Fumeur, savais-tu que ta Nicorette-Skin® te sera bientôt remboursée par la collectivité ?

 

Bonjour

C’est un communiqué rédigé par des publicitaires et destiné aux journalistes qui œuvrent dans le vaste champ de la santé. Leurs confrères politiques et économiques ne semblent pas conviés. Ce qui ne manque pas d’interroger. Un communiqué de presse qui ne manque pas de sel – accroché à une publication du Journal Officiel  du 16 mai.

Nous sommes ici dans un domaine nouveau en France : le « remboursement des substituts nicotiniques  par la sécurité sociale ».

« Egalité pour tous face au sevrage tabagique : NICORETTESKIN®16h, deviennent suite à cette publication les premiers et seuls patchs nicotiniques à date, à répondre à l’appel ! » assure le fabricant : le « laboratoire Johnson & Johnson Santé Beauté France ». Ce dernier  s’engage désormais dans l’accès au sevrage tabagique pour tous en inscrivant au remboursement ses patchs NICORETTESKIN® 16h, premiers et seuls patchs nicotiniques à date, à être remboursés ».

Et de nous éclairer : « Dans le cadre du nouveau plan santé « priorité prévention », présenté le 26 mars dernier par le gouvernement, la prise charge ‘’classique’’ des substituts nicotiniques par la sécurité sociale a été annoncée. Il a toutefois été spécifié que « ce mouvement est progressif car il implique une démarche des laboratoires ». Et le laboratoire Johnson & Johnson Santé Beauté France est le premier. Pourquoi ? Comment ? Et, surtout, pourquoi si tard ? Nous ne le saurons pas à la lecture de ce communiqué….

Cigarette électronique

En savoir plus ? Le Dr Anne-Laurence Le Faou, responsable du centre ambulatoire d’addictologie, à l’hôpital européen Georges-Pompidou (APHP) à Paris et Présidente de la Société Francophone de Tabacologie, ainsi que le laboratoire Johnson & Johnson Santé Beauté France s’exprimeront (peut-être) sur ces sujets. Rendez-vous gratuit le 24 mai prochain, vers midi, dans un grand hôtel parisien.

Le « laboratoire Johnson & Johnson Santé Beauté France » y révélera « en avant-première » les résultats d’un sondage réalisé sur un panel de mille Françaisun sondage ayant pour objectif « d’évaluer l’impact du remboursement par la sécurité sociale des substituts nicotiniques ». La question aurait pu être posée différemment : les esclaves aimeraient-ils être aidés par la collectivité pour briser leurs chaînes addictives tabagiques qui, pour partie, profitent à l’Etat ?

On pourrait, aussi, s’intéresser, ici, à la cigarette électronique.

A demain

Cigarette électronique et sevrage tabagique : quand Big Tobacco fait la leçon à Agnès Buzyn

 

Bonjour

Mettre un nom, un visage, sur Big Tobacco ? Voici Éric Sensi-Minautier, l’un des directeurs des affaires publiques, juridiques et de la communication d’un géant : British American Tobacco. Alors que ses homologues se montrent généralement plus que discrets pour défendre leurs intérêts, M. Sensi-Minautier aime s’exprimer publiquement – « une présence massive dans les réseaux sociaux et des tribunes régulièrement publiées dans la presse avec des mots souvent bien sentis » se félicitent les buralistes français.

M. Sensi-Minautier vient, précisément, de prendre la parole. Il fait ici écho à l’annonce, par Agnès Buzyn, d’une micro-action gouvernementale en faveur des fumeurs qui tentent de briser leurs chaînes addictives :

 « Deux premiers traitements de substitution nicotinique sont désormais remboursables par l’assurance maladie : des « gommes à mâcher », depuis le 22 mars 2018 et des « patchs », depuis le 16 mai 2018. Cette prise en charge permet à tous les patients l’accès à ces traitements de substitution, y compris aux plus modestes (sic). »

 Commentaire du Directeur des affaires publiques, juridiques et de la communication de British American Tobacco Europe de l’Ouest :

« À 15 jours de la Journée Mondiale sans tabac, la communication l’emporte sur l’efficacité (…) Près de 3 millions de forfaits de remboursements de substituts nicotiniques ont été versés entre 2007 et 2016, soit un coût estimé de 261 millions d’euros pour la Sécurité sociale, si on prend une moyenne de 100 euros remboursés. Résultat : aucun effet sur la prévalence tabagique qui a augmenté sur la même période en passant de 27 % à 28,7 %.

Nous ne comprenons pas que le ministère de la Santé ne soit pas plus innovant dans ses mesures de santé publique. En effet, il dispose pourtant d’une alternative crédible qui est le vapotage, sans coût pour les finances publiques. C’est d’ailleurs ce qu’a fait le Royaume-Uni : sensibiliser les fumeurs et les accompagner vers le vapotage, ce qui a permis une baisse de la prévalence tabagique de 20 à 15,8 % ces six dernières années ».

Résumons : le géant British American Tobacco fait la leçon à Agnès Buzyn, ministre française des Solidarités et de la Santé. Il lui reproche, à elle et au pouvoir exécutif, de ne pas parvenir à réduire la consommation de tabac en France. Mieux : il l’accuse de ne pas être plus innovante en matière de santé publique – soit de ne pas tout mettre en œuvre (comme le fait le gouvernement britannique) pour faire la promotion de la cigarette électronique.

Les codes sont ce qu’ils sont : Agnès Buzyn ne répondra pas à Eric Sensi-Minautier. Il n’en reste pas moins que la question est, une nouvelle fois posée : celle des origines de l’allergie (massive et durable) du pouvoir exécutif français vis-à-vis de la cigarette électronique, outil massif de réduction des risques. Un tel déni intrigue. Il ne pourra pas, dans un futur, proche ne pas faire l’objet d’actions en justice.

A demain

 

Les Français font beaucoup pour arrêter de fumer. Mme Buzyn ne fait presque rien pour les aider 

 

Bonjour

Ce sont des informations tout juste mandées par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Des informations en partie rassurantes concernant le tabagisme. Des informations classées en deux chapitres

I Les ventes de tabac, au cours du premier trimestre 2018, ont diminué de 9,1 % par rapport à la même période en 2017. Pour les cigarettes le recul est de 8,1 % tandis qu’il s’établit pour le tabac à rouler à 14,5 % à jours de livraison constants par rapport au premier trimestre 2017. La baisse des ventes de cigarettes s’est surtout produite au mois de mars à la suite d’une hausse de prix (environ 1 euro de plus en moyenne) intervenue le 1er mars : le recul est de 16,2 %, soit une des deux plus fortes diminutions intervenues sur un mois depuis 2004.  Cette augmentation des prix semble avoir moins impacté les ventes de tabac à rouler. Ceci peut s’expliquer par le fait qu’il s’agit de la 3e hausse depuis janvier 2017 pour ce type de tabac et que les achats dans le réseau buraliste ont déjà beaucoup reculé depuis un an.

Reste que ces informations ne tiennent pas compte, par définition, de la possible augmentation des ventes de cigarettes issues des marchés illices – marchés de contrebande qui, selon les buralistes seraient en hausse constante et face auxquels le pouvoir exécutif demeure, sinon complaisant, du moins désarmé.

II Les ventes de traitements pour l’arrêt du tabac sont en hausse de 10,7 % sur le premier trimestre comparé à la même période en 2017 et à jours constants, continuant à bénéficier de deux mesures. Ces deux mesures sont d’une part le passage de 50 euros à 150 euros, en novembre 2016, du remboursement forfaitaire de l’Assurance maladie ; et d’autre part la réintégration du Champix®  dans la liste des spécialités ouvrant droit à ce remboursement (+ 279,7 %). Le nombre de bénéficiaires de ces forfaits pour les substituts prescrits a d’ailleurs progressé de 36,8 % en 2017 par rapport à 2016.

Et maintenant ? Combien de temps faudra-t-il encore attendre avant qu’Agnès Buzyn décide le remboursement intégral (et sans limite dans le temps) de tous les « traitements pour l’arrêt du tabac » ? Combien de fois faudra-t-il encore rappeler au ministre en charge de la Santé que les fumeurs sont tous victimes d’une affection de longue durée ?

Combien de temps encore avant qu’Agnès Buzyn s’attaque, courageusement, de front, au fléau du tabagisme ? En intégrant (enfin) la cigarette électronique dans une politique de réduction des risques.  Quitte, demain, à démissionner si, comme nous le dit aujourd’hui Nicolas Hulot, sur RMC-BFMTV, elle devait découvrir s’être fourvoyée dans les méandres du pouvoir exécutif.

A demain

PS. Quelques minutes après avoir publié ce texte nous recevions un communiqué de presse du ministère des Solidarités et de la Santé annonçant que « deux traitements de substitution nicotinique sont désormais remboursables » (sic). Extraits :

« Contre le fléau du tabagisme, Agnès Buzyn poursuit le combat qu’elle porte depuis toujours et se félicite de cette nouvelle étape pour le soutien de ceux qui souhaitent arrêter de fumer. Deux premiers traitements de substitution nicotinique sont désormais remboursables par l’assurance maladie : des « gommes à mâcher », depuis le 22 mars 2018 et des « patchs », depuis le 16 mai 2018. Cette prise en charge permet à tous les patients l’accès à ces traitements de substitution, y compris aux plus modestes (sic). »

Ce « modeste » est, ici, difficilement supportable.

 

Augmentation factice du prix du tabac : quand les fabricants narguent ouvertement l’Etat

Bonjour

La comédie continue : le gouvernement annonce urbi et orbi qu’il augmente les prix du tabac pour lutter contre un fléau addictif dont il se repaît ; les cigarettiers décident aussitôt de rogner sur leurs marges dégonflant du même coup l’effet annoncé par le pouvoir politique.

Le dernier épisode est rapporté, ce lundi 30 avril 2018 par Le Figaro (Ivan Letessier) et repris par le site des buralistes. Qu’apprend-on ? Qu’en dépit de la publication de nouveaux tarifs les prix des paquets de cigarettes ne varieront qu’à la marge, ce lundi. Il est vrai que les nouveaux prix avaient été publiés dans un arrêté au Journal Officiel daté du 1er avril.

En pratique le paquet de vingt Marlboro Red (leader du marché) qui était à 8 euros depuis le 1er mars – contre 7,30 euros auparavant – va conserver ce prix. Dans la même catégorie, les paquets de Philip Morris et de Gauloises blondes restent eux aussi à 8 euros, tandis que ceux de Camel filtre passent à 7,90 euros, soit une baisse de 10 centimes.

En « entrée de gamme », les Winston Rouge et les Chesterfield Red restent à 7,80 euros, tandis que les Lucky Strike Red, qui étaient au même prix, baissent de 10 centimes à 7,70 euros – contre 6,80 euros avant le 1er mars. Les Gauloises blondes ? Elles restent à 8 euros.  Pour sa part le gouvernement fait valoir que le prix moyen du paquet de 20 cigarettes s’établit désormais à 7,90 euros, avec des tarifs allant de 7,50 euros à 9,30 euros, et que « près de la moitié des paquets de 20 cigarettes auront un prix égal ou supérieur à 8 euros ». Rappelons que ce même gouvernement envisage toujours, officiellement, d’atteindre un prix public minimal de dix euros d’ici novembre 2020.

Cigarettes tombées du camion

Dans le même temps Le Figaro fait valoir, « sacré paradoxe », que la hausse des recettes fiscales sur les produits du tabac attendue par Bercy risque d’être inférieure à ce qui avait été prévu dans le budget 2018. En théorie la décision gouvernementale d’augmenter les taxes avait notamment pour objet d’inciter les cigarettiers à relever leurs prix, de faire chuter les ventes chez les buralistes et de doper les recettes fiscales. « En préparant le budget 2018, voté au Parlement en décembre, les services de Bercy ont chiffré la hausse des recettes fiscales sur les produits du tabac à 500 millions d’euros pour cette année, en plus des 12 milliards perçus en 2017, résume Le Figaro.  La hausse risque d’être inférieure. »

 D’abord parce que la baisse des ventes officielles est légèrement plus forte que celle anticipée à Bercy. Ensuite à cause la stratégie des cigarettiers. Ainsi  Philip Morris International (PMI) et ses Marlboro.

« En fixant le prix de Marlboro à 8 euros (au lieu de 8,40) et celui de sa seconde marque Philip Morris à 7,90 euros (au lieu de 8,30), PMI n’a pas seulement contraint ses rivaux à limiter leur hausse. Il a entraîné un manque à gagner pour l’État, qui avait fait ses projections de recettes fiscales sur des prix plus élevés. ‘’L’État sera privé en 2018 de 199 millions d’euros de recettes fiscales du fait du positionnement choisi par Marlboro, assure un industriel du tabac, qui tient à garder l’anonymat. Ajouté à l’impact du choix de ses rivaux de positionner les marques les moins chères à 7,70 euros, le manque à gagner pour l’État grimpe à 309 millions d’euros’’.»

Un calcul contesté par la direction des Douanes, à Bercy. Reste cette vérité qui est que l’État français ne peut imposer les tarifs qui restent déterminés par les cigarettiers. Il ne peut que fixer que le «minimum de perception», élément fiscal fixé par le législateur. Depuis mars, le minimum de perception correspond à un prix plancher du paquet de 7,90 euros. En théorie. Et reste cette autre vérité, que personne ne semble capable (ou désireux) de chiffrer : les ventes des mêmes cigarettes, mais à des prix nettement inférieurs, en dehors du circuit officiel des buralistes.

A demain

 

 

Cigarette électronique : Mme Buzyn laissera-t-elle les buralistes ruiner la réduction des risques ?

Bonjour

Guerre ouverte dans les Civettes. Le buraliste de demain ne sera plus jamais celui du passé. Après un siècle ou presque de monopole tranquille la Confédération des marchands de tabac « met les feux»  pour que les buralistes «renforcent et approfondissent leur offre ‘’produits de vapotage’’ ». « Dans un contexte de transformation du métier, la première étape tend à outiller le réseau pour prendre le marché du vapotage » est-il indiqué dans une communication interne révélée sur lemondedutabac.com.

 C’est ainsi que vient d’être créé le site buralistedelavape.fr  (réservé aux marchands). On y trouve « des conseils, un lexique, des arguments de vente, des tutos, des vidéos et divers outils ». « Plus qu’un site c’est un programme d’accompagnement » dit la publicité. On peut y dialoguer entre buralistes, échanger des conseils concrets et pratiques entre collègues, télécharger des affiches, affichettes, des logos pour les pages Facebook, des vidéos pour les clients. « Montrer à vos clients que vous êtes un buraliste de la vape ».

Trois linéaires : le « classique », le « chauffé » et l’ « électronique »

L’affaire est martelée, en province, par Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes lors de ses « visites de terrain » : les professionnels doivent s’adapter aux évolutions et investir, notamment, le marché du vapotage. « Les clients sont là. À nous d’être les meilleurs, à nous de nous donner les moyens de reprendre le marché avec des produits de qualité et du conseil, explique-t-il de Civette en Celtic. Le tabacc’est l’ADN de notre profession. On doit continuer mais élargir l’offre. » Avec cet objectif : « en 2021 les professionnels devront avoir trois linéaires : les produits classiques, la cigarette électronique et le tabac chauffé ».

 C’est là un épineux dossier. Il soulève avant tout la question, politique, de la pérennité de l’entreprise de réduction du risque tabagique – entreprise révolutionnaire initiée et portée par le maillage du monde de la vape contre le ministère de la Santé. Une question médicale aussi à laquelle devront s’atteler les plus affûtés des addictologues. Une interrogation macronienne en diable : peut-on, en un même lieu, vendre monopolistiquement le poison et, en même temps, son antidote ? L’affaire vient, pour l’heure, d’être remarquablement exposée par Sébastien Béziau sur www.vapyou.com : « Quand les buralistes veulent ‘’reprendre’’ le marché de la vape ».

« J’ai longuement hésité avant d’écrire cet article sur la vape et les buralistes et m’exposer aux quolibets, confie l’auteur. L’objectif n’est donc pas de leur « taper » dessus aveuglément, mais de mettre un peu en ordre mes idées et en m’appuyant sur tout ce que je peux lire ici ou là, avis de vapoteurs, pro de la vape, buralistes, et autres ressources. » Extraits :

 « Il y a actuellement ‘’ bataille ‘’ sur la légitimité à vendre de la vape. Les commerçants spécialisés d’un côté. Ils sont là depuis de nombreuses années, ils ont défriché le marché, éduqué les consommateurs, ils ont essuyé les plâtres face aux réglementations. Et finalement, avec 2 à 3000 boutiques qui maillent le territoire, ils ont créé le plus grand réseau français de réduction des risques, toutes substances confondues. Pas moins !

 Lécher les bottes

 « Et tout cela avec des moyens ridicules, sans aucune aide, plutôt que des bâtons dans les roues. Commerçants, fabricants, consommateurs ont construit le marché, des normes sont en place et se développent, la qualité générale des produits, matériels et liquides ne cesse de progresser grâce aux acteurs de la vape. De même sur les « bonnes pratiques » pour faire démarrer des débutants, que ce soit dans boutiques ou dans les réseaux sociaux. Tout cela relève de l’implication, de l’engagement et du travail du ‘’monde de la vape’’. Ils ont fait le job avec abnégation, persévérance et endurance malgré toutes les embûches semées par tous les « adversaires », y compris les anti-tabac, ce qui relève de l’irréel…

 « De l’autre côté, il y a les buralistes. Une corporation qui ronronne depuis des années sur un monopole insensé et une prévalence tabagique dans le pays qui bat des records. Avec 34%, la France est n°2  en Europe. Du délire ! La situation de monopole a créé un rapport de force intolérable avec l’Etat. Même les anti-tabac leur lèchent les bottes. Comment ne pas penser que ce monopole est directement responsable du nombre incroyable de fumeurs en France et des dizaines de milliers de morts prématurées qui s’en suivent ? »

 Que deviendra la Révolution des Volutes ?

A demain

Tabac, cigarette électronique et marijuana : Hampstead (Canada) nous montre la voie  

Bonjour

On respire mieux à la lecture d’une affaire qui n’est pas sans inquiéter les buralistes français. Elle est à découvrir dans Le Journal de Montréal et sur Radio Canada. Le conseil municipal de Hampstead (petite municipalité huppée de l’ouest de l’île de Montréal) vient d’adopter un projet de règlement qui interdit de fumer du tabac ou du cannabis dans tous les lieux publics – les trottoirs, les rues, les parcs et les édifices municipaux ainsi que les terrains adjacents à ces édifices.

«La fumée secondaire est dangereuse, particulièrement pour les personnes âgées qui ont des maladies pulmonaires et les enfants, a affirmé le maire de Hampstead, William Steinberg. C’est la raison pour laquelle nous interdisons de fumer en public à Hampstead. Et quand la marijuana deviendra légale, en fumer sera aussi interdit dans les endroits publics.»

La municipalité estime avoir l’autorité de pouvoir bannir le tabac et la marijuana en vertu de la Loi sur les compétences municipales, qui régit notamment ses pouvoirs en matière d’environnement, de nuisance, de paix, d’ordre et concernant le bien-être général de sa population.

Neige et cannabis

« Lorsqu’il est question de la légalisation du pot, nous avons assurément des craintes de voir un plus grand nombre de jeunes fumer la marijuana, a expliqué le maire. Alors, nous ne voulons pas que des gens donnent un mauvais exemple, nous ne voulons pas que des groupes d’adolescents ou de jeunes adultes aillent fumer des joints dans nos parcs ou sur nos trottoirs », avait-il fait valoir. »

Toute personne qui enfreint une disposition du règlement sera passible d’une amende. Les sanctions prévues ont été augmentées entre l’ébauche de règlement et le texte final. Ainsi, dans le cas d’une première infraction, cette amende variera de 250 $ à 750 $. Dans le cas d’une deuxième infraction ou d’une infraction subséquente, l’amende sera de 500 $ à 1500 $.

La cigarette électronique, qui n’est pas considérée comme un produit du tabac, n’est pas visée par ce projet de règlement. Où l’on voit que nos anciens arpents de neige ne sont pas incompatibles avec les politiques éclairées de réduction des risques.

A demain

« Chère Agnès Buzyn, à quand la fin de votre déni des vertus de la cigarette électronique ? »

Bonjour

Ministre des Solidarités et de la Santé, vous venez (enfin !)  d’annoncer la gratuité des médicaments du sevrage tabagique. Merci. Il vous reste encore à sortir de votre déni des vertus de la cigarette électronique. Des dizaines de milliers de vies sont en jeu.

Un an déjà. Voilà bientôt un an que vous avez pris la place de Marisol Touraine à la tête de ce ministère-phare qui est en charge de la santé publique et de la protection sociale. Une petite année qui vous a vu, très prudemment, entrer dans les espaces médiatiques et faire vos premières armes politiques.

Un parcours chahuté face à un monde hospitalier en crise, des soignants prêts à entrer en guerre contre le casse-tête économique qui les épuise et la perte de sens que vous et votre gouvernement leur imposez. Un parcours marqué, dernièrement, par le camouflet d’Emmanuel Macron vous désavouant publiquement sur la question du vin et de la dépendance à l’alcool.

Bientôt un an donc, après la première lettre que nous vous avions adressée, que nous vous attendons sur l’autre sujet politique majeur de santé publique: celui de la lutte engagée par le pouvoir exécutif contre le fléau du tabagisme. (…)

Lire la suite sur Slate.fr :  « Chère Agnès Buzyn, contre le fléau du tabagisme, encore un effort! »

A demain