avec arrêt maladie pour tous les voyageurs en provenance des zones à haut risque de contagion en Chine ». Mais aussi le « rétablissement des contrôles aux frontières nationales » et la « suspension des vols en provenance des zones à haut risque de contagion en Chine ».  Sans oublier « la relance de la production nationale des principes actifs des médicaments dont beaucoup sont délocalisés en Chine – pour ne pas dépendre de la production chinoise en cas d’explosion de l’épidémie ».

Un verbe oublié va-t-il s’imposer : « claquemurer » ?  

Emploi actif, Emprisonner quelqu’un dans une enceinte fortifiée très étroite. « Pour claquemurer parmi nous un philosophe à la Bastille, il ne fallait pas tant de cérémonies (Chateaubriand, Essai sur les Révolutions,t. 2, 1826, p. 356).

Emploi pronom. Se claustrer dans un lieu exigu. « Sainte Thaïs, (…) saint Nilammon (…) s’étaient claquemurés en une cave percée d’un trou » (Huysmans, L’Oblat, t. 1, 1903, p. 166). S’enfermer dans une maison (pour s’y réfugier). « Il s’était claquemuré dans sa demeure, et s’y était rendu tout à fait inabordable » (Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène,t. 1, 1823, p. 613).

Synonymes : cloîtrer, séquestrer, reclure, claustrer, boucler, chambrer, coffrer. Sans oublier emprisonner.

A demain @jynau

Quatre millions d’euros publics pour dénormaliser le tabac. Zéro pour la cigarette électronique

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C’est une invitation de L’Alliance contre le tabac, regroupement de 25 organisations de lutte contre le tabagisme : rendez-vous le mardi 28 janvier 2020 à la troisième édition « rencontres associatives ouvertes au public ». Hôtel Best Western Ronceray Opéra, 10 boulevard Montmartre, 75002 Paris. De 9h à 16h45 (café d’accueil dès 8h30 / cocktail déjeunatoire offert). Attention : « cette conférence n’est pas ouverte aux personnes ayant des liens avec l’industrie du tabac ». Pitch :

« Cette conférence réunissant acteurs de la société civile, experts de santé publique, décideurs politiques, lobbyistes sera animée autour de quatre sessions et permettra d’amorcer, au cours des interventions et échanges avec le public, une réflexion pour repenser le « storytelling » et les modalités de communication des acteurs de la lutte contre le tabagisme à la faveur de la poursuite de leurs objectifs. »


Cette manifestation s’isncrit dans le cadre du « pré-lancement d’un projet triennal ambitieux porté par l’Alliance pour 2020-2022 ». Il s’agit de la « dénormalisation du tabac » en France, un programme financé par le Fonds de lutte contre les addictions. L’Alliance contre le tabac souhaite désormais « s’attacher à changer en profondeur l’image du tabac ». Méthode :

« A cette fin, le projet porté par l’Alliance vise à renouveler le discours dénonçant les actions de l’industrie du tabac tant par l’abord de nouveaux thèmes que par l’utilisation de méthodes de communication renouvelées. Pour atteindre cet objectif de dénormalisation, l’Alliance va s’investir dans le champ des relations publiques, très utilisées et avec succès, par l’industrie du tabac depuis plusieurs décennies pour semer le doute sur la dangerosité de ses produits et attirer, toujours plus, de jeunes consommateurs : les relations publiques changent de camp et se mettent maintenant au service de la lutte anti-tabac ! »

Vapoter, c’est renormaliser ?

Tout cela ne va pas sans le recours au jargon : « L’objectif de l’Alliance est de coupler ses actions auprès des législateurs et des acteurs de santé publique avec une approche grand public diversifiée, prenant en compte le profil des personnes ciblées (les jeunes, les femmes) pour faire chuter la prévalence tabagique en France et aboutir à une première génération sans tabac dès 2032. Repenser la stratégie de positionnement et s’approprier les modalités d’action de l’industrie du tabac pour inverser la tendance à la faveur de la lutte contre le tabagisme ».

Tel sera le sujet des débats du mardi 28 janvier 2020. Où la cigarette électronique sera exclue des échanges – ce qui ne manque pas d’interroger. On lira, sur ce point, le texte publié en décembre dernier, par Vap’you (Sébastien Béziau) : « Le pactole pour Alliance Contre le Tabac : près de 4 millions d’euros sur le Fond addictions ! ». Extrait :

« En soi, “dénormaliser” la consommation de cigarettes n’est pas un mauvais sujet. Le problème, c’est la manière de le faire. On imagine qu’avec près de 4 millions d’euros l’Alliance Contre le Tabac va pouvoir mener de nombreuses actions. Lesquelles ? Mystère. Mais ce qui inquiète c’est le périmètre de ce que l’Alliance Contre le Tabac considère comme de la dénormalisation (du tabac). En effet, ses porte-paroles ne manquent jamais une occasion de rappeler leur position idéologique par rapport au vapotage. Pour eux, vapoter dans les lieux publics contribue à la renormalisation de l’acte de fumer, c’est écrit noir sur blanc dans ce communiqué. On peut alors légitimement se demander si le projet contient des actions de stigmatisation et de coercition envers les vapoteurs. »

Ainsi « vapoter » serait « renormaliser » ? Faire une croix sur le tabac serait faire la promotion de ce dernier ? Jésuites et radicalisés apprécieront le sujet. Les vapoteurs seront-ils autorisés à entrer, le 28 janvier prochain, à l’Hôtel Best Western Ronceray Opéra (1) De 9h à 16h45 (café d’accueil dès 8h30 / cocktail déjeunatoire offert) ?

A demain @jynau

1 On appréciera le cliché : « Hôtel Best Western Ronceray Opéra »

Donald Tump et Greta Thumberg : apocalypse, prophètes de malheur, et chasse aux sorcières

Bonjour

Après les inquiétants Dr Laurent Alexandre, Michel Onfray et Pascal Bruckner, voici Donald Trump, président en fonction des Etats-Unis. L’homme le plus puissant de la planète confirme son entrée au club de ceux qui détestent (méprisent, condamnent, ont peur de) Greta Thumberg. Cela s’est passé à Davos, temple éphémère du capitalisme. Et cela nous est rapporté par Les Echos (Nicolas Barré).

« Il y avait deux personnes que le président américain ne devait surtout pas croiser dans la station de ski suisse transformée comme chaque année en camp retranché : la jeune activiste du climat Greta Thumberg, présente dans la salle pendant son discours, et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, l’homme à qui Trump aurait demandé d’enquêter sur les affaires du fils de Joe Biden, candidat démocrate à la Maison-Blanche. »

Jeanne d’Arc

Donald Trump s’en est pris ensuite aux « prophètes du malheur du climat qui ne cessent d’annoncer « l’apocalypse ». Taïaut ! Sus aux servants de la collapsologie ! Pour sa part Greta Thunberg avait, devant ce peu banal parterre, accusé le monde de n’avoir « rien fait sur le climat ». Trump lui a répondu en dénonçant ceux qui ont annoncé « la fin du pétrole » et « une crise de la surpopulation ». « Ces alarmistes veulent tous la même chose, dominer et contrôler tous les aspects de nos vies… »

Puis il a dénoncé la « chasse aux sorcières » dont il s’estime victime à l’occasion du  procès en destitution  qui s’ouvre à Washington. « Alors que le Sénat à Washington s’est transformé en tribunal historique, Trump prend le monde à témoin pour montrer que sa stratégie a payé » rapportent encore Les Echos. Chasse aux sorcières ; Apocalypse ; Prophètes de malheur … Souvent comparée à Jeanne d’Arc, Greta Thumberg n’a pas répondu au Grand Satan.

On attend les commentaires affûtés de Michel Onfray, Pascal Bruckner et de l’inquiétant Dr Laurent Alexandre.

A demain @jynau