Alerte à l’engouement pour le Slime : les parents doivent-il en priver enfants et adolescents ?

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Le Slime ? « Une pâte très prisée mais pas sans risque ». Tel est le message délivré à l’aube par les autorités sanitaires (ANSES et DGCCRF) qui alertent les consommateurs sur les risques liés à sa fabrication et à sa manipulation. Que savoir, en résumé, sur ce nouveau sujet ?

Slime : « pâte à malaxer gluante et élastique », rendue célèbre par le film Flubber – ou encore par son utilisation dans les « boîtes à prout ». C’est, assure-t-on, une substance qui fait fureur chez les enfants et les adolescents. La DGCCRF explique aux adultes ce que tous les jeunes savent : on trouve le Slime dans le commerce sous forme prête à l’emploi ou en kits. Il peut également être fabriqué au domicile, pour en faire varier l’aspect et la texture (couleur, paillettes…). Sans oublier les « tutoriels de fabrication » qui se multiplient sur Internet où de nombreuses recettes sont proposées – à base de constituants comme la colle à papier et la lessive.

Voilà, en somme, un loisir créatif très populaire chez les enfants et adolescents. Pourquoi, une nouvelle fois, s’inquiéter ? A cause de « plusieurs cas d’atteintes cutanées » en lien avec la fabrication et la manipulation de Slime « maison » – des cas rapportés à l’Anses, par les Centres antipoison, le réseau de vigilance en dermato-allergologie Revidal-Gerda et le réseau AllergOS.

Brûlures, rougeurs, eczéma, démangeaisons …

Il faut ici savoir que l’ingrédient de base pour la fabrication du Slime est de la colle à papier liquide, parfois vendue en flacons de grande contenance. Or, ces colles liquides « contiennent des conservateurs, notamment des libérateurs de formaldéhyde ou des isothiazolinones, substances très allergisantes par voie cutanée, ainsi que de nombreux solvants (éthanol, acétate d’éthyle, acétate de méthyle) responsables d’irritation des voies respiratoires ». Une substance permettant de rendre la pâte élastique est ensuite ajoutée : « il s’agit quasi exclusivement du bore sous forme d’acide borique et ses dérivés ». Or l’acide borique et ses dérivés ne doivent pas être manipulés par des enfants de manière répétée.

« En effet, ces composés toxiques pour la fertilité et le développement embryo-fœtal ne doivent pas être utilisés en dehors des usages pour lesquels ils sont commercialisés, et ce d’autant plus que les quantités utilisées lors de la fabrication de Slime sont plus importantes que dans les usages recommandés.

« Ils ne sont pas destinés à rester en contact prolongé, intense et répété avec la peau. Par ailleurs, l’utilisation de colles en grande contenance expose les consommateurs, et surtout les enfants, à des solvants dont certains peuvent provoquer des irritations des yeux, des voies respiratoires et sont toxiques pour le système nerveux central. »

 C’est dans ce contexte que l’ANSES et la DGCCRF lancent leur alerte, qu’il s’agisse du Slime « maison » ou de celui vendu en coffrets et dont certains ont d’ailleurs été retirés du marchés car contenant trop de bore. Les contrôles de Bercy se poursuivent « compte tenu de l’engouement des enfants pour ce produit ». Et, « boîte à prout » ou pas les parents sont appelés à surveiller les manipulations de leurs enfants.

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Alerte aux UV : qui est derrière cette obscure clarté tombée des étoiles de la publicité ? 

Bonjour

« UV : Sauvons nos yeux ! » #SauverMesYeux. C’est une campagne publicitaire massive dont on a pu ressentir les premiers effets ce lundi 23 avril. De pleines pages signées dans soixante titres de la presse quotidienne nationale et régionale – un « manifeste » signé par le Pr Jean-François Korobelnik, spécialiste d’ophtalmologie, chef du service au CHU de Bordeaux et, en même temps, par Nicolas Sériès, directeur général de Zeiss Visions Care France.

A suivre : plus de 2 100 diffusions sur TF1, France Télévisions, Canal+, C8, BFM, LCI, C News, RMC découverte, l’Equipe TV, Bein Sports, Histoire et Ushuaia TV… Et cette campagne se poursuivra au mois de mai et juin avec le « sponsoring » de la météo de France 2, de septembre à décembre avec les météos de France 2, BFM et M6. Sans oublier une vaste communication digitale de mai à décembre.

Pour en savoir plus, il faut courir sur des sites hautement spécialisés : « Nouvelle technologie UVProtect : Zeiss lance sa campagne de communication. Le spot sur Acuité ! ». Où l’on apprend que le célèbre « verrier allemand » prévoit de « sensibiliser » au moins 4 000 ophtalmologistes avec une équipe de « délégués médicaux » qui présentera cette nouvelle technologie dans les cabinets, lors de symposiums ainsi que dans le cadre du prochain congrès de la Société Française d’Ophtalmologie (SFO), du 5 au 8 mai. Précisons que Carl Zeiss est « challenger mondial » dans les verres ophtalmiques (18 % du marché mondial) derrière le leader : Essilor (31 % du marché mondial).

Mais encore ? Que nous dit cette publicité (étrangement) co-signée dans les médias français ? Qu’il faut avoir peur des UV. Que « pour l’immense majorité d’entre nous la vue est notre sens le plus important » (sic). Que nous sommes trop nombreux à ignorer le lien entre rayon UV et maladies oculaires. Et que, insouciants, nous exposons nos yeux aux agressions sans la moindre protection. Cet un « ennemi invisible » (re-sic).

On imagine la suite. Les UV « sont là partout, tout le temps, même par temps couvert ». Ils sont responsables d’un grand nombre de maladies de la peau. Or entre 5 et 10% des cancers cutanés touchent la région des paupières tandis que plusieurs études pointent également le danger des UV pour les yeux avec le développement de maladies telles que la cataracte et la Dégénérescence Maculaire Liée à l’âge.

Que ferions-nous, en France et sous la voûte céleste, sans la nouvelle gamme Zeiss et la solution UVProtect ? A quel prix ? «  Zeiss UVProtect représente environ 25 euros par verre (4 centimes par jour sur un an pour une protection 100% UV). La publicité n’a pas osé le dire et elle a eu tort : à ce prix là, c’est donné. Que va faire Essilor ?

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Grèves d’avril et « ponts de mai » : offrir d’urgence son sang pour ne jamais en manquer

 

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Vous êtes lassés des innombrables pépiements médiatiques sur les « privilèges » des cheminots ? Fatigués des stérilités politiques sur le sujet ? Usés des « reportages en direct de la gare Montparnasse » ?  Tournez le bouton, changez de fréquences et d’application. Ecoutez l’Établissement français du sang.

C’est, tout simplement, « un appel national d’urgence ». Il reste moins de quatre semaines pour reconstituer les réserves avant les « ponts – de – mai – au – cours – desquels – la – collecte – de – sang – risque – d’être – fortement- impactée ».

« L’Établissement français du sang (EFS) demande aux citoyens de se mobiliser massivement au cours des quatre prochaines semaines. Il est nécessaire d’augmenter nos réserves en produits sanguins dès à présent pour couvrir dans le temps les besoins des malades. Le mois de mai et ses multiples jours fériés conduisent chaque année à une baisse de fréquentation des sites de prélèvements. »

Cette année, dit encore l’EFS, la situation sera plus difficile en raison d’un calendrier qui favorise les ponts de plus longue durée. C’est le cas en particulier de la deuxième semaine du mois de mai, qui risque ainsi d’être une « semaine blanche » pour la collecte. Pour aborder cette période à haut risque et pouvoir répondre aux besoins des malades, l’EFS vise 100 000 poches en réserve début mai – or le niveau est actuellement de moins de 75 000 poches.

Donneur et camarade citoyen : entre ponts affichés et grèves perlées, entendras-tu cet appel à la véritable solidarité ?

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Aluminium et journalisme : mieux saisir l’irrationnel des oppositions anti-vaccinales

 

Bonjour

Si possible, lire « Le gourou des antivaccins ». Deux pages assez remarquables, médicaels et politiques, consacrées au plus que controversé Pr Romain Gherardi, sa vie son œuvre, ses infinies ambiguïtés. Deux pages traitant, clairement, de la myofasciite à macrophages. Deux pleines pages du Journal du Dimanche signées Anne-Laure Barret.

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« Traitements inhumains » en psychiatrie au CHU de Saint-Etienne. Silence total à Paris

Bonjour

C’est, pour un CHU, sans précédent connu. Voici ce qu’on peut lire dans le Journal Officiel de la République française daté du 1er mars 2018 :

« Lors d’une visite du pôle de psychiatrie du centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Etienne, réalisée du 8 au 15 janvier 2018, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) a constaté des situations individuelles, des dysfonctionnements et des conditions de prise en charge, qui permettent de considérer que les conditions de vie de certaines personnes hospitalisées, constituent un traitement inhumain ou dégradant au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.

 « Les constats les plus graves, objets des présentes recommandations en urgence, intéressent les prises en charge aux urgences, les pratiques d’isolement et de contention, et l’exercice des droits des patients. Les services de psychiatrie du CHU sont regroupés au sein d’un pôle qui comprend la psychiatrie adulte, la pédopsychiatrie et des activités intersectorielles comme une unité d’urgences psychiatriques. La psychiatrie adulte dispose de 216 lits et 228 places, la pédopsychiatrie de 14 lits et 64 places. En dehors des hospitalisations programmées, tous les patients sont initialement pris en charge par les urgences générales du CHU. »

 Contentions des pieds et des mains

 On y apprend encore que depuis plus de cinq ans, les patients qui sont initialement accueillis aux urgences générales du CHU peinent à pouvoir être hospitalisés dans une unité d’hospitalisation complète ou à l’unité de post-crise appelée « urgences psychiatriques ».

« Un à deux lits surnuméraires ont été ajoutés dans chaque unité et une salle dite « de flux » a été créée en 2014 au sein de l’unité des urgences psychiatriques pour y offrir quatre places supplémentaires. Malgré cela, depuis octobre 2017, l’impossibilité manifeste d’hospitaliser en psychiatrie des patients en soins libres comme en soins sans consentement, s’est aggravée.

 « Ce dysfonctionnement majeur a conduit les soignants à accepter l’instauration de pratiques contraires au droit comme d’ailleurs à leur volonté première. En effet, les contrôleurs ont constaté, au moment de la visite, la présence aux urgences générales du CHU, de vingt patients relevant de la psychiatrie en attente de places. Treize de ces vingt patients attendaient allongés sur des brancards dans les couloirs même des urgences. Sept patients faisaient l’objet de contentions au niveau des pieds et d’une ou des deux mains. Deux de ces patients attachés étaient en soins libres, les autres étant en soins sans consentement à la demande du représentant de l’Etat ou à la demande d’un tiers.

 « Ces sept personnes se trouvaient aux urgences depuis des durées allant de quinze heures à sept jours, cinq étant présents depuis plus de trois jours. Ils n’avaient pu ni se laver, ni se changer, ni avoir accès à leur téléphone portable. Trois d’entre eux devaient user d’un urinal posé le long de leur jambe sur le brancard au-dessus du drap. Or aucun de ces patients ne présentait d’état d’agitation, certains demandant juste à pouvoir être détachés, sans véhémence, dans une forme de résignation et d’acceptation. Les contentions étaient visibles de toute personne circulant dans les couloirs des urgences, notamment des patients souffrant d’autres pathologies et de leurs familles. Les entretiens avec les médecins et infirmiers, comme la délivrance des traitements, s’effectuaient sans aucune confidentialité. »

Pas de réponse de la ministre

Et ensuite ? Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (Adeline Hazan) a formulé des « Recommandations en urgence relatives au centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne (Loire) ». Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé a été destinataire de ces recommandations, un délai de trois semaines lui a été donné pour répondre avant la publication au Journal Officiel.  « A l’issue de ce délai, aucune réponse n’est parvenue au contrôle » observe Le Monde (Jean-Baptiste Jacquin).  En revanche le contrôleur a reçu un courrier du directeur de l’hôpital, daté du 23 janvier,  qui témoigne « d’une réelle volonté de changement ».

Ce directeur connaît désormais sa feuille de route : faire cesser immédiatement les atteintes aux droits et prendre en charge les patients dans le respect de la dignité des personnes. Il lui faudra aussi trouver, pour cela, trouver les moyens nécessaires – des moyens dont il doit disposer puisque cet établissement, selon France 3 Loire, « affiche résolument depuis 2013 sa bonne santé financière » 1. Faute d’une réaction d’Agnès Buzyn, on lira ci-dessous la réponse du CHU aux accusations dont il fait l’objet 2.

A demain

1 On peut toutefois lire ceci dans le dernier rapport annuel (2018) de la Cour des comptes qui s’intéresse tout particulièrement à la situation de ce CHU:  « L’endettement du CHU de Saint-Etienne trouve son origine dans d’importants investissements (environ 387 M€ en 10 ans dans le cadre des plans Hôpital 2007 et Hôpital 2012), couverts par emprunt à hauteur de 363 M€. Rompant avec une politique privilégiant les emprunts à taux fixe, le CHU a eu recours, entre 2003 et 2010, à de nombreux emprunts au taux indexé sur la parité entre différentes monnaies. Malgré un processus de désendettement entre 2010 et 2016, le montant des charges financières est passé de 9,7 M€ à 14,7 M€, du fait des emprunts structurés. À la fin 2016, les IRA potentielles liées à la désensibilisation de ces emprunts structurés étaient estimées à 101,6 M€, dont 74,8 M€ pour un emprunt représentant un encours de 34,3 M€ et arrivant à échéance en 2036. À l’heure actuelle, aucun scénario de sortie n’a été défini pour cet établissement. »

2 http://www.chu-st-etienne.fr/Media/CommuniquePresse/2018/LieuxPrivation.pdf

Absurdité : les femmes enceintes fumeuses sont officiellement incitées à ne pas arrêter

Bonjour

Retour sur l’affaire des « pictogrammes sanitaires » de Marisol Touraine. C’est une « vive inquiétude » que tient aujourd’hui à exprimer la Société Francophone de Tabacologie (SFT). Objet : l’ajout du pictogramme « Femmes enceintes » « DANGER GROSSESSE » sur les boîtes de substituts nicotiniques – suite à la parution de l’arrêté relatif à l’apposition d’un pictogramme sur le conditionnement extérieur de certains médicaments ou produits. On peut le dire autrement : nous sommes là en pleine absurdité.

« En effet, le traitement de substitution nicotinique est le seul traitement médicamenteux autorisé chez la femme enceinte. Nous sommes tous conscients de la priorité de prise en charge de ces femmes enceintes fumeuses, chez lesquelles ces traitements sont souvent une aide précieuse. L’ajout de ce pictogramme risque d’avoir un impact majeur négatif sur l’acceptabilité et l’observance au traitement par les patientes. »

En toute logique ce pictogramme devait figurer uniquement sur les boîtes de médicaments présentant des éléments indiquant qu’ils sont tératogènes ou fœtotoxiques. Cette information devait être basée sur des données cliniques (à partir de données issues de grossesses exposées) ou des données obtenues chez l’animal.

La SFT rappelle que les substituts nicotiniques sont autorisés chez la femme enceinte en France depuis 1997 (AMM) et qu’ils n’ont pas montré d’effet néfaste pour la grossesse, contrairement au tabagisme.

« Les substituts nicotiniques ne contiennent que la nicotine, alors que les cigarettes et la fumée du tabac contiennent bien d’autres substances toxiques responsables de pathologies obstétricales et néonatales. Dans le résumé des caractéristiques du produit des substituts nicotiniques, aucune phrase ne justifie le « DANGER GROSSESSE » du pictogramme. »

La SFT demande aujourd’hui de revoir en urgence l’opportunité de ce pictogramme sur les seuls traitements autorisés chez la femme enceinte fumeuse. En clair :  retirer au plus vite cette obligation de pictogramme pour les substituts nicotiniques. Où s’adresser pour tenter d’en finir avec l’absurdité ?

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Ancien du Monde, Daniel Vernet est mort. Cet ami nous avait fait connaître Guattari et Oury

 

Bonjour

Slate vient de l’annoncer. Le journaliste Daniel Vernet était né le 21 mai 1945. Il est mort le 15 février 2018 à Paris. C’était est un journaliste français spécialiste des relations internationales. C’était un ami. Jadis l’encre était lourde, aujourd’hui le clavier est en plomb. Lisons ces premières lignes de notre confrère Alain Frachon dans le vieux quotidien qui fut celui de la rue des Italiens :

« Le journaliste Daniel Vernet, ancien rédacteur en chef et directeur de la rédaction du Monde de 1985 à 1991, est mort jeudi 15 février à Paris des suites d’une défaillance cardiaque à l’âge de 73 ans. Il avait longtemps été correspondant à l’étranger du journal, d’abord à Bonn en RFA (1973-1977), en Union soviétique à Moscou (1977-1981), puis au Royaume-Uni à Londres (1981-1983) avant de devenir chef adjoint du service étranger puis rédacteur en chef en 1985.

Polyglotte, passionné de relations internationales, Daniel Vernet avait écrit de nombreux livres (La Renaissance allemande, Flammarion, 1992 ; Le Roman de Berlin, Editions du Rocher, 2005…). Il reste, dans la mémoire de la rédaction du Monde, un journaliste complet, un homme de grand calme, passionné par son métier. A partir de 1991, il avait mis toutes ses qualités au service d’une chronique internationale qui lui avait fait, chaque semaine, commenter, avec impavidité et réflexion, les grands événements de l’actualité étrangère. »

Nouvelle confraternité

Le Monde, écrit Frachon, lui rendra hommage dans ses prochaines éditions. Et Le Monde le fera très bien. Que l’on nous autorise, sur ce blog et dans l’émotion, quelques mots et un lien. Bien longtemps après Le Monde, ses beautés, ses tornades et ses violences, nous avions retrouvé Daniel Vernet dans le sous-sol d’un nouvel oasis journalistique : rue Sainte-Anne, au cœur du Slate.fr de Jean-Marie Colombani, Eric Le Boucher, Eric Leser et Johan Hufnagel. A deux pas de la rue des Italiens aujourd’hui vitrifiée.

Nous retrouvâmes là, grâce à cette nouvelle et salutaire confraternité, bien des souvenirs oubliés –  et d’autres enfouis. A commencer par le fait, au moment de la mort du Dr Jean Oury, que c’était Daniel qui nous avait mis en relation avec Felix Guattari et l’invraisemblable de la clinique de La Borde. Pourquoi ? Pudeur. L »un des exemples des richesses de la mêlée journalistique d’alors.

Rue Sainte-Anne, comme rue Falguière et comme rue Claude-Bernard.  Le même Daniel Vernet ; même modestie, même élégance, mêmes connaissances diplomatiques et planétaires, même humour assassin parfois, même pétillance dans le regard, même envie de vivre pour expliquer, d’écrire pour éclairer. Les journalistes sont souvent plus pudiques qu’on pourrait l’imaginer. De ce point de vue aussi Daniel Vernet était un grand journaliste.

A bientôt