« Moi(s) sans tabac 2017 » : les vapoteurs dénoncent l’infantilisation des fumeurs  

 

Bonjour

 Alors que l’exécutif reste dans le déni, les organisateurs de l’opération « Moi(s) sans tabac 2017 » ont laissé un trou de souris à la cigarette électronique. L’association SOVAPE 1 l’utilisera: elle explique, dans un communiqué, qu’elle soutient l’opération. Ce qui ne l’empêche nullement, fort heureusement, de dénoncer, sur la forme comme sur le fond, plusieurs aspects de cette initiative. Extraits :

« Le « Moi(s) Sans Tabac 2017 » ressemble beaucoup à l’opération qui a été menée l’an dernier. Avec des tutelles uniquement institutionnelles – Santé Publique France, Ministère des Solidarités et de la Santé, Assurance Maladie – le ton reste ainsi dans la ligne traditionnelle de la lutte anti-tabac telle qu’elle est menée en France depuis des décennies. »

SOVAPE dénonce notamment « une communication graphique et un discours « infantilisant » vis-à-vis des fumeurs ; « des « kits pour les fumeurs » principalement constitués de « joujoux » et de conseils qui sont très loin des préoccupations et des besoins immédiats de la personne qui souhaite arrêter de fumer ; « une priorité donnée au parcours médical, présenté comme une nécessité, alors qu’en réalité, 95% des fumeurs ne souhaitent pas consulter un professionnel de santé pour sortir du tabagisme ;  « une présentation des substituts nicotiniques également prioritaire lorsqu’il s’agit de pallier le manque de nicotine.

 Sortir du déni

On est très loin, en somme, de l’efficacité pragmatique britannique et du site « Stoptober ». Pour autant SOVAPE se refuse à désespérer :

« Nous n’avons n’a pas été consultés pour l’élaboration des contenus du « Mo(is) Sans Tabac », que ce soit pour la communication ou les « outils » à destination des fumeurs. Mais certaines de nos remarques pendant les réunions du Groupe de Travail Vapotage ont été entendues suite à l’opération de l’an dernier. »

C’est ainsi que dans un certain nombres de documents, la cigarette électronique n’est plus seulement « signalée » mais fait partie de l’ensemble des « solutions » possibles et proposées pour arrêter de fumer. Il y a un progrès par rapport à l’an dernier. Il reste encore à dire haut et fort une vérité trop ignorée : la bien moindre nocivité de la vape par rapport au tabac. Il faudra, pour cela, que les hauts responsables sanitaires sortent du confortable déni officiel pour, enfin, oser emprunter les chemins de la réduction des risques.

A demain

1 L’association SOVAPE a pour objet « d’agir et dialoguer pour faire avancer la réduction des risques et des dommages du tabagisme dans la société ». « Soucieuse de s’inscrire singulièrement et utilement dans le paysage de la lutte contre les risques du tabagisme, SOVAPE est établie sur un modèle « à dons et subventions » : ses statuts lui permettent de rechercher toutes sortes de financements publics ou privés (excepté industries du tabac, industries pharmaceutiques et industrie de la vape) afin de mener des actions d’envergure, durables ou ponctuelles. La politique de collecte et la nature des fonds récoltés est totalement transparente. »