Ombres et lumières du 31ème Téléthon, les thérapies géniques, Big Pharma, Johnny Hallyday 

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Quel est l’avenir du Téléthon? Pour sa 31e édition cette manifestation caritative n’a pas atteint les promesses attendues: 75,6 millions d’euros de promesses de dons contre 80,31 millions il y a an à la même heure. Les organisateurs veulent voir ici la conséquence d’«un contexte difficile» du fait de l’hommage national rendu, le même jour à Johnny Hallyday. Une explication discutable puisque ce même Téléthon avait été placée sous l’égide du chanteur et que les organisateurs expliquent que «la France qui a pleuré Johnny Hallyday est en grande partie celle qui donne aussi pour le Téléthon».

On peut aussi percevoir ici le symptôme d’une forme d’essoufflement, les appels récurrents à la charité publique n’étant pas suivis de réalisation thérapeutiques substantielles. Plus d’un quart de siècle de surplace médical. Ou presque. Un quart de siècle de Téléthon pré-hivernaux, de mises en scène télévisées parfois outrancières, de spectacles associatifs, d’appels parfois poignants au don, de promesses chaque année reportées à des lendemains qui, eux, chanteraient.

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Les vaccino-sceptiques font feu de tout bois : les sels d’aluminium devant le Conseil d’Etat

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Jusqu’où jugeront les hauts magistrats du Conseil d’Etat ? Après l’affaire Vincent Lambert les voici bientôt au chevet des vaccins et de leurs adjuvants. C’est une confidence glissée au Monde (Emeline Cazi) : une requête déposée par l’avocate Me Jacqueline Bergel (au nom d’un collectif de trois mille personnes) a été enregistrée mardi 14 novembre par le Conseil d’Etat. Le Monde :

« La question, longtemps cantonnée à des débats entre scientifiques, mais dont se sont récemment emparés les collectifs vaccino-sceptiques, devra désormais aussi être étudiée par la justice administrative. C’est en vertu du ‘’principe de précaution’’ que l’avocate, initialement spécialiste du droit immobilier, demande l’interdiction des sels d’aluminium dans les vaccins obligatoires et insiste pour que les autorités contraignent les laboratoires pharmaceutiques à utiliser ‘’des adjuvants alternatifs’’, ‘’tels que le phosphate de calcium’’.» 

De l’immobilier à l’aluminium: Me Bergel se réfère (sans surprise)  aux travaux (polémiques et contestés) de l’équipe du Pr Romain Gherardi (Inserm, AP-HP) pour dénoncer les « effets secondaires néfastes tant pour les enfants très jeunes que pour les adultes » qu’induiraient les adjuvants aluminiques chez les personnes vaccinées.

Air connu : cette procédure n’est pas « une remise en cause de la vaccination ». Ce n’est pas non plus une totale surprise : elle a été lancée au cœur de l’été par une « demande préalable » de retrait de ces adjuvants adressée à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé lorsqu’elle annonça la décision gouvernementale des nouvelles obligations vaccinales.

« Le rejet implicite par le ministère de la demande de l’avocate a permis à cette dernière de déposer sa requête devant le Conseil d’Etat et d’obliger la justice à se pencher sur le sujet, explique Le Monde. Une audience aura lieu au terme de la phase d’instruction — de plusieurs mois — durant laquelle les parties s’échangeront pièces et mémoires. » Ce sera là une dynamique judiciaire intéressante qui permettra d’instruire un dossier scientifique et médical conflictuel : qu’en est-il véritablement des allégations des anti-adjuvants aluminiques ?

La messe n’est pas dite

Quel crédit apporter aux observations de l’équipe du Pr Romain Gherardi, chef de service du centre de référence des maladies neuromusculaires à l’hôpital Henri-Mondor (Créteil) ? Que penser, sans polémiquer, de la « myofasciite à macrophages » ? Existe-t-il véritablement un lien (et de quelle nature) entre les adjuvants aluminiques et cette entité plus  ou moins constituée ? Y aurait-il, chez certains vaccinés, des « nanocristaux d’aluminium emprisonnés dans des macrophages qui migreraient vers le cerveau » ?

« Ces conclusions sont partagées par d’autres équipes ailleurs dans le monde, mais elle ne font pas consensus » écrit Le Monde, usant de l’euphémisme : aucune étude épidémiologique n’a permis de conclure, à supposer que de telles études suffiraient à calmer les passions. Les « anti-aluminium »  ( comme E3M – Entraide aux Malades de la Myofasciite à Macrophages), forts de leur postulat, réclament que l’exécutif fasse une croix sur cet adjuvant controversé par un autre.

Agnès Buzyn a déjà fait entendre ses convictions : les adjuvants aujourd’hui utilisés « ne sont pas nocifs pour la santé, ainsi que tous les rapports le montrent ».  Fin septembre, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a rappelé dans un communiqué qu’« aucun signal de sécurité lié à l’aluminium contenu dans les vaccins n’a conduit à remettre en cause le rapport bénéfice/risque des vaccins contenant de l’aluminium, en France, et à travers le monde ». Mieux encore l’ANSM rappelle « que ces vaccins sont administrés à des centaines de millions de personnes dans le monde depuis près d’un siècle ». Et elle « tient à rassurer les patients  : les résultats des études de l’équipe du Pr Gherardi, ainsi que l’ensemble des rapports et publications disponibles à ce jour, ne modifient pas ce rapport bénéfice risque positif ».

On aurait pu  croire la messe dite. Elle ne l’est pas : la parole est aux hauts magistrats du Conseil d’Etat.

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Vaccins « mortels » : l’Académie de médecine va-t-elle oser sermonner le Pr Montagnier ?

 

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L’abcès grossit et la dérive est qualifiée de «pathétique». Au lendemain de la prestation théâtrale anti-vaccinale du Pr Luc Montagnier une voix officielle s’est élevée : le Pr Marc Gentilini, membre de l’Académie de médecine cité par Le Quotidien du Médecin. L’ancien patron charismatique du service des maladies infectieuses de La Pitié Salpêtrière connaît bien le Pr Montagnier : c’est dans son service que fut prélevé le ganglion d’un patient à partir duquel le Pr Luc Montagnier et son équipe purent isoler le virus de cette maladie qui ne s’appelait pas encore le sida. Nous étions alors en 1983. En 2008 le Pr Montagnier était nobélisé. Il n’a, depuis, cessé d’élargir le champ de ses interventions sans craindre de rompre avec le socle du rationnel. Marc Gentilini :

« Qu’un Prix Nobel de médecine, pasteurien de surcroît, tienne des propos volontairement ambigus et alarmistes sur la vaccination, sujet qui sort de son domaine, est inacceptable. C’est une dérive pathétique (…)  Le Prix Nobel lui a été décerné pour un fait précis, l’isolement du virus du sida dans un ganglion qu’on lui a apporté. Cela lui permet de parler du VIH, mais ce Prix Nobel ne l’autorise pas à dire n’importe quoi sur n’importe quel sujet. »

On sait que Luc Montagnier entend « alerter sur la mort subite du nourrisson ». « C’est quelque chose d’épouvantable, la cause est inconnue, mais il existe des faits scientifiques, montrant qu’un grand nombre de ces morts intervient après une vaccination affirme-t-il. On ne peut pas démontrer une causalité, mais il y a une relation temporelle. »

Savoir être sérieux

Le Pr Montagnier évoque aussi une « corrélation temporelle » entre vaccination contre hépatite B et sclérose en plaque. Il va jusqu’à remettre en cause le bien-fondé du retrait du Lancet  des travaux plus que controversés du britannique Andrew Wakefield sur le vaccin ROR et l’autisme. Marc Gentilini :

« Soyons sérieux, M. Montagnier un lien temporel sans relation de cause à effet établie, n’est pas un argument scientifique. Vous n’avez pas le droit avec le titre que vous portez, d’affoler impunément de jeunes parents dans un domaine dans lequel vous êtes incompétent ! (…) Les tréteaux du théâtre des Mathurins ne sont pas l’endroit idéal pour produire des arguments scientifiques. Des instances existent en France et dans le monde pour les exposer et en discuter (…) Je souhaite que l’Académie de médecine rappelle à l’ordre le Pr Montagnier, membre titulaire depuis 1989 dont les propos contredisent les prises de position et les messages qu’elle a toujours émis en faveur de la vaccination pour défendre et promouvoir la santé publique» 

«Dérive pathétique» ? Que va faire, dans sa sagesse, l’Académie nationale de médecine ? 1 Et que va faire Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé qui vient d’instaurer une obligation vaccinale aujourd’hui radicalement dénoncée, sans aucune preuve scientifique, par un prix Nobel de médecine ?

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1 Scoop : on annonce une « réaction officielle » mardi 14 novembre réaction exprimée conjointement avec l’Académie de pharmacie à l’occasion de leur séance commune.

Vaccinations et mort du nourrisson : qui osera dénoncer les assertions du Pr Luc Montagnier ?

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Revenons sur les plus qu’étranges déclarations du Pr Luc Montagnier sur la scène d’un théâtre parisien de variétés :

« Nous sommes ici pour lancer une alerte, à tout le pays, au monde. Je voudrais alerter sur la mort subite du nourrisson. C’est quelque chose d’épouvantable, la cause est inconnue, mais il existe des faits scientifiques, montrant qu’un grand nombre de ces morts intervient après une vaccination. On ne peut pas démontrer une causalité, mais il y a une relation temporelle. [Les vaccins avec un adjuvant aluminique] sont responsables d’une tempête immunitaire chez le nourrisson (…) Ce qui est en cause, c’est la vaccination de masse, cela doit disparaître (…). » (Libération)

Le Pr Montagnier évoque aussi, selon Le Quotidien du Médecin, une « corrélation temporelle » entre vaccination contre hépatite B et sclérose en plaque. Vieil air connu auquel le Nobel 2008 de médecine aimerait redonner du souffle.

Corrélations temporelles versus lien de causalité… Restons sur les vaccinations et la mort subite du nourrisson (MSN). Quel est la bibliographie sur le sujet ? Le rôle du vaccin coqueluche à germe entier dans la MSN fut autrefois suspecté mais non retenu. Une étude anglaise de grande ampleur (The UK accelerated immunization programme and sudden unexpected death in infancy: case–control study. Fleming P, Blair P S, Ward Platt M, Tripp J, Smith J, Golding J. (2001) BMJ, 322: 822–825) a été menée au Royaume-Uni  entre 1993 et 1996/

Protéger

Conclusions résumées : « Plus d’un tiers des morts subites inexpliquées sont survenues entre 2 et 4 mois, âges des vaccinations. Pour qu’il s’agisse plus que d’une coïncidence, il faudrait que la couverture vaccinale soit supérieure chez les enfants morts que chez les contrôles. Or, c’est le contraire qui a été constaté.  » En d’autres termes ces données suggèrent que non seulement la vaccination ne contribue pas au risque de mort subite mais qu’elle pourrait même protéger…

On connaît d’autre part les facteurs de risque de la MSN : le couchage sur le ventre ; tabagisme de la mère pendant la grossesse ; le partage du lit avec les parents ; l’hyperthermie (y compris celle provoquée par les couettes, peluches …) ; l’âge (2 -4 mois) et le sexe (plus de risque chez le garçon)

En France une enquête a été réalisée en 2007-2009 (« Les morts inattendues des nourrissons de moins de 2 ans – InVS »et n’a à aucun moment évoqué le rôle des vaccins.

S’informer

On peut aussi s’informer auprès du site de l’OMS : « Vaccination: 10 idées fausses à corriger « .

« Idée fausse n°3 : Le vaccin combiné contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche et le vaccin contre la poliomyélite sont responsables du syndrome de mort subite du nourrisson. FAUX

« Il n’existe pas de lien de cause à effet entre l’administration de ces vaccins et la mort subite du nourrisson. Toutefois, ces vaccins sont administrés à un âge où les bébés peuvent être frappés par le syndrome de mort subite du nourrisson (MSN). En d’autres termes, les décès par MSN survenant après la vaccination sont une coïncidence et se seraient produits même si le nourrisson n’avait pas été vacciné. Il est important de ne pas oublier que ces quatre maladies sont potentiellement mortelles et que les nourrissons qui n’ont pas été protégés contre celles-ci par la vaccination courent un risque de décès ou d’incapacité grave. »

Statufier

L’OMS ajoute d’autre part que l’autisme n’est pas « causé par les vaccins » : « Il s’est avéré que l’étude de 1998 qui avait soulevé de nombreuses inquiétudes quant à la possibilité d’un lien entre le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) et l’autisme, comportait de graves irrégularités et la revue [The Lancet ndlr]qui avait publié cet article l’a ensuite retiré. Malheureusement, la publication de cet article avait semé un vent de panique et conduit à une chute des taux de vaccination puis, en conséquence, à des flambées des maladies visées. Aucune corrélation n’a pu être établie entre le vaccin ROR et l’autisme ou les troubles autistiques. »

Sur la scène de son théâtre de variétés, poursuivant son voyage vers l’irrationnel, le Pr Luc Montagnier a remis en cause le bien-fondé du retrait du Lancet  de ces travaux plus que controversés du britannique Andrew Wakefield sur le vaccin ROR et l’autisme. Le Quotidien du Médecin : « Et lorsque dans la salle Serge Rader, pharmacien militant anti-vaccin, proche de Michèle Rivasi mais aussi du Nicolas Dupont-Aignan, se lève pour estimer qu’une statue de Wakefield devrait siéger à côté de Pasteur, sa diatribe est applaudie ».

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Aujourd’hui les antivaccins «jouent avec le feu». Entretien avec l’historien Patrick Zylberman

 

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Patrick Zylberman est professeur émérite d’histoire de la santé à l’École des hautes études en santé publique et membre du Centre Virchow-Villermé (Paris-Descartes/Berlin-La Charité). Il a participé, en 2016 au Comité d’orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination. Membre du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique, il est l’auteur de plusieurs ouvrages d’histoire de la santé publique. Selon lui, «l’État-nation doit faire face à une crise de légitimité qui frappe jusqu’à des enjeux sanitaires comme les vaccins». Pour Slate.fr il nous en a expliqué les causes et les conséquences – et prend position quant au choix fait par le gouvernement d’étendre les obligations vaccinales.

Historien, vous vous êtes attaché à analyser sur le long terme les phénomènes d’oppositions à la pratique vaccinale. Quelles lectures faites-vous de la situation actuelle à la lumière des théories du complot et dans le contexte actuel de la post-vérité?

– Les récriminations contre les vaccins montent dans l’opinion depuis la fin des années 1990. C’est vrai aux États-Unis, mais aussi en Europe, au Japon, en Australie. Au sein de ces populations depuis longtemps médicalisées, les notions de risque et de probabilité semblent aujourd’hui bien mal acceptées. En 1996, les Centre pour le contrôle des maladies américains  avaient consacré un dépliant à l’examen critique des rumeurs plus ou moins anciennes sur la vaccination; des rumeurs traditionnelles (le vaccin est un poison) jusqu’aux plus contemporaines (théories de la conspiration). Cinq ans plus tard  on recensait aux États-Unis plus de 300 sites inondant internet de leur propagande anti-vaccinale.

Aujourd’hui  l’opinion est loin d’être sourde aux sirènes de la peur et de l’erreur: un quart des parents américains d’un enfant de moins de six ans se disent persuadés que trop de vaccins «affaiblissent» les défenses immunitaires des petits –c’est là un article de foi pour les anti-vaccins. Comme la France (avec l’hépatite B) ou l’Angleterre (avec la rougeole), les États-Unis ont eu (dans les années 1970) leur «crise de la vaccination» avec une folle campagne visant le vaccin contre la coqueluche. Ce phénomène eut, là aussi, pour conséquence l’interruption de la vaccination, avec recrudescence de l’incidence de la maladie chez les jeunes –une incidence entre dix et cent fois supérieure à celle des pays où cette vaccination n’a pas été interrompue.  Puis la campagne dirigée contre le vaccin anti-coqueluche atteindra  la Suède, le Japon, le Royaume-Uni, la Russie, l’Italie, l’Allemagne fédérale, l’Irlande et l’Australie…. 

Les théories du complot «prennent» dans presque tous les milieux sociaux, professionnels de l’information ou du soin compris -et ce sur toute la surface du globe. Il nous faudra bien parvenir un jour à expliquer pourquoi (…)

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Michel Jouvet est mort. Ce géant avait découvert l’existence de notre sommeil paradoxal

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Là encore, hasard pur ou fatalité déguisée ? On peut l’entendre ici « Comment Michel Jouvet a-t-il découvert le sommeil paradoxal ? » (France Culture, 12 avril 2013 ; Science Publique, Michel Alberganti). C’était à l’occasion de la publication de ses précieuses mémoires chez Odile Jacob 1. Moins d’une journée après l’attribution du prix Nobel de médecine 2017 à trois pionniers des mécanismes du rythme circadien, le neurobiologiste Michel Jouvet, « père de la médecine du sommeil et découvreur du sommeil paradoxal » vient de mourir à l’âge de 91 ans, à Villeurbanne (Rhône).

On lui doit (pour résumer à l’extrême) la découverte en 1959 du « sommeil paradoxal ». Cet état, différent du sommeil profond et de l’éveil malgré la présence de mouvements oculaires, correspond aux moments où l’on rêve. Sa carrière, en trois lignes. Interne en neurologie à Lyon dans les années 1950, il séjourne aux États-Unis pour se former et débute ses recherches sur le sommeil. Il étudie l’activité cérébrale d’animaux durant l’éveil et le sommeil.

Géant d’un autre temps

En 1961, il établit la classification du sommeil en différents stades : sommeil télencéphalique, caractérisé par des ondes lentes sur les tracés d’électroencéphalographie et sommeil rhombencéphalique ou paradoxal. Il est également l’un des scientifiques à l’origine du concept de « mort cérébrale », dont il avait décrit les signes électroencéphalographiques en 1959.

Michel Jouvet « a mis en évidence le fait que le sommeil paradoxal était associé à une atonie musculaire et l’a différencié du sommeil lent en montrant que c’était un état en soi. Et c’est lui qui a nommé le sommeil paradoxal, a indiqué à l’Agence France Presse Pierre-Hervé Luppi, l’un de ses successeurs au sein du Centre de recherche en neurosciences de Lyon. Au niveau mondial, il fait partie des très grands, des monuments [de la recherche sur le sommeil], avec Kleitman et Aserinsky et un autre Américain, William C. Dement. »

Michel Jouvet, monument, géant d’un autre temps. Il avait par ailleurs découvert (et expérimenté) les propriétés « anti-sommeil » d’une molécule sur laquelle tout ou presque reste à écrire : le modafinil. Pur hasard ou fatalité déguisée ?

Sans oublier la somme des ouvrages de Michel Jouvet édités chez Odile Jacob . Et notamment « Le Château des songes », « Le Sommeil, la Conscience et l’Eveil », « Le Sommeil et le rêve » , « Le Voleur de songes ».

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1 « De la science aux rêves – Mémoires d’un onirologue » . « Connaître les mécanismes et les fonctions du rêve : tel fut le but d’une longue recherche. C’est l’histoire que je raconte dans ces Mémoires. Comment le hasard, ou ce qu’on appelle maintenant la “sérendipité”, m’a permis quelques découvertes fécondes. Mais aussi comment je me suis égaré ou trompé plusieurs fois.  J’ai essayé de raconter les aventures d’une vie de chercheur, parfois assombrie par des impasses ou des échecs, mais plus souvent encore riche de découvertes imprévues, de rencontres d’individus extraordinaires et parsemée de voyages, de péripéties – sans oublier la souterraine présence de ce qu’on appelle l’inconscient, qui parfois veut bien surnager sur l’océan. »  

Sans oublier la somme des ouvrages de Michel Jouvet édités chez Odile Jacob . Et notamment « Le Château des songes », « Le Sommeil, la Conscience et l’Eveil », « Le Sommeil et le rêve » , « Le Voleur de songes ».

 

 

Le Nobel de médecine attribué à trois généticiens décrypteurs des rythmes circadiens

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Maîtres des horloges. Les chercheurs américains Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash et Michael W. Young sont récompensés pour avoir aidé à décrypter les rouages moléculaire des rythmes circadiens de l’ensemble des organismes vivants. Que serait la vie sur la Terre si notre planète ne tournait ni sur elle-même ni autour du soleil ? Comment la vie s’est-elle structurée à partir des mouvements et des dynamiques célestes ?

En attribuant son prix 2017 de médecine et de physiologie à  Jeffrey C. Hall, 72 ans Michael Rosbash, 73ans et Michael W. Young, 68 ans, le jury du Nobel rappele que la biologie n’est, tout bien pesé, jamais très loin de la philosophie dans son articulation avec la compréhension de nos infinis.

Horlogeries intimes

« Nous savons depuis des années que tous les organismes vivants, y compris les humains, ont une horloge biologique interne qui les aide à anticiper et à s’adapter au rythme régulier de la journée, a pris soin de rappeler le jury du Nobel. Mais comment fonctionne vraiment cette horloge ? ». Ou plus précisément en quoi la génétique, discipline triomphante depuis un demi-siècle, a-t-elle pu éclairer de ses puissantes lumières les rouages de cette horlogerie intime ?

C’est ici qu’il faut remercier les trois chercheurs américains lauréats : Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash et Michael W. Young. « Leurs découvertes expliquent comment les plantes, les animaux et les humains adaptent leur rythme biologique de manière à ce qu’il soit synchronisé avec les révolutions de la Terre » résume-t-on à Stockholm.

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