Drogues à Grenoble ? «Ville pourrie, gangrenée par le trafic » (procureur de la République dixit)

 

Bonjour

Un coup de gueule républicain. Jean-Yves Coquillat, 60 ans, est le procureur de Grenoble (Isère). Il y a quelques jours, dans une interview accordée au Dauphiné libéré  il osait déclarer qu’il n’avait, « de toute – sa – carrière » « jamais vu une ville aussi pourrie et gangrenée par le trafic de drogue ». « Il y a des points de revente quasiment partout, a-t-il affirmé. Pour une ville moyenne de cette taille, la situation est atypique et comparable à celle que l’on retrouve dans les grandes agglomérations telles que Paris, Marseille et Lyon. Le trafic empoisonne la vie des riverains, y compris en centre-ville. « 

Vous avez bien lu : dans Grenoble, miracle renouvelé de modernité ; ville où étouffa  Stendhal. On croyait pouvoir imaginer la suite dans une ville dirigée depuis 2014 par le maire (EELV) Eric Piolle aussitôt accusé par l’opposition municipale de droite et d’extrême droite ravie de dénoncer « l’immaturité » et « l’indifférence » de l’édile. Or voici que ce dernier applaudit : « Jean-Yves Coquillat a raison. Son constat est courageux et lucide : nous dépensons des fortunes pour un travail vain ».

Légaliser le cannabis

L’affaire est joliment développée dans Le Monde par Louise Couvelaire qui rapportait il y a peu le cas des enfants drogués et violents observés dans certaines rues parisiennes. Où l’on perçoit la trame qui structure la vie des grandes cités provinciales : le magistrat et l’élu, ennemis politiques, convergent sur l’essentiel : les déclarations du premier servent un seul objectif, partagé par le second : relancer le débat sur la légalisation du cannabis. Déjà  Eric Coquerel, député (La France insoumise, Seine-Saint-Denis) va œuvrer sur ce thème à l’Assemblée nationale.

« L’explication est urbanistique : ramassée sur 18 km², la petite ville de 160 000 habitants abrite au sein même de son centre des quartiers populaires, souligne Le Monde. Elle est aussi historique : Grenoble plaque tournante du cannabis et de la cocaïne, a un lourd passé avec le grand banditisme et la mafia italo-grenobloise des années 1970, versée dans le jeu et -la prostitution. Aujourd’hui, les caïds lui ont succédé, mais la tradition de la violence perdure. » « Ici, dès qu’il y a un conflit, on prend les armes » explique le Dr Olivier Véran, député (LRM, Isère) qui aurait pu être ministre de la Santé – et qui le sera peut-être. Si vous osez dire quelque chose, le lendemain vous retrouvez votre voiture brûlée ou vos pneus crevés, et vos enfants sont menacés. »

Pour le procureur comme pour la municipalité de Grenoble la proposition d’Emmanuel Macron visant à  contraventionnaliser l’usage du cannabis est « insuffisante ». Quant à Olivier Véran il se dit « ouvert à ce débat de société ». Qui l’ouvrira ? En janvier 2014 M. Coquillat, déjà procureur de la République de Grenoble, soulignait que la politique répressive qui a prévalu depuis quarante ans est un «échec». C’était sur France Bleu Isère. Interrogé quant au devoir de réserve attaché sa fonction, le procureur avait estimé, à propos de la loi, qu’il était du devoir d’un procureur «de la faire évoluer, de la critiquer et de s’en louer si la loi est bonne ». Où l’on voit la richesse de disposer, parfois, en province, de procureurs désinhibés.

A demain

 

Stupéfiants et contraventions : la promesse d’Emmanuel Macron est toujours dans les cartons

Bonjour

Confidence, aujourd’hui, dans le Journal du Dimanche. On la trouve en marge d’un long entretien avec Gérard Collomb, un ministre de l’Intérieur « tout en discrétion » dit le quotidien dominical. Où l’on retrouve le « casse-tête » que constitue désormais, pour l’exécutif, la promesse du candidat Macron d’instaurer un régime de contravention pour la consommation de stupéfiants illicites. Consommation ou trafic ? C’est toute la question.

On se souvient peut-être qu’en mai dernier c’était déjà Gérard Collomb, soixante-dix ans, maire de Lyon depuis seize ans qui ouvrait la voie à la dépénalisation de la consommation de cannabis en France – au micro de RMC-BFM-TV. En pratique des contraventions pour réprimer l’usage de drogue seront mises en place « dans les trois-quatre mois » déclarait cet indéfectible soutien d’Emmanuel Macron.

On se souvient aussi que lors de la campagne présidentielle ce dernier avait fait part de son souhait d’instaurer une simple « contravention » pour l’usage et la détention de cannabis ; contravention en lieu et place d’une (éventuelle) peine de prison et d’un (hypothétique) passage devant un tribunal. « Nous lançons sans attendre les mesures de réflexion et de concertation sur le sujet pour une mise en œuvre d’ici à la fin de l’année », a précisé l’entourage du ministre de l’Intérieur. C’est à nouveau cet entourage qui a parlé au JDD.

« Comment instaurer une simple contravention pour la détention de stupéfiants sans apparaître laxiste et sembler ouvrir la voie à une possible dépénalisation du cannabis, drogue dont les jeunes Français sont les plus gros consommateurs d’Europe ? Le sujet est sensible… »

Où l’on voit, une nouvelle fois, que les mêmes causes peuvent réactiver les mêmes sensibilités. A dire vrai la réflexion ne semble guère avoir progressé, ni sous les ors de la place Beauvau, ni dans les chaleurs du café des Fédérations. Qui serait visé par ce passage à la contravention ? Le simple usager porteur dans ses poches d’une substance condamnée par la loi ? Le banal détenteur qui préfèrera toujours payer plutôt que d’être gardé à vue ? Va-t-on au contraire oser remonter dans l’échelon des causalités et faire payer sur le champ les trafiquants-revendeurs ? C’est, nous dit le quotidien dominical, une idée que le ministre de l’Intérieur n’écarte pas : « instaurer une contravention de 5ème classe (1 500 euros) pour les majeurs primo-délinquants ».

En langage policier codé ne pas écarter une idée c’est, souvent, l’adopter. Adopter celle-ci aurait le grand mérite d’apporter un peu de fraîche mal gagnée dans les caisses de l’Etat. Mais ne serait-ce pas, aussi, s’engager sur la voie laxiste de la dépénalisation ? L’entourage de Gérard Collomb ne nous le dit pas. Et celui d’Emanuel Macron ne dit plus rien.

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Overdoses :  deux ans après le spray Nalscue® va enfin être mis sur le marché français

 

Novembre 2015 : l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé octroie une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) pour la spécialité Nalscue®  (naloxone  0,9 mg/0,1 ml en spray nasal). Puis, rien.  On avait cru à une embellie dans la lutte contre les accidents majeurs dus aux grands opiacés. L’accès à ce spray était une demande formulée de très longue date par les praticiens des addictions sévères.

On allait pouvoir sauver, assez simplement, des vies avec Nalscue® (de la firme pharmaceutique spécialisée Indivior). Un médicament d’exception destiné « au traitement d’urgence des overdoses aux opioïdes, dans l’attente d’une prise en charge médicale, chez l’adulte et l’enfant ». Puis rien. Nouvel espoir en juillet 2016 1. Puis rien, ou presque.

Disponibilité

Nouvel espoir en décembre 2016. Puis le temps passa. Nous sommes le 31 juillet 2017. Et voici que l’ANSM octroie une autorisation de mise sur le marché (AMM). Une étape majeure. Enfin, presque : la mise en vigueur de l’AMM ne sera effective que dans (environ) trois mois environ. Pendant cette période de transition entre l’octroi de l’AMM et la mise en conformité de Nalscue® à son AMM, les conditions d’accès à Nalscue resteront celles de l’ATU de cohorte : les modalités d’inclusion des patients dans l’ATU, de prescription, de dispensation, d’approvisionnement et de prise en charge du traitement restent inchangées.

Dès que l’AMM sera effective, Nalscue® sera disponible sur prescription médicale non obligatoire. Et les CAARUD devraient alors enfin pouvoir dispenser ce médicament de la survie. C’était là une histoire à ajouter à toutes celles qui racontent ce que peut (ou ne pas) être une politique de réduction des risques et de santé publique.

A demain

1 « Ne pas mourir d’une overdose à domicile, c’est désormais possible » Slate.fr 29 juillet 2016

De l’usage du « stress social » dans l’étude des racines de l’addiction à la nicotine

Bonjour

Jusqu’à quelles extrémités faut-il aller chercher les racines biologiques de l’addiction tabagique ? Plutôt que de faire « baisser leur stress » (comme le pensent généralement les fumeurs) l’ingestion de nicotine augmenterait l’impact de celui-ci. C’est ce que semble démontrer, chez la souris, une étude qui vient d’être publiée dans Molecular Psychiatry : « Nicotinic receptors mediate stress-nicotine detrimental interplay via dopamine cells’ activity » ; une étude menée par des chercheurs du CNRS, laboratoire Neurosciences Paris-Seine et à l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire de Nice Sophia Antipolis.

C’est, pour tout dire, une démonstration assez sophistiquée dans laquelle on peine à tout englober. Ces chercheurs expliquent disposer de donnée montrant que bloquer les récepteurs nicotiniques des rongeurs s’opposent à la mise en place de la réponse au stress – ce qui indiquerait que ces récepteurs sont bel et bien impliqués dans les voies physiologiques du stress. Ces chercheurs montrent d’autre part que l’exposition à la nicotine augmenterait la sensibilité murine au stress.

« Nous avons utilisé un modèle de stress qui est le ‘’stress social’’, a expliqué au Quotidien du Médecin Philippe Faure, directeur de recherche au CNRS et co-auteur principal de l’étude avec Jacques Barik, maître de conférences à la faculté de Nice. Quand les souris sont placées avec un congénère dominant, une hiérarchie se met en place et la souris dominée est défaite. La répétition de ces défaites provoque, au bout d’environ dix jours, l’apparition de symptômes comportementaux de stress : les individus stressés évitent leurs congénères et montrent des signes d’anhédonie, caractérisés par le fait qu’ils sont moins attirés par l’eau sucrée. »

Anhédonistes

On rappellera ici que l’anhédonie est un symptôme qui caractérise l’incapacité d’un sujet à ressentir des émotions positives lors de situations considérées antérieurement comme plaisantes. Cette incapacité est fréquemment associée à un sentiment de désintérêt diffus. Ajoutons que ce néologisme a été proposé par Théodule Ribot en 1896 pour désigner l’insensibilité au plaisir. Traduit en anglais par anhedonia il a, dit-on, rencontré beaucoup de succès dans les pays anglo-saxons.

Exposez maintenant ces souris à un antagoniste pharmacologique des récepteurs nicotiniques alpha 7 : elles ne montrent plus ce type d’évitement social. On peut en conclure que l’expression des symptômes de stress nécessite les récepteurs nicotiniques. « Réciproquement, on observe que les symptômes de stress sont présents dès le premier jour de défaite si les animaux ont consommé de la nicotine, ou si on active ce récepteur alpha 7 : la nicotine potentialise donc les effets du stress, poursuit Philippe Faure au Quotidien. Il s’agit donc d’une boucle qui s’auto-entretient : on fume pour calmer les effets du stress, mais la nicotine aggrave au contraire ces effets… ce qui rend plus difficile encore l’arrêt du tabac. »

Et maintenant ? Les chercheurs expliquent devoir désormais confirmer chez l’homme ce qu’ils ont décrypté chez la souris. Trouveront-ils, sans mal, des volontaires ?

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L’exécutif a tranché : voici la nouvelle géographie française des médicaments codéinés

 

Bonjour

Quatre-vingt-quatre (84) spécialités médicales hier encore en vente libre ne sont plus désormais disponibles que sur ordonnance. Ainsi l’a voulu et décidé Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé via un arrêté en date du 12 juillet. Un bouleversement conséquence des appétences adolescentes pour des associations plus ou moins planantes à base de codéine. L’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) publie aujourd’hui la liste des médicaments contenant de la codéine, du dextrométhorphane, de l’éthylmorphine ou de la noscapine désormais disponibles uniquement sur ordonnance.

Etrange inventaire allant de l’ATUXANE, sirop et du BIOCADEXTRO 1 mg/ml enfants sans sucre, sirop édulcoré à la saccharine sodique et au maltitol au  VICKS TOUX SECHE DEXTROMETHORPHANE 7,33 mg adultes miel, pastille et au VEGETOSERUM adultes, sirop.

Souffrants désemparés

En jargon cela se dit ainsi : « Par arrêté en date du 12 juillet, les conditions d’exonération à la réglementation des substances vénéneuses relatives aux médicaments contenant de la codéine, de l’éthylmorphine, du dextrométhorphane ou de la noscapine, sont supprimées. » Et La vente de ces médicaments sur les sites internet des pharmacies n’est plus possible.

Quels impacts pratiques et économiques auront cette mesure sur l’exercice médical quotidienne ? Sur les flux de médicaments en officine ? Vers quelles spécialités les pharmaciens guideront-ils les souffrants soudain désemparés ? Quelle sera la nouvelle géographie française des substances codéinées ? Quel avenir pour le célèbre NEO-CODION, comprimé enrobé, pour  NEO-CODION adultes, sirop et pour NEO-CODION enfants, sirop aux arômes de fraises et de framboises ?

L’affaire est de taille. En 2015, plus de 36 millions de boîtes de médicaments à base de codéine ont été vendues sur ordonnance. Et plus de 22 millions sans prescription. Des morts avaient dernièrement été recensées 1. La ministre des Solidarités et de la Santé a effectué un premier geste préventif volontariste. Il lui reste à agir sur les véritables raisons du mal-être qui peut conduire des adolescents à planer puis à s’endormir avec des sodas additionnés de codéine. Est-ce là du ressort d’un ministre ? Sont-ce des mesures qui se prennent par voie d’arrêté ?

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1 « Comment la codéine est devenue une drogue en France » Slate.fr 12 juillet 2017

Ivresses codéinées : dorénavant, en France, le célèbre «Purple drank» sera sur ordonnance

Bonjour

C’est fait : Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a signé un arrêté, mercredi 12 juillet, inscrivant la codéine et d’autres dérivés (mineurs) de l’opium sur la liste des médicaments délivrés uniquement sur ordonnance médicale. Ainsi donc Chrystelle Cebo a été entendue en haut lieu.

Chrystelle Cebo ? « On nous a dit que le cerveau de Pauline avait été irrémédiablement détruit » témoignait il y a peu auprès du Parisien après la mère d’une fille de 16 ans, « pour que les parents soient au courant de ces addictions ». Cette femme ne savait pas que sa fille prenait des médicaments codéinés et, après son décès, avait lancé sur internet une pétition demandant l’interdiction de la vente de codéine sans ordonnance.

Relayée par différents médias (dont Slate.fr) cette problématique sanitaire a in fine été entendue par la nouvelle ministre de la Santé qui a décidé d’en finir avec une forme d’aberration : la vente libre de codéine.

Efficace contre la douleur et (parfois) contre la toux, ce morphinique a été isolé pour la première fois en 1832 par le chimiste français Pierre Jean Robiquet. Morphinique mineur (60 mg de codéine équivalent à 10 mg de morphine), cette substance est utilisée seule ou en association avec du paracétamol ou de l’ibuprofène afin de potentialiser son effet antalgique. C’est aussi un très grand succès de pharmacie: «En 2015, plus de 36 millions de boîtes de médicaments à base de codéine ont été vendues sur ordonnance. Et sans prescription obligatoire, nous en recensons plus de 22 millions», précisait il y a quelques jours au Quotidien du Médecin Nathalie Richard, directrice adjointe de la Direction en charge des médicaments des addictions à l’ANSM. (…)

Lire la suite sur Slate.fr : « Comment la codéine est devenue une drogue en France »

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Quand connaîtrons-nous la vérité sur les ventes de tabac et de substituts nicotiniques ?

 

Bonjour

Nous évoquions il y a peu, dans ce blog, le constat inquiet que venait de nous transmettre un très sérieux et très avisé observateur (merci à l’observateur) :

« Nous sommes le 8 juillet et le dernier ‘’Tableau de Bord Tabac’’ de l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) est celui de février … ! Ni avril, ni mai alors qu’il s’agit d’un simple report des commandes des buralistes et des pharmacies. N’y aurait-il pas de fumée sans feu ? ».

Aussitôt une réponse-commentaire (merci au commentateur) : « Pour le Tableau de Bord Tabac rie d’anormal, ils avaient annoncé que « L’OFDT procédera dorénavant à une analyse trimestrielle des données d’approvisionnement des buralistes et des officines de pharmacie, permettant de prendre davantage de recul par rapport aux variations observées qui pour leur part resteront mensuelles. » »

De fait on pouvait lire ces précisions sur le site de l’OFDT en date du 28 avril.

Panurge et les nouveaux godillots

L’OFDT procède donc dorénavant à une « analyse trimestrielle » des données « d’approvisionnement des buralistes » ; mais aussi « des officines de pharmacie » (pour les aides au sevrage tabagique). Pourquoi ce retard dans l’enregistrement de données essentielles d’un point de vue sanitaire ? Pour « prendre davantage de recul par rapport aux variations observées qui pour leur part resteront mensuelles ».

Pourquoi ce relâchement statistique ? Sont-ce des difficultés budgétaires mal masquées ? Et l’on en vient ici à imaginer un autre système : l’application systématique et rapprochée, aux ventes de tabac et de substituts nicotiniques, de cette traçabilité chiffrée que réclament les buralistes (pour lutter contre les ventes de contrebande). Une traçabilité chiffrée. Une traçabilité à laquelle on ajoutera la vérité dur les cigarettes électroniques…

La chose n’a rien d’impossible dans un pays jacobin où les buralistes et pharmaciens disposent de monopoles. Elle permettrait, en vrai grandeur et en temps réel de disposer d’indicateurs modernes sur les deux versants de la principale addiction du pays. La première cause de mortalité (prématurée) évitable comme vient de le dire Edouard Philippe II devant des députés – des députés dont une très large majorité est d’ores et déjà accusée d’imiter les moutons du Panurge du Dr François Rabelais. Des moutons qui, comme on le sait, nouveaux godillots, sont en marche vers l’abîme…

A demain